Chapitre 3
3 Décembre:
Alors, voyons voire. Comment est-ce que cela s'ouvre déjà? Hmm... Oh. Cela se soulève. D'accord. Je comprend. Et maintenant, que dois-je faire? Ah oui. Je me souviens, je dois l'allumer, mais comment?... Oh Père aidez moi je vous prie. Cet objet gris est d'une complexité remarquable. Mais je n'ai pas le temps. J'ai besoin de réponse et seul lui peut m'aider... A l'aiiide!
Castiel laissa sa tête tomber sur la table. Une fois. Deux fois. Trois fois. Aïe, ça fait mal.
Il ne comprenait pas. Pourquoi est-ce que cet objet du malheur ne voulait pas fonctionner avec lui? Il n'était pas quelqu'un de méchant... Il a juste tué plusieurs anges en se prenant pour le Dieu tout puissant, s'est fait posséder par des Léviathans et par Lucifer lui-même, mais sinon rien d'extraordinaire. N'est-ce pas?
Il soupira. Mais qui il essayait de tromper? Il était quelqu'un d'horrible et puis c'est tout.
Une larme s'échappa. Il ne méritait pas de fêter une fête aussi bonne que Noël. Pas lui. Pas le monstre.
Une main se posa sur sa tête et il releva la tête. Il vit de grand yeux le fixer.
- «Castiel. Que t'arrive-t-il?»
- «Rien. C'est juste que... Je ne veux plus fêter Noël.»
- «Hein? Mais pourquoi? Tu te faisais une telle joie de fêter Noël.»
Sam ne comprenait pas. Et il n'aima pas le visage triste qu'affichait Castiel. Il s'inquiéta aussitôt.
- «Cas. Qu'est-ce qu'il y'a?»
- «Je ne mérite pas de fêter Noël.»
- «Quoi? Mais qu'est-ce que tu racontes?»
- «J'ai fais d'horribles choses Sam. J'ai tué beaucoup trop de personnes alors que je suis, enfin j'étais censé être un ange du Seigneur, et les protéger. J'ai cru faire les bons choix pour vous protéger mais je n'ai fais qu'empirer les choses. Et même si c'était pour de bonnes raisons, rien n'effacera ce que j'ai fais. Rien... Je suis vraiment le pire ange qui soit. C'est normal qu'ils m'aient enlevés mes pouvoirs. Je ne mérite pas de les porter. Avant, j'étais un ange du Seigneur, un guerrier. Et maintenant je suis... Rien. Je ne suis rien.»
Castiel se mit à pleurer. Bruyamment. De grosses larmes venaient parsemer ses joues. Sam le regarda, les yeux écarquillés. Il n'avait jamais vu son ami dans cet état. Mais en même temps, il n'était pas vraiment étonné. Il se rapprocha de lui et le prit contre lui, Castiel réfugia son visage contre son ventre.
Pauvre Castiel. Il avait craqué. Sam se demandais quand est-ce qu'il allait le faire. Il ne savait pas trop se que ressentait Castiel. Étant un ancien ange qui ne connais rien aux émotions humaines, ils semblaient maintenant tout ressentir en exagéré. Mais ce n'était pas vraiment dérangeant. Sauf que Castiel était humain maintenant. Et Sam avait bien vu ses réactions lorsqu'on lui rappelais ses actions passés.
Il se recroquevillait sur lui-même. Comme souhaitant disparaître. Il avait souvent un visage triste aussi, lorsqu'il croyait qu'on ne le regardait pas. Sam se demandait si son frère l'avait remarquer. Peut être, ou peut être pas. Dean regardait souvent Cas, mais ses pensées dérivaient vers lieux que Sam ne souhaitaient pas connaître. Il redirigea son regard vers Castiel, tout en essayant de le réconforter.
- «Castiel, tu n'as pas à pleurer pour ça. Vraiment. Et tu n'es pas rien. Tu es notre ami, à Dean et moi. Non, pas notre ami, notre frère. Tu es précieux pour nous Cas.»
- «Mais... J'ai fais tellement de mal autour de moi...»
