Voilà voilà le quatrième chapitre d'un Autre monde !
J'aimerai aussi adresser un grand merci à Kitty Green ta review ! Et bien évidemment merci à ceux qui suivent ma fiction, qui l'ont mise en favorite, en alerte et à ceux qui ont juste lu !

Alors assez palabré, on se retrouve en bas !


Mes pieds me menaient dans un endroit que j'ignorai. Tant que je pouvais m'échapper. J'avais commis une grosse erreur là. J'en avais assez que mes origines soient toujours dénigrées. Sauf que là j'aurai dû refréner cette pulsion.
Mes entraînements quotidiens m'ont permis de garder une bonne forme. Mes pas se font de plus en plus rapides, et je ne sais pas où je suis. Je le sens et l'entend derrière moi. Même si je cours du plus vite que je peux, mais il se rapproche.
Je tourne à nouveau, et deux mains puissantes me saisissent au niveau de la taille. Il chute de lui-même et m'entraîne dans sa chute. Je me retrouve le dos sur le sol et la respiration coupée. Je cherche l'air et mes yeux sont grands ouverts, et je croise la pierre de ses yeux.
Ce qui est injuste, c'est qu'il n'a pas l'air d'être essoufflé. Il est d'apparence calme, mais ses yeux reflètent une rage pure et dure. J'avale durement ma salive.
Ma mission ne continue décidément pas de la meilleure des manières.
Il continue de me fixer et attend que je me calme. Lorsque ma respiration est redevenu normale, j'entends sa voix grave résonner.

« Vous commencez vraiment mal Benniat, vraiment, vraiment mal. Ce serait dommage qu'il vous arrive quelque chose à vous et votre joli minet... »

Je ne sais pas si je dois être honorée qu'il me trouve mignonne, ou si je dois avoir un peu plus peur vu qu'il me menace de mort. Oh ! Reprends toi Rey ! Mission, pense mission ! Mais ses yeux sont magnifiques, tellement clairs et purs, les cils et les ombres qu'ils projettent sur ses joues.

« J'ai la légère impression que je parle dans le vide, non ? »

Mes joues rougissent instantanément. Oups, grillée. De plus, le demi-sourire qu'il avait sur ses lèvres était si sexy... Hum, un peu de tenue Rey. J'essaye alors de me débattre pour me dégager de ses bras, mais sa poigne se fait plus ferme, et je reste à terre. Tout à coup, je me retrouve sur mes pieds. Je dépoussière les peluches microscopiques sur mes vêtements. Mon regard balaye l'endroit où on est, et il ne croise que des portes fermées et des murs en crépis et nus. J'essaye de me déplacer, mais il ne me laisse toujours pas bouger.

« Vous comprendrez que je ne vais pas vous lâcher Benniat. Vous comprenez ? »

Je suis toujours muette. Je ne fais qu'acquiescer de la tête. Mes joues sont toujours chaudes. Il a toujours l'air de se moquer de moi. Il est vraiment immense, vu que je suis face à sa poitrine. J'ose lever les yeux, je vois sa pomme d'adam monter.

« Je comprends tout à fait monsieur. C'est très clair... »

Il a l'air satisfait de ma réponse. Il regarde autour de lui un instant, puis me prend violemment le bras puis continue sa marche. A peine avons-nous marché quelques minutes qu'il s'arrête devant une porte simple. Il l'ouvre et entre en me prenant avec lui. Je découvre une pièce aux murs blancs avec le sol carrelé de dalles noires. Un lit est dans un coin, et la chambre se compose d'une bibliothèque, d'une armoire encastrée et d'une table. Je regarde le seul point de luminosité de la pièce. Mince. Il n'y a qu'une petite fenêtre entourée de barreaux. Je ne pourrai donc pas sortir. Il va falloir trouver un autre plan.

« C'est ma chambre, c'est ça ? »

Il se contente de hocher la tête. Ok... Je reste là, à regarder la pièce.

