Salut, je suis de retour (musique de dark vador)...Merci pour vos reviews. Je vous livre ce chapitre tout chaud puisque je viens de le finir. Pardonnez-moi s'il y a quelque chose qui cloche au niveau de la chronologie, mais je n'arrivais plus à me souvenir de certains détails et j'ai la flemme de chercher dans les bouquins.
Pour répondre à une question que la plupart d'entre vous doivent se poser, oui Ayana Nozuka est au courant pour les loups. Elle est même au courant que Jared s'est imprégné de Kim.
Voilà, dîtes-moi tout...
Chapitre 4 :
Le jour où…je me suis demandé ce qui clochait chez Jared Nozuka…
Dès le lendemain, mon père nous convainquit, je ne sais pas trop comment de venir au restaurant. En effet, Flavie, la femme qui avait eu un accident de voiture avec lui nous avait invités au restaurant pour se faire pardonner. Mamie-Nee se méfiait, persuadée que mon père allait, je cite « encore se faire avoir ». Mais même pendant le dîner, je n'écoutais pas vraiment la conversation.
J'étais encore toute retournée par les derniers évènements. Qu'est-ce-que Jared me voulait ? Je ne parvenais pas à comprendre. J'avais beau chercher, et mis à part le pari, je ne voyais pas ce qui pouvait faire qu'une personne remarque soudainement quelqu'un qu'elle avait ignoré jusque là, alors que ce quelqu'un est assis à côté de vous en histoire depuis trois longues années !
Non, définitivement, ça ne pouvait être qu'un pari. A force de cogiter, je n'avais même pas fait attention au fait que nous étions de retour à la maison. Mon père semblait différent, il devait être encore sous le charme de sa nouvelle amie. Mon père est un incorrigible romantique. Il a toujours cherché à fonder un foyer, mais, bon, avec ma mère…En fait, le comportement de ma mère aurait du être prévisible. Elle est née quand ma grand-mère avait dix-sept ans…Je dis ma grand-mère, parce que mon grand-mère, je n'ai aucune idée de son nom, ni même de l'âge qu'il avait : ma grand-mère était soule quand elle a conçu ma mère et disons, qu'elle ne se souvenait de rien. Ca avait toujours choqué Mamie-Nee, d'ailleurs. Mon autre grand-mère, s'appelle Viola – c'est d'ailleurs d'elle que j'ai hérité mon second prénom – et je ne l'ai vue en tout et pour tout qu'une dizaine de fois. Mamie-Nee est certaine qu'elle se drogue et n'a jamais trop voulu que je reste seule avec elle. J'avais oublié de vous dire que j'avais une famille zarbe ? Ah, autant pour moi.
Je m'allongeais sur mon lit et m'endormit presque aussitôt. Le lendemain, lorsque je me réveillais, je crus halluciner devant le tas de neige qui s'élevait dehors. Bon sang, mais on est fin OCTOBRE ! Y a pas de neige en Octobre ! On a beau être au fin fond du plus paumé des bled de la plus paumée des provinces du plus paumé coin des Etats-Unis, il ne doit PAS neiger en Octobre ! Je grommelais ainsi toute la matinée. S'il y a bien un truc que je détestais, c'était la neige ! Je déteste le froid ! Je vais finir par émigrer au Sahara si ça continue ! J'enfilais un gros manteau, de grosses bottes et enroulais une écharpe autour de mon cou et ouvrais la porte. Jetant un regard méfiant au sol, je grimaçais encore plus quand j'entendis la neige crisser sous mes pas. Je mis cinq minutes à franchir les cent mètres qui me séparaient de la clôture.
- Hey ! Kim ! appela-t-on.
