Coucou
Aujourd'hui, c'est vendredi. Voici donc le 3eme chapitre.
Il parait que la neige embête beaucoup de monde. Moi, pas du tout. On a eu de jolis plans de paysages enneigé pour notre film. Mais je compatis avec tous ceux qui ont eu des problèmes avec les flocons. Il faut se dire que c'est bientôt noël, et que c'est féerique, noël sous la neige...
Bonne lecture
Chapitre 3
Durant presque que trois heures, il ne se passa absolument rien, mettant les nerfs de McKay à rude épreuve. Sheppard avait fini par lui ordonner de retourner voir le module pour l'étudier, en lui disant trois fois de ne toucher à aucunes touches qui pourrait aggraver leur cas. Le scientifique l'avait promit et avait donc simplement branché son ordinateur au module et tentait de traduire la notice. Le simple fait de faire quelque chose le rasséréna un peu. Sheppard avait fini par reprendre une pierre pour jouer avec lorsqu'il entendit le cri particulièrement aiguë de McKay. Oubliant son morceau de rocher, il découvrit soudain un autre Sheppard qui le regardait avec un air méchant. Il se demanda un instant s'il s'agissait de la peur de McKay ou de la sienne. Mais quand il vit divers citrons au sol et sur le module, il se dit que le second lui était pour lui. Décidant de s'ignorer cinq minutes, il avisa l'astrophysicien.
- Rodney, ces citrons ne sont pas là. Ce ne sont que des illusions. Ils ne peuvent pas vous faire du mal.
- Ah oui ? Et votre clown alors ? Lui non plus n'était pas censé vous faire du mal et vous êtes pourtant blessé. Je vais mourir !
- Mais non. Concentrez-vous et faîtes-les disparaitre.
- Attention Sheppard !
Sheppard, le vrai, évita de justesse le coup de poing de son double. Une étrange scène débuta alors : McKay était totalement entouré de citrons, ne pouvant faire le moindre pas, et Sheppard se battait avec lui-même. Le premier n'ayant pas toujours besoin de bouger pour réfléchir, il analysa rapidement le problème : lui avait peur des citrons parce qu'il y était allergique, mais c'était un fait connu. Un simple contact avec pouvait le tuer. Par contre, il trouva plus étonnant que Sheppard ait peur de lui-même. Mais en réfléchissant et en le regardant attentivement, il remarqua que ce n'était pas tout à fait de lui-même qu'il avait peur, mais de ses réactions : dans ce combat, il y en avait toujours un qui reculait un peu plus que l'autre, écrasant au passage quelque citrons et qui pestait en conséquences, puis il se remémora d'autres fois : sa réaction à l'annonce de la grossesse de Teyla, le fait qu'il ait réussi à convaincre un homme de servir de repas à un Wraith pour sauver sa sœur à lui. Il sortit soudain de sa contemplation lorsqu'un citron vert particulièrement mûr et juteux passa tout près de lui.
- Mais ça ne va pas la tête ? Qui a fait ça ?
- C'est lui ! répliquèrent en cœur les deux hommes en se désignant mutuellement.
- Ok, stop ! Qui est qui ? Qui est mon Sheppard ?
- C'est moi ! répondirent les deux.
- Je vais mourir.
- Mais non, Rodney. Concentrez-vous sur votre problème et oubliez-moi. Euh, nous.
Rodney constata alors que l'illusion représentant Sheppard n'était pas blessée à la joue. Au moins, il allait pouvoir les différencier. Mais ça ne résolvait pas son problème avec les citrons. Il se força à réfléchir. Sheppard l'avait aidé lors de la première étape, alors il devait lui rendre la pareille. Il constata déjà la grande différence avec la première étape : ils voyaient tous deux la peur de l'autre et pouvait même interagir avec. Il se demanda un instant si ce n'était pas à lui de se débarrasser du faux Sheppard. Mais il ne pouvait pas se déplacer avec tous ces citrons qui se trouvaient tout autour de lui. Avec des signes bien à lui, c'est-à-dire sans véritablement sens sauf pour lui-même, l'astrophysicien demanda à son Sheppard de pousser l'illusion vers lui. Il laissa le temps au militaire de comprendre en prenant son sac dans les mains. Une chance qu'il l'avait sur le dos. Il n'y avait donc pas de citrons dessus. Même s'il n'avait pas tout compris, Sheppard, le vrai, poussa son adversaire vers le scientifique. Ce dernier assomma proprement l'illusion. Le colonel fronça les sourcils en constatant qu'il était vraiment assommé.
- Vous avez quoi dans votre sac ?
- Que des choses essentielles. Vous ne voudriez pas m'aider ?
- Je veux bien, mais je fais quoi ?
