Des mains qui s'entrecroisent, se mêlent l'une à l'autre, partageant le liquide carmin si précieux qui goutte lentement jusqu'au sol.

Des regards qui ne se lâchent pas, l'un aussi sombre qu'une nuit sans lune et blanc comme la plus pure des neiges, plongeant dans l'autre aux prunelles vert feuille, s'y perdant pour ne plus s'en échapper, cherchant frénétiquement la lueur qu'ils partagent.

Des cœurs qui battent à toute vitesse, résonnent dans leur cage thoracique, qu'il entendent chacun, leur torse collés dans une vaine tentative d'être encore plus proche qu'ils ne le sont déjà, de se fondre l'un dans l'autre pour ne faire plus qu'un.

Leur souffles qui se mélangent alors même que leurs lèvres se frôlent, s'effleurent, vive et délicieuse torture dans cette fièvre qui les consumes tous deux.

Voilà ce que voit Albus Dumbledore dans le miroir du Risèd, voilà son plus grand désir, celui qu'à nouveau ils soient jeunes et que le reste de l'univers n'importe plus, que les plans qu'ils concevaient soient relégués au second plan devant la flamme qui brûle leur cœur, il aimerait tant revenir à cette époque où rien n'avait encore été fait, où tout n'était que spéculation et discours enflammés d'adolescents qui se finissaient en éclat de rire et baisers.

Le sorcier posa son front contre le miroir, ses mains le soutenant contre cette surface si fraîche, l'une serrant avec désespoir leur pacte de sang ; et ses larmes coulaient, car il savait qu'il allait devoir l'affronter, l'affronter et le stopper alors que c'était la dernière chose qu'il voulait et qu'il lui paraissait presque plus simple de se tailler les veines lorsqu'il regardait dans le miroir et les voyaient ainsi, réunis.

Ensembles.


Voilà. Oui c'est très court. Non je ne suis pas dépressive. J'ai juste parfois des gros coup de blues et ceci en est le résultat. Je viens de mettre le point final et j'espère que ça vous touchera autant que je l'ai moi-même ressenti en l'écrivant.