- Eh merde ! grinçais-je en me rattrapant de justesse à la barrière. Je levais les yeux pour voir Jared…ni plus ni moins en sweat – avec un blouson de cuir, mais il n'était pas attaché, alors ça compte pas -, avec juste un jean, une écharpe autour du cou (sûrement pour faire style, y en a pas mal qui traîne comme ça à La Push) et, devinez quoi ? Il était sur sa moto ! Alors qu'il neige comme si c'était le déluge !
- Jared ? repris-je. Tu es fou, tu vas te tuer ! Tu n'as pas vu comme ça glisse ?
- T'inquiètes, je gère ! fit-il en souriant comme un fou. Il me tendit un casque de moto. Je le regardais stupidement.
- Tu veux que je t'emmène ? Traduisit-il.
- Non, merci, ne m'en veux pas, mais je vais prendre le bus !
- Le bus ? Tu n'as pas reçu de coup de file de Billy Black ? Il ne passera pas !
- Et merde ! réitérais-je. Le temps que j'arrive au lycée avec ce temps, ce sera déjà l'heure de la fin des cours.
- Allez, viens, je te promets que j'irais doucement !
- Tu n'as pas de casque ! rétorquais-je en me demandant si mon voisin accepterait de m'emmener en voiture.
- Et ca ?
- Et toi, tu n'en as pas ?
- J'ai la tête dure ! Allez, viens, je suis sûre que tu ne veux pas être en retard !
- Mais…
- En plus, on a interro d'histoire, et tu sais que le prof ne va pas décaler son devoir, juste à cause de la neige…
Zut, je l'avais oublié, celui-là. Je soupirais et acquiesçais. Ca parut le réjouir plus que de raison. Il faut vraiment que je me méfie. Il descendit de sa moto, mon père étant un admirateur, je savais qu'il s'agissait d'une Yamaha…Si je vous dis que je sais de quel modèle il s'agit, vous me prenez pour une folle ? Bon, il s'agit d'une Yamaha GSX-R1000, blanche et noir. Une superbe moto.
- Tu t'y connais en moto ? demanda-t-il, ayant surpris mon regard. Il s'approcha doucement de moi et m'enveloppa d'une chaleur plus qu'agréable. Il me jeta un coup d'œil pour voir si je l'autorisais à le laisser me mettre le casque.
- Un peu avouais-je en rougissant. J'enfilais le casque et il vérifia les attaches. Mes joues devaient être cramoisies.
Il grimpa sur son bolide et je l'imitais. Je n'étais pas très à l'aise sur ces machins là.
- Tu peux t'accrocher à ma veste, tu sais…dit-il, comme un peu gêné.
Je m'agrippais à sa veste et il démarra. Ca faisait un bruit d'enfer. J'eus l'impression d'aller à cent à l'heure, autour de moi, tout défilait avec une vitesse dingue. Je sentais son odeur, le vent aidant certainement et j'adorais cette odeur boisée. Ca me faisait penser à l'odeur d'une forêt juste après une averse. En quelques minutes, nous fûmes au lycée. Je descendis aussi vite que possible, ayant déjà remarqué les gens qui nous fixaient. J'ôtais le casque et le lui tendis.
- Merci dis-je précipitamment. Il eut un sourire qui aurait pu faire fondre la neige autour de nous.
- Tu es toute décoiffée…souffla-t-il.
Il se pencha et passa ses doigts dans ma tignasse noire. Je rougissais encore plus. Et je chassais sa main de mes cheveux en secouant mes cheveux.
- Pas grave, de toute façon, avec ce vent, ça n'allait pas louper.
Il sourit, d'un sourire crispé. Il avait du comprendre que je ne préférais pas qu'il touche mes cheveux. Je fis alors demi-tour et m'apprêtais à rentrer dans le bâtiment le plus vite possible, mais j'oubliais mon ennemie de toujours : la neige ! Je me sentis glisser à l'instant même où mes bottes touchèrent un amas de neige particulièrement consistant. J'attendis le choc mais rien ne vint.
- Attention ! fit la voix de Jared dans mon oreille. Je crus que mes tympans allaient exploser.
