Bonjour (ou bonsoir) à toutes et à tous ! (des garçons parmi nos lecteurs ? ^^)

Comme on l'avait dit voilà le chapitre 3 qui est plutôt centré sur le personnage de Blaise, et un peu Narcissa (petite apparition ^^). Il est un peu plus long que les autres, et va marquer la première rencontre "officielle" entre nos deux protagonistes ^^

Et si vous vous posez la question, le début du passage d'Hermione a été écrit aux alentours du 5 juillet, donc c'était d'actualité !

Sinon merci (oui encore un remerciement xD) à vous tous qui lisez cette fic, même si vous laissez aucune trace de votre passage nous savons que vous lisez mais on ne sait pas si ça vous plaît, faites-nous part de vos remarques ^^

En espérant que ça vous plaira, on se revoit en bas !

Bonne lecture,
-Les Fouineuses-


CHAPITRE 3

« Cours. Ne te retourne pas. Cours. »

Il courait, aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Surtout ne pas s'arrêter. Ne pas se retourner...

Il le suivait, il en était persuadé. Il ne voyait rien devant lui. Peut-être était-il dans une forêt ? Dans une clairière ? Il ne savait pas. Il devait juste avancer, ne pas se retourner. Il n'en pouvait plus. Il respirait de plus en plus difficilement, un point de côté le faisait souffrir.

Soudain, son pied se prit dans quelque chose qui traînait à terre. Il tomba de tout son long sur le sol, et un objet tranchant lui entailla la joue, sûrement une pierre. Tétanisé par la peur, il se retourna tant bien que mal, et une douleur vive dans son pied lui arracha un hurlement. Sans doute une fracture.

Il entendit des pas se rapprocher. Au fur et à mesure qu'il arrivait, il pouvait distinguer dans sa main un objet assez long, qui brillait à la lumière de la lune. On aurait dit un bâton, mais celui-ci avait quelque chose en plus, comme une aura maléfique.

Il essaya de supplier, de crier, mais aucun son ne sortit, si ce n'est un râle de douleur.

« Quel dommage, j'aurais pourtant aimé faire durer un peu plus longtemps le plaisir » entendit-il. « Mais je suppose que notre petit jeu s'arrête là… »

Il le vit s'approcher de lui, le bâton dressé dans sa direction. Il tenta de s'éloigner, mais son corps semblait paralysé. Ses jambes ne répondaient plus, et sa voix paraissait éteinte. Il ne pouvait qu'écarquiller les yeux de terreur lorsqu'il vit l'extrémité de l'objet se rapprocher de son bras. Au moment où il allait le toucher, il retrouva sa voix et poussa un grand hurlement…

« Noooon ! Nooon ! S'il-vous-plaît, noon ! »

Drago se réveilla en sursaut, trempé de sueur, et le cœur battant à toute allure. Sa respiration était rapide, et il mit quelques secondes à se rappeler où il était.
Lorsqu'il parvint à rassembler ses pensées, il commença à se calmer.

Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu ce cauchemar. « Depuis ce moment-là… » pensa-t-il. Le revoir l'avait profondément bouleversé. Il pensait ne plus jamais refaire ce mauvais rêve, mais apparemment, revoir les photos la veille l'avait marqué plus qu'il ne le pensait… Son réveil indiquait 5h37. « Trop tard pour se rendormir, mais trop tôt pour se lever. » marmonna-t-il. Dorénavant, la seule pensée qui occupait son esprit était le pourquoi de ce fameux cauchemar. Et son lien avec les photos. Pendant une heure et demie il tâcha de comprendre ce que son subconscient essayait de lui dire, mais en vain. Quand arriva l'heure de se préparer, il s'habilla, mangea en vitesse et partit pour le ministère.

Lorsqu'il arriva à son bureau, il failli bousculer un autre auror. Ce dernier commença à protester comme l'avait fait Drago lui-même la veille. Seulement, le blond était tellement épuisé qu'il ne répondit rien et continua sa route. Levant les yeux, il croisa ceux de Harry qui lui fit signe de venir dans son bureau.

« Et merde, je parie qu'il va me cuisiner à propos de ce que j'ai trouvé sur les photos… J'ai pas que ça à faire» grogna-t-il. Il obéit tout de même, et s'assit sur une chaise à côté de lui.

« Malefoy, comment vas-tu ? »

Drago leva les yeux, surpris par cette entrée en matière.