« Et mes affaires personnelles ? »

« Un uniforme, les chaussures, les sous-vêtements. Les armes sont à l'armurerie. Je ne voudrais pas avoir de problèmes Benniat. »

Je vois son regard lourd de suspicions. Aïe, qu'est-ce-qu'il m'a prit de faire ma petite rébellion tout à l'heure ? Il va falloir que je bosse pour remonter dans son estime. Et le plus tôt possible.
Il sort de la chambre, et avant de fermer la porte, il se retourne vers moi.

« Le repas est à 19 heure pile. Le petit-déjeuner à 7 heure et le déjeuner à 13 heure. Je n'autoriserai aucun retard Benniat. »

Il referme la porte. Je pousse alors un long soupir. Que le jeu commence...

o0O°O0o

J'arrive dans le réfectoire à 19 heure pile. Un silence de mort règne dans la pièce. J'ai la nette impression qu'ils sont coordonnés. Les gradés sont à une table sur une estrade. Je croise son regard. J'ai l'impression d'y voir une étincelle d'amusement.

« Bon elle avance la Bleue ? »

Deux armoires à glace sont derrière moi. Je me pousse légèrement, et ils me bousculent à moitié.

« Laisse-les. Ils n'ont pas été recrutés pour leurs muscles. Et c'est le cas pour une grande partie. »

C'est une jeune femme qui m'a adressé la parole. Elle est un peu plus grande que moi, ses cheveux clairs sont attachés en une queue de cheval serrée, et ses yeux clairs sont emprunts de joie.

« Euh,ok... C'est sûr que cela se voit un peu. »

Elle rigole. Elle me prend la main et la serre.

« Je m'appelle Jasmille. »

« Rey. »

« Donc bienvenue dans le Premier Ordre Rey. »

Elle me mène à une table un peu à l'écart. On s'assoie face à face, si bien que je suis dos au patron. Nous parlons de tout et de rien, si bien que le repas passe à toute vitesse.
Une sonnerie nous tire de notre discussion.

« Aller, viens, on a une heure de répit avant l'entraînement ! »

Je la suis dans les couloirs. On arrive dans une salle chaleureuse et accueillante. Quelques personnes sont là. Je la suis sans vraiment vouloir y aller. Elle se dirige vers un homme, fin et un peu gringalet.

« Jirak, viens par là ! Faut que je te présente quelqu'un ! »

Il se lève. C'est moi où ils sont tous immenses là dedans ? Il se dirige vers nous. Il ressemble à un geek. Ses cheveux roux foncés bouclés sont emmellés. Des lunettes noires et rectangulaires juchées sur son nez dévoilent des yeux foncés.

« C'est elle la Bleue ? Félicitations, à peine arrivée que tu fais parler de toi. Tu te fais engager en braquant un flingue sur le Second, puis tu enrages le Patron. Tu sais quoi, je suis ton obligé ! »

Je ne peux que rire devant son entrain. Il est déconcertant.

« Moi c'est Rey. La Bleue c'est bizarre. »

« Jirak, responsable des informateurs du Premier Ordre. Et tu vas l'avoir pour longtemps ce surnom. »

Ce qui est fou, c'est que je me sens bien avec eux. Malgré le fait qu'ils soient membres du Premier Ordre. Ils ont l'air d'être étonnamment normaux, et humains. Il va falloir que je fasse très attention.
Nous parlons de tout et de rien. L'heure de pause passe décidément très vite. La même sonnerie que la fin du repas sonne. Jirak et Jasmille se lève. Je les suis.
Jirak nous laisse pour aller travailler. Ma nouvelle connaissance m'emmène dans le gymnase où j'avais dû faire mes preuves. Elle m'emmène dans les vestiaires féminins. Nos affaires sont prêtes, posées dans des casiers à nos noms. Mon équipement se résume à un leggings, à une brassière qui me couvre intégralement la poitrine et une partie du ventre, et un tee-shirt légèrement transparent qui est grand et lâche. Je m'attache les cheveux en queue de cheval pratiquement identique à celle de Jasmille. Nous nous rendons vers les tapis, et nous commençons à nous échauffer.