- Arff…Herm…Merci…Comme tu as pu le voir, la neige et moi, on est pas très copines…marmonnais-je.
Il rit.
- Tu m'attends ? ajouta-t-il, un peu plus sérieux cependant. On a cours ensemble…
- Ah…Bah…Comme tu veux…fis-je, sur le cul. Il me paraissait si naturel. J'avais du mal à continuer à croire qu'il faisait tout ça pour un pari…
Il eut un autre de ses sourires rayonnants et partit garer sa voiture. J'avançais tout doucement pour me retrouver sur le parvis du lycée, là où la neige n'avait pas eu s'introduire. Mais juste devant, je sentis qu'on m'attirait férocement par derrière par la capuche. Je poussais un cri en tombant à terre.
- Oh, pauvre petite Kim, même pas capable de tenir sur ses jambes ! geignit Sandra.
- Mais je…
- Tutu, on ne va pas la laisser là, les filles, pas vrai ! continua-t-elle d'une voix horrible.
Je vis alors avec horreur qu'elles avaient des bouteilles d'eau ouvertes dans les mains et je fermais les yeux, prête à être gelée pour le restant de la journée. J'entendis clairement l'eau se renverser mais je ne sentis rien. Je rouvris les yeux et vis que Jared se tenait devant moi et que c'était lui, qui avait reçu le contenu des bouteilles sur lui.
- Jared…minauda Sandra. On ne t'avait pas vu !
- C'est ça, prends-moi pour un imbécile, tant que tu y es ! gronda-t-il d'une voix froide. Il était en colère. Mon visage étant au niveau de ses poings, je vis clairement qu'il les serrait et les desserrait, comme pour essayer de se calmer.
- Voyons, Jared, je n'oserais jamais…
- Si je vois encore une seule de vous, vous en prendre à Kim, je vous préviens que vous allez en baver !
- Mais, enfin, Jared, je ne te comprends pas ! rétorqua Sandra en élevant, elle aussi la voix. Ce n'est que Connweller, tu sais, la tarée de première de classe, celle dont tout le monde se moque ! Celle à qui on met des chewing-gums dans les cheveux !
Pétasse ! pensais-je.
- Ecoute-moi bien, Maria…
- C'est Sandra ! s'exclama-t-elle scandalisée.
- Peu importe, Sandra, Maria, Bella, tu auras beau t'appeler comme tu voudras, je te jure que si je vois encore un truc comme ça se produire, tu auras à faire à moi !
- Mais !
- C'est elle qui nous a entraînée ! geignit Charlee en s'approchant de lui, toute minaudante. J'ai essayé de l'en dissuader…
- Et tu penses que je vais te croire quand le contenu de ta bouteille a atterrit sur mon sweat ?
- Je…
- Rah, fermez-là, bande de pintades décérébrées !
- Oh ! s'exclamèrent-elles toute, une expressions scandalisée sur le visage.
J'étais toujours assise par terre à regarder ce spectacle avec incrédulité. Alors qu'elles s'en allaient, le menton bien en l'air pour montrer qu'elles étaient indignées, Jared se retourna et s'accroupit à côté de moi.
- Ca va ? s'inquiéta-t-il. Tu ne t'es pas fait mal ? Tu n'as rien de cassé ?
- Euh…non…Je…Juste ma main écorchée…fis-je en lui désignant ma paume droite. Mais ça va…Plus de peur que de mal…
Il s'empara de main et fixa l'éraflure que j'avais, juste en dessous du pouce.
- Jared, je t'assures, j'ai vu pire que ça ! soufflais-je en sentant le rouge affluer à mes joues.