« Bien, pourquoi ?

- Et bien, je ne sais pas si tu t'es regardé dans une glace ce matin, mais tu as une tête à réveiller les morts –sans vouloir te vexer-. Et même si je me demande encore si j'ai bien vu, tu viens de bousculer Ron et tu n'as pas réagi. Alors soit tu t'es enfin assagi, et dans ce cas je suis la reine d'Angleterre, soit il y a autre chose. »

Le blond plissa les yeux, se demandant si Potter était très perspicace ou s'il avait vraiment l'air épuisé. Il répondit :

« Pour être honnête, j'ai mal dormi cette nuit, et je n'ai encore rien trouvé sur ce dossier…

- Prends-toi un jour de congé.

- Pardon ? fit Drago, un air d'incompréhension passant sur son visage.

- Écoutes Malefoy, tu travailles sur cette enquête depuis une semaine, et on jurerait que tu bosses dessus nuit et jour sans t'arrêter depuis au moins deux mois…. Cette affaire est urgente, je le conçois, mais aujourd'hui c'est moi qui la prends en charge, et toi tu vas te reposer. Je te revois demain, et j'espère pour toi que tu auras meilleur mine que maintenant !

- Bien sûr, j'y vais. Merci, et à demain. Je te revaudrais ça Potter... »

Drago se leva rapidement et sortit du ministère en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, laissant un Harry assez perplexe quant au remerciement qu'il venait d'entendre.

Cela faisait déjà quelques jours que Drago avait l'intention d'aller rendre visite à son meilleur ami, qui habitait son manoir. Il lui fallait un peu de compagnie depuis la fin de la Guerre, et Narcissa, qui avait toujours été un tantinet mère-poule avait maintenant une autre personne dont elle pouvait s'occuper. Or, avec cette enquête de meurtres et de tueur en série, il n'avait pas vraiment eu le temps de mettre son projet à exécution, mais ce jour de congé le lui permettrait.

Il transplana devant le portail de son Manoir, et prit quelques minutes pour examiner les lieux, qui avaient subi une transformation extrême depuis la fin de la Guerre :

De QG du Seigneur des Ténèbres, il était devenu une magnifique propriété privée qui ferait pâlir de jalousie la reine d'Angleterre. La façade autrefois sombre avait été repeinte dans son intégralité, ce qui illuminait déjà l'endroit. La grande haie d'ifs qui longeaient l'allée principale étaient régulièrement taillée, et quelques roses venaient s'y ajouter. Des fontaines avaient été installées, et des paons albinos marchaient librement dans le jardin. Concernant ce dernier, Narcissa avait mis un point d'honneur à l'entretenir manuellement car selon elle, la magie gâtait les plantes et les faisait faner avant l'heure. Chaque jour elle se dirigeait donc vers le petit cabanon accolé à la façade sud, y prenait quelques outils, et passait trois ou quatre heures à tailler les plantes, arracher les mauvaises herbes, et arranger le jardin en chantonnant quelques airs.

Le manoir, qui autrefois reflétait la noirceur de l'âme -ou des âmes devrait-on dire- de Lord Voldemort avait été embelli et respirait dorénavant la joie de vivre. Lorsqu'il remonta l'allée, Drago aperçut sa mère et Blaise qui semblaient être en grande discussion. Il s'approcha et finalement Narcissa l'aperçut la première :

« Bonjour Drago ! Veux-tu te joindre à nous ? dit-elle avec enthousiasme.

- Bien sûr. »

Blaise leva à peine la tête, mais quand il aperçut son meilleur ami, un petit sourire apparut peu à peu sur ses lèvres. Drago avait toujours été là. A Poudlard, pendant la guerre, après, … toujours il l'avait soutenu et défendu. Le blond, qui avait remarqué l'infime changement d'attitude de son meilleur ami sourit à son tour en prenant place à côté de lui. Il prit la parole :

« De quoi parliez-vous ? Votre discussion paraissait très animée...

- Oui en effet elle l'était, répondit sa mère. Nous parlions de ce qu'il faudrait apporter à ce jardin pour l'égayer davantage ! Je pensais à ajouter deux ou trois plants d'agapanthe ainsi que quelques freesias de ce côté, et ici des cyclamens, et pourquoi pas quelques... Drago, tu m'écoutes ?

- Oui pardon mère. Je vous écoute. »

Mais Narcissa n'était pas dupe. Elle plissa les yeux, d'une manière dont manifestement seuls les Malefoys étaient capables, et Drago soutint son regard.

