Alors voila enfin le quatrième chapitre!!! Un peu plus court, mais le prochain devrait valoir la peine...
Je vous laisse découvrir^^
Chapitre 4-Soleil…
Samedi matin.
Enfin.
La première semaine de cours dans mon nouveau lycée s'était à peu près bien déroulée. Disons que je n'avais pas encore atterri à l'hôpital et que j'avais réussi à faire abstraction de Mike, Jessica et Lauren, la fameuse Jessica-bis.
Je n'avais pas vraiment envie de sortir du lit. Après tout, qu'est-ce qui m'y obligeait ?....
Ah bah oui, si je n'étais pas prête dans moins d'une heure, Alice déboulerait chez moi pour me traîner par les pieds à La Push. Maudits soient Alice et ses idées farfelues ! Non mais qui aurait l'idée d'aller à la plage en septembre à Forks ??!
Quoique…
Je me levai difficilement et allai jusqu'à la fenêtre. Je regardai au-dehors. Un timide soleil pointait le bout de son nez, et ses rayons me réchauffaient à travers la vitre. Mouai…Finalement, un beau temps à Forks était possible ! Incroyable mais vrai !
Puis mon regard dévia vers une certaine fenêtre dans la maison d'en face…
Je grognai.
Les volets étaient fermés !
Bouh…
Mais !
J'étais en train de devenir accro à Edward Cullen.
Mais je ne pouvais m'empêcher de le regarder tous les soirs…
Il y en a qui prennent une tisane ou qui réclament une berceuse avant de s'endormir, eh bien moi c'était mon zieutage essentiel à une bonne nuit.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Pour l'instant, il n'avait pas remarqué que je l'épiais par la fenêtre, et il fallait mieux que cela continue ainsi !
Je rougis de honte rien qu'en pensant à ce qui se passerait s'il l'apprenait !
Je m'habillai en quatrième vitesse, avalai rapidement un petit-déjeuner frugale, et à peine eu-je fini que l'on sonna à ma porte. Charlie était parti depuis longtemps au boulot.
-J'arrive !criai-je en espérant qu'Alice (elle était chargée de me prendre en voiture) m'entendrait.
Je courus chercher mon sac dans ma chambre. La sonnerie se fit plus insistante, je lançai :
-C'est bon, Alice, j'arrive !!!
Je fourrai serviette, crème solaire, les lunettes (pour avoir la classe), mon maillot étant déjà sur moi…O.K, je n'ai rien oublié ! La sonnette se remit à carillonner.
Je dévalai les escaliers, maquant de m'étaler au sol. Je parvins à la porte, essoufflée, mais au moins j'avais réussi à ne pas tomber.
-Oh, calme, Alice ! Tu vois bien que…
Je mis rapidement ma main devant ma bouche, réalisant mon erreur. Ce n'était pas Alice devant ma porte, mais le sublime et parfait Edward. Il portait short de bain et une légère chemise blanche, déboutonnée dans le haut, laissant apparaître le début d'un torse magnifiquement bien sculpté. Le soleil se reflétait sur son visage, relevant son teint d'albâtre et sa peau si douce et laiteuse, qui donnait envie de la caresser. Ses lunettes, posées sur son nez bien droit, m'empêchaient de me plonger dans l'océan émeraude qu'étaient ses yeux pétillants à souhait, mais bien heureusement, il les enleva pour me saluer.
-Salut Bee. Je savais que les filles mettaient du temps à se préparer mais quand même…Les autres sont partis depuis un bon bout de temps.
-Mmm, bonjour Edward. Tu apprendras qu'une fille qui fait la grasse matinée est pire qu'une fille qui se pomponne.
Nous nous dirigeâmes vers sa Volvo rutilante dont il m'ouvrit galamment la porte. Une fois à l'intérieur, j'engageai la conversation :
-Ce n'était pas censé être Alice qui devait m'emmener ?
-Tu ne m'as pas écouté ? Ils sont tous partis il y a un quart d'heure, les filles voulaient y être le plus tôt possible, et comme tu dormais toujours, ils ont pris la Jeep d'Emmett pour pouvoir tous y allés en emportant le matos de surf.
-De surf ?relevai-je.