Il amena ma main juste en dessous de ses lèvres et je le regardais, mâchoire pendante, embrasser doucement l'écorchure. Ses lèvres étaient douces et chaudes et il releva la tête, les joues aussi rouges d'embarras que les miennes. Il se redressa et me tendit ses mains pour que je fasse de même. Je me laissais faire, encore toute abasourdie par ce qu'il venait de faire. Nous occultâmes ce qui venait de se passer et il me demanda :
- Ca arrive souvent ces histoires avec ces cruches stupides et ignorantes ?
- Euh…
Je ne savais pas trop quoi répondre.
Il interpréta seul mon silence et gronda.
- Tu ne préfèrerais pas plutôt déjeuner avec moi plutôt qu'avec ces idiotes ?
- Déjeuner avec toi ? répétais-je alors que la chaleur du lycée nous entourait soudainement. Je vis clairement la mâchoire de Charlee tomber. Son casier étant à quelques pas de l'entrée et elle avait vue imprenable sur notre discussion.
- Ouais, je déjeunes habituellement avec Jacob, Paul, Embry et Quil, mais si tu ne te sens pas de déjeuner avec eux, je peux me décommander…
- Euh…je déjeunes seule, généralement, enfin, quand je ne suis pas avec elles, mais comme euh…Je…
- Si tu es inquiète parce qu'il n'y a que des garçons, Leah Clearwater va peut-être se joindre à nous…me sourit-il. Alors ?
Après tout, pourquoi pas ? Je ne risque rien…Si je fais attention…Si je n'espère rien de tout ça…
- Okay…soufflais-je.
- Cool !
- Nozuka ! Connweller ! Dépêchez-vous de rentrer en cours si vous ne voulez pas avoir zéro au contrôle !
Nous nous empressâmes d'obéir et une heure plus tard, j'étais en route pour mon cours d'Anglais. J'étais somme toute, partagée par deux sentiments. D'un côté, je me sentais euphorique, de l'autre, j'avais toujours une part de méfiance envers ses agissements. C'était vraiment trop bizarre.
Et s'il me plantait au déjeuner en se moquant de moi, comme quoi j'avais cru que j'allais déjeuner avec lui… ?
Mais non, je me souvenais de son regard quand il avait vu ma main. Je jetais un coup d'œil à cette dernière. Je n'avais presque rien. C'était juste éraflé. Je passais la matinée à m'angoisser pour ce stupide déjeuner et lorsque vint le moment de rejoindre le self, j'avais le cœur qui battait la chamade. Je me demandais s'il m'attendait, où s'il allait venir me chercher. Où peut-être que j'espérais trop. Peut-être qu'il avait juste oublié. Je me servis une assiette de frites et un steak-haché et deux tranches de pain. Je me retournais pour me retrouver face à Jared. Sous la surprise, je faillis lui jeter mon plateau mais me retint.
- Jared ! m'exclamais-je.
- Tu as l'air surprise ! s'inquiéta-t-il. Tu n'as pas oublié que tu déjeunes avec moi, hein ?
- Oh euh…non, non…Je croyais que…tu m'aurais oubliée…marmonnais-je en baissant la tête, les joues cramoisies.
- T'oublier ? répéta-t-il, songeur. Je ne pense pas que je puisse y arriver…
Mes joues s'enflammèrent encore plus. J'allais bientôt mourir de combustion spontanée.
- Ououh ! Jared ! appela Embry Call, meilleur ami de Jared.
- On arrive ! rétorqua Jared. Tu veux que je porte ton plateau ?
- Non, ça va…répliquais-je.
Je le suivis jusqu'à la table des colosses. Ils étaient tous aussi grands que Jared, même Leah avait pris dix centimètres. Cette fille m'avait toujours angoissée. Elle avait un air si stricte et sévère sur le visage. A en intimider le premier Caïd venu.
- Bonjour, Kim ! me salua joyeusement Embry.
- Bonjour ! repris-je la voix aussi basse que lui l'avait crié.
- Salut ! reprirent Paul et Quil dans un sourire. Enfin, Qui souriait, mais Paul, je n'appellerais pas ça un sourire. Quant à Leah, elle fit un signe de tête.
