Note de l'auteur : Je m'excuse d'ores et déjà quant à la conversation entre Booth et Brennan qui suivra. Je n'ai aucun grief contre les policiers.
Sinon les prochaines mises à jours risquent de prendre un peu plus de temps, je reprends le boulot demain. Bonne lecture à vous.
Chapitre 3 : Début de piste ?
Le lendemain matin, institut Jeffersonien.
-Whooo… Qu'est ce qu'il t'est arrivée ma chérie ? Demanda Angéla en arrivant.
Il est vrai que, d'une part son coquard état difficilement dissimulable, et quant à sa main droite…
-Rien de grave. Booth et moi avons juste été pris pour cibles par des tueurs. Répondit-il sobrement.
-Rien de grave ! Tu as un visage à faire peur, ta main est sans doute cassée…
-Elle l'est, l'interrompit Temperance.
Angéla soupira longuement.
-Et tu appelles ça rien de grave.
-Tu l'as déjà dit Ange.
-Oh chérie !
Angéla la serra dans ses bras, Brennan tua un gémissement de douleur et lui rendit la pareille.
'Inutile de lui parler du coup de poignard elle m'en ferai tout un drame.'
-Si tu as besoin de quelque chose n'hésite pas à me le demander.
-Oui Ange, je le ferai.
Brennan regarda son amie sortir de son bureau et posa sa main gauche sur son épaule douloureuse.
En sortant, Angéla croisa Booth. Il avait la figure pâle tout autant fatiguée que celle de Temperance, l'œil au beurre noir en moins.
-Longue nuit ? Questionna-t-elle.
-Oui… Où est Bones ? Répondit-il. Il n'avait pas trop envie d'en parler.
-Dans son bureau, rétorqua Angéla
C'est là qu'elle remarqua le geste de son amie. Elle ne lui avait pas tout dit…
-Une nouvelle affaire ? demanda-t-elle ensuite avec curiosité et cachant difficilement son inquiétude.
-Pas vraiment… Plutôt une autre pas encore totalement terminée.
-Ok.
Booth la salua et entra dans le bureau.
-Bonjour Bones.
-Bonjour Booth.
-Comment allez-vous ?
-Fatiguée, et vous ?
-Fatigué… Et votre épaule ?
-Douloureuse… Je crois qu'il va m'être difficile de la cacher à Angéla.
La mémoire de Booth remonta quelques heures plus tôt. Si elle ne l'avait pas fait tomber, certes assez brusquement pour l'étourdir, il aurait pris le poignard de plein fouet et sans doute qu'il…
-Je le crois aussi. Sourit-il
-Qu'est ce qui vous amène si tôt ? Nous avons un nouveau cas ?
-Pas vraiment… Juste quelques renseignements sur un de nos agresseurs.
-Lequel ?
-Celui sur lequel vous vous êtes cassée la main.
-Je vous écoute. Déclara-t-elle sur la défensive
-C'est un professionnel.
-Je ne comprends pas… En quoi est-ce un professionnel ?
-C'est un tueur professionnel. Un tueur à gages si vous préférez.
-Parce que tuer est un métier ? Demanda-t-elle incrédule.
Elle leva les sourcils, intriguée.
-Des gens payent pour que d'autres, comme lui, éliminent des personnes qu'ils estiment gênantes, dangereuses, pour leur sécurité, leur confort personnel.
La tension commençait à monter, sans s'en rendre compte il avait haussé la voix.
-En quoi suis-je dangereuse ? Vous je veux bien… Vous êtes policier ! Répliqua-t-elle sèchement en criant presque. Elle n'aimait guère le ton qu'il employait.
-Je suis un agent spécial du bureau fédéral d'investigation, pas un 'policier'. Et vous, vous avez le chic pour vous retrouver mêler à de sombres histoires. Vous agissez trop impulsivement.
Sa voix était cassante.
-Parce que recevoir un coup de poignard pour vous sauver la vie c'est trop impulsif ? Vous croyez que vous défouler sur moi arrangera les choses. Lança Brennan hors d'elle.
Brennan n'écoutait alors que sa colère, elle avait crié sans s'en rendre compte. Elle voulut poser ses mains sur les hanches, mais ne posa que la gauche. La droite resta le long de son corps.
-Excusez-moi de vous interrompre les… tourtereaux… mais tout le labo vous entend.
-Angéla ! Dirent-ils à l'unisson avec confusion.
