Petit Alfons devient grand… lol !

Quatrième chapitre. Personnellement, j'en suis à ses 7 ans. Donc la suite devrait arriver vite… si j'ai des reviews évidemment. Héhé. J'aime bien savoir qu'on me lit.

(Merci à ma Akabane-Girl d'amûr qui me soutient et m'encourage et me supporte sur MSN mdr ;D)

Pour le disclaimer, c'est toujours pareil. Allez voir au premier chapitre XD

Bonne lecture et à bientôt !


4/ Trois ans

Aujourd'hui est un grand jour. Maman m'a vêtu de ma belle veste beige et m'a coiffé de ma jolie casquette. « Nous sortons » m'a-t-elle dit avec un grand sourire. Certes, mais où ? « Chez Tante Edeltraut ». Ho, chez Tantine ? Chouette, elle fait de si bonnes tartes, ma Tantine. Elle en aura certainement gardé un morceau pour moi, comme elle le fait toujours.

Trois tours de clé, le temps de refermer la grille d'entrée et nous sommes partis sur les pavés rouges de Munich.

Il fait beau. Et chaud, aussi. Maman me tient la main, à laquelle je m'agrippe avec force. Je suce mon pouce, les yeux écarquillés. La rue m'intimide. Les voitures et les carrioles déambulent en faisant beaucoup de bruit.

Les chevaux secouent la tête, et leurs yeux sont parfois cachés, leur donnant une allure qui m'effraie.

Les gens trottinent, très vite, se pressent, et j'ai l'impression qu'ils ne me voient pas, et qu'ils vont m'écraser sous leurs grands pieds.

Mais maintenant que je sais très bien marcher, sans manquer de tomber toutes les cinq minutes, je trouve le dehors passionnant malgré cette angoisse. Les vitrines colorées, les maisons, les marchands. Je peux rester debout, observer, aller d'un bout à l'autre, jouer avec d'autres enfants de mon âge. Pas trop loin bien sûr, je ne peux pas me cacher indéfiniment des yeux de Maman…

D'ailleurs, la voilà qui m'appelle. Elle vient de rencontrer une amie. Oh non… Je ne l'aime pas, celle-là. Elle a la fâcheuse manie de me pincer les joues et de me m'ébouriffer les cheveux tout en gonflant sa gorge immonde d'un rire gras et sonore. Je me demande comment ma délicate mère peut avoir pour amie une telle dame. Berk.

Aïe… Pourquoi a-t-elle les ongles si longs ? Vite, allons nous réfugier derrière les jambes de Papa avant qu'elle n'ait le temps de retirer mon couvre-chef. Une vraie forteresse, les jambes de Papa. Elle ne viendra pas me chercher ici, l'Affreuse, ahaha.

Je commence à m'ennuyer. Il faut que je m'occupe, ou bien je ferai exprès de pleurer pour qu'on s'en aille. Je vois alors les volets d'une boutique s'ouvrir en faisant beaucoup de bruit. C'est la fleuriste qui sort ses fleurs. Curieux, je m'approche, un doigt entre les lèvres, en me faufilant entre les jupes des grandes femmes. Et là, j'observe en riant, tout gai, tout joyeux.

Comme c'est joli. Il y en a de toutes les couleurs, de toutes les formes, de toutes les tailles. Et puis, ça sent drôlement bon, aussi. Les yeux fermés, j'inspire le délicieux parfum qui s'élève des stands.

J'aime beaucoup les fleurs, et ma Maman aussi les aime beaucoup. La preuve, elle est toujours très contente lorsque Papa rentre du travail avec un gros bouquet de ces belles fleurs rouges aux tiges qui piquent.

Et comme je veux que ma si tendre, si douce, si gentille mère soit heureuse, quand on sera de nouveau sur le chemin de chez Tantine, je lui cueillerai de ces jolies marguerites qui poussent là-bas, et je courrai les lui offrir.