Après plusieurs tours et détours dans la ville, les cinq amis décidèrent de s'installer à l'hôtel. Une fois leurs valises posées ils se retrouvèrent tous dans la chambre d'Aiba afin de débattre de cette journée. La pièce était assez grande et elle possédait en plus du lit, un canapé dans lequel s'étaient installé Jun, Ninomiya et Ohno. L'espace entre ces deux derniers était telle qu'elle était à l'époque, c'est-à-dire inexistante, détail que ne manqua pas de relever Sho.
Vous deux avez toujours était très proche. Je suis content de voir que même après 10 ans de séparation vous n'avez pas perdu ce lien.
Les deux concernés se lancèrent un regard embarrassé. C'était vrai, ils avaient toujours fait ça d'instinct. Quand l'un faisait une chose l'autre le suivait comme son ombre, c'était ainsi et ni l'un ni l'autre ne pouvait l'expliquer. Ils avaient juste besoin de la présence de l'autre pour se sentir bien, même après 10 ans.
Très bien. Lança Matsumoto. Qui se dévoue à raconter sa vie ? Aiba ?
Celui-ci ouvrit la bouche mais Jun reprit brusquement la parole.
Je suppose qu'aucun de vous ne s'est contacté durant tout ce temps.
Ne commence pas Matsujun. Le calma Nino. Si on ne l'a pas fait c'est pour une raison bien précise et tu la connais. Toi comme nous tous ne voulions pas rester dans cette ville, SA ville.
C'est vrai. Admit Sho. Rester ici, rester en contact… tout ça nous aurait rappelés chaque jour qu'il nous avait laissé… Je ne voulais pas souffrir et encore moins vous voir dans cet état les gars.
Un silence s'installa dans la pièce. Même s'il savait que partir le premier de cette ville dix ans auparavant sans ne plus jamais donner de nouvelles ne leur avait pas retiré leur peine, Sakurai était convaincu qu'il avait tout de même fait le bon choix. Ils avaient tous tellement grandit, aujourd'hui et avec le temps ils avaient plus ou moins réussi à surmonter toute cette histoire.
Jun se leva sur les nerfs et s'avança en direction de la fenêtre, il tentait de se calmer mais repenser à tout ce qui se passait à l'instant ne l'aidait pas vraiment… Il observait la rue d'un air distrait. Les lieux n'avaient pas vraiment changés durant tout ce temps et les passants circulant lui restaient familier… après tout il avait grandit ici et connaissait presque tous les habitants de cette ville. Il se souvenait de chaque visage, chaque prénom, chaque métier, chaque relation se nouant chacun à un souvenir quelconque mais terriblement important. Il fallait avouer que malgré tout cette ville lui avait un peu manqué.
Cependant, qu'il détaillait chaque individu se promenant, l'un d'eux attira son attention. Il était grand et brun mais ce n'était pas son physique et son expression mystérieuse qui perturbait le jeune homme, non c'était le fait qu'il ne le connaissait pas. Il avait beau essayait, Jun ne se rappelait guère de cet homme. Il était revêtu d'une veste en cuir et d'un jean slim troué. Il tenait entre ses doigts une cigarette qu'il fumait nerveusement en jetant par moment de furtifs regards en direction de l'hôtel dans lequel les cinq jeunes hommes avaient élus domicile. Que cherchait-il ?
Les gars ? Appela le plus jeune de la bande. Je crois que ce type veut quelque chose.
Ses amis se levèrent et vinrent le rejoindre. L'inconnu jeta un énième regard en leur direction et fut surprit de tous les apercevoir à la fenêtre, tel qu'il écrasa son mégot et traversa la rue en direction du bâtiment.
Quelqu'un le connait ? Demanda Aiba.
Tous répondirent négativement. Cet homme leur était complètement étranger.
Le téléphone de la chambre sonna quelques minutes plus tard leur annonçant qu'un certain Yoochun désiré les voir.
Et si c'était l'un des types qui à assassinés Johnny ? Paniqua Nino.
