Note de l'auteur : Pas de reviews anonymes cette semaine =o ... Pas de reviews tout court, en fait. Le chapitre ne vous as pas plu ? é_è Si c'est le cas, laissez moi des reviews pour me le dire quand même, nyoh ! ;; J'ai faim moi ! TT
Enfin, bref ! Voilà le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira ! ^_^


Chapitre 4 :

- Roxas ! Debout !

L'adolescent grogna à l'appel de sa sœur. Seul un rire amusé lui répondit, tandis qu'une certaine personne lui piquait sa couverture.
Quelques minutes plus tard, il sortit enfin de sa chambre, habillé, coiffé, enfermé dans ce parfait petit moule de la haute société, une expression froide collée au visage. Le petit-déjeuner fut des plus calmes, habituel en somme. Dans le silence le plus complet, brisé seulement par quelques paroles de temps en temps.

Roxas, assis à sa place, avait de plus en plus de mal à ne pas hurler. Il ressentait chaque seconde l'étau étouffant de cette société se refermer sur lui, tentant de le broyer, d'en faire une poupée de chiffon toute molle, qu'on pourrait manier à sa guise.
Il continua à ruminer jusqu'à être dans la voiture avec sa sœur.
Sa sœur.
La seule qui parvenait un tant soit peu à le sortir de ses humeurs sombres.

- Dis Roxas, ne te tue pas au travail, hein ?

- Pourquoi tu dis ça ? releva-t-il, surpris de la brusque prise de parole de sa jumelle.

- J'ai trouvé que tu étais rentré tard, hier soir… Tu étais à la bibliothèque du lycée, non ? Il ne faudrait pas que tu t'épuises…

Le jeune homme sourit doucement afin de rassurer sa sœur.
Hier soir…
Ça lui était presque sorti de la tête. Il se demandait qu'est-ce que cet Axel pouvait bien être en train de faire. En tout cas, il ne lui conseillait pas d'être en retard, ce midi.
Il ne le conseillait vraiment pas…
Arrivés à l'école, les jumeaux retrouvèrent Sora et le reste de la bande, jusqu'à ce que la cloche ne leur indique qu'il était temps de se concentrer sur les études.

Il commença par deux heures d'économie, puis enchaîna directement avec deux de géopolitique. Décidément, c'était fou ce qu'il pouvait détester le mardi.
Tous ses cours étaient plus ou moins chiants, mais ceux du mardi, en particulier le matin, battaient tous les records.
Il passa un bon moment à rêvasser durant ses heures de géopolitique – de toute façon, il tapait dans les 20/20 dans cette matière-là tant le prof était mou, il pouvait se permettre de se relâcher un peu.
Une fois encore, son esprit s'envola en direction de celui qu'il avait rencontré la veille.
Quel genre de vie avait-il, pour finir en psychopathe tueur dans les rues ?

Allez savoir…

Lorsque la cloche sonna la pause de midi, Roxas prit son temps pour ranger ses affaires dans sa mallette.
Sora l'arrêta sur le chemin qu'il avait pris pour se rendre à l'entrée de l'établissement.

- Eh Rox' ! Où tu vas ?

- Euh, chercher quelque chose. Je vous rejoindrai plus tard, mangez sans moi. A plus !

Et il le planta là, laissant le brun complètement médusé.
Vers midi moins cinq, il était appuyé à côté de l'entrée, sur le mur d'enceinte du lycée.
Les yeux fixés sur sa montre.
On allait voir si la ponctualité était son fort…

.oOo.

Une sonnerie stridente explosa le silence qui régnait jusqu'alors dans la pièce, épousant parfaitement la nuit cohabitant avec lui.
Un grognement, et une main tapa – se fracassa ? – contre la table de nuit pour parvenir à éteindre ce fichu réveil qui se plaisait tant à réduire son sommeil en morceaux.
Le roux se releva en bâillant, peu motivé à débuter cette journée. Il faudrait vraiment qu'il pense à dire à Demyx d'éviter de faire des soirées en semaine.
Surtout s'il se faisait à l'habitude de tuer ses cavalières et devait ensuite passer la moitié de la nuit à faire disparaître le corps et les preuves.
Il soupira à l'idée du pull qu'il n'avait pas eut le cœur à jeter. C'était l'un de ses pulls préférés, et il avait simplement fini par le passer deux ou trois fois à la javel – alors que ça tuait le noir, il en avait eut mal au cœur – et l'avait ensuite fourré dans le fin fond de bac à linge sale.

Sa douche et un café serré plus tard, il observait l'horloge de sa chaîne hi-fi, calculant mentalement le temps qu'il aurait pour préparer le repas qu'il voulait faire à ce gosse de riche arrogant.
Il voulait un peu de piment dans sa vie ?
Il allait en avoir.