- «Et nous aussi. Nous aussi avons des morts sur la conscience. Nous avons provoqué l'Apocalypse. Nous sommes morts plusieurs fois. Et nous revenons à chaque fois. Grâce à de l'aide c'est vrai, mais nous revenons.»
- «Sam...»
- «Nous avons fais pleins de conneries à cause de tout ce qui nous est tombé dessus depuis notre naissance, c'est vrai. Mais nous n'avons jamais laissé tombé quelqu'un. Nous avons toujours tenté de protéger notre entourage, que ce soit nos amis ou des inconnus, au détriment de nos vies. Et ce n'est pas maintenant que ça va changer. Alors c'est vrai. Tu as eu pleins d'ennuis. Tu as ton lot de conneries et on a les nôtres. »
Sam le regarda droit dans les yeux.
- «Nous ne te laisserons pas tomber Cas. Jamais.»
Castiel se remit à pleurer. Mais de soulagement cette fois. Il ne pensait pas compter pour les Winchester. Enfin, si, il savait qu'il comptait. Mais il ne pensait pas autant. Il continua de pleurer, et Sam continua de le câliner. Il lui caressait les cheveux, comme le faisait Dean lorsqu'ils étaient petits. Ça l'apaisait beaucoup, et pensa à juste tire, que ça aiderait Castiel à se détendre.
Trop pris par ses pensées, il n'entendit pas des pas résonner.
Dean retourna vers la porte d'entrée. Il arborait un air indéchiffrable. Il revenait des courses lorsqu'il entendit des voix. Il voulut les rejoindre lorsqu'il entendit des pleurs. Il s'inquiéta aussitôt. Et lorsqu'il voulut savoir le pourquoi du comment, il entendit la plainte de Castiel. Et sur le moment, il regretta de ne pas être sourd.
Dean savait que Castiel n'était pas aussi heureux qu'il le prétendait, malgré ce que pouvait penser son frère, il le connaissait trop bien. Mais il ne savait pas qu'il souffrait à ce point... Il ne savait pas. Oh, comme il regrettait de ne pas avoir osé lui en parler. Plusieurs fois il avait voulut lui parler de se qui le tracassais, le questionner, sans oser le faire. Il n'était pas doué pour ça. C'était Sam le spécialiste dans ce domaine. Pas lui... Il aurait dût se forcer. Castiel était son ami et son... Son ami. Il devait l'aider. Et il le ferait. Parole de Winchester.
Arrivé devant la porte, il la fit claquer le plus fort possible, et cria son retour à Sam et Cas. Comme il s'en doutait, après avoir déposé les sacs de courses, il alla au salon où il vit Castiel devant l'ordinateur, les yeux et les joues un peu rougies mais n'ayant plus aucune trace de larmes, et Sam toujours à ses côtés mais un peu reculé.
- «Alors les mecs. Vous faîtes quoi?»
- «J'apprends à Castiel comment se servir d'un ordinateur.»
- «Ah je vois. C'est pas trop dur pour toi?»
- «Non Dean... Enfin si, un peu. J'ai réussi à l'ouvrir tout seul, mais pas à l'allumer.» dit il, penaud.
- «Ah t'inquiète pas, c'est toujours comme ça au début. Mais c'est très facile tu verras. Tu comprendras vite.» sourit Dean.
Castiel lui sourit en retour, heureux. Il avait l'impression d'être libéré d'un poids. Il se sentait mieux. Beaucoup mieux. Sam l'avait beaucoup aidé. Il était heureux d'avoir un ami comme lui. Il ne l'échangerait pour rien au monde. Comme Dean. Il regrettait de ne pas avoir essayé de se rapprocher de lui avant, lorsqu'il était encore un ange. Il était trop focaliser sur sa mission de protéger Dean, alors il laissait souvent Sam de côté. Mais il comptait bien se rattraper. Il ferait tout pour que Sam soit fière d'avoir un ami... Un frère, comme lui.