« Mère, en réalité j'aimerais parler à Blaise.

- Oui je sentais bien que j'étais de trop, mais je me demandais quand tu aurais la délicatesse de me demander de vous laisser. Et manifestement, j'ai dû manquer cette case dans ton éducation... » fit-elle en se levant avant de s'éloigner vers le manoir.

Drago soupira doucement en souriant. Il connaissait sa mère par cœur, et savait qu'elle ne penserait jamais une chose pareille sur son éducation. Bien qu'elle eût toujours réprouvé les « principes » et « valeurs » que Lucius lui avait inculqué, elle avait néanmoins su y contribuer, d'une manière plus que favorable au vu de ce que lui enseignait Lucius.

Une fois sa mère partie, Drago s'installa face à Blaise, et garda le silence quelques secondes. Son meilleur ami, bien qu'il ne le montrât pas, avait compris sur quoi porterait la discussion qui allait suivre. Cela faisait longtemps qu'il l'attendait autant qu'il la redoutait.

Drago commença finalement.

« Vieux, est-ce-que tu vas bien ?

- … oui.

- Ne mens pas. »

Drago avait toujours eu une intuition, un sixième sens, pour savoir quand son meilleur ami et les personnes en général lui mentaient.

« Écoutes, Mère m'a parlé de tes cauchemars. Elle m'a dit qu'elle avait essayé d'en parler avec toi, mais que tu ne lui avais pas dit un mot.

- …

- Vieux, tu peux pas continuer comme ça. Tu ne peux pas continuer à te renfermer comme ça, à ne parler qu'à moi. Il faut que tu t'ouvres, que tu...

- Pourquoi ? »

Cette fois, Blaise regardait Drago droit dans les yeux. Son regard, d'ordinaire vide et éteint, était illuminé par un panel d'émotions, allant de la colère à la tristesse en passant par la culpabilité. Oui, il était triste, triste d'être comme ça, énervé de ne pouvoir rien faire, et se sentait en même temps coupable d'infliger son comportement à des personnes qu'il aimait, et bien les seules personnes qui daignaient rester avec lui malgré son attitude.

- Pourquoi ? Tu veux savoir pourquoi ? rétorqua Drago. Blaise, tu vas avoir 28 ans. Tu ne peux pas laisser ce qui s'est passé à la guerre détruire entièrement ta vie. Ce n'est pas possible. Je ne le permettrais pas. » Plus il parlait, plus Drago haussait la voix. Le barrage cédait enfin, tout ce qu'il retenait sur son cœur lorsqu'il se trouvait face à son meilleur ami commençait à sortir. « Tu ne peux pas rester comme ça, à attendre que les journées se succèdent, l'une après l'autre, à ne rien faire, à ne parler à personne, tu ne peux pas. Je sais que c'est dur, je sais que tu me détestes de te dire ça, que tu dois sûrement vouloir que je me taise, mais je ne me tairais pas. Ça suffit.
Je ne te blâme pas pour ton comportement, parce que je sais que tu n'y es quasiment pour rien, mais j'essaie simplement de te faire réagir. Je hais autant que toi ce qu'a fait cette guerre. Cette foutue guerre qui m'a pris mon meilleur ami, qui l'a enlevé et ne m'a rendu que son corps, privé de son âme, de sa joie de vivre, de cette étincelle qui faisait briller ses yeux lorsque nous nous amusions autrefois. Elle m'a pris mon meilleur ami, mon frère, celui avec qui je partageais tous mes instants de bonheur mais aussi de tristesse. Tu as été là pour moi à Poudlard dans mes moments difficiles, et je suis là maintenant pour toi. Mais je ne peux plus continuer. Il te faut une autre aide.

-Laquelle ? »

Alarmé par la voix de son meilleur ami, Drago leva les yeux et se surpris à penser qu'il avait peut-être fait une erreur... Blaise le regardait toujours, mais ses yeux étaient brillants, les larmes dévalaient sur ses joues sans interruption.

« Quelle solution tu penses trouver, Drago ? Parce que crois-moi, j'ai déjà cherché, mais aucune ne me convient réellement. Crois-moi, j'en ai marre de vous infliger ça, mais je peux pas... je peux plus... Il éclata en sanglots.

- Ça fait quelques moi que j'y pense, et je pense pouvoir t'en parler maintenant.

