Chapitre 4 : Souffrance

Point de vue de Bella

Blabla : Merci, vraiment merci pour tous ces reviews, j'avoue que je n'en attendais pas plus de 2 ou 3, je suis très heureuse ! Et du coup je me suis rendue compte qu'il y avait quelques imperfections dans mon récit :

Happy Mad m'a fait remarquer que les vampires ne pleurent pas... Effectivement j'avais complètement oublié. Mais j'ai pensé que le désespoir d'Edward en serait renforcé ! J'essayerai de trouver quelque chose pour réparer cette faute. Donc je demande pardon à tous ceux qui ont remarqué.

Kya Fanel a trouvé une phrase pas très normale : 'je vis ses prunelles bordeaux virer au noir d'encre' . En fait j'avais pas compris quelle couleur d'iris correspondait à quoi chez les vampires... Donc apparament la couleur bordeaux serait associée aux buveurs de sang humains. Mais je me souviens plus de la couleur des iris d'Edward, ses yeux sont dorés non ? Quelqu'un peut m'expliquer ?

En tout cas merciii ! Et continuez à me faire remarquer s'il y a des trucs qui foirent. Bonne lecture !

Edward me regardait tendrement. Il me prit la main et me fit signe de le suivre. Nous étions en bas de sa maison et nous montâmes les escaliers du porche. Il ouvrit la porte et nous fûmes encadrés par une violente lumière. Pendant un instant, je ne distinguais plus rien. Puis Edward lâcha ma main et je me retrouvais seule dans un désert de lumière.

'Edward ?' appelais-je.

Ma voix résonnait comme un écho et aucune réponse ne vint à moi.

Soudain, la luminosité baissa en intensité et je me retrouvais dans un hôpital de fortune, quelques centaines d'années auparavant. Une mère et son jeune adolescent, tous deux aux cheveux cuivrés et yeux d'un vert émeraude, étaient allongés sur une paillasse, on aurait dit qu'ils étaient mourants. Un médecin s'occupait du petit, dos à moi. La mère était dans un état épouvantable et allait bientôt rendre son dernier soupir.

Le docteur se releva et j'en restais bouche bée. Le docteur en question n'était autre que Carlisle, toujours aussi jeune qu'à mon époque. Il ne me regardait pas et ne s'apercevait même pas de ma présence.

'Carlisle ?' tentais-je.

Il ne releva pas.

'Carlisle, j'ai perdu Edward, vous ne l'auriez pas vu ? Au fait, où on est ?'

Le jeune homme bougea près de Carlisle, il n'en avait visiblement plus pour longtemps.

'Chut Edward' murmura Carlisle.

Non. Impossible. Ca ne pouvait pas être Edward. Je m'approchais à pas de loup - chose futile, car à l'évidence, j'étais un fantôme pour eux - et constatais avec effroi que le garçon était le portrait craché de mon bien-aimé, âgé probablement de dix-sept ans. Je ne pus m'empêcher de remarquer ses magnifiques yeux verst pétillants de fièvre et ses superbes cheveux cuivrés. Voir mon bien-aimé avec des yeux verts constituait un choc pour moi, je le connaissais plutôt avec des yeux d'encre.

Mais où étais-je donc ? Dans une vision ? Un rêve ?

La mère émit un petit soupir et Carlisle s'approcha d'elle. Elle avait une volonté de fer, car malgré la maladie, elle avait l'air de s'inquiéter davantage pour son fils que pour elle.

'Sauvez-le !' a-t-elle ordonné d'une voix rauque.

'Je m'y efforcerai' promit Carlisle en lui prenant la main.

'Je l'exige.' Elle serra la main de Carlisle avec une telle intensité que je me demandais si elle était réellement mourante. 'Vous devez faire tout ce qui est en votre pouvoir. Vous devez faire pour mon Edward ce que les autres sont incapables de faire.' Elle scruta le docteur d'un regard perçant et j'eus l'impression que Carlisle, tout comme moi, semblait identifier la requête cachée. Puis la mère eut un vertige et s'effondra sur sa couche, elle venait de sombrer dans le coma.

Carlisle reporta son attention sur Edward, se leva et réfléchit. Il le contempla longuement, pesant le pour et le contre. Finalement il l'enveloppa dans une couverture et le porta au-dehors. Je les suivis. Je voulais savoir ce qu'il allait advenir d'Edward, même si je le savais déjà, car Carlisle m'avait déjà rapporté ces faits. Mais je voulais connaître les moindres détails.

Carlisle apporta Edward à la morgue, et il retourna chercher la mère, qui venait de mourir. Il ressortit et retourna à l'hôpital. Je le suivais toujours, presque à contre-coeur, car savoir mon bien-aimé à la morgue était assez déplaisant pour moi. Il attendit la nuit, en s'occupant des autres mourants. Il retourna à la morgue et vola Edward. Il l'emmena chez lui par les toits.

C'était un appartement pittoresque. Le living room était vieillot. Un piano trônait contre un mur, des tableaux de toutes sortes étaient accrochés représentant des paysages idylliques et oniriques. Un siège et un canapé en velour et bois étaient placés près d'une fenêtre dont les vieux rideaux étaient ravagés par les mites. Le plancher d'origine était recouvert d'un immense tapis à motifs floraux s'apparentant à de la moquette. Une cheminée diffusait une douce chaleur et une lampe à multiples plaquettes de verre descendait du plafond.

Carlisle déposa son futur fils sur le canapé et s'agenouilla à ses côtés. Les faibles gémissements d'Edward enlevèrent les derniers doutes de Carlisle. Il se pencha sur son cou, puis après un dernier instant d'hésitation, il le mordit.