Bien sûr, Dean était toujours important pour lui. Après tout, il partageait tout deux un lien profond. Ce lien était précieux pour lui. Tout autant que son amitié avec Sam. C'est grâce à ce lien qu'il ressentait plein de nouvelle émotion, même s'il n'en comprenait pas le trois-quart. Ce n'était pas faute d'essayer pourtant.
C'est ça. Il avait trouver. Ce serait sa nouvelle mission. Protéger son amitié avec les frères, et comprendre les nouvelles émotions qu'il ressentait.
Oui, c'était une bonne mission ça. Excellente même.
- «Au fait Cas, je ne t'ai pas demandé mais pourquoi as-tu besoin de l'ordinateur?»
- «Oh! Et bien j'aimerais écrire une lettre.»
- «Une lettre?»
- «Oui.»
- «A qui veux tu écrire?»
- «A Weihnachtsmann.»
Regard entre les deux frères.
- «Hein? Qui ça?»
- «A Weihnachtsmann.»
- «C'est qui celui là?» demanda Dean, les sourcils froncés.
- «C'est son nom allemand. J'ai entendu un jour une petite fille parlé à sa mère de cet homme et c'était son nom.»
- «Oui ça d'accord mais ça ne nous dit toujours pas qui c'est.»
- «Et bien c'est, comment vous dîtes ici... Ah oui. Santa Claus.»
- «... Hein?»
Les frères ne comprenait plus rien.
- «Attend Cas. T'es en train de nous dire que tu veux écrire une lettre... Au Père Noël?»
- «Oui c'est ça Dean.»
- «... Mais... Pourquoi?»
- «Parce que c'est ce que font tous les gens à Noël, non?»
- «Les enfants, oui. Pas les adultes.»
- «Ah bon? Pourquoi les adultes ne le font pas?»
- «Parce que la liste au Père Noël permet aux enfants de choisir les cadeaux qu'ils souhaitent avoir, et permet aux parents de sélectionner dans la liste quels cadeaux ils auront.» expliqua Sam.
- «Oh je vois. Mais pourquoi les parents doivent sélectionner les cadeaux?»
- «Comment ça?»
- «Ben, si le Père Noël apporte les cadeaux, pourquoi les parents doivent sélectionner les cadeaux de la liste de leurs enfants? C'est au Père Noël de décider. Non?»
Dean ne comprenait pas. Où voulait en venir Castiel? Sam, aussi perdu que son frère, comprit.
- «Attend Cas. Ôte moi d'un doute. Mais le Père Noël, est-ce qu'il existe? J'veux dire, est-ce que tu crois au Père Noël?»
Cette fois-ci, ce fût Castiel qui était perdu.
- «Bah, oui. Bien sûr. Pourquoi? Cette petite fille se serait-elle trompée?»
- «Mais, Castiel. Le Père Noël n'existe pas.»
Castiel se tourna vers Dean, la tête penchée et les sourcils froncés.
- «Si il existe Dean.»
- «Bah non. Il n'existe pas.»
- «Si il existe.»
- «Non.»
- «Si.»
- «Non.»
- «Dean. Les vampires, les ghouls, les loup-garous et toutes les autres créatures que nous combattons... personne ne croit en leurs existence. Vous non plus vous n'y croiriez pas si vous n'étiez pas des chasseurs. Alors pourquoi veux-tu croire aux créatures maléfiques qui peuplent notre monde, et pas à un personnage gentil qui apporte de la joie aux enfants?»
Dean ouvrit la bouche pour répondre, puis se ravisa. Oui, c'est vrai que vu comme ça... Mais bon on parlait du Père Noël là. Et pourquoi pas le Père Fouettard tant qu'on y est?
- «Ouais enfin, c'est pas que j'y crois pas... Bon j'y crois pas. Point. C'est pas non plus un drame. Mais je comprend toujours pas pourquoi tu veux lui écrire une lettre.»
Castiel se leva et se plaça devant Dean. Il pose ses mais sur ses épaules et le regarda fixement.
- «Dean, il faut croire au Père Noël. C'est grâce aux croyances qu'il existe. S'il vit encore aujourd'hui, c'est grâce à la croyance des enfants et aux rares adultes qui croient encore en lui.»