- Je ne sais pas, moi. Je vous ai déjà débarrassé de vous-même, réfléchissez un peu maintenant.
Le militaire soupira et commença à écraser un à un les citrons, tout en faisant attention à ne pas en mettre partout. Il avait remarqué que c'était assez efficace pendant qu'il se battait. Lorsqu'il eut fini avec ceux qui étaient au sol, il rassembla les derniers, sur le module et les empila sur l'autre Sheppard. Il eu un moment l'idée de tout détruire avec son P90, mais là, les citrons allaient forcement éclabousser McKay, la pièce n'étant pas très grande. Il aurait voulu essayer le C4, mais là, ils risquaient de mourir tous les deux. Il finit par les emmener dans un coin de la pièce et il enleva son pantalon et ses chaussures pour les mettre avec.
- Qu'est-ce que vous faîtes ? s'écria McKay.
- Eh bien, je vous rejoins, et aux dernières nouvelles, vous ne voulez pas avoir affaire avec du citron. Hors, j'en ai partout. Si ça vous dérange, j'ai du rechange dans mon sac.
- Oh non, ça ne me dérange pas. Vous m'avez juste un peu surpris. Ah, il n'est pas mort !
- Ce n'est pas à vous de me détruire, McKay. Je ne suis pas votre peur.
- Ça veut dire que je dois me débarrasser des citrons qu'il reste ?
- Oui. Je suis sûr que Sheppard se ferait une joie de le faire pour vous, mais il n'a pas le droit, sinon vous seriez coincé ici pour toujours. Enfin, si ça se trouve, ça ne le dérangerait pas.
- Tais-toi ! Il n'est pas intéressé, siffla Sheppard d'une voix soudain menaçante.
- Tu sais que ça a foiré avec Katie, et comme vous ne sortirez jamais d'ici, tu pourrais tenter ta chance.
Le colonel ne répondit pas mais sauta littéralement sur lui-même. Il fut si soudain et violent qu'il brisa proprement la nuque de l'illusion. Il se releva quelque peu surpris alors que son double disparaissait.
- Qu'est-ce qu'il voulait dire ? demanda McKay.
- Je ne sais pas. Occupez-vous donc de vos citrons le temps que je médite sur le fait que je viens de me tuer.
- Et je fais comment ?
- Je ne suis pas allergique au citron, McKay, alors je ne vais pas pouvoir beaucoup vous aider. Désolé.
Le scientifique nota que Sheppard avait employer son nom de famille, chose qu'il n'avait plus fait depuis un sacré bout de temps, depuis qu'il avait quitté sans trop le vouloir la belle botaniste en fait, et aussi qu'il s'était excusé, ce que le militaire ne faisait pas tellement souvent. Il reporta son attention sur les citrons. Depuis que Sheppard les avait tous mis dans un coin, il pouvait bouger. Il avait peur des citrons parce qu'il y était allergique, alors comment était-il censé s'en débarrasser alors que c'était mortel pour lui ? En tout cas, le jus était mortel. Il n'avait jamais vraiment essayé de toucher la peau. Il posa son sac et sortit un flacon de dedans qu'il mit en évidence pour Sheppard, ce dernier ne le regardant qu'à moitié parce qu'il semblait coincé dans son pantalon de rechange. Puis, prenant son courage à deux mains, il s'avança lentement vers le tas de citrons en fermant les yeux. Le militaire était en train de fermer sa fermeture éclair lorsqu'il vit le scientifique toucher un citron. Et surtout s'affaisser soudainement.
- Rodney !
- Je vais bien, je n'ai rien. J'ai juste eu très peur.
- Vous y avez touché ?
- Oui, mais ça va. Je faisais une fixation sur le citron, mais je suis juste allergique au jus. Regardez, ils disparaissent. Oh, j'ai réussis !
- Oui, vous avez réussi. Alors, pourquoi est-ce qu'il en reste un.
- QUOI ?
- C'est une blague, McKay. Vous devriez essayer de dormir. Vous avez l'air crevé.
- Vous aussi, vous devriez peut-être.
- Vous d'abord. Si c'est comme la première fois, on a un peu de temps devant nous et vous êtes moins efficace que moi quand nous sommes tous les deux fatigués.
- Ce n'est pas vrai, d'abord. Et je peux parfaitement rester éveiller pendant au moins une journée.
- McKay, c'est un ordre.
- Un ordre, mais…Ok, ça va, j'ai compris. Je vous soule et vous en avez marre.
- Oui, vous pouvez être chiant quand vous vous y mettez. Mais il ne s'agit pas de ça.
-Bonne nuit, colonel !
Sheppard soupira en regardant le scientifique se coucher en lui faisant la tête. Le militaire se demanda si ce n'était pas mieux comme ça.
Alors, alors, alors ?
Prochain chapitre mardi...
