Pour Gally84: Merci beaucoup pour le compliment . Je suis contente qu'ils fassent rire un minimum (j'ai un humour un peu.. bref, on s'en fout de ma vie) enfin voilà.. Et euh, pour ce qui est du polynectar et bien prend ses airs de conspiratrice ultra diabolique Vous en saurez plus au fur et à mesure de l'histoire mouhahahaha

Chapitre 4: Surprenant...

Le temps est à l'orage. L'air est électrique. La brume stagne dans la forêt... Le temps est à son image, une fois de plus: traître.

Luna Lovegood détaillait Harry depuis un moment... Le Survivant avait l'air... loin. Perdu au milieu de la tourmente. Un sourire entre sadique et simplement heureux ornait ses lèvres sombres... Elle soupira. D'accord, le Survivant aimait l'orage mais l'aiglonne aurait parié ses radis que ce n'était pas aux éléments déchaînés que le survivant pensait... Et les coups d'oeils fréquents que celui-ci jetait à Drago semblaient confirmer ses dires...

C'était amusant. Luna Lovegood passait pour folle alors qu'en fait, elle pouvait connaître les émotions des gens en un instant... Et elle en était sûre: Harry ressentait quelque chose pour Drago. Contrairement aux autres "gentils", elle, elle s'était rapprochée du fameux démoniaque Drago Malefoy... Elle avait appris à l'apprivoiser, petit à petit et à le comprendre... Du moins, à essayer de le comprendre, parce que personne n'avait un esprit aussi tordu que le grand blond... Et vu la forteresse qu'il avait érigée autour de son coeur... Luna doutait fortement qu'il puisse éprouver des sentiments dans l'état actuel des choses...

Ce soir là... Harry piégea Goyle pour la seconde fois au court de sa vie. Il l'assomma proprement au détour d'un couloir et l'enferma dans un placard, après avoir récupéré un de ses cheveux. Commença alors la transformation douloureuse de son corps... Il sentit ses genoux noueux devenir parfaitement lisses, son ventre plat, couleur caramel sembla se tordre... et grossir. Bientôt, dans son miroir il pu voir non plus son reflet mais celui de Gregory Goyle. Satisfait, il se mit à sourire et descendit vers la salle commune des verts et argents...

Une fois en face de l'entrée, il se composa un visage idiot et attendit. Pour atteindre Drago Malefoy, il lui faudrait cerner sa plus grande faiblesse... Et quelle meilleure couverture que celle d'un gorille idiot pour cela?

- T'as…T'as oublié le mot de passe!

Crabbe venait d'arriver, l'air assez perturbé. Il pointait son gros doigt sur Harry - ou plutôt, sur la personne qu'il pensait pouvoir appeler Greg' - et se mit à rire... Harry se rendit compte qu'il n'avait jamais entendu Crabe ou Goyle rire et c'était assez... Surprenant. Drôle, en fait.

- Ouais, et alors, demanda-t-il en imitant au mieux la voix de Goyle.

- Ben, moi aussi, acheva Crabbe, qui à présent s'en tapait les cuisses. Harry tenta d'imiter son rire de puissant de Serpentard obèse et fut impressionné par ses résultats. Il avait peut-être de l'avenir en temps que gorille niais et puissant...

- Laissez-moi deviner... Vous avez oublié le mot de passe?

Harry sursauta malgré lui lorsqu'il entendit la voix... Le Prince des Serpentards venait d'apparaître, étrangement, sa voix n'avait plus rien de traînant... Et ses yeux habituellement de glace pétillaient mais cette fois de malice. L'effet était saisissant. Sans attendre la réponse de ses camarades, DM s'avança prononça le mot "frivolité" avec un sourire ironique.

- Permettez que je passe d'abord..., susurra t'il.

À leur tour, les gorilles entrèrent. Harry redécouvrit la salle commune des serpents et souri. Toutes ces ombres avaient quelque chose de charmant, de dangereux... Il avait le sentiment que l'interdit était à portée de main... Ou était-ce simplement Drago?

Celui-ci s'installait, toujours avec... classe, dans le plus proche canapé...

Crabbe s'assit en face de lui et Harry fit de même, conservant sans réelles difficultés son air idiot. Il allait pouvoir se venger, il lui suffirait d'interroger Malefoy sur...

- Drago? Je peux te poser une question.