- « Lorsque l'être humain devient adulte, il oublie toutes les croyances de son enfance, car pour lui elles sont absurdes. Il ne les comprends pas, ne peux pas les expliquer, alors pour lui ça n'existe pas. Mais il faut y croire. On pense souvent à tort que les enfants sont idiots car ils parlent de choses impossible, poses beaucoup de questions, ils ont même des amis imaginaires. Pourquoi une fois adulte on trouve cela idiot? Alors qu'ils étaient convaincus dans ce qu'ils disaient?»
Dean le regarda, les yeux brillants. Il ne savait pas pourquoi, mais le récit de Castiel l'avait touché. Il se reconnaissait la-dedans. C'était vrai. Il ne croyait pas au Père Noël. Et s'ils n'étaient pas des chasseurs, jamais il n'aurait cru à toutes ses histoires inventées et déjantées. Car c'était grotesque de croire en ses choses, pas vrai? Ce n'était pas... rationnel.
Il soupira. Mon dieu qu'il avait mal à la tête.
- «Bon d'accord. Je veux bien essayer d'y croire. Après tout tu as sans doute raison. Si des créatures vraiment chelous existe, pourquoi pas lui?»
- «Dean... Merci. Merci de me faire confiance.» lui dit Cas en se jetant dans ses bras.
Perte de conscience de la part du cerveau de Dean Winchester. Deux plaques rouges s'affichèrent sur ses joues, son cors se raidit et ses bras ballant tremblaient, sans qu'il ne sache quoi faire avec. Puis il réussit, avec beaucoup de difficulté, à rendre son étreinte à son ami. Ils restèrent quelque temps serrés l'un contre l'autre, puis se reculèrent. Castiel sourit une dernière fois à Dean et se tourna vers Sam, qui lui avait un sourire en coin en regardant son frère.
- «Sam, tu veux bien m'aider pour ma lettre?»
- «Bien sûr Cas.»
- «Merci!»
Castiel lui fit un grand sourire. Sam allait l'aider.
- «Attend, je vais ouvrir une page pour que tu puisse écrire.»
Castiel le regarda s'activer sur son ordinateur, ne comprenant pas vraiment se qu'il faisait. L'ordinateur était une machine vraiment complexe.
- «Voilà Cas, tu peux écrire.»
- «Merci Sam... Euh... Comment on fait?»
- «Tu as juste à taper sur les touches. Chaque touche représente une lettre. Tu tapes les touches une par une pour former un mot et la grande barre ,là, c'est la touche espace. C'est pour ne pas coller tous les mots entre eux. Tu as compris.»
- «Hmm... Je pense oui.»
- «Si tu veux je pourrais venir voire ton travail à la fin, pour le corriger. Enfin si tu le souhaite.»
- «Je veux bien. Merci de ton aide Sam.»
- «Y'a pas de quoi Cas.»
Pendant que Castiel se tournait vers la machine de l'enfer, Sam alla voire Dean qui était toujours à la même place. Il n'avait même pas bougé. Est-ce qu'il respirait au moins? Il s'avança et fit claquer ses doigts devant ses yeux.
- «Allô. Ici la Terre qui appelle la Lune, vous me recevez?»
- «Hein? Quoi? Sam?»
- «Oui c'est moi Sam. C'est bien de connaître mon nom depuis le temps qu'on se côtoies.»
- «Ha, ha, ha. Très drôle.»
- «T'as vu ça? Je suis hilarant même.»
- «Si tu le dit. Bon, qu'est-ce que tu voulais.»
- «Déjà, te faire revenir parmi nous. Et puis savoir ce que tu avais ramené comme courses.»
- «Ouais, les courses... Elles sont dans la cuisine...»
- «La cuisine? Ok.»
- «...»
- «Dean.»
- «... Hm...»
- «Dean...»
- «... Hmm...»
- «Dean je sais que Castiel est mignon, mais arrête de le regarder comme une fille qui vient regarde son premier amoureux.» lui murmura-t-il à l'oreille. Ce qui eu pour effet de réveiller Dean et de le sortir de sa transe.