Son chef, ce matin-là, fut surpris de le voir finir sa tournée bien plus rapidement que d'habitude. Vers 11h, il était déjà juché sur sa moto et le saluait d'un geste.
Sitôt rentré, ce dernier se mit aux fourneaux avec l'envie féroce de refaire un certain plat de son enfance dont il avait gardé la recette plus que précieusement…

Le plat mettait un peu de temps à cuire, mais il aurait très certainement le temps de le finir et d'arriver à temps pour observer ce gosse manger son plat. N'étant non plus pas sadique à l'impossible, il prit le temps de préparer deux potions de riz à côté.
Un sourire machiavélique – psychopathe ? – se dessina sur son visage alors qu'il assaisonnait la viande qu'il avait mise à mijoter une petite demi-heure auparavant. Il reposa les petits pots de piment rouge et de paprika dans son tiroir et termina la cuisson en sifflotant de bonheur.

Une fois son plat et le riz empaquetés en deux portions, il enfila le tout dans son sac et descendit à toute vitesse pour démarrer sa moto, son casque sur le crâne.
Le dieu de la circulation ne fut pas avec lui, ce jour-là. Malgré son deux roues pouvant se faufiler entre les voitures, la circulation était si dense qu'il finit par avoir 10 bonnes minutes de retard.
Axel sourit en voyant le bâtiment apparaître au coin de la rue.
Le gamin allait être furax.

.oOo.

Roxas tapait vigoureusement du pied par terre lorsqu'une énorme moto noire s'arrêta silencieusement devant lui. Il n'ignorait pas l'identité du motard, mais il ne put s'empêcher de penser qu'il avait la classe, lorsque le roux libéra son épaisse tignasse de feu de l'emprise de son casque intégral.

- T'es en retard, grogna-t-il, peu amène.

Axel ricana.

- Pardonnez-moi, Votre Majesté, mais je me devais de terminer le repas de Votre Seigneurerie. À moins que Sa Grâce ne veuille manger de la viande à moitié cuite…

- C'est bon, j'ai compris. Pose ta moto et ramène-toi.

Il le guida à l'intérieur de l'établissement, veillant à rester discret. Il n'avait pas peur de s'afficher plus que ça à l'époque, mais il savait que certaines personnes parlaient trop, et tout était sujet à se faire réprimander, de l'avis de son père.
Leur course se finit dans une salle d'étude, vide à cette heure. Ils s'assirent à une table, puis Axel sortit le repas de son sac.
Roxas haussa un sourcil.

- Pourquoi il y a autant de boites ? Tu me prends pour un ogre ?

- Ben non. Il y a deux boites de riz, deux de viande…

- Je réitère ma question…

- Et moi ? J'n'ai pas le droit de manger ? Et comme ça, tu verras que la bouffe n'était pas empoisonnée…

Son sourcil toujours en l'air, Roxas finit par attraper les boites qu'Axel lui tendait ainsi qu'une paire de couverts qu'il avait pensés à prendre – encore heureux !
Une délicieuse odeur s'échappa du récipient lorsqu'il l'ouvrit, provoquant une réaction bruyante de la part de son ventre. Un sourire en coin sur les lèvres d'Axel le décida à tourner dignement le regard de l'autre côté.
Plantant sa fourchette dans cette viande qui sentait divinement bon, il attendit de voir le roux manger sa propre bouchée et l'avaler pour l'imiter.

Axel eut du mal. Beaucoup, beaucoup de mal à ne pas exploser de rire.
Le blondinet passa par à peu près tous les spectres de couleur existante avant de finir sur un rouge volcan, les oreilles fumantes, et de se précipiter sur sa bouteille d'eau, vision qui finalement eut raison de la retenue du plus vieux.
Lorsqu'il comprit que le lycéen était visiblement déterminé à vider sa bouteille, il se décida néanmoins à réagir. S'approchant de lui, il lui tapota doucement le dos et s'empara de sa bouteille sans pitié.

- Arrête, gamin. Tu vas te rendre malade. Mange le riz, ça calmera la chose.

Ledit gamin grogna à l'entente du surnom, mais obéit tout de même, désireux de calmer la brûlure tenace qui dévastait sa gorge. Lorsqu'il eut avalé presque la moitié de sa part de riz, il réussit enfin à retrouver le sens de la parole.
Il tourna un regard furibond vers Axel.

- C'est quoi, cette affreuse bouillasse ?

Le roux fit semblant d'être vexé par la tirade du lycéen, avant de finalement répondre.

- Une recette de ma grand-mère. Je l'ai juste… un peu adaptée à ma sauce.

Quand il le vit reprendre une autre bouchée de son plat sans broncher, Roxas laissa tomber sa mâchoire à même le sol sans prêter plus attention à la retenue qui était sensée être de mise.
Comment pouvait-il avaler ça sans imiter un dragon ? Ce mec était fait en pierre ou quoi ?
Axel ricana en apercevant son air ahuri. Et il manqua d'exploser de rire lorsqu'il entendit :

- T'as encore des papilles gustatives ou bien elles sont aussi atrophiées que ton cerveau ?

- Non, j'aime juste manger épicé. M'enfin, là j'avoue que ça chauffe un peu…

Il sourit à nouveau en voyant le blond détourner les yeux en grommelant pour finir son repas.
Enfin… le riz.
Conciliant, le roux prit la viande du plus jeune et lui tendit en échange sa part de féculents.
Une fois leur repas fini, Roxas jeta un œil à sa montre – un ouvrage hors de prix créé par un horloger suisse de renom – et grimaça. Il commençait dans moins de quinze minutes.
Il se tourna vers le roux.

