Disclaimer : Rien ne m'appartient à par l'idée et les événements de cette histoire !
Note de l'auteur : Oui, bonsoir ! J'espère que vous allez bien ! Bon, le second chapitre du jour est ici ! Je vous laisse le lire sans plus tarder ! On se retrouve en bas !
Prévention : Je tiens encore une fois à vous prévenir qu'il y a des psychologies très controversées dans cette histoire ! Âme sensible s'abstenir svp !
"Dans ce monde, l'on n'a que la terreur pour se défendre contre l'angoisse." - Louis Scutenaire
Chapitre 4 :
Je referme la porte de ma maison en la claquant, souriant alors qu'un bruit de vaisselle fracassé par terre retentit dans la cuisine. D'un pas lent, mais soutenu, faisant grincer les planches de bois du plancher comme le ferait un tueur en série, je ne perds pas mon sourire pendant mon ascension. Une joie immense prend mon cœur quand je vois la terreur dans les yeux de mes parents. Ils baissent le regard alors que je me dirige vers le bar, m'y asseyant sans quitter mes géniteurs des yeux. Ils n'osent plus bouger sous ma présence malsaine, mais cela m'est bien égal. J'ai promis de me venger de ses trois années enfermées.
- Vous ne me demandez pas comment s'est passé ma journée ? Leur demandai-je avec un sourire carnassier, ma voix lugubre les faisant sursauter.
- Co… Comment s'est passer ta… Ta journée ? Répète ma mère en bégayant, tremblant comme une feuille.
- Je préfère ça, rigolais-je avec toute la satisfaction sadique dont je peux faire preuve. Je me suis bien amusée. J'ai pété le poignet d'un garçon qui voulait faire sa loi avec moi. Vous auriez dû entendre ses os craqués, c'était mélodieux comme son.
Leur réaction me procura un spectacle jouissif. Les yeux de ma mère s'écarquillèrent sous cette nouvelle tandis que le regard de mon géniteur était voilé de gris, provoquant mon rire cynique.
- Vous ne me demandez pas ce qu'il s'est passé ensuite ? Rigolais-je d'une voix de plus en plus perturbée et cruelle.
- Que… que s'est-il passé ensuite ? Répète, cette fois-ci, mon père en plongeant son regard dans le mien, la voix bien plus maîtrisée que celle de ma mère.
- J'ai déglingué son tibia. D'un coup de pied derrière le genou. Alors qu'il était dos à moi. J'aurais pu le laisser tranquille avec son poignet cassé, mais vous me connaissez, j'aime faire souffrir les gens qui le méritent. Ses hurlements étaient admirables et tellement savoureux. Comme un bon vin.
Sans pression et sans aucune forme de culpabilité, je viens de décrire mes actes à mes parents. Ils ne réagissent même plus, les pauvres. J'en profite pour me lever, me dirigeant vers ma mère. Ce simple geste du quotidien la fait sursauter et au dernier moment, profitant de la terreur que je lui inspire, j'ouvre le frigo afin de prendre une bouteille de jus de fruit, un sourire cruel et satisfait sur le coin des lèvres. Quand je me retourne, mon regard se fait plus sombre en voyant un couteau entre les mains de mon père. Un ange passe entre nous pendant plusieurs minutes et un rire guttural, dément, sort du tréfonds de mes entrailles.
- Tu as vraiment l'intention de planter ta fille ? C'est hilarant, vraiment ! M'exclamais-je en rejetant ma tête en arrière. Comment compte, tu expliquer ce geste à la police, dis-moi ? Conclus-je d'une voix menaçante en calmant mon hilarité.
Sans qu'il ne saisisse ce que je fais, son couteau se retrouve sous sa gorge. Je sens celle-ci se serrer tandis qu'un fin filé de sang coule d'une petite blessure infligée par la lame.
- Après m'avoir envoyé dans un asile, tu veux me tuer ? Quel père modèle, tu fais.
- Tu es malade, Clarke, nous voulions te soigner, rien de plus, dit-il difficilement en plongeant son regard dans celui de ma mère.
- J'avais peur du noir, peur des monstres et des démons comme une jeune fille normale. Ce que je suis à présent, c'est votre œuvre et celle de ce fou furieux qui me servait de médecin. Vous faites des parents formidables, vraiment.
Je relâche légèrement le couteau, permettant à mon père de se libérer. Je recule de quelques pas avant d'en lécher la lame du couteau, mon regard perçant posé sur mon père dont les yeux s'agrandirent de dégoût et de surprise. Satisfaite de mon petit effet, je mets le petit ustensile dans ma botte, avec mon éternel sourire perturbé avant de monter dans ma chambre pour m'y enfermer jusqu'au dîner.
Un électrochoc. Puis un second. Un troisième. Un dixième. Un vingtième. Puis plus rien. Mon corps ne réagit plus. Je ne ressens plus rien. Aucune douleur. Aucune peine. Aucun chagrin. Rien. Le néant. J'entends des éclats de voix autour de moi, je sens comme deux blocs de métal qu'on pose sur ma poitrine, un choc électrique violent et une brûlure au niveau du cœur.
- On est en train de la perdre ! Hurle une voix familière avec beaucoup d'inquiétude.
- Ne sois pas si macabre, Hélène. Elle va bien, crache un homme avec beaucoup de dédain, sa voix faisant hérissée mes poils.