Le rouge de colère vira au rouge d'embarras.
-Bye-bye, s'éclipsa-t-elle pour éviter leurs foudres.
Elle en avait assez entendu de toute façon. Elle espéra une chose, que son intrusion les calme un peu.
Un silence gênant régna dans le bureau du Docteur Temperance Brennan. Elle se laissa tomber dans son fauteuil tandis qu'il se rapprocha d'elle.
-Bones, voudriez-vous m'écouter ? Demanda-t-il calmement.
-Je vous écoute Booth, mais ne me criez pas dessus comme ça. Une main immobilisée ne m'empêchera pas de vous botter le derrière, ironisa-t-elle.
-J'attends de voir ça, répliqua-t-il à la fois moqueur et sérieux.
Ce qui eut pour effet de la faire sourire.
-Cet homme s'appelle Alvarez. Jusqu'à la déculottée que vous lui avez mise hier il…
-La déculottée ?
-Oui. Mettre une déculottée à une personne c'est le battre.
-Oh ! Ok.
-Donc jusqu'à la 'déculottée' que vous lui avez mise hier, il n'avait jamais raté sa cible. Il est l'auteur de plusieurs meurtres.
-Comment la sait-on ? Questionna-t-elle intriguée.
-Jusqu'à présent de simples indices avaient permis de remonter jusqu'à lui mais sans pouvoir l'inculper. Le fait d'avoir récupérer son arme a sonné son heure. Vous avez été chanceuse sur ce coup là.
-C'est plutôt vous Booth.
-Temp… Bones, je vous dois la vie et ça je ne l'oublierai pas. Lui dit-il en posant ses mains sur ses épaules.
Elle grimaça et étouffa un gémissement.
-Seel… Booth doucement, le réprimanda-t-elle alors qu'il ôta sa main de son épaule blessée.
-Temperance… Murmura-t-il
-Tant que celui qui a engagé Alvarez n'est pas encore connu, j'aimerai que vous restiez vigilante. Sa voix cachait mal son sentiment de culpabilité.
- Alvarez en avait après vous, pas moi.
-Je pense que le deuxième homme travaille pour la même personne.
-Qu'est-ce qui vous fait dire ça
-Une intuition !
-Une intuition ? Répéta-t-elle avec étonnement.
-Oui. Et que vous le croyez ou non, mon intuition ne m'a jamais trompé. Je dois y aller. Appeler moi avant de quitter l'institut.
-Je sais me défendre Booth.
-Bones s'il vous plaît, faites ce que je vous demande.
-Bien. Soupira-t-elle longuement.
………..
A l'autre bout de la ville.
-Bien monsieur.
-Qu'en est-il de mon frère et de ma belle-sœur ? Demanda un homme, une cicatrice au visage.
-… Ils vont bien monsieur. Votre belle-sœur semble prendre la nouvelle avec une certaine assurance.
-Et mon frère ?
-Votre belle sœur l'a aidé à surmonter cette terrible tragédie, avoua l'autre personne un bandage au bras gauche.
…………
En prison
-Je vois. Gageons que le temps ne joue pas en leur défaveur.
L'homme à la cicatrice n'était pas sans ignorer que ses conversations téléphoniques étaient surveillées. Il devait jouer un jeu serré surtout à proximité des gardiens.
-Mon temps est fini l'ami, je dois y aller. Rajouta-t-il tandis que le gardien lui faisait signe.
'Ainsi ils ont échoué… Effectivement.' Songea-t-il en apercevant un autre prisonnier passer devant lui. Il avait un œil au beurre noir et une main bandée. Ils échangèrent un regard qui fit frissonner le nouveau venu.
'L'agent Booth et cette 'Bones' semblent être coriace. Plus que prévu, puisque Alvarez et Jack ont échoué, je crois que je vais devoir me débrouiller seul. Bien entendu après m'être débarrassé de mon autre problème… Une chose une autre, n'allons pas trop vite en besogne.' Pensa-t-il en se laissant guider jusqu'à sa cellule.
Il eut l'heureuse surprise d'y trouver une vieille connaissance et cacha un rictus de plaisir. L'homme qui faisait face blêmit en apercevant son collègue de chambrée. Il ne voulait pas rester avec lui, surtout après l'échec cuisant qui l'avait conduit ici. Le gardien ne prêta pas attention à ses supplications et les laissa en 'tête à tête'.
L'homme à la cicatrice regarda son collègue machiavéliquement.