Quoi ? Qu'est-ce que tu vas imaginer ? Sourit Sho comme pour le rassurer même s'il ne l'était pas lui-même…
Ohno s'avança le premier vers la porte, toutefois Kazunari le retint contre lui.
N'y vas pas !
La peur se lisait très franchement sur son visage. Il avait toujours était le premier à montrer ses émotions sans se soucier de ce que les autres pensaient de lui. Alors qu'à l'époque Satoshi tentait de ne pas pleurer de toutes ses forces par crainte de devenir la risée de tous, lui le faisait sans retenu à sa place parce qu'il savait. C'était l'une des nombreuses qualités qu'il aimé chez Ninomiya, le fait qu'il comprenne ce qu'il ressentait. Cependant, aujourd'hui Ohno savait que rien ne leur arriverait. Il prit la main de son ami dans la sienne et lui adressa un large sourire.
Tout ira bien, je te le promets. Le rassura-t-il.
Kazunari ne le quittait pas des yeux, il tentait d'y entrevoir une quelconque once d'inquiétude mais son ainé semblait sûr de lui ce qui le réconforta, pas totalement mais assez pour le laisser faire. Néanmoins, il s'agrippa à son bras, pas question de s'éloigner de lui.
Ils parcoururent tous les cinq le chemin jusqu'au hall du bâtiment où le propriétaire leur informa que leur visiteur les attendait dans le petit salon.
Effectivement il y était, cet homme aux cheveux ébène et jean troué. Il était avachit dans un des canapés et fumait avec délectation. Dés qu'il les aperçu il se redressa sans pour autant se lever ni même les saluer, il se contenta simplement de les regarder de haut en bas.
Décidément ! Déclara-t-il. Même mort, Johnny se fout encore de ma gueule.
Vous connaissez Johnny ?! S'écria Nino.
Qui êtes-vous ? S'enquit Sho en plissant les yeux.
Qui je suis ne vous regarde pas. Je viens juste de me taper presque six milles Miles pour donner ça à des gamins ! Soupira-t-il en sortant de sa poche une enveloppe marron.
Aiba tendit le bras mais l'étranger se ravisa avant d'éclater de rire et de lui donner enfin.
Johnny a ajouté qu'il était désolé de ce qu'il vous avait fait endurer.
Désolé ? Répéta Jun. Ouais c'est ça ! Vous avez raison, même mort il se fout encore de notre gueule.
Je t'aime bien petit ! Sourit l'inconnu. Toi et moi sommes sur la même longueur d'ondes. Johnny à toujours était un trou-du-cul. Néanmoins, s'il n'avait pas été là… je serais peut être en train de me faire bouffer par les vers quelque part.
Qu'est-ce que vous voulez dire ? L'interrogea Ohno.
L'homme les regarda un par un puis se leva en ramassant sa veste en cuire.
Attendez ! L'arrêta Satoshi. Répondez ! Que savez-vous sur Johnny ? Que c'est-il passé durant ces dix ans ?
Lâche-moi gamin, c'est un conseil ! Lui ordonna l'homme l'expression à présent sérieuse. Si vous voulez des réponses à vos questions… Allez dans cette maison !
Il se dégagea de son étreinte puis s'en alla sans se retourner mais chantonnant une petite phrase sur les joies des bars nippons. Il disparu donc laissant ainsi les cinq amis dans la confusion totale. « Cette maison », celle où ils avaient passés leur enfance ? Celle dans laquelle chacun d'entre eux avait connu le véritable sens de la vie. En quoi répondrait-elle à leurs interrogations ?
Oh ! Se reprit Kazunari. Aiba ! Qu'y a-t-il dans l'enveloppe ?
Celui-ci sembla reprendre ses esprits et s'empressa de l'ouvrir. Á l'intérieur se trouvait une simple petite clef, elle semblé tout de même rouillée.
C'est tout ? Demanda Matsumoto. Même pas un mot, une lettre expliquant ce que ça signifie ?