-Oui, et donc il fallait de toute façon une deuxième voiture, je n'étais pas pressé, alors je me suis proposé…Et puis j'avais envie de te voir alors…
Il avait prononcé ces derniers mots si bas que je crus mal entendre. En lui jetant un regard, je remarquai que ses joues avaient légèrement rosies.
Pour le détourner de son embarras, je relançai la conversation sur un autre sujet :
-Et tu m'as dit que vous alliez faire du surf ?
-Oui, Emmett, Rosalie et Jasper en font aussi, on a tous apprit il y a trois ans, en vacances. Tu pourras essayer, si tu veux.
-Non !m'écriai-je immédiatement. Même pas la peine d'y penser !
-Pourquoi ? Ca pourrait être amusant.
-En effet, ce sera très amusant de me voir tomber et boire la tasse à répétition, dis-je, sarcastique.
-Rien que pour ça, j'ai envie que tu essayes !relança-t-il. Et puis, je pourrais t'apprendre !
« Oh oui, apprends-moi, apprends-moi, » faisait une petite voix dans ma tête.
Au lieu de ça, je répondis :
-…Pourquoi pas…
Avouez-le, je suis minable, non ?
Nous arrivâmes sur la plage où Alice et Rosalie se doraient la pilule, allongées méthodiquement sur leur serviette, sublimes, lunettes sur le nez, en bikini. Jazz et Emmett jouaient sur le sable, torses nu, faisant des dribbles avec une balle en plastique.
-Eh, Ed ! Ramène-toi !l'apostropha Emmett.
Edward commença à déboutonner sa chemise juste à côté de moi. Non…Au fur et à mesure que les boutons se détachaient, un torse phénoménal et incroyablement beau et divin apparaissait sous mes yeux ébahis.
Je voyais beaucoup mieux que de ma fenêtre !
Il délaissa sa chemise au sol à côté de son sac et courut rejoindre son frère et son ami. Le voir courir sur la plage torse nu est une image qui ne quittera pas mes rêves de sitôt…
Je m'installai près d'Alice et Rosalie. Elles me saluèrent gaiement toutes les deux.
-Bella ! Allez, met-toi vite en maillot, m'ordonna mon lutin préféré.
J'hésitai. J'étais assez timide et je n'avais mis qu'un petit bikini assez simple : bleu marine uniforme. Et surtout, à côté des deux déesses qu'étaient Alice et la sublime Rosalie, je ferais pâle figure.
Je triturais nerveusement le bord de mon T-shirt quand je reçus une gerbe d'eau sur l tête. Je criai en sentant l'eau froide dégouliner le long de mon dos et dans mon T-shirt blanc, puis descendre dans mon short et parcourir mes jambes. Je me tournai lentement pour découvrir un Emmett hilare, tenant un seau (vide) entre les mains.
-Emmett Cullen !hurlai-je.
-Oh, allez, Bella, de toute façon en dessous t'es en maillot, non ? Maintenant t'es obligée de te déshabiller, conclut-il, fier de lui. Ou alors tu peux rester comme ça, c'est très bien aussi, le style T-shirt mouillé…
Je baissai les yeux et vis que le tissu blanc trempé me collait à la peau, laissant apparaître les contours de mon haut de maillot de bain. Je devins rouge pivoine, et en me retournant, je vis qu'Edward me dévorait littéralement du regard, rougissant légèrement, une étincelle dans les yeux.
Rosalie éclata de rire :
-Oh ! Reste comme ça, il y en à qui ça n' pas l'air de déranger !!!
Mon rougissement s'accentua encore plus, en même temps que celui d'Edward, qui détourna le regard.
-Emmett, t'es pas possible !râla Alice. Et Rosalie, t'es pas mieux que lui ! Franchement, vous allez bien ensemble.
Elle se leva et se dirigea vers moi.
-Allez, Bells, mets-toi en maillot, qu'on en finisse.
Voyant que je ne me décidais pas, un doute la saisit :
-Tu as un maillot en dessous, hein ?
J'acquiesçai frénétiquement de la tête, heureusement que j'en avais un !
-Okaaaay ! Donc, enlève-moi tout de suite ce T-shirt ! Tout de suite.
Il était fortement déconseillé de désobéir à une Alice, ne le faites jamais !