La seconde d'après, la lumière recouvrit de nouveau tout. Un nouveau flash apparut. Cette fois le lieu et l'époque m'étaient connus. C'était le jour de mon arrivée au lycée de Forks, mais j'étais aux côtés d'Edward, à la cafétéria. Voir son double était une expérience assez surprenante et désagréable. Mon double était la bête de foire du groupe de Jessica, Angela, Mike… Tous les yeux étaient tournés vers moi, mais les yeux de mon double étaient posés sur Edward. Je remarquais qu'Edward était dérangé par quelque chose, ses iris avaient changé de couleur, signe de sa désapprobation. Je connaissais à présent la raison de cette réaction. Mais pas à l'époque. Les iris d'Edward virèrent au noir, il avait soif. Soif de mon sang. Malgré l'absence de menace, un frisson parcourut mon échine. Que se serait-il passé si ce jour-là, à la fin du cours de sciences, il avait suivi son instinct et m'avait mordue ?

De nouveau, la pièce se baigna de lumière et je me retrouvais à côté de mon double, à l'époque où il m'avait quittée. Son cœur, tout comme celui de mon double et du mien, se brisait en mille morceaux, tandis qu'il me mentait en me disant qu'il ne m'aimait plus. La lumière effaça la forêt et le beau visage d'Edward disparut. Souvenir déplaisant. Je me préparais au pire quant au souvenir suivant.

Je me retrouvais cette fois au beau milieu - toujours aux côtés de mon bien-aimé - d'une clairière et Victoria tournait autour d'Edward. Ils étaient en train de discuter de mon sort.

'Tu sais très bien que tu ne m'auras jamais. Je suis bien trop futée pour ça. Et en retour, je sais qu'il me sera difficile de tuer ton humaine. Alors mes plans ont changé' disait Victoria.

Edward demanda de quoi il serait question dans ce cas. Victoria entra en transe et s'éleva dans les airs avant de sauter sur mon bien-aimé et de le fixer avec des yeux méchants. La scène dura quelques secondes, mais je sus immédiatement que Victoria ordonnait quelque chose à Edward par le biais de son esprit. Puis elle se retira et les pupilles d'Edward se décolorèrent. Il n'était rien d'autre qu'un pantin que contrôlait Victoria.

La lumière illumina la scène et cette fois je me retrouvais dans ma chambre, mon double était en train de dormir. Edward se glissa par la fenêtre et réveilla mon double en lui caressant la joue. Son regard avait quelque chose de pas naturel, ses pupilles avaient repris leur couleur, mais on aurait dit qu'elles étaient teintes en aquarelle. La seconde suivante, je vis ses dents s'enfoncer dans le cou de mon double…

Et la lumière que je vis fut celle de la chambre d'Edward. Je venais de hurler à pleins poumons. Une douleur aiguë circulait en moi, m'empêchant de bouger. J'avais l'impression que tous mes membres étaient en feu.

Soudain, Edward ouvrit la porte et se précipita vers moi. Son regard inquiet m'alarma.

'Edward' pleurais-je.

Carlisle se précipita à sa suite et examina quelque chose à mon cou.

'Ta mère… Ta mère est morte' articulais-je à Edward.

Il posa une main sur mon front et me lança un regard désolé.

'Non, Esmée va bien, ne t'inquiète pas.'

'Non, ta vraie mère.' Je ne savais pas ce que je racontais. Carlisle parut comprendre. Il plongea ses beaux yeux dans les miens, et je fus frappée une fois de plus par la jeunesse de Carlisle, il n'avait pas prit une seule ride de plus que dans mes flashes.

'Tu as été mordue, Bella. Il t'a transmis ses souvenirs.'

Edward avait un regard vide, il osait à peine me regarder.

'Tu… Tu m'as mordue ?' demandais-je.

Et une vague de douleur s'empara de moi. Cette douleur était indescriptible, j'avais une réelle impression que mes membres étaient en feu, et qu'aucun fluide ne circulait en moi. Comme si des milliers de fractures se produisaient en moi à chaque seconde. Je me débattis furieusement pour essayer de stopper l'engourdissement, mais rien n'y faisait. J'espèrais que Carlisle trouve un médicament pour que je supporte un peu mieux la douleur lancinante.

'Carlisle, fais quelque chose !' hurla Edward en me regardant me débattre.

'Je ne peux rien faire' dit Carlisle à son fils. Il s'adressa à moi.

'Tu dois supporter la douleur, Bella, sinon tu vas mourir. Ca ne durera que deux ou trois jours.'

Arf. Pas ce que j'appelerai une bonne nouvelle. J'arrivais difficilement à produire le moindre son maintenant, mais le regard que je lançais sur Edward devais être significatif de ma détresse.

'Je ne sais pas si je vais tenir' murmurais-je.

Edward posa une main sur mon front et murmura en retour :

'Je suis désolé Bella, je ne voulais pas que ça se passe comme ça.'

Je lui adressais un sourire malgré la douleur.

'Je suis heureuse que ce soit toi qui me transformes quand même.'

Il m'embrassa longuement. Je lui pris la main, le forçant à attirer son regard vers le mien.

'Ce n'est pas de ta faute. Je sais que c'est elle. Tu ne voulais pas faire ça, tu ne pouvais pas résister.' murmurais-je.

Il acquiesça, mais son regard en disait long. A l'avenir, je devrai le convaincre d'arrêter de culpabiliser. Je ne pus le lui dire explicitement, pour cause d'une nouvelle vague de douleur.

Blabla : Voilà, petite séance souvenirs ! Vous pourrez vérifier, mais la scène de la mort de la vraie mère d'Edward est tirée de Tentation, je n'ai rien inventé au niveau de cette scène. Dites ce que vous en pensez ! Merciii