Sur la porte d'à côté, était inscrit le nom, Sam.

Jane regarda Lisbon et lui dit.

« Elle voulait sauver ses enfants.

- Nous le savons Jane, tout le monde voudrait sauver ses enfants, dit Elyon d'une voix légèrement cinglante.

- Le mari était agenouillé et ligoté comme les autres ?

- Oui. Pourquoi ? Vous pensez à quelque chose de spécial ?

- Peut-être, demandez à Grace de faire des recherches sur les autres familles, et demandez lui de voir si l'un des deux parents n'étaient pas un parent violent, fit-il en scrutant du regard la chambre. »

Celle-ci n'avait rien d'extraordinaire, une chambre banale dans une maison banale, pour une famille banale, mais pourtant quelque chose avait fait qu'elle avait été choisie pour mourir.

« Pourquoi ? demanda Lisbon en insistant.

- Le mari de cette famille était un homme violent, indiqua Elyon.

- Comment vous en avez déduit ça ?

- Les gosses et la mère ne sourient jamais à ses côtés. Sur aucune des photos, conclut Elyon. »

Pendant que Lisbon appela Van Pelt, Jane en profita pour aller voir la chambre des enfants celle de Maya était bien rangée, il y avait des peluches et des poupées, elle avait sa maison de poupées près de son lit, un service à thé en plastique sur la petit table au fond de la pièce, près de la fenêtre aux rideaux roses. Sur la photo de la table de chevet, on voyait sa petite tête blonde rire, son sourire était d'un tel éclat que Jane en eut un frisson. Mais le lit en revanche était défait, la petite avait dû entendre ce qui se passait, et elle avait dû aller se cacher dans la chambre de son grand frère. Jane fit demi-tour et alla dans l'autre chambre, où était déjà Elyon. Il recula à la vue des corps : les deux enfants avaient été tué d'un coup de couteau, leurs mains étaient l'une dans l'autre, comme s'ils n'avaient pas voulu se séparer devant leur mort certaine. Jane eut les larmes aux yeux, ces enfants avaient l'âge de sa fille, lorsqu'elle aussi avait été tuée. Même s'il détestait John le Rouge, il le respectait au moins pour une chose : sa fille n'avait pas souffert. Ce tueur était pire que son ennemi, il massacrait les parents mais aussi les enfants et de la même manière.

« Jane ! Je vous avais dit de ne pas entrer dans cette chambre ! s'exclama la vive voix de Lisbon, en offrant un regard noir à Elyon, qui se contenta de hausser les épaules.

- Regardez-les, ils ont l'air si paisibles, si sereins. Comment font-ils pour ne pas avoir peur de la mort ?

- Quoi ? Jane tout le monde a peur de la mort.

- Vous trouvez vraiment qu'ils ont l'air d'avoir peur ? Ils savaient ce qui allait leur arriver ! Ils n'ont pas eu peur, ils n'ont pas faibli devant la mort ! Ce sont des enfants pour certaines personnes, pour moi ce sont des héros !

- Jane, ne dîtes pas n'importe quoi. On doit retrouver ce type et le mettre derrière les barreaux.

- Si je le retrouve, il n'ira pas ! fit Jane avant de s'en aller vers la voiture, il passa devant les gens déchainés par la colère, il ne les entendait presque pas, il ne les voyait presque plus, le Jane souriant et moqueur, était devenu le Jane déstabiliser et autodestructeur.

- Patron, on fait quoi maintenant ? demanda Rigsby.

- On retourne au central. »

De retour au central, les agents commencèrent une sorte de débriefing, qui hélas ne servirait à rien.

« Qu'est-ce qu'on a ? demanda Lisbon.

- Pas d'empreinte ! Pas d'ADN ! Pas de trace quelconque de cet homme ! fit Rigsby en fixant un beignet sur le bureau de manière général, Rigsby était ce qu'on pouvait caractériser de ventre sur pattes, mais là, cette affaire le retournait complètement et il n'avait pas faim.

- On a rien ? demanda Lisbon écœurée.

- Rien du tout, répéta Cho.

- Si, Jane avait vu juste, chaque père de nos familles assassinées était catalogué comme père indigne, violent ou irresponsable, expliqua Van Pelt.

- Il avait encore raison. Où est-il au fait ? demanda la chef du service.

- I-il est rentré chez lui, il nous a dit qu'il avait besoin de réfléchir, lança Rigsby.

- C'est ici chez lui ! Qu'est-ce qu'il trafique encore ? répliqua Lisbon. Vous avez des idées pour retrouver ce type ?

- Non ! firent les deux hommes.

- Moi j'en ai une Lisbon, mais elle ne va pas vous plaire, déclara Elyon après un grand moment de silence de sa part.

- Dis toujours, au point où on en est...