- Salut tout le monde…repris-je en m'asseyant. Je ne me sentais vraiment pas à ma place. Je devais avoir l'air d'une idiote… Jared s'assit en face de moi, à la gauche de Leah, à la droite d'Embry, tandis que j'étais à la droite de Quil. Paul, lui, était assis à côté de Quil.
- Génial ! Encore des frites dégueu ! se plaignit bruyamment Embry. Et pourtant, il avala son plat en trois bouchées. Je le regardais, bouchée-bée. Il dut sentir mon regard car il releva vivement la tête.
- FQuoi ? s'inquiéta-t-il.
- Je crois qu'elle doit se dire que tu as l'air d'un porc, Embry ! répondit Leah à ma place.
Jared et Quil ricanèrent.
- Embry a une façon très particulière de manger ! reprit Jared en ingurgitant à son tour quelques frites. J'eus la très nette impression qu'il aurait fait comme son meilleur ami si je n'avais pas eu cette tête.
- Rooh, c'est pas ma faute, J'ai FAIM ! s'exclama Embry. Et tu t'es vu, toi ? Tu manges avec une fourchette ! Espèce de chochotte ! se moqua-t-il en imitant une théière, vous savez, ce geste que tout le monde fait pour se moquer des mecs efféminés.
- Répète un peu ça ! vociféra Jared avec un grand sourire sur les lèvres.
- Chochotte ! Chochotte !
Jared eut un grand sourire sadique et appuya férocement sur l'arrière de la tête d'Embry pour lui faire rejoindre le contenu de son assiette. J'eus du mal à me retenir de rire en voyant le visage d'Embry recouvert de moutarde et de sauce barbecue. Quil et Jared, eux, ne se retinrent pas le moins du monde.
- Traître ! s'exclama Embry en se levant pour tenter de faire subir le même sort à Jared, sans succès.
- Allez, avoue, maintenant, que la chochotte t'a vaincu !
- Jamais ! J'aurais ma vengeance !
- Aha ! Je t'attends ! se moqua Jared. Ca va, Kim ? tu es toute rouge !
Et là je ne pus me retenir, j'explosais de rire devant le spectacle d'un Embry qui regardait son reflet dans son verre pour ôter les restes de sauces barbecue.
- Ah bah, c'est gentil, ça, hein ! se plaignit Embry en faisant mine de bouder.
Je finis par me calmer et je lançais un coup d'œil à Jared qui avait comme une étincelle dans les yeux, comme s'il était heureux que je ries. Mais je devais me faire des idées.
Je me détachais de son regard et fixais Leah qui, elle, semblait perdue dans ses pensées.
- Hey, tu savais que la Fripouille revenait aujourd'hui en cours ? ricana Quil.
- La Fripouille ? répétais-je, sans comprendre.
- C'est une fille qu'on aime bien charrier…répliqua Embry, tout sourire.
Je lui lançais un drôle de regard. Il n'y a pas si longtemps, il lui était déjà arrivé de me charrier…
- Enfin, elle nous le rend bien ! corrigea Jared, qui semblait de plus en plus deviner mes pensées.
- C'est quoi son nom ? demandais-je, tout doucement.
- Alors là, tu m'en poses une de belle, de colle ! s'exclama Quil. J'en ai aucune espèce d'idée !
- Alors pourquoi vous la charriez ? repris-je. Je voulais comprendre. Parce que ça pouvait m'arriver. Et je ne comprends pas comment ça peut amuser les gens.
- Pourquoi tu t'occupes d'elle ? grimaça Embry.
- Hmm…marmonnais-je. Je consultais ma montre.
- Tu vas pas déjà partir, hein ? s'inquiéta Jared.
