CHAPITRE 4 | rating T | AU Moulin Rouge ! | Sherlock créée par Steven Moffat et Mark Gatiss
Le scénario du film a été écrit par Baz Luhrmann
NOTE : encore une fois, me voilà avec environ 3 ans de retard (que voulez vous je prend le rythme de Moffat et Gatiss!)
J'espère pouvoir écrire le prochain chapitre le plus rapidement possible, j'espère que celui ci quant à lui vous plaira !
Merci pour les reviews ça fait très plaisir ! À la revoyure ~
- Jerry
Ps : les chansons viennent de Diamond Dogs (j'ai pas pu m'empêcher...)
It's safe in the city to love in a doorway
To strangle some screams from the dawn
And isn't it me, putting pain in a stranger?
Like a portrait in flesh, who trails on a leash
Will you see that I'm scared and I'm lonely?
So I'll break up my room, and yawn and I
Run to the centre of things
Where the knowing one says:
"Boys, Boys, its a sweet thing
Boys, Boys, its a sweet thing, sweet thing
If you want it, Boys, get it here, then
'For hope, Boys, is a cheap thing, cheap thing"
I'm glad that you're older than me
Makes me feel important and free
Does that make you smile, isn't that me?
I'm in your way, and I'll steal every moment
If this trade is a curse, then I'll bless you
And turn to the crossroads of Hamburgers, and
"Boys, Boys, its a sweet thing
Boys, Boys, its a sweet thing, sweet thing
If you want it, Boys, get it here, then
'For hope, Boys, is a cheap thing, cheap thing"
Titubant sur les rues pavées de Montmartre, ivres morts, nous marchions aux côtés d'étrangers aux grand titres. Tous bien habillés, élégant, mais tous trop pareil. Une barbe bien taillée qui ne se limitait presque qu'à une élégante moustache qui croisait les courbes grossières de leurs visages vieillissant. Aucun bohème en vue, seulement de vieux esprits fermés venus ici histoire de se délivrer pour une soirée. Celui qui attira mon attention – en fait puisque Anderson me le désigna vivement et que vu les cris qu'il poussa nous dûmes nous cacher pour éviter son regard, était un bel homme, plus grand que les autres, au regard vif et plein de jugement, hautain son attitude me déplaisait, mais il allait hélas jouer un rôle essentiel dans notre glorieuse mascarade.
« Le voicccci – son accent était vraiment comique - ! Notre duc est là » avait-il crié, juste avant que le toxicomane ne l'entraîne en arrière pour le faire taire. Toulouse était un personnage plus qu'original sobre, et ivre rien ne pouvait l'arrêter.
Moi oui, on pouvait m'arrêter, et si j'avais pu, je me serais enfui depuis longtemps. Je n'avais l'air de rien dans mon stupide costume froissé, beaucoup trop grand. Anderson retroussa mes manches lorsque, pour la énième fois cette soirée, je me plaignais de la largeur du costume – je n'étais en effet pas du même gabarit que mon ami le narcoleptique - , et me gratifia d'un large sourire en me dévoilant ses grandes dents. Il était soul mais l'intention y était, je lui rendais son sourire, et tandis qu'il se retournait, je retroussais les manches qui me donnaient un air ridicule.
Et donc, pendant que je grognais encore par rapport à mon habit un peu trop indigne, mon côté acariâtre ressortait et avec le recul je dois avouer que j'ai honte, l'entrée titanesque de l'enseigne se dévoiler à nous. Mes autres amis étaient des habitués, mais pour ma part c'est la première fois que je posais les yeux sur cette merveille.
Si ma vision était troublée et trompée par les quelques verres - dont j'avais perdu le comptes encore quelques minutes auparavant, je pouvais déceler le simple beau du grandiose. Rayonnant de tout côté, brillant et plus étincelant encore que les étoiles qui dansaient dans les cieux j'étais aux portes du paradis à atteindre mon ange, mon doux protecteur pour qu'il m'emporte avec un tendre baiser au septième ciel. Je divaguais. L'alcool faisait toujours effet et faussait mes sens. L'éléphant géant de métal, qui se tenait dans la cour me fit au premier abord assez peur. Philip s'empressa de me dire quelque chose à l'oreille tandis que les autres spectateurs pénétraient l'enceinte.
« C'est ici que tu retrouveras le sparkling diamond - son essai à l'anglais me toucha, allez ! Dépêchons avant que Mycroft ne nous vois. »
Anderson et Mycroft, d'après ce que m'avais dit Molly, ne s'était jamais vraiment entendu. Pas du tout les mêmes tempérament, et le fait que Toulouse soit quelque peu … encombrant et turbulent (ça restait gentil). Il n'y avait que Greg pour calmer ces deux là, mais Mycroft défendait la troupe de venir de peur que Philip manigance encore quelque chose pour monter son spectacle.
Ses craintes étaient justifiées.