La voix de la femme ne dit plus rien. Non. Elle abdique aux paroles du médecin et souffle soulagée quand je reviens à moi, expirant toute l'air que j'avais dans les poumons dans un râle et une toux grasse. J'ai failli mourir ce jour-là, je m'en souviens à présent. Ce jour-là et bon nombre d'autres jours en trois ans d'emprisonnement.
- Clarke, je suis tellement désolée, murmure la voix d'Hélène à mon oreille, caressant mon front avec une tendresse infinie.
Je me réveille en sursaut, hurlant le prénom de cette femme. Je passe une main sur mon front et je constate que je transpire. Énormément. Je grogne de frustration avant de me lever de mon lit. Je passe devant mon bureau et vois qu'il est vingt et une heure passée. Je hausse les épaules d'indifférence avant de m'enfermer dans ma salle de bain. J'enlève mes habits et m'observe dans le miroir en face de moi. Je vois les nombreuses cicatrices sur mes bras et deux carrés de peaux brûlés prenant place sur ma poitrine. Je me tourne, lie mes longs cheveux blonds sur le côté pour laisser apparaître une suite de trois énormes cicatrices sur mon dos, parsemé d'un millier d'autres plus petites.
Je soupire avant de me rendre enfin sous la douche, faisant couler l'eau tiède, bien plus perturbée par mon rêve que je ne le souhaite. Hélène. Pourquoi est-ce que je n'ai plus aucun souvenir de cette femme ? Même pendant mon rêve, je n'ai pu entendre que sa voix, mais le plus important : pourquoi est-ce qu'elle a laissé ce médecin fou me faire tant d'horrible chose ? Pourquoi est-ce qu'elle ne l'a pas empêché de me détruire psychologiquement et physiquement ?
Tandis que plusieurs questions se bousculent dans ma tête, mes mains passent sur mon corps, heurtant toutes mes cicatrices, ne trouvant que trop peu de peau immaculée. Chaque cicatrice a une histoire, allant de la simple blessure après une chute à un traitement bien moins orthodoxe pratiqué dans cet asile. Plus mes mains passent sur mon corps et plus je sens mon esprit vagabonder dans mes souvenirs, rejoignant ainsi les méandres de ma psychose.
Quelques minutes plus tard, je décide de descendre dans la cuisine afin de manger quelque chose, mais des éclats de voix dans le salon adjacent à la pièce me proviennent. Je fronce des sourcils et me cache dans l'obscurité derrière la porte pour écouter ce que mes parents se disent.
- Jake, on ne peut pas la laisser comme ça ! C'est Clarke ! Notre princesse ! Crie ma mère avec détermination.
- Elle n'est plus Clarke ! Notre princesse est morte ! Tu as bien vu ce monstre à l'œuvre ! Hurle mon père en s'approchant au plus près de ma mère.
- Je ne te permets pas d'appeler ma fille comme ça. Étais-tu au courant de ce qu'ils lui ont fait dans cet établissement ? Étais-tu au courant avant de tomber sur son dossier médical ? Réplique ma génitrice avec un timbre de voix que je ne lui connaissais pas. Elle est en colère.
Le silence de mon père révèle sa culpabilité. Il savait tout avant que je ne revienne à la maison. Quelque chose semble se briser une nouvelle fois en moi. Il savait, mais il n'a rien fait. Comment peut-il encore dire que je suis sa fille ?
- C'est toi le monstre, Jake. Ce médecin a pris l'innocence de notre fille ! Plusieurs fois ! Elle a failli mourir des mauvais traitements qu'il lui infligeait et tu le savais ! Tu n'as rien fait ! Clarke a raison, tu n'es pas digne d'être son père. C'est toi qui as forgé ce monstre. C'est toi le seul responsable.
Entendre ma mère prendre ma défense fait craquer ma haine à son égard, la transformant en reconnaissance. Un bruit sourd résonne à travers l'entièreté de la salle, me faisant relever la tête. Quand j'aperçois ma mère à terre, le regard tourné vers mon père, la main sur sa joue, mon regard s'écarquille, devenant fou. Il vient de lui donner une baffe et les bruits résonnent encore et encore pendant bien dix minutes. Je serre les dents, me faisant saigner les lèvres et cherche à intervenir, mais les coups cessent sur les sanglots contenus de ma mère. Je comprends que j'ai mis beaucoup trop de temps à réagir, sous le choc de ses gestes, ressentant petit à petit une haine immense revenir au galop.
- La prochaine fois, tu chercheras à deux fois avant de me traiter de monstre, crache-t-il avec dédain et haine avant de s'avancer lentement vers la sortie du salon, laissant ma mère allongée au sol, le corps couvert de bleus.
Je me précipite dans les escaliers, montant dans ma chambre pour m'y enfermer. Je m'écroule contre la porte de celle-ci, assise à même le sol et c'est quand je porte une main sur mon visage, essayant de contrôler mes pulsions psychopathes, que je constate que je pleure. Le plus troublant dans ce fait, c'est que je ne pleure que d'un œil, comme si mon âme était déchirée en deux et que la bonne partie pleurait des sons qu'elle venait d'entendre.
Voilà voilà ! J'espère que vous avez apprécier ses deux chapitres du jour ! J'attends vos reviews avec impatience ! A Jeudi pour la suite !
Publications : Lundi et Jeudi ( Deux chapitres )
Bisous à vous tous !