Harry-Gregory, qui avait ouvert la bouche pour dire exactement la même chose fusilla Vincent du regard. Non mais on le coupait en plein accomplissement de vengeance... Mmm, on lui payerait ça en temps voulu.

- Vas-y, je suis de bonne humeur, aujourd'hui, soupira le Serpentard, en souriant à Crabbe avec ironie.

Crabbe se mit alors à rougir et tripottant ses mains, il regarda par terre, puis dans la direction de son "maître".

- Je... me demandais... C'est comment quand on est amoureux?

Harry ouvrit la bouche, prenant un air naturellement stupide. Ses yeux s'écarquillèrent et il fronça les sourcils... Mais qu'est-ce que c'était que ça, pour une question?!

Et l'autre... Drago se mit à rire, et se massa la nuque, d'une main.

- Oh Vinc' qu'est-ce que tu me demandes…? Ben... Je pense qu'il existe plusieurs façons d'aimer. Il y a... celle que les gens appellent "désir" qui généralement disparaît vite... Dans ce cas là, peu

ou pas de sentiments, juste une attraction entre deux corps... Lorsqu'on dit je t'aime à une fille qu'on désire, c'est généralement pour pouvoir arriver à… Hum. Assouvir ses envies, va-t-on dire. Puis il y a l'amour collégial, celui qui fait que n'importe qui se transforme en dinde gloussante, prompte à rougir et jalouse... C'est ça que tu éprouves, non Crabbe..? Et qui est l'heureuse élue?

L'intéressé se mit à bafouiller avant d'entrer dans un mutisme boudeur de petit garçon, ce qui fit rire Drago, une fois de plus... Harry remarqua sa magnifique pomme d'Adam, et si proche, la carotide du blond, que battait le sang. Si facile... Presser simplement son cou et: finit, vengé, plus de Drago Malefoy...

D'ailleurs, le blond, par son analyse des sentiments perturbait grandement notre Survivant, qui choisit d'approfondir la question.

- Et l'Amour, celui qui est qualifié de "grand"…?

L'héritier des Malefoy considéra son "ami" avec surprise, réfléchit un court instant, puis cligna des paupières et retrouva un visage totalement impassible... Seuls ses yeux couleur tourmente trahissaient une confusion.

- Je... Ne l'ai jamais rencontré. Je n'y crois pas, en fait. Cet amour-là n'est qu'une illusion romantique, une niaiserie comptée aux petites filles pour leur inculquer des espoirs, ou peut-être pour les préserver de la dureté de la vie ou de la brutalité des hommes... L'amour? Quel qu'il soit, il ne peut que s'achever, alors, pourquoi le traiter de grand? Parce qu'il est à notre mesure? Dans ce cas, l'amour est ridicule, faux et mesquin. Désolé, Greg. Le prince charmant n'existe pas.

Les yeux sombres étaient à présent rivés à ceux d'Harry. Drago Malefoy, ou l'être parfaitement désillusionné, qui ne croit pas ni en dieu, ni au hasard ni à l'Amour. Drago Malefoy qui n'avait foi qu'en la manipulation, l'ironie et le sarcasme, dont il se servait comme bouclier... Drago Malefoy, qui avait un parfum vraiment particulier et un regard à damner un dieu... Ce Drago Malefoy allait payer à Harry ... Car du discours du blond Harry ne retiendrait qu'une chose: Drago ne croyait pas au prince charmant... Jusqu'à preuve du contraire.

- Et toi, avec Pansy alors, continua-t-il, c'est de l'amour de dinde gloussante?

Le grand blond darda sur lui ses grands yeux gris et sembla chercher... une erreur. Un petit détail... Se doutait-il qu'il n'avait pas Goyle devant lui? Harry en doutait sérieusement. Il vit que Crabbe le regardait aussi et se composa un visage angélique et stupide, pour éviter trop de soupçons.

- Tu sais très bien que non, Goyle.

Le ton était sec, et marquait clairement que l'héritier des Malefoy ne souhaitait pas en parler. Celui-ci d'ailleurs, se leva et sortit, sans dire un mot de plus... Probablement pour faire sa ronde ou aller prendre un bain chez les préfets. Crabbe proposa d'aller faire un tour en cuisine et Harry refusa, prétextant un mal de ventre, il alla chercher Goyle-le-vrai, qui dormait toujours dans son placard et le délivra, la plaçant dans un coin. Il attendit ensuite la fin de sa transformation, sourire aux lèvres... LE point faible de Malefoy? Pansy.

o°O O°o

Luna, avait rejoint Pansy à la bibliothèque et s'était installée à ses côtés après les salutations de rigueur.