- Bien. Mes heures de cours vont reprendre dans peu de temps. Il faut que je travaille pour un examen, ce soir. Normalement j'aurai fini aux alentours de 19h. Viens m'attendre à cette heure-là pour me raccompagner.

Il sourit à la grimace de son esclave, qui devait déjà s'être imaginé « libéré » de ses obligations pour cette journée. Impitoyable, il l'acheva d'un « Et ne soit pas en retard ! » avant de tourner le dos et de repartir d'un pas léger, la tête si haute qu'Axel cru un instant qu'il allait se prendre le cadre de la porte en passant.
Avec un soupir, ce dernier remballa les quelques affaires étalées devant lui, attrapa son casque et s'en alla à son tour, tentant de retrouver un chemin dans le véritable labyrinthe qu'était cette école…

.oOo.

Vers 18h30 ou quelques minutes, il se mit en quête d'un second casque. Il était certain que s'il arrivait là-bas sans en avoir deux, ce gosse exigerait le sien.
Et il n'avait pas du tout envie de se faire confisquer son bébé juste à cause du nain.

Il finit par trouver un casque noir intégral en cherchant un peu, celui qui lui servait parfois lorsqu'il partait en soirée et prévoyait de ramener des conquêtes chez lui.
Satisfait de sa trouvaille, il partit enfiler ses chaussures et une veste, attrapa ses clés et sortit.
La circulation était plus que fluide ce soir-là, il n'eut aucun mal à se faufiler entre les files de quelques voitures encore à cette heure-là, et arriva donc au lycée du gamin cinq bonnes minutes avant sept heures.

Heureusement qu'il avait pensé à prendre une veste avec lui, car il lui fallut attendre bien dix autres minutes que le blondinet ne se montre, sa mallette accrochée en bandoulière sur l'épaule. Il parut comme soulagé de le voir là. Mais ce ne fut qu'une vision fugace, si fugace qu'Axel crut avoir rêvé. En un dixième de seconde, le masque hautain avait déjà repris sa place.
Axel retira son casque et le lança en direction du blondinet, avant d'attraper le second. Ce dernier était un peu plus grand que le sien, et il craignait qu'il ne flotte sur le crâne du blondinet – malgré sa tête enflée à l'impossible.

Roxas observa un instant le casque dans ses mains avant d'observer Axel. Celui-ci enfila sa protection et fit vrombir sa moto avant de lui indiquer la place derrière lui du pouce.
Le lycée leva une main pour lui signifier d'attendre quelques secondes, temps qu'il mit à profit pour inscrire quelques lignes sur un bout de papier et le tendre à son chauffeur.

- Dépose-moi là !

Il se jucha un peu maladroitement sur l'engin tandis que le plus vieux mémorisait l'adresse avant de glisser le papier dans une poche de son blouson.
Roxas finit par enfiler le casque, coupé d'un coup du monde extérieur par le silence soudain qui s'était imposé à lui. Il inspira profondément et souris, une odeur agréable venant lui chatouiller les narines.

Axel lui fit signe de s'accrocher tandis que la moto rugissait déjà sous leurs fesses. Le plus jeune posa ses mains sur sa taille, sans trop faire attention. Il haussa néanmoins un sourcil en voyant son aîné baisser les épaules, comme s'il avait bruyamment soupiré.
Il sentit ses mains gantées se saisir des siennes pour le tirer d'un coup en avant – contre son dos – et « noua » quasiment les mains de Roxas sur son ventre. Une fois assuré que ce dernier ne le lâcherait pas, il lança les gaz et laissa la moto décoller à plein régime.

Un sourire naquit sur les lèvres en sentant le blondinet se tendre et donc s'accrocher un peu plus à sa taille, certainement de peur de s'envoler s'il ne se tenait pas assez.
Il lui offrit une belle balade dans les rues de la ville, bien plus calme que dans la journée.
Lorsqu'il s'arrêta à un coin de pâté de maisons, il eut du mal à ne pas laisser sa mâchoire pendre à la vue de la maison – du château ? – qui se dressait sous ses yeux. Elle écrasait de sa présence ses autres voisines, pourtant déjà respectables.
Il laissa le jeune homme descendre, et celui-ci, après lui avoir rendu son casque, lança :

- Fais-moi à manger, demain aussi. Et pas épicé !

Le verre fumé cachait les yeux de son aîné, aussi ne vit-il pas le rire qui y dansait. Mais il le devina lorsque le propriétaire de ces émeraudes lui fit une courbette irrévérencieuse, avant de faire rugir la moto et de disparaître dans la nuit.
Plus tard, alors qu'il avait révisé encore une fois l'épreuve d'économie et qu'il était en train de se coucher, il se surprit à sourire.

Aujourd'hui, il ne s'était pas ennuyé une seconde.


En espérant que la tournure que prennent les événements vous plait ? ;D
A la semaine prochaine !