Non, rien… Dit Masaki en vérifiant encore une fois l'intérieur de l'enveloppe.
Qu'est-ce que ça ouvre à ton avis ? Questionna Sho à Aiba.
J'en sais rien… Mais je suis sûr que ça doit être très important.
Si on veut le savoir. Commença Ninomiya. On n'a pas le choix, il faut qu'on se rende là-bas.
Jamais ! Protesta Matsujun. Je me suis promis de ne jamais remettre les pieds dans cette maison.
Personne ne t'y force ! Cracha Sho, surprenant tout le reste de la bande. Arrête de faire comme si toute cette histoire ne t'atteignait pas, je sais très bien que c'est loin d'être le cas !
Qu'est-ce que tu en sais ?!
Sinon tu n'aurais jamais quitté ton putain de club pour venir ici !
Matsumoto se tendit, comment savait-il ? Aurait-il… ?
Je ne pouvais pas ! Repartit Sakurai après quelque temps. Je ne pouvais pas vous oublier et faire comme si vous n'étiez rien pour moi. Quand j'ai intégré la société de mon père j'ai fais des recherches sur vous. La vérité est que… ça fait trois ans que je vous suis…
Il ne put finir son explication qu'un poing s'abattit lourdement sur sa mâchoire. Nino et Ohno se jetèrent sur lui tandis que Masaki retenait Jun en furie.
Pourquoi ?! Pourquoi tu n'as pas repris contact si tu savais où nous trouver ?! Hurla-t-il en se débattant.
Je… Bredouilla Sho en essuyant le sang au coin de ses lèvres. chacun de vous aviez construit sa vie de façon si différente. Nous avons prit des chemins bien différents, j'ai pensé que revenir à vous ne ferait que vous rappeler cette tristesse que nous avons ressenti ce jour là…
Ah ouais ! Le coupa Jun en se dégageant des mains d'Aiba. Ben je vais te dire ! Tu t'es gouré !
Il lui lança un regard dur avant de se retirer vivement dans sa chambre. Sho recouvra son visage de ses mains, avait-il bien fait ? Il pensé vraiment que ses amis serait beaucoup mieux sans lui. Oublier ce sentiment d'abandon était la chose la plus importante à ses yeux…
Tu aurais dû. Marmonna Aiba. Tu aurais dû revenir à nous. Je ne suis pas aussi impulsif que Matsujun mais je comprends parfaitement ce qu'il ressent. Tu es la personne à laquelle je n'ai cessé de penser durant ces dix ans… ainsi que vous deux et Jun. Fit-il en s'adressant à Kazunari et Satoshi. Je ne te frapperai pas mais sache que ce n'est pas l'envie qui m'en manque… Je garde la clef, on se retrouve demain matin pour se rendre dans la maison de Johnny.
Sur ses mots, il adressa un petit signe de la main et remonta à l'étage. Ohno et Ninomiya aidèrent Sakurai à se relever. Le plus jeune lui offrit un sourire réconfortant, sans dire un mot il avait comprit qu'il lui en voulait mais qu'il ne se mettrait pas en colère et qu'il en était de même pour Satoshi.
Ils s'apprêtèrent à remonter lorsque le téléphone de Kazunari vibra à l'intérieur de sa poche de jean arrière. Il invita ses deux amis à monter alors qu'il restait pour répondre à l'appel.
Ninomiya Kazunari, j'écoute !
Bonsoir. C'est l'inspecteur Satoru !
Oh ! Bonsoir… c-comment avez-vous eu mon numéro ?
Je suis un agent du FBI ne l'oubliez pas.
Euh… Oui, exacte… Que puis-je pour vous inspecteur.
J'aimerai vous poser quelques questions. Que diriez-vous d'un dîner pour ça ?
Nino senti ses joues se rosirent instantanément. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Il ne l'invitait que pour l'interroger… Oui, mais en même temps… faisait-il cela à chaque fois ? La note devait être salée si c'était le cas…
- D'accord. Répondit-il avant de plaquer sa main sur son front. Il n'en revenait pas d'avoir accepté.