La Serdaigle aimait beaucoup Pansy, ses cheveux noirs qui lui tombaient jusqu'aux yeux, eux aussi sombres, semblables à un ciel nocturne: noir ébène, constellé de million d'étoiles... Les jours où ils n'étaient pas brumeux. Elle adorait sa compagnie parce que la Serpentarde était une vraie énigme, pour elle...

- J'aurai encore droit à un tas de question, aujourd'hui, Lovegood?

Pansy souriait toujours ainsi, sans montrer ses dents et le léger écart entre ses incisives, en étirant ses lèvres... Le sourire de la jeune fille était toujours ironique, parfois teinté de mesquinerie, mais pas aujourd'hui. Luna acquiesça, silencieuse. Depuis la fin de la guerre les deux filles se parlaient souvent, et débattaient généralement de choses inutiles comme "Pourquoi le lac est-il beau seulement lorsque la foudre l'éclaire?", "pourquoi tombe-t-on malade en hiver?" ou même simplement "Pourquoi ne crois-tu pas aux ronflaxs cornus?". La Serpentarde, avec ses avis biens arrêtés et son manque de tact avait été la seule à dire franchement à Luna à quel point elle était "à l'ouest" et c'est en justifiant ses idées que Luna avait fini par attendrir Parkinson-le-coeur-de-pierre. Depuis, plus elle parlait avec Pansy, moins elle la comprenait.

- Je ne comprends pas... pourquoi tu restes avec Drago.

Parkinson détourna la tête, personne ne le lui avait jamais demandé si carrément...

- Parce que je l'aime et qu'il est divinement beau.

Luna fronça les sourcils, pas convaincue. Certes, Pansy était quelqu'un qui se fiait beaucoup aux apparences mais... jamais au point d'en être déshonorée. Or, que toute l'école sache que son fiancé la trompait ne pouvait pas être justifié de cette façon.

- Je pensais que les Parkinson, comme les Malefoy n'aiment pas. Et tu ne l'aimes pas, je le sais bien... Alors pourquoi rester avec lui, il...

- Lovegood... Tu ne sais rien de moi ou de mes sentiments, alors...

- Au contraire, Pansy! Figure-toi que j'arrive à très bien percer les sentiments des gens, particulièrement ceux qui sont dissimulés. Or je t'ai observé! Quand tu regardes Drago ton regard reste sombre, heureux certes, mais sombre. Tu regardes Blaise et Théo de la même manière, alors ne me dis pas que tu fais partie de ces couples échangistes.

Pansy rougit furieusement. Ses yeux noirs se rivèrent à Luna... Et pour une fois, la Serdaigle en fut déstabilisée, Pansy ne s'exprimait vraiment que par les yeux et là... ils ressemblaient à deux gouffres, comme si elle ne ressentait rien, ce que démentaient ses joues. Ainsi, comme la plupart des Serpentards, Pansy savait cacher parfaitement ses sentiments profonds?

- Ca n'a jamais effleuré ton esprit que, justement, c'est parce qu'il me trompe autant que je ne sais pas être totalement heureuse avec Drago? Je l'aime, de tout mon coeur, tu entends? Il est... Tout ce dont je rêve. Il est ce que je pouvais espérer de mieux, l'homme de ma vie… Et si pour que je puisse rester pure jusqu'au mariage il faut qu'il en baise d'autres, et bien... Voilà. Mais tant qu'il ne sera pas rien qu'à moi, oui, je souffrirai un peu. Désolée que ça vous dépasse, toi et ta force de caractère légendaire.

Et sur ces mots pleins de hargne, Pansy Parkinson se leva et sans un regard de plus pour Luna, quitta la bibliothèque. La jeune fille avait perdu son sourire et bascula la tête vers l'avant... Peut-être avait-elle été trop directe, trop... indiscrète. Pansy n'aimait pas parler d'elle, Luna le savait bien… Mais… C'était plus fort qu'elle, notre dingotte ne supportait pas de ne pas comprendre.

Et pourquoi avait-elle envie de pleurer, d'un coup…? Ça non plus, elle ne comprenait pas.