- De quoi ?

- Un psychologue.

- C'est ça ta solution...

- Oui. Crois-moi, je pense sincèrement que ça pourra t'aider.

- Si tu le dis... »

Cette dernière parole mit un terme à la discussion. Blaise se leva, et prétexta aller se coucher pour être seul. Drago resta assis dans le jardin. Il appela un elfe de maison, et lui demanda d'apporter un parchemin et une plume. Il écrivit une lettre, puis se rendit également au Manoir. Ayant trouvé sa mère qui lisait le journal dans le salon, il la questionna :

« Mère, pourrais-je vous emprunter un hibou ?

- Bien sûr, tu n'as qu'à prendre Sonate, cela fait longtemps qu'elle n'a pas volé.

- Merci Mère. »

Le blond se dirigea vers la volière, et siffla. Un hibou grand-duc s'envola et arriva prestement sur son épaule. Drago lui attacha la lettre à la patte, et après lui avoir murmuré la destination, Sonate s'envola gracieusement. Regardant sa silhouette s'éloigner de plus en plus dans le ciel, Drago repensa à ce qu'il avait écrit.

Madame, Monsieur,

Je me permets de vous adresser ce courrier pour obtenir un rendez-vous avec l'un de vos psychologues, non pour moi mais pour un de mes amis très proche. Il n'a pas d'antécédents psychiatriques, mais je suis intimement convaincu que vos services lui apporteraient l'aide dont il a besoin.

Vous n'êtes pas sans savoir que la guerre de Poudlard survenue il y a une dizaine d'années, a causé des dégâts considérables, tant physiques que psychologiques. Les personnes ayant eu besoin de votre soutien se sont comptées par centaines, et aujourd'hui, ils sont pratiquement tous guéris, grâce aux soins que vous leur avez prodigués. Malheureusement, vous savez aussi que certaines personnes qui avaient besoin de votre aide ne sont pas venues vous voir, peut-être par peur, par ignorance, nous ne saurons jamais. Mon meilleur ami est l'un de ceux-là. Cela fait maintenant dix ans que nous l'hébergeons, ma mère et moi, et son état n'a pas évolué durant tout ce temps, restant comme au lendemain de cette guerre.

Vous me direz sans doute qu'il est trop tard pour le soigner, mais je vous affirme le contraire. Après dix ans de repli sur soi et de silence, il se sent prêt à être secondé et soigné.

Il s'agit de Blaise Zabini, né le 5 décembre 1979. Son enfance a été assez chaotique, à l'instar de certaines familles à cette époque-là. Il n'a jamais connu son père, et sa mère s'est remarié bon nombre de fois, son mari mourant toujours dans de mystérieuses circonstances. Or, lorsque la bataille de Poudlard a éclatée, Blaise a été l'une des premières victimes.

Comme beaucoup d'autres élèves avant lui, il avait trouvé un foyer à Poudlard. Au point de renier sa famille et, lors de la bataille, se ranger du côté de l'Ordre du Phénix, et ce devant les rangs des mangemorts. Comme vous pouvez l'imaginer, cela ne leur a pas plu. La bataille a commencé, et deux mangemorts, Bellatrix Lestrange et Lucius Malefoy, ont trouvé le moyen d'isoler Blaise de ses nouveaux alliés.

Après l'avoir torturé à coups de Doloris, ils l'ont laissé pour mort. Blaise était évanoui, et lorsqu'il s'est réveillé, la bataille était finie. Mes amis et moi commencions à le chercher, quand nous l'avons vu ramper, à bout de force, de l'autre côté du hall. Sur le moment, il pensait aller bien, mais ce que nous ne savions pas alors, c'est qu'une personne ayant subi un grand nombre de sortilèges en un court laps de temps développe une sorte d'infection, comme une overdose de magie. Blaise en a été affecté.

Depuis ce jour, à la bataille, il n'a plus parlé. Son premier mot remonte à trois ans, et m'était adressé. A force de patience et de temps, il a recommencé à parler, mais uniquement à moi, et jamais plus d'une dizaine de mots. Régulièrement, il est tourmenté par des cauchemars qui l'enfonce un peu plus chaque nuit dans son mutisme.

Je suis persuadé que vous pouvez l'aider. J'ai fait mon maximum, mais je ne peux plus rien pour lui à ce stade.

Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma haute considération.