- Très bien ! Je passe vous prendre dans une heure. Á tout à l'heure.
- Oui… à tout à l'heure…
Nino raccrocha en restant bouche bée. Que lui arrivait-il ? D'ordinaire lorsqu'un mec lui demandait de sortir il refusait sur le champ… Alors pourquoi aujourd'hui et dans cette ville, il acceptait l'invitation du premier à lui demander ? Décidément il y avait quelque chose qui clochait chez lui… Cette ville le rendait vraiment vulnérable, c'était comme si toutes ses barrières c'étaient effondrées à la minute où il était descendu de ce taxi quelques heures auparavant. Il fallait qu'il se ressaisisse et au plus vite !
L'heure passa plus rapidement que Kazunari ne l'aurait crut. L'agent du FBI l'attendait comme prévu à la porte même de l'hôtel. Nino s'était imaginé le voir vêtu d'un costume chic mais il fut déçu de le voir en jean basket et chemise, néanmoins cette tenue ne lui enlevait en rien son charme… Il se frappa mentalement d'avoir de telles pensées.
La voiture les emmena jusqu'à un petit restaurant sympathique dans lequel les deux hommes s'installèrent à une table à l'abri des regards.
Durant tout le diner Ninomiya ne parla que de Johnny, il vanta à quel point c'était un homme extraordinaire et comment il l'avait aidé alors qu'il venait de perdre ses parents. Il ne fit aucune allusion à son départ car il souhaité n'en dire que du bien. Après le repas ils prirent le chemin de la plage, ils marchèrent côte-à-côte. Cependant que Nino conversait, Okabe l'écoutait tout en souriant ce qui, à un moment donné, embarrassa le plus jeune. Il se rendit compte qu'il monopolisé leur temps de parole.
Désolé. Sourit Nino embarrassé. Quand je commence je ne m'arrête plus.
Oh ! Ce n'est rien, au contraire, j'aime vous entendre.
Kazunari senti le rouge s'emparer de ses joues une nouvelle fois, il toussota afin de cacher sa gêne.
Donc ! Reprit-il. Vous aviez des questions à me poser…
Et bien, pour être tout à fait franc… Je sais déjà tout ce qu'il faut savoir sur vous. Ce n'était qu'un prétexte pour vous inviter à diner.
Plus de doute cette fois si ! Ninomiya en était persuadé, ce type était belle et bien en train de le draguer. Il s'immobilisa le regard fuyant. Qu'en était-il de lui ? C'est vrai ça faisait plusieurs mois qu'il n'avait pas fréquenté quelqu'un. Bon le fait que ce soit un homme ne le dérangeait pas, cependant le dernier l'avait vraiment blessé. Bien sur qu'il lui plaisait néanmoins…
Oh ! Je vous demande pardon, je vais peut être un peu trop vite ? Tenta l'inspecteur.
N-non… c'est que, avec tout ce qui se passe je ne sais pas trop quoi penser.
Je comprends c'est normal après tout. Je vous raccompagne ?
Le jeune homme accepta, une petite vague de culpabilité s'empara de lui. Cet homme était très beau et de plus il avait écouté ses histoires sans dire un mot, peut être devait-il au moins essayer, juste un petit peu.