Je commençai à me déshabiller en rechignant. Je décollai les habits trempés et me retrouvai en bikini, à la vue de tous.
-Eh ben voilà !rayonnait Alice.
-Je ne vois vraiment pas pourquoi tu ne voulais pas te mettre en maillot, déclara Rosalie, tu devrais être fière d'avoir un corps pareil.
J'écarquillai les yeux. Elle venait vraiment de dire ça ? Euh…
Je m'empourprai furieusement et détournai le regard. C'était sans compter Alice qui me tira le bras pour aller dans l'eau. Comment un être aussi petit pouvait avoir une telle force ?
Je me laissai entraîner malgré moi, et bientôt l'eau glaciale me lécha les pieds. Je frissonnai et une légère brise vint souffler sur ma peau trempée.
-Hiii, Alice, je pense que je vais plutôt retourner me sécher !
-Il n'en est pas question, décréta une voix derrière moi que j'identifiai comme étant celle d'Edward.
Avant que je puisse répliquer je me sentis soulevée de terre, et sans rien comprendre je me retrouvai dans l'eau. Le contact de mon corps avec la surface gelée de la mer fut comme un choc. Je restai un instant immobile sous l'eau avant de sentir deux bras encercler ma taille et me remonter à la surface.
A l'air libre, je toussai un peu, recrachant l'eau que j'avais avalée à cause de la surprise.
-Bella ! Oh, Bella, je suis désolé, je pensais pas que…Désolé, vraiment…Oh, Bella !
Puis Edward resserra sa prise sur moi et il me tint bien dans ses bras. Je posai ma tête dans son cou, essayant de recouvrer mon souffle. Enfin, je fus capable d'articuler un mot :
-T'inquiète pas, je suis encore en vie.
Ma gorge me faisait mal à cause de l'eau salée, mais ça allait.
Il me redressa et me regarda dans les yeux. Je pouvais y déceler une grande inquiétude. Cela me faisait presque mal qu'il s'inquiète, je ne voulais pas qu'il soit malheureux.
-Eh, ça va, O.K ? Je ne suis pas morte !
Je lui décochai un sourire, qui devint sincère lorsqu'une idée apparut dans mon esprit.
-Et puis comme ça, au moins, je suis dans l'eau ! Ce qui n'est pas le cas de tout le monde…
Et sans attendre, je me penchai et avec ma main, je lui lançai des gerbes d'eau. Je riais à gorge déployée tout en continuant de l'arroser, car il ne réagissait pas, et sa tête était plutôt marrante à voir.
Il se mit enfin à bouger, et il s'élança vers moi, m'attrapa par la taille et me replongea dans l'eau. J'avais prévu le coup et je ne me laissai pas surprendre, cette fois. Je retins mon souffle et agrippai la nuque d'Edward pour l'entraîner dans l'eau. L'arroseur arrosé, comme on dit !
Quand nous émergeâmes, Edward se retrouva au-dessus de moi, nous étions allongés sur le sable, la tête hors de l'eau, les vagues venaient et se retiraient.
Nos visages n'étaient séparés que de quelques centimètres, je pouvais sentir son souffle et son haleine fruitée qui me caressaient. Ses lèvres se rapprochaient lentement des miennes, j'arrêtai de respirer. Ses lèvres étaient si proches, je ne savais pas ce qu'il m'arrivait, j'avais une folle envie de m'en emparer. Et il se rapprochait toujours…
-Alors, Bella, ça va mieux, à ce que je vois !
Et merde !
Je pense que je n'ai jamais autant détesté Emmett qu'à ce moment-là !
Edward se détourna en grognant légèrement, aussi rouge que je devais l'être.
Je m'enfonçai doucement dans l'eau, jusqu'à ce qu'elle m'arrive à la bouche. J'étais tellement gênée que je me mis à faire des bulles sans vraiment réfléchir. Ce n'est que lorsqu'Edward rit doucement que je me rendis compte à quel point mon comportement était…gamin.
Je me mis moi aussi à rire, mes joues se teintant de rouge.
-Attentiooooooooon !!!
Je me tournai vivement vers la source du cri et vis une chose effroyable : Emmett se ruait vers l'eau, c'est-à-dire droit sur Edward et moi.