Drago Abraxas Malefoy


A sept heures, le réveil moldu d'Hermione sonna. Elle ne prenait le travail à dix heures, ce qui était exceptionnel, mais tenait toujours à se réveiller tôt. Elle se leva péniblement, avec le sentiment que quelque chose qu'elle devrait rester chez elle aujourd'hui. Elle finit par se lever et prit son petit-déjeuner. Elle se fit une toilette et, cette fois-ci, pensa à se maquiller légèrement, la remarque d'Edward l'ayant touchée plus qu'elle ne le croyait.

Comme d'habitude, elle se rendit tranquillement sur son lieu de travail, prenant le bus et finissant le trajet à pied. Pendant qu'elle marchait, elle passa devant un lycée public moldu. Une masse de jeunes s'agglutinait devant les grilles, sur lesquelles étaient accrochées des affiches portant les inscriptions « S » ,« ES », « L », ou encore une autre portant la mention « Série technologie ». Certains riaient, d'autres pleuraient, d'autres encore les deux en même temps. Elle entendait quelques cris, « J'ai la mention ! » ou « J'ai eu mon bac ! », ... Des groupes d'amis s'enlaçaient, des couples s'embrassaient.

Cela la ramena quelques années en arrière, lorsqu'elle avait elle-même passé ce diplôme moldu qu'est le Baccalauréat. Pour sa part, elle avait choisi la série S, et s'était ensuite orienté vers la psychologie. Ce diplôme n'avait néanmoins rien à voir avec les diplômes sorcier, ce dernier étant plus facile que le premier. Après avoir observé ces jeunes, te s'être remémoré quelques souvenirs du « bon vieux temps », elle repartit tranquillement.

Arrivée sur son lieu de travail, elle prit un jus d'orange à la cafétéria et conversa quelques minutes avec ses collègues. Comme chaque matin, lorsqu'elle passa les portes orange, elle trouva Sophia, assise à -même sol. Elle parla quelques instants avec elle et la raccompagna à sa chambre.

En discutant avec une de ses collègues elle apprit qu'une aide-soignante de son service dont un parent venait de mourir avait apporté des draps ainsi que de vieux habits pour les patients. « C'est vraiment gentil de sa part, elle aurait très bien pu les garder pour elle... » pensa Hermione, en quittant la chambre de Sophia. « Pourvu que ça égaye un peu ces chambres, elles en ont besoin, et ça remonterait un peu le moral des personnes qui y vivent ».

La brune se remit à penser à l'infirmerie de Poudlard, à Madame Pomfresh, à ces lits blancs et au haut plafond du château... Elle avait eu de nombreuses occasions d'aller à l'infirmerie, si bien qu'elle en connaissait maintenant les moindres recoins.

Elle arriva finalement à son bureau et ses consultations commencèrent. Les deux premières heures furent consacrées à un jeune adolescent qui avait tenté de mettre fin à ses jours, ces cicatrices sur les poignet en attestaient. Il avait connu une grosse déception amoureuse et, par la suite, avait subi de nombreuses moqueries. « L'amour fait vraiment des carnages chez certains...» pensa la rouge et or.

La matinée achevée, elle alla prendre son déjeuner à la cafétéria et mangea dehors sur un banc, au soleil. Le chant des moineaux l'emplissait toujours d'un grand bonheur. Elle finit son repas, et commençait à se rendre au réfectoire afin de vider son plateau lorsqu'une ombre passa sous ses yeux. Elle chercha rapidement des yeux la cause de cette apparition, et quelle ne fût pas sa surprise quand elle vit un hibou grand-duc au bord de sa fenêtre.

Elle courut débarrasser son plateau, et se précipita dans son bureau. « Qu'est-ce-qu'un hibou de cette espèce vient faire ici ? » se demanda-t-elle. Il lui faisait penser à un certain hibou que possédait autrefois un élève de Poudlard...

Elle ferma sa porte à double tour, et s'approcha de la fenêtre que l'oiseau était en train de gratter avec son bec. A peine l'eut-elle ouverte que l'oiseau s'engouffra dans la pièce en poussant de grand cris. De surprise, Hermione tira vivement le premier tiroir de son bureau, en sortit sa baguette et insonorisa la pièce.