Ils arrivèrent bientôt devant l'hôtel, les lieux étaient calmes. Cependant, Kazunari remarqua son ami Ohno à l'accueil. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas le voir, seulement il ne souhaitait pas que son ami se fasse des idées en le voyant débarquer avec l'inspecteur du FBI qu'ils avaient rencontrés quelques heures auparavant. Il saisit le bras d'Okabe et l'entraina à l'arrière. L'entrée de derrière serait plus sûr. La ruelle était peu éclairée et donnée sur un cul-de-sac, seules quelques poubelles y trônaient. Nino attira le jeune agent jusqu'à la porte puis regarda par-dessus son épaule afin de voir si personne ne les avait vue, s'obligeant à se mettre sur la pointe des pieds. Il soupira en remarquant que la voie était libre, toutefois lorsqu'il se laissa retomber sur ses talons il perdit l'équilibre et se retint de justesse aux épaules de l'inspecteur qui fut soudainement d'une proximité étonnante. Il ancra son regard dans le sien, ses yeux étaient d'un bleu magnifique, le submergeant totalement. Satoru fit un pas en avant, aussitôt Nino en fit un à reculons mais il fut rapidement bloqué par la porte permettant au plus âgé d'avancer encore et encore pour finalement briser la distance qui les séparait en posant ses lèvres sur les siennes. D'abord surprit, Kazunari ne bougea plus, ne faisant que cligner des yeux, puis peu à peu il se laissa transporter par ce contact allant jusqu'à demander l'accès à sa bouche qui lui fut naturellement accordé. Il enroula ses bras autour du cou de l'inspecteur tandis que celui-ci faisait glisser ses mains le long de son corps. Sans crier garde leur échange se fut brusquement plus passionné, Nino poussa un cri de surprise lorsqu'Okabe lui agrippa les cuisses le forçant à entourer son basin de ses jambes. Pressé entre la porte et le corps tremblant d'excitation de l'agent du FBI lui donnant multiples frissons, Ninomiya ressenti malgré lui un sentiment étrange. Il ne pouvait pas faire ça. Ce n'était pas l'endroit qui le freinait, c'était tout autre chose, mais quoi ? Ça il ne le savait. Il était certain qu'il ne devait pas faire ça.
A-attends. Tenta-t-il en tentant de se dégager.
Satoru résista un instant mais les efforts de son partenaire à le repousser devinrent plus prononcés ce qui le décida à stopper son activité.
Excuse-moi. Bredouilla-t-il. Je ne voulais…
Ah ! Euh… non, je… je me suis laissé emporter.
Un silence s'installa, la gêne se fit promptement ressentir.
Bien ! Déclara Ninomiya. Merci de cette soirée… Á plus tard…
Il lui fit un signe de main avant de rentrer aussi vite que possible le laissant en plan. Ce qu'il venait de se passer était vraiment inhabituel pour le jeune homme, s'il ne l'avait pas arrêtait, ils auraient probablement… Ses joues lui brulèrent à cette simple pensée. Comment avait-il put succomber aussi facilement aux avances de cet homme, qui, précisons, n'avait pas vraiment fait d'efforts sur ce point.
Tout en avançant, Kazunari songea qu'il était définitivement le dernier des crétins depuis qu'il était dans cette ville. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Il y avait encore quelques jours il était un jeune étudiant ordinaire jouant aux jeux vidéos et aujourd'hui… Il s'arrêta vivement les yeux écarquillés. Ce n'était pas possible ! Comment une chose pareille pouvait-elle lui arriver ? Il n'en revenait pas ! Cela faisait trois jours qu'il n'avait pas touché à une console de jeu ! Extraordinaire !
Kazu ?
Une voix le tira de sa surprise générale. Ohno se tenait à quelques mètres de lui vêtu d'un simple T-shirt et d'un boxer.
Oh-chan ? Qu'est-ce que tu fais dans cette tenue ? Lui demanda-t-il. Quelqu'un pourrait te voir !
Relax ! J'étais juste sorti pour rapporter le shampoing à Masaki. Et toi ? Qu'est-ce que tu fais encore là ?
Moi ? Ben rien ! Tu en pose des questions, tu es trop curieux Satoshi !
Évitant avec beaucoup de difficulté son regard il s'avança jusqu'à sa chambre en espérant de tout son être que son ami ne le retienne, cependant, celui-ci le retint par le bras.
Tu ne sais toujours pas mentir. Fais attention à toi, d'accord. Sourit-il amèrement avant de le relâcher et de repartir dans sa chambre.
Nino resta planté comme un con au milieu du couloir. Ohno était et resterait bien le seul à lire en lui comme dans un livre de pêche ouvert…