- «Hein? Quoi? Mais qu'est-ce que tu m'chante? Je le regardais pas! Et je ne suis pas une fille!»
- «Oui oui si tu le dit.» dit Sam en se dirigeant vers la cuisine, Dean sur les talons.
Il vit les sacs de courses toujours posés, et commença à les déballer pour ranger les produits. Dean l'aida à ranger, pendant au moins une minute. Puis il repartit dans ses pensées, le regard brillant et un sourire vraiment niais sur les lèvres.
- «Pitié enlève moi se sourire niais de ton visage. Tu fais flipper comme ça.»
- «La ferme Sam.»
Alors, déjà que ses insultes ne lui faisait aucun effet, mais ce n'est pas avec ce ton... doux, et mielleux de sentiments dégoulinants, qu'il allait avoir peur.
- «Wouah. Tu était presque convainquant.»
- «Rah, commence pas tu veux?»
- «Ah revoilà mon frangin adoré. La collégienne est partit.»
- «Qui tu traites de collégienne?»
- «Toi.»
- «Je ne suis pas une fille! Et encore moins une collégienne!»
- «Hm Hm.»
Puis Sam joint ses deux mains, la bouche en cœur et parla d'une voix aiguë.
- «Oh Castiel, mon amouuurrr! Que tu es beau dans ce mÂgnifique trench-coat. Mais j'aimerais bien te voir sans. Tu peux l'enlever? Je peux t'aider si tu veux?»
- «Oh mon dieu, ça y'est, tu te drogues.» dit Dean, les yeux exorbités.
- «Oh non pas besoin. J'ai juste besoin de regarder ma frangine pour assister à une comédie à l'eau de rose.»
- «Je vais te...»
- «Oui oui je sais, tu veux me tuer. Tu le feras si tu veux mais plus tard. Sérieusement Dean quand est-ce que tu va t'en rendre compte?»
- «De quoi?»
- «Que tu es complètement dingue de Cas.»
Il y eut un silence assez pesant. Dean le regardait, yeux exorbités et bouche fermé. Comme tout à l'heure il ne bougeait pas. Ne respirait pas non plus. Merde, il avait cassé son frère.
- «Hé ho Dean? Dean? T'es toujours vivant?»
- «Q-... Tu... P-...»
- «C'est déjà un bon début mais avec une suite se serait mieux.»
- «Que... Qu'est-ce qui te fait croire, que je suis... comme ça?»
Le regard lourd de sens que lui jeta Sam lui fournit une réponse.
- «J'ai pas eu à chercher très loin. Suffit de te regarder quand t'es en compagnie de Cas.»
- «Hm... Ouais.»
- «Dean, tu n'a pas l'air étonné de c'que j'te dit.»
- «Pourquoi je serais étonné?»
- «Parce qu'on parle de tes sentiments là, et dès qu'on ose aborder se sujet tu te referme comme une huître. En fait là je m'attend encore à ce que tu me crie dessus pour avoir parler de ça.»
- «...»
Dean ne dit rien. Il alla s'asseoir sur une chaise et se prit la tête entre les mains.
- «Je ne suis pas étonné par ce que tu dit. Je le savais déjà que j'avais ses... sentiments.»
Alors ça, Sam ne s'y attendait pas. Que Dean approuve ses dires, c'était un jour à marquer d'une pierre blanche.
- «Oh je vois. Je croyais que tu ne t'en était pas rendu compte.»
- «Ben si. J'ai pas vraiment eu le choix non plus.»
- «Comment ça?»
- «Au départ j'ai remarqué que je le regardais souvent. Mais c'était normal tu vois. Il venait de devenir humain il fallait qu'on l'aide pour tout un tas de chose. Alors je le surveillait de loin, pour être sûr qu'il ne lui arrive rien.»
- «Mais?»
Dean soupira.