- J'ai une pause avant le prochain cours…Je vais réviser les maths…mentis-je. Je n'avais aucunement besoin de réviser les maths. Merci, Jared, c'était…sympa…A plus…
- Attends ! s'exclama-t-il. S'il avait pu renverser la table pour arriver plus vite, je crois qu'il l'aurait fait. Je suis désolé…
- Ah ? Et de quoi es-tu désolé ? m'enquis-je.
- Je…
- Je m'en doutais…soupirais-je.
- De quoi ? Kim…Je comprends pas pourquoi tu t'occupes de Green…
- Green ? répétais-je. Vous parliez de Cécily Green ?
Je me souvenais d'elle. C'était une pauvre fille qui avait du quitter le lycée l'année dernière parce qu'elle était harcelée par tout le monde. Tout ça parce que ses parents étaient encore plus pauvre que mon père. Je suppose que c'est à cause de ses vêtements un peu démodés qu'ils l'avaient surnommés « La Fripouille ».
- Ouais…Mais, je ne comprends pas…
- Ca ne m'étonne pas…soufflais-je.
- Quoi ? Pourquoi tu dis ça ? s'énerva-t-il, alors que nous étions hors du self. Il avait presque crié. Je lui jetais un coup d'œil effrayé. Il se calma immédiatement.
- Pardon…Mais…
- Ecoute-moi bien, Jared, tu as beau être gentil, je ne sais pas ce que tu cherches, j'ai beau chercher, je ne vois pas ce que ça t'apporterait d'être sympa avec moi, alors qu'il y a encore quelques mois, c'était moi, la tête de Turcs de tes potes…Alors, soit, je sais pas, soit tu t'es dis que c'est pas sympa de « charrier » les gens et tu as décidé que ton mea culpa passerait par moi, soit tu te dis que ça à l'air marrant de faire un pari sur la pauvre Kim Connweller ! m'énervais-je, je criais presque la dernière partie de la phrase.
- N'importe quoi ! reprit-il en criant. Tu crois vraiment que je suis ce genre de type ? Tu crois que j'ai que ça à faire de faire des paris sur la première greluche qui passe ?
- Greluche ? répétais-je. J'eus l'impression de recevoir un couteau en plein cœur.
- Je…Non, c'est pas ce que j'ai voulu dire !
- Mais tu l'as dis quand même…Au revoir, Jared.
Je lui tournais le dos et m'empressais de rejoindre le premier coin tranquille où je pourrais pleurer tout mon soûl. Je m'en doutais. Je n'aurais jamais du accepter. Et moi qui m'étais promis de ne pas espérer. Raté !
- Hey ! Connweller ! appela une voix que je ne reconnus pas.
- Qui est là ? marmonnais-je en reniflant bruyamment.
- C'est Green.
- Green ? repris-je en ouvrant la porte de la cabine dans laquelle je m'étais enfermée.
Je restais coite devant la fille qui se tenait devant moi. Si la Cécily Green de l'année dernière avait été timide et renfermée, ce n'était pas le cas de celle de cette année. Elles n'avaient d'ailleurs rien en commun. La Cécily qui se tenait devant moi avant des cheveux noirs qui avaient été méchés d'un rouge pétant. Ces mêmes cheveux étaient coiffés en deux couettes symétriques adroitement placées. Ces yeux étaient encerclés de noir et ses lèvres peintes de la même couleur. Autour de son cou pendait une croix gothique…Quant à ses habits, elle était vêtue d'un pull aux manches résilles et elle avait également enfilé une jupe rouge sang par-dessus laquelle pendait des ceintures cloutées. Quant à ses chaussures, elles étaient immenses. De grosses bottes larges avec des talons de plus de dix centimètres. Elle était simplement devenue gothique.
- Ouah ! dis-je.
- Ca change, hein ? ricana-t-elle. Même sa voix n'était pas la même.
- Qu'est-ce-que tu viens faire ici ?