L'oiseau fit encore quelques tours de la salle, fier et gracieux, puis se posa sur la chaise de bureau. Hermione s'approcha alors de lui et prit délicatement la lettre qu'il portait. Le cachet qui scellait la lettre lui prouva que celui qui possédait autrefois un hibou grand duc en avait manifestement encore aujourd'hui... « Malfoy ? Que me veut-il ? Si c'est pour me proférer des menace je l'attend. » gronda-t-elle.

Elle rompit le cachet violemment, manquant de déchirer la lettre, et commença la lecture. A mesure qu'elle parcourait la lettre, ses yeux s'agrandissaient. Ce n'était pas une lettre de menace, mais un appel à l'aide.

Hermione s'effondra sur son fauteuil, sous le choc. Son cerveau fonctionnait à cent à l'heure. Elle était prise au beau milieu d'un dilemme. « Et si c'est une feinte pour … pour … et pourquoi ? Oui, après tout, c'est un ancien mangemort, et de père en fils qui plus est ! Mais en même temps, cela paraît vraiment sincère, et il ne semble pas savoir que la lettre m'est adressée. Mais alors comment son hibou a-t-il bien pu arriver jusqu'ici ? Et Zabini semble vraiment mal en point. Et la fouine semble avoir changé depuis la fin de la guerre... Parce que, tout de même, il s'est excusé alors qu'un Malefoy préférerait mourir que de le faire ! ». Elle réfléchit encore quelques instants, faisant les cents pas. Elle vérifia son emploi du temps et, après s'être munie d'un parchemin et d'une plume, prit le temps de réfléchir aux mots qu'elle allait employer avant de les coucher sur le papier. Une fois qu'elle eût écrit la lettre, au moment de signer, elle décida de rester anonyme, afin de vraiment constater si le blond avait d'autres objectifs. Posant la plume à côté d'elle, elle relut une dernière fois la lettre :

Monsieur Malefoy,

J'ai bien pris en compte les antécédents de votre ami Blaise Zabini. Je serai ravie de lui venir en aide, comme je l'ai fait pour beaucoup d'autres avant lui, comme vous l'avez rappelé.

Cependant, j'exerce dans un hôpital moldu, plus exactement à l'hôpital universitaire. Cela peut vous paraître étrange, mais vous pouvez toujours changer d'avis si cela ne vous convient pas. Si vous êtes d'accord, vous devrez donc venir par des moyens moldus, car comme le souhaite le Ministère de la Magie, le transplanage est interdit aux abords de l'hôpital, comme tout autre type de magie.

Ne sachant pas si vous connaissez les moyens de transports moldus, je vous indique comment vous rendre à l'hôpital en les empruntant :

Vous et votre ami pouvez prendre le métro. La ligne Northern Line vous amènera à l'arrêt Warren Street, où vous descendrez, sans bien sûr oublier de payer, sans quoi vous pourriez avoir quelques problèmes d'illégalité avec la justice moldue... En sortant, l'hôpital sera indiqué, et vous n'aurez plus qu'à suivre les panneaux.

Une fois à l'intérieur-même de l'hôpital, vous suivrez les flèches vous menant au service « Psychologie / Psychiatrie / Pédo-psychiatrie ». Vous arriverez devant un hôte d'accueil, à qui vous donnerez vos noms. Il vous remettra alors un pass afin d'accéder à la salle d'attente. Je vous y donne rendez-vous dans trois jours, soit jeudi, à 17 heures.

Bien à vous,

La psychologue de l'hôpital universitaire


Alors, des avis ?

A propos du passage d'Hermione devant le lycée, a-t-on des bacheliers parmi les lecteurs ? ^^

Que pensez-vous du personnage de Blaise ? et de Narcissa ? :) et comment se passera le trajet pour aller à l'hôpital ? Drago va-t-il oser s'approcher des moldus ? Et concernant le rendez-vous, d'après vous, comment réagira Drago ? et Hermione ? Réponses (en partie...) dans le prochain chapitre ^^...

... qui arrivera normalement dans une semaine, deux au maximum ! D'ici là, laissez une review, et vous pourrez recevoir l'aide de votre serpentard préféré à faire ce que vous voulez ^^

Et concernant Drago, si certains d'entre vous se pose la question de savoir pourquoi Hermione est un "sujet sensible", vous le saurez dans les prochains chapitres !

A bientôt, on vous souhaite une bonne semaine !
-Les Fouineuses-

OoOoOoOo

Update du 23/07 : Mieux que les Milles et une nuits, on vient d'atteindre les 1 001 views... Merci beaucoup à vous tous de nous lire !