Axel : On est en train de le perdre !
PDV Axel
Je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche tandis que je préparais le café d'un client. Un simple coup d'œil me permit de voir la photo de Roxas s'affichait sur l'écran. Je terminais de servir le client et demanda à Riku, mon collègue, de prendre le client suivant avant d'aller dans le remise pour prendre l'appel.
- Oui?
Un bruit étrange sortit du haut-parleur, comme si le téléphone était tombé sur le sol. Un frisson me parcourut la colonne vertébral.
- Roxas? Que se passe t-il?
Seul des grésillements me parvenait de l'autre bout du fil, jusqu'à ce qu'une voix, autre que celle de mon petit ami, réponde d'une voix lointaine.
- Tu n'aurais jamais du naître, ordure.
Un cri de douleur parvenant de l'appareil me pétrifia d'horreur.
- Roxas! Criais-je.
Je mis fin à la communication et me précipita en dehors de la remise, enlevant mon tablier à la hâte. Voyant mon empressement, Riku m'interrogea du regard. Je lui expliquais rapidement le peu d'information que j'avais.
- Cours le retrouver, j'appelle Sora, me dit-il gravement.
Je le remerciais rapidement avant de débouler dans la rue. J'entendis un autre cri de douleur étouffée par la distance. Je courus dans la rue, entendant vaguement l'orage grondait au loin. Je ne faisais pas attention aux gouttes de pluie glaciale qui commençait à tomber. Je passais devant une ruelle quand reflet de métal attira mon attention. La scène que je vit alors me donna la nausée.
Dans la rue étroite, Roxas gisait à terre, une flaque de sang commençant à s'étendre au niveau de son ventre. Face à lui, un homme blond, que je supposais être son père, tenait un couteau au dessus du plus jeune, près à l'abattre sur sa tête. Le téléphone de Roxas se trouvait à terre. Sans réfléchir, je sautais sur l'homme. J'attrapais le couteau et dirigea le manche vers son crâne. Il s'écroula, inconscient.
Je me précipitais au coté de Roxas pour voir son pouls. Je soupirais soulagement en sentant la palpitation sous mes doigts. En revanche, la vitesse à laquelle s'imbibait son tee-shirt m'affola.
J'enlevais ma chemise et appuya sur la plaie d'une main. De l'autre j'appelais l'ambulance et la police.
- S'il te plaît Roxas, tiens bon, murmurais-je à moi-même.
Les secondes me paressèrent minutes avant que la lumière du gyrophare n'éclaire la rue. La pluie tombait maintenant fort et plaquait mes cheveux sur mon visage et mon dos nu. Deux ambulanciers vinrent me prendre Roxas pour l'emmener dans le camion tandis que deux policiers conduire le père de Roxas dans la voiture de police. Riku et Sora arrivèrent en courant quelques instant plus tard. Sora avait les joues baignaient de larme. En voyant Roxas passer, il chercha à aller vers lui mais Riku le retint dans ses bras. Le brun sanglota contre le torse du plus vieux, qui lui frotta doucement le dos dans une tentative de réconfort. Un ambulancier vint à notre rencontre.
- Puis-je savoir qui êtes vous pour la victime?
- Je suis Sora, son frère jumeau, sanglota Sora.
- Je suis Riku, le petit ami de Sora.
- Axel, le… le petit ami de la victime.
Désigner Roxas comme une victime me fit prendre conscience de la gravité de la situation. Alors que l'ambulancier allait ajouter quelque chose, un appel survint du camion des urgences.
- Martin! On a besoins de ton aide! On est en train de le perdre!
Le dénommé Martin se précipita en direction de l'appel, nous sur ses talons. Un affreux bip sonore résonnait à l'intérieur sur camion. J'avais la boule au ventre. Martin s'engouffra dans le camion. Je rentrais à mon tour avant de sortir subitement, soudain prit d'un vertige. Riku et Sora me rejoignirent rapidement.
- Ca va aller? Me demanda Riku en posant sa main sur mon épaule.
- Je… Je ne sais pas… Déglutis-je.
Il rentra avec Sora dans le camion, que l'on entendit éclater en sanglot. Je me forçais à rentrer pour suivre la suite des opérations. Des hommes étaient rassemblés autour du corps de Roxas, manipulant tout un tas de machine d'urgence. Le blond, quand à lui, gisait, pâle. Un masque recouvrait son visage. Un électrocardiogramme était relié à lui par des électrodes sur son torse. Des poches de sang ainsi que d'autre chose étaient injecté dans son bras par des aiguilles qui me donnait le frisson. Le détail le plus inquiétant de toute la scène était l'absence totale de mouvement chez mon petit ami, y compris celle de sa poitrine censé bouger au fil de sa respiration, actuellement inexistante. L'écran de l'électrocardiogramme n'affichait qu'une ligne, continue et infinie, qui me faisait trembler d'effroi.
Un homme en blouse blanche plaça un défibrillateur sur le torse inanimé du blond et le chargea.
- Prêt? Dégagez!
Le corps de Roxas convulsa mais la ligne ne oscilla pas.
- On réessaye! Cria l'homme à la blouse. Prêt? Dégagez!
Le corps de mon petit ami secoua à nouveau mais l'électrocardiogramme continuait de hurler son chant funèbre. Riku sortit avec Sora, tellement la pression était insoutenable pour son jumeau. Une larme singulière dévala ma joue.
- On réessaye une dernière fois! Prêt? Dégagez!
Roxas s'agita une fois de plus mais cet fois, le bruit incessant cessa. La ligne infinie devint une courbe. Les oscillations étaient faible, mais là. Le blond prit une grande respiration derrière son masque mais ne se réveilla pas.
- Il faut vite l'emmener à l'hôpital pendant qu'il est stable, ordonna le chef des ambulanciers.
Je sortis dire à Sora et Riku de monter. La police était déjà parti, seul un policier nous attendait pour que nous expliquions ce qui venait de se passer. Je lui répondis que nous ne pouvions rien dire pour le moment, à cause du choc, et il eu l'amabilité de comprendre.
- Venez au poste quand vous vous sentirez mieux, nous garderons cet homme en garde à vue en attendant, me dit-il.
Je grimpais dans le camion avec Sora et Riku, avant que le camion ne roule à toute vitesse, le gyrophare couvrant le bruit de la bruit incessante.