- Je t'ai entendue t'engueuler avec Nozuka…Jme disais, je trouvais ça bizarre que tu t'entendes si bien avec ces…Disons que tu as compris de qui je parles…
- J'ai saisis. Dis-je seulement. Je ne savais pas que tu revenais. Tu étais passée où ?
- Eh bien…Disons que j'ai suivi une sorte de stage pour cesser d'être aussi fragile qu'une coccinelle…Maintenant, je suis une araignée ! ricana-t-elle.
- Une araignée ? répétais-je.
- Ouais, je fais chier, je pique et j'emmerde les gens. Comme une araignée.
- Ouais…Moi je déteste les araignées, j'ai envie de courir me réfugier sur une table quand j'en vois une…
- Mais l'araignée que je suis ne s'en prend pas aux fillettes gentilles.
- Gentille ?
- Je ne pense pas que tu t'en souvienne, mais, l'année dernière, tu m'avais aidée plusieurs fois quand ils me faisaient des crasses…Et comme je vois que c'est à ton tour d'être la reine des misères…Je me suis dis que je pouvais bien te rendre la pareille !
- Tu vas te venger ? Sur…eux et…Sandra et compagnie ?
- Ca s'pourrait bien ! Alors, une alliance, ça te dit ?
Elle me tendit sa main. Elle avait l'air sincère. Oh, et puis, après tout, qu'est-ce-que j'avais à perdre ? C'était ma dernière année dans ce foutu lycée ! Je lui serrais la main et elle m'adressa un sourire victorieux.
- Ma chère, tu vas devenir une araignée, toi aussi.
Nous sortîmes des toilettes, okay, endroit bizarre pour la proclamation d'une alliance, mais bon, hein, on fait avec ce qu'on a !
- Ecoute, Kim, je voulais pas te vexer tout à l'heure…commença la voix de Embry. Je relevais la tête pour voir que Jared était resté en retrait avec Paul. Embry s'arrêta de parler au moment même où il posa les yeux sur Cécily.
- Tiens, tiens ! ricana Cécily.
- Salut, dit-il, les yeux brillants.
- Oh merde ! lâchèrent les autres dans une seule voix.
Cécily fronça brièvement les sourcils.
- Qu'est-ce-que t'a à me regarder la bouche ouverte, manque plus que la bave et tu ferais un parfait escargot !
- Je te regarde parce que tu es la plus belle personne sur terre…répliqua seulement Embry.
- Ma parole, mais il est devenu encore plus idiot qu'avant ! ricana Cécily.
- Qu'avant ? répéta Embry. Ai-je la chance de déjà te connaître ?
- Râclure ! grinça Cécily. Ouais, espèce de sale connard, je suis Cécily Green, celle que t'a emmerdé pendant deux ans, celle dont tu viens à peine d'assurer tes potes que tu allais à nouveau charrier, donc, ouais, on se connaît ! cracha-t-elle.
- Que…Je…
- Viens Embry ! appela Paul en l'éloignant de Cécily qui semblait être dans une rage folle.
- Kim…tenta Jared.
- S'il te plaît, n'insistes pas…
- Mais je…Ecoute, je ne me moque pas de toi, d'accord ? Ce serait inimaginable pour moi…Je…Tu comptes trop…
- Mais qu'est-ce qui te prends ? m'exclamais-je, ahurie.
- Ce qui me prends, Kim ? chuchota-t-il d'un air doux. Il y avait comme une lueur de douleur dans ses yeux. Ce qui me prends, Kim, c'est que je suis amoureux de toi…
Verdict ? Vous pensez quoi de Cécily ?
Et de la déclaration de Jared ?
Kim va-t-elle lui sauter au cou et finiront-ils par s'enfuir à Las Vegas pour se marier clandestinement ? Ou Kim va-t-elle lui dire d'aller se faire fou*** ?
A suivre dans le prochain épisode ( je vous dis tout de suite, je pense pas qu'il arrive cette semaine, ni même le week-end, prochain, je suis en week-end d'intégrByeation !)
Bye