Il courait dans l'eau, provoquant des gerbes d'eau au passage, et arrivé à notre niveau, il nous arrosa abondamment avant de me faire tomber dans l'eau.
Pourquoi tout le monde voulait me refaire tomber dans l'eau, hein ?
Je remontai à la surface et regardai Emmett droit dans les yeux. Nous nous affrontâmes un long moment, aucun des deux ne flanchait.
Jusqu'à ce que j'agisse.
Je me baissai si rapidement qu'il n'eut même pas le temps de cligner de l'œil.
Je plongeai ma main dans l'eau, juste à la surface, et l'instant d'après, Emmett recevait une vague en plein milieu de la figure.
Il me lança un regard meurtrier et cria de rage avant de s'élancer à ma poursuite en m'aspergeant. Je courus dans le sens inverse pour tenter de lui échapper. Je ne voyais rien, j'étais obligée de fermer les yeux à cause des éclaboussures.
Soudain, je me cognai à quelque chose de dur.
Je rouvris les yeux et découvris que je ne m'étais pas cognée à un mur ou un rocher (en même temps, que ferait un mur en pleine mer ?), mais plutôt à un torse magnifiquement bien sculpté.
Edward, évidemment.
Je relevai les yeux et il me fit son sourire en coin.
Mon dieu qu'il peut être cra…Aaaaah !!!
Il venait de m'éclabousser et j'avais reçu l'eau de plein fouet en plein milieu du visage.
-Cullen, tu vas payer !
Ce fut à mon tour de le poursuivre en l'aspergeant.
Après un quart de ce jeu incontournable, nous rejoignîmes nos serviettes bien-aimées et pour ma part, je m'affalai dessus. Je tentai de retrouver mon souffle, haletante. Le « jeu » m'avait épuisée. Je jetai un coup d'œil sur le côté et vis qu'Edward n'en menait pas large non plus. Il était allongé sur le dos, sa poitrine se soulevant suivant sa respiration qu'il peinait à ramener à un rythme normal, mais un sourire franc s'imprimait sur ses lèvres.
-J'avais oublié ce que c'était de vivre avec toi, Bee.
-J'avais à quel point tu étais une vraie plaie, répondis-je pour cacher mon trouble.
Pour toute réponse, il prit une poignée de sable et la déversa sur ma peau mouillée.
-Edward !
Cette fois, ce n'était pas moi.
-Edward Cullen !
-Oui, Alice ?
Je levai les yeux vers elle. Elle semblait furieuse, pour je ne sais quelle raison.
-Comment Bella va faire pour bronzer si tu ne la laisses pas tranquille ?
Evidemment.
S'il y a une chose qui pourrait mettre Alice en colère, cela concernera bien sûr la mode, le corps, le look. Je soupirai aux souvenirs des longues séances de torture entre les mains d'Alice. Même à douze ans, elle était acharnée et tête de mule, et je n'avais pas échappé à une séance de relooking.
-Mais enfin, Alice, si Bella n'a pas bronzé en vivant à Phoenix, comment veux-tu qu'elle bronze à Forks ?
Là, Edward marquait un point. Ma peau, malgré tous mes efforts, demeurait lamentablement blanche et blafarde.
-Et puis, ça lui va très bien, ce teint clair, on n'a pas besoin que ça change.
Oh…Pour moi, ma peau paraissait horrible, on aurait dit que j'étais malade en permanence, comment pouvait-il trouver que ça m'aille bien ? Enfin, si Edward le pensait…
-Alice, intervins-je, Edward a raison, ma peau a été crée génétiquement anti-bronzage, pas la peine de t'acharner.
-Non, c'est pas une raison, gémit Alice.
-Si si, crois-moi, c'est une très bonne raison. Tout ce que je gagnerai, ce sera une peau rougie et deux ou trois coups de soleil.
-Dans ce cas, mets au moins de la crème, me supplia-t-elle. Ce sera un désastre si tu crames !