« Alors, Rey. Il faut que l'on s'entraîne pendant deux heures. Tu me suis ? »

On commence à faire du self défense. On commence par quelques mouvements de base, puis nous finissons par vraiment nous battre. Jasmille cache sous ses apparences de gentille fille une combattante confirmée et très dangereuse. J'ai du mal à rester debout. Ses mouvements sont secs et adroits. Son visage est fermé et concentré. J'esquive un ou deux coups, et je lui rends la pareille. Un coup d'épaule, un poing, un coup de genoux, de pieds, notre combat formait une valse dangereuse.
Il se finit sans qu'aucune de nous n'ai mise son adversaire à terre. Nous finissons par se prendre dans les bras en rigolant. Cela fait du bien.
Je remarque qu'un attroupement s'est formé au fond du gymnase. Je vais voir avoir ma coéquipière ce qu'il se passe. Et c'est là que je vois le Patron s'entraîner. On dirait un lion. Il domine largement son adversaire. Le combat se finit très vite. Lorsqu'il se relève, la foule se disperse. Seules Jasmille et moi sommes restées.

« Yagys, vous irez vous entraîner avec votre collègue. Benniat, vous me ferez l'honneur de venir avec moi. »

Jasmille me jette un coup d'œil, puis sous l'ordre direct du Patron, part relever l'homme pour l'emmener sur le tapis d'à côté. Cela me rassure un peu.
Je me mets face à lui.

« Tu as plusieurs points faibles, qu'il va falloir bien évidemment corriger. Commençons par tes jambes. »

Sûr ce, en un mouvement, je me retrouve à nouveau par terre. C'est une position que j'ai trop souvent face à lui.

« Je disais donc. Il va falloir que tu bosses sur ton placement de jambes. Un coup et tu pars. C'est dangereux lors de missions. »

Pendant le reste du temps, il me donne des conseils et m'aide. Je ne vois pas le temps passer. Je reste avec lui, et je ne vois plus ce qu'il se passe autour. Je trouve que l'on développe une sorte d'alchimie assez puissante, et la fin de l'entraînement arrive très vite.

« Félicitations Benniat. »

Un simple mot et il part. Je rejoint Jasmille en nage. Nous nous dirigeons vers les vestiaires pour une douche bien méritée.
Je me revêt d'un pantalon en toile serré, ainsi qu'une blouse crème, et des bottines.
Nous retrouvons Jirak. Il est penché sur un ordinateur, ses lunettes posées sur le bout de son nez. Ses sourcils sont froncés et je vois ces yeux bouger sans cesse. Ses doigts glissent et volent sur le clavier. Ce n'est que quelques minutes plus tard qu'il nous remarque. Il nous fait comprendre qu'il a encore du boulot, et retourne à son ordinateur.
Elle m'emmène dans des jardins. Je ne les avais jamais vu. Ils sont à l'intérieur du bâtiment, et les murs l'entourent. Quelques bosquets de fleurs colorent l'herbe et les chemins. Il fait encore froid, mais c'est tellement agréable de pouvoir apercevoir un petit bout de verdure.
Le temps passe et je me sens de plus en plus à l'aise. La journée continue, et je vis. Le Premier Ordre et son cadre de vie est tellement différent que ce que l'on nous a présenté. C'est même pratiquement le même rythme que celui des journées du Gouvernement.
Nous nous promenons, nous rigolons, bref nous ne faisons rien d'anormal.
Le soir, après avoir mangé, et après avoir passé la soirée avec Jasmille et Jirak, je rentre dans ma chambre. Je me change et me prépare pour aller me coucher. Mais je vois un nécessaire à écrire posé sur la table.
Je prends un stylo, et commence à écrire.

Décembre, au QG du Premier Ordre...


Alors ? Que pensez-vous de Jasmille et Jirak ?
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