Échappant au regard acéré du gorille qui surveillait l'entrée, nous arrivâmes, sain et sauf, au moment même de l'ouverture dans une immense salle rouge, la deuxième entrée.
« Inoffensive ! Ces deux braves ne nous embêterons pas, allez ! On se dépêche ! » nous murmura Anderson.
Je m'extasiais devant les velours d'un rouge intense et les lumières tamisées qui faisait de cet endroit un temple de la volupté et de la sensualité. Perdant tout mes sens, j'entrais finalement, exquis, conquis, dans ma loge où m'attendait encore Anderson, qui s'était mystérieusement déplacé à une vitesse folle.
J'avais du mal à m'avancer vers lui, j'étais comme … hypnotisé par le spectacle. Mycroft Holmes et ses danseuses lubriques qu'on surnommait … Les Diamond Dogs.
I'll make you a deal, like any other candidate
We'll pretend we're walking home for your future's at stake
My set is amazing, it even smells like a street
There's a bar at the end where I can meet you and your friend
Someone scrawled on the walls "I smell the blood of Les Tricoteuses"
Who wrote up scandals in other bars
I'm having so much fun with the poisonous people
Spreading rumors and lies and stories they made up
Some make you sing and some make you scream
One makes you wish that you'd never been seen
But there's a shop on the corner that's selling papier mache
Making bullet-proof faces; Charlie Manson, Cassius Clay
"If you want it, Boys, get it here, then"
So you scream out of line:
"I want you! I need you! Anyone out there? Any time?"
Tres butch little number whines "Hey dirty, I want you
When it's good, it's really good, and when it's bad I go to pieces"
If you want it, Boys, get it here, then
Well, on the street where you live I could not hold up my head
For I gave all I have in another bed
On another floor, in the back of a car
In the cellar of a church with the door ajar
Well, I guess we must be looking for a different kind
But we can't stop trying 'til we break up our minds
'Til the sun drips blood on the seedy young knights
Who press you on the ground while shaking in fright
I guess we could cruise down one more time
With you by my side, it should be fine
We'll buy some drugs and watch a band
Then jump in the river holding hands
Elles dansaient autour de moi, leurs partenaires s'accrochaient brusquement à leur larges hanches, certaines d'entre elles n'étaient des certaines que pour une nuit mais les hommes au cœur fermé s'en moquait tant ils les désiraient. Les baisers volaient de tout côtés, des mains baladeuses, des rires effrénés, des seins découverts puis. Plus rien. Mycroft entrait donc en scène. Ses filles le rejoignirent, formant de long rang de danseuse impudique qui agitait grossièrement leurs lourdes jambes qui virevoltaient et excitaient la foule. Elles dévoilaient leur belle lingerie, les mains se plongeaient sous les épaisses jupes qui tournaient, se jetaient dans tout les sens. Mycroft fit un signe et les femmes s'éparpillèrent dans la salle, rejoignant leur jules d'une nuit, d'une danse, dansant frivolement et sans gênes. Désirées par les hommes elle se jetaient dans les bras, dansaient frénétiquement au rythme de la musique. Cette folie ambiante, cette démence générale me fascinait, c'était un spectacle incroyable, jouissif.
Et alors là, de nouveau, Mycroft demanda le silence. Cette fois ci, même si je ne l'avais pas mentionné la première fois, je pu mieux apercevoir son visage . Dur et sévère, il s'adoucit cependant lorsque, quand toute la salle s'arrêta, il prononça ces quelques mots :
« Le french cancan. »
Là son visage se courba, ses lèvres dévoilèrent ses dents et ses yeux son avarice.
Et là mon esprit m'empêcha de comprendre ce qui se passait ici même dans la salle. Des hommes et des femmes qui se dandinaient, des formes qui se mélangeait et Philip qui essayait d'attirer mon attention pour que je le rejoigne. Tout était flou et l'ultime verre d'absinthe que la troupe me proposa m'achevât.
« Mission accomplie ! Nous avons réussi à éviter Holmes ! » s'écria joyeusement Toulouse. J'acquiesçais faiblement, emporté par ce torrent d'alcool qui circulait dans mes veines.
Et pour la troisième fois dans la même soirée, le vacarme stoppa brutalement. Mycroft n'avait rien dit, il avait disparu. Les lumières devinrent plus faible et il me sembla à ce moment que des choses tombèrent du ciel. Brillant comme des diamants.
Je relevais la tête, ignorant le silence générale qui me paraissait assourdissant à cause de la liqueur, et à ce moment Anderson s'avança vers moi et me dit plein d'admiration :
« C'est lui... le splendide diamant ! »
"If you want it, boys, get it here, then
For hope, boys, is a cheap thing, cheap thing"
Is it nice in your snow storm, freezing your brain?
Do you think that your face looks the same?
Then let it be, it's all I ever wanted
It's a street with a deal, it's got taste
It's got claws, it's got me, it's got you ...
- David Bowie