- «Mais j'ai remarqué au bout d'un temps, que je le regardait un peu trop souvent. Une fois je me suis surpris à... à avoir un sourire vraiment niais en le regardant. Juste parce qu'il s'extasiait sur une boite à musique. Je me suis remis les idées en place, je faisait attention à ce que je faisais... Puis il a eut les rêves.»
- «Les rêves? Si c'est ceux à quoi je pense ne me dit rien s'il te plaît.»
- «Non ce ne sont pas ces rêves là... Du moins pas au début.»
- «Au début?»
- «Oui. Avant ils étaient normaux... et chastes. Je me voyais, lui prendre la main, ou le tenir dans mes bras, c'est tout. Puis sont apparut les baisers. Oh début ils étaient chastes, eux aussi. Ils étaient doux. Puis plus le temps passe et plus c'est fort. Intense. Et après...»
- «Stop!» le coupa Sam. «Je ne veux pas savoir ce que vous faites dans tes rêves.» Dean rit.
- «Non, tu ne veux pas.»
Ils rirent encore un peu, puis se calmèrent.
- «Donc tu es au courant. Je suis content, je pensais que tu ne l'avais pas remarqué.»
- «Si je l'ai remarqué. Mais je ne l'ai pas vraiment accepté.»
- «Ah voilà, je me disais aussi que c'était trop facile.»
- «Comment ça?»
- «Laisse moi deviner. Tu ne l'acceptes pas car c'est un homme et que tu n'es pas gay. C'est ça?»
- «C'est ça. Et aussi que... je ne sais pas quoi faire en fait. Je ne sais pas comment réagir face à ça. »
- «Oui je comprend. Après tout, tu n'as jamais été amoureux.»
- «... C'est vrai.»
Dean s'affala sur la table.
- «J'ai besoins d'une bière. »
Il se dirigea vers le frigo et prit une bouteille. Il la décapsula et en but u'e longue gorgée. Que ça faisait du bien.
- «Dis toi que, même si tu aimes un homme, je ne te jugerais pas. Je me fiche de qui tu aimes, du moment que tu es heureux ça me convient.»
- «Merci Sammy.» sourit Dean. Il savait que son frère ne le jugerait pas, mais il avait quand même eu un doute. Un petit, mais un doute quand même.
- «Que compte tu faire alors?»
- «Comment ça ? »
- «Quand compte tu te déclarer ? Car il faudra bien que Cas soit au courant. Il est un l'acteur principal de la situation.»
- «Hmm je ne sais pas trop...»
- «Si tu ne sais pas, demande au Père Noël. Peut être que lui pourra t'aider.»
- «Tu le vois vraiment écrire une lettre au Père Noël ? » demanda t-il avec un petit rire.
Pour toute réponse, Sam lui fit un grand sourire. Au même moment, Castiel arriva.
- «Alors Cas, tu as fini ta lettre?»
- «Oui. Il ne le reste plus qu'à l'envoyer.» sourit il doucement.
- «D'accord. Tu veux que je la regarde pour corriger si jamais il y a des erreurs?»
- «C'est gentil mais je ne préfère pas. J'ai écrit des choses... enfin je veux dire, c'est pas méchant hein mais...» déclara t-il, gêné.
- «Ne t'en fais pas Cas. Je comprend.» sourit Sam.
Castiel sourit.
- «Je vais vous laisser. J'aimerais aller prendre une douche.»
- «D'accord.»
Castiel partit vers la salle de bain. Sam le regarda partir, puis se leva et se tourna vers Dean.
- «Bon. Moi je vais à la bibliothèque. Profite du fait que je sois pas là et que Cas soit occupé poir écrire ta lettre.»
Dean soupira.
- «D'accord. Je vais essayé. »
- «C'est bien. Je suis fière de toi frangine.»
- «Dégage Sammy. » ria t-il.
Sam s'en alla. Dean resta quelques instant à la même place, le regard dans le vague, puis alla jusqu'à l'ordinateur. Il le fixa un instant, comme si c'était un ennemi horriblement chiant, puis se décida à écrire.
Si jamais quelqu'un le voyait faire ça, il serait humilié pour le reste de sa vie.
A suivre...
