Gillian & Cal se retrouvèrent de nouveau sur une affaire, ensemble cette fois. Malgré tout, la tension sexuelle entre les deux partenaires en était au paroxysme.

C'est simple : il suffisait de mettre un glaçon entre eux deux en salle d'interrogatoire et il fondrait instantanément ! Tout résidait simplement en un regard. Chaque fois que leurs yeux croisaient ceux de l'autre, il y transpirait du désir et de la passion qu'aucun deux n'aurait imaginait, tant et si bien qu'ils s'évitaient presque du regard, surement de peur de se sauter littéralement dessus…

Gillian alla se laver les mains dans les toilettes après avoir fait tomber une cartouche d'encre. Elle maugréait, mais cela ne l'étonnait guère : Gillian Foster n'était pas ce qu'on pouvait appeler une personne habile de ses mains. Elle se rangeait plutôt dans la catégorie « très maladroite ». Finissant quasiment de se nettoyer, Cal entra en trombe, se planta a à peine quelques centimètres d'elle et lui demanda en la fixant :

«Tu m'évite.

_ Non ! Je

_ Tu m'évite je te dis.

_ Mais arrête ! J'ai fais tombé toute une cartouche d'encre, regarde un peu l'état de ma robe et »

Gillian fut prise de cours par Cal qui l'amena à elle et l'embrassa passionnément en moins de temps qu'il ne le fallait pour qu'elle réagisse. Gillian commença à approfondir ce baiser, mais du lutter pour éloigner son partenaire d'elle et pour garder une distance « respectable ».

« Cal !

_ Mmh ?

_ Il faut qu'on apprenne à… se contrôler.

_Pour quoi faire ? demanda-t-il, comme à sa manière habituelle.

Gillian prit un air réprobateur.

_ D'accooooord, d'accord… mais »

En deux temps trois mouvements, on entendit un bruit lourd. Une porte d'un des toilettes s'ouvrit en grand fracas pour laisser place à Cal & Gillian, s'embrassant de nouveau de manière passionnée. A priori, ni l'un ni l'autre n'avait réussi à résister à la tentation. Gillian commença à déboutonner la chemise de Cal tandis que celui-ci attaqué son cou.

Cependant, ils furent pris de cours par la porte d'entrée qui s'ouvrit en grinçant pour laisser entrer Ria et la secrétaire. Ainsi, les deux amoureux cessèrent toute activité, pétrifiés et attentifs en retenant presque leur souffle.

« Alors Heidi, ça va ? Le travail comment ça se passe ?

_ Bah vous savez, ça ne diffère pas des autres secrétaires… mais je vous avoue que je passe plus de temps à observer les gens qu'à avoir le regard rivé sur mon écran. Sauf quand Mr Lightman arrive, alors là, je peux vous dire que je mets illico presto des feuilles sous le nez !

_ Moi je crois que je vis par procuration ! répondit Ria après avoir rit à la réflexion de la jeune secrétaire.

_ Que voulez-vous dire ?

_ J'ai l'impression qu'il y a un truc entre Gillian & Lightman. Peuvent pas être qu'amis ces deux là…

_ J'avoue que vous n'avez pas tord. Affirma Heidi en se lavant les mains. Mais M. Lightman est têtu comme une mule, jamais il ne l'avouerait, même si elle s'écroulerait à ses pieds.

_Que vous croyez ! Chuchota Cal, se faisant au passage tapé par Gillian.

Par chance, les deux jeunes femmes n'avaient rien entendu.

_ Oh je ne sais pas… répondit Ria perplexe.

_ Vous avez quelque chose en tête vous.

_ Peut-être bien ! lui répondit-elle avec un grand sourire. »

Les deux femmes sortirent pour retourner à leurs occupations respectives tandis que Cal & Gillian sortirent du cabinet.

« Ces deux petites commères ne sont franchement pas gêné ! Elles vont entendre du pays ! s'écria Cal.

_ Non non ! Le retient Gillian. Non j'ai une meilleure idée.

_... Gillian Foster, aurait-elle décidé de devenir sournoise ? lui demanda-t-il en la taquinant.

_ J'ai eu un bon modèle ! répliqua-t-elle avec un regard moqueur.

_ ha ha ha ! Bon alors, tu pense à quoi ?

_ Et bien… j'ai pensé à les faire tourner en bourrique… et si on faisait semblant de se tourner autour ne les regardant se démener pour nous foutre ensemble !

_ Je te reconnais bien là ! dit-il en riant »

Gillian passa devant Cal pour sortir en lui lançant un regard charmeur qui fit fondre Cal. Finalement, peut-être est-ce que ce ne sera pas seulement une torture pour ses collègues…