Je soupirai, de toute façon j'avais perdu d'avance. Je m'emparai donc du tube de crème et commençai à m'en tartiner. Je vis du coin de l'œil Alice chuchoter quelque chose à Rosalie, et elles partirent toutes les eux en pouffant rejoindre leurs petits-amis dans l'eau. Je n'y prêtai pas attention jusqu'à ce que je me retrouve avec un problème : comment me mettre de la crème dans le dos ? C'est à ce moment-là que tout devint clair dans ma tête. Alice et Rosalie s'étaient volontairement éclipsées pour que je me retrouve seule avec Edward…C'est pourquoi elle avait tant insisté pour que je mette de la crème. Cela ne m'étonnerait pas qu'elle ait tout planifié…
Mais pour l'instant, j'avais envie de me faire plaisir. Puisque je me retrouvais dans l'obligation de demander de l'aide à Edward, autant en profiter, non ?
-Hum…Edward ? Tu peux m'aider, s'il-te-plaît ? Tu pourrais me mettre de la crème dans le dos ?
J'observai attentivement sa réaction. Il me fixait sans rien dire, immobile. Je repérai une lueur dans ses yeux que je ne parvins pas à identifier. Il me répondit enfin, avec un grand sourire :
-Bien sûr, allez passe-moi le tube.
Je le lui lançai puis m'allongeai sur le ventre. Je le sentis se mettre à califourchon sur au-dessus, de moi, ce qui ne c manqua pas de faire monter le rouges à mes joues. Heureusement qu'il ne pouvait pas me voir. Je frissonnai lorsque je sentis la fraîcheur de la crème sur mon dos brûlant, et encore plus quand les mains d'Edward décrirent des arabesques sur mes omoplates. Il m'étala la crème sur le haut du dos et le bas, mais pas au milieu. Je me demandai pourquoi, puis la lumière fut : l'élastique de mon maillot devait le gêner ! Alors sans attendre, je glissai mes mains dans mon dos et défit le nœud de mon bikini.
Edward se figea un instant puis continua son travail. Même lorsqu'il ne resta plus de crème à étaler il continua ses caresses. Ce qui ne me déplaisait pas, soyez-en sûrs.
Il se leva trop tôt à mon goût. Je restai allongée mais je tournai ma tête vers lui. Je pouvais voir qu'il était légèrement rouge, ce qui m'amusa. Je passai les mains dans mon dos pour refaire le nœud de mon bikini. Le soleil et le massage que je venais de recevoir eurent raison de moi et je m'assoupis doucement, bercée par les éclats de rire lointains de mes amis, le roulement des vagues et le sable chaud dans lequel j'avais enfoui mes pieds.
Je ne me réveillai que beaucoup plus tard, quand l'on me chuchota à l'oreille.
-Bell…Bells, il faut se réveiller…
Je grognai légèrement, ne voulant pas me réveiller.
-Allo, Bee…
J'ouvris lentement un œil. Edward se trouvait à deux centimètres de mon visage, son souffle me chatouillant les joues.
Je me redressai instantanément, occasionnant un petit vertige.
-Qoi ? Kekiya ?
Il rit de mon état. Eh oui, je ne ressemble à rien quand je me réveille. Je lançai un regard égaré à la ronde, et aperçus une nappe étendue et des tonnes de sandwichs, chips et autres aliments étalés dessus. Pas loin, Emmett riait aux éclats, plié en deux. Tout le reste se retenait difficilement de rire. Edward me tapota la tête gentiment, mais je sentais que lui aussi riait silencieusement.
Je grognai, marquant mon mécontentement. Emmett me regarda étonné puis repartit de plus belle dans son fou rire.
-Allez Bella, viens, on mange, m'appela Alice, un grand sourire aux lèvres. J'allais m'installer près d'elle et me saisit d'un sandwich dans lequel je mordis à pleine dents.
Le pauvre, il ne m'avait pourtant rien fait.
Emmett se calma enfin et engloutit à lui tout seul plus de la moitié des provisions.
Tout le monde mangea tranquillement et dans la bonne humeur.
Alice se pencha vers moi pendant que je mâchouillais mon sandwich et me murmura :
-Tu as bien profité de ta séance « crème solaire » ?
Je faillis m'étouffer et me retournai vivement vers ce petit lutin manipulateur.
-Tu l'as fait exprès !m'insurgeai-je à mi-voix en rougissant jusqu'à la racine des cheveux.
-Avoue que ça ne t'as pas déplu, quand même. Tu peux me remercier.
Sur ce coup-là, elle avait raison. Je ne pouvais pas lui en vouloir réellement. Mais je pouvais faire semblant.
-Alice Cullen, ne recommence plus jamais cela, sous n'importe quel prétexte, est-ce clair ?
Elle me fit sa petite moue de chien battu, mais je restai de marbre.
-Belli Bell ? S'il-te-plaaaaîîîîîît, Bellaaaaaa !
-Rien à faire, Alice, je ne changerai pas d'avis, décrétai-je fermement. Alors ? Tu me promets de ne plus recommencer tes manigances ?
Elle sembla réfléchir un très long moment, puis finit par lâcher :
-D'accord, je te le promets, méchante Bella.
J'avais bien vu ses doigts croisés derrière son dos. Je savais qu'il était impossible de l'empêcher de faire ce qu'elle voulait, je voulais juste la taquiner un peu, elle le méritait.
Cette petite chose inutile m'avait mise de bonne humeur et le reste de l'après-midi se déroula dans la bonne humeur et le délire général. Rosalie était bourrée de qualités et ne ressemblait pas du tout à la blonde superficielle que l'on aurait pu croire. Jasper, si renfermé et calme, se révéla en fait un grand complice d'Emmett.
Ce qui me rendit particulièrement heureuse mais me laissa pensive fut les longs regards que j'échangeai avec Edward tout au long de l'après-midi. Je lisais dans ses yeux une douceur infinie et une sorte de…désir ?
Au retour, Rosalie et Emmett prirent la voiture de ce dernier tandis qu'Alice et Jasper montaient avec Edward et moi dans la Volvo argentée.
Le trajet fut…pénible. Et très gênant. Car Alice et Jasper ne pouvaient s'arrêter de se bécoter à l'arrière en se murmurant des mots doux pas du tout discrètement, et Edward et moi ne pouvions plus le supporter. Nous nous stoppâmes devant l'immense et somptueuse villa des Cullen. Emmett et Rosalie étaient déjà arrivés et la lumière de la chambre d'Emmett était allumée. Alice et Jasper se dépêchèrent de sortir de la voiture et s'engouffrèrent dans la maison.
Il ne restait plus qu'Edward. Et moi.
Il soupira longuement.
-Je compatis, le réconfortai-je. Bonne chance pour les supporter ce soir. J'espère que tu ne te seras pas suicidé dans la nuit, demain matin.
-J'espère aussi…Ce serait une grande perte pour l'humanité, reprit-il, l'air très sérieux.
Je pouffai avant de lui tapoter gentiment la joue.
-Redescends sur terre, petit Eddy, le monde se porterai beaucoup mieux si tu n'existais pas.
Il me lança un regard meurtrier avant de déclarer froidement :
-Sors de ma voiture, Swan. Maintenant.
Je le regardai amusée, puis ouvrit la portière et alors que je comptais sortir, Edward m'interrompit :
-Bella !
Je me retournai instinctivement et me retrouvai à trois petits centimètres de son visage et de ses lèvres. Je retins mon souffle sans m'en rendre compte.
-Bonne nuit, me souffla-t-il avant de me déposai un baiser sur la joue et de s'éloigner.
Bella ! Tu sais, il y a un truc essentiel dans la vie, ça s'appelle respirer !
J'exhalai d'un coup tout l'air que contenaient mes poumons.
Je sortis en titubant de la voiture en même temps que lui. Je le saluai vaguement et me dirigeai vers ma maison. J'entrai dans le hall et vis que la maison baignait dans l'obscurité. Je me déplaçai jusque dans la cuisine où Charlie m'avait laissé un mot me disant qu'il était sorti avec Carlisle et Esmée. Ayant déjà mangé à la plage, je montai directement dans ma chambre et me préparai à aller dormir.
Alors que j'éteignais mes lumières et me glissais dans mes couvertures, un coup porté à la fenêtre me fit sursauter. Je crus un instant avoir rêvé, mais le bruit se réitéra.
Je me tournai lentement la tête vers ma fenêtre, appréhendant ce que je découvrirais…
...J'imagine que vous devinez tous qui est à la fenêtre de Bella...
C'est un classique, je ne pouvais pas ne pas le mettre! Dites-moi ce que vous en pensez^^(svp...)
