Titre : Eau Pure
Auteur : Lady Balkys
Source : Gundam Wing … c'est tout mais ça fait déjà pas mal !
Genre : Romance.
Couples : 3x4, pour le 1x2, c'est pas gagné…
Disclaimer : Sont pas à moi… D'ailleurs en fait je me demande, sur la liste de tous les gens cités sur les DVD, à qui ils sont à la base…
Note : Ceci est une séquelle inavouée (voir inavouable), des deux fic d' Erszebeth, Black Water et Snow White, née de ma frustration profonde de ne pas avoir su comment Heero allait réagir à la « résurrection » de Duo… Je ne peux que vous conseillez de lire ces fics (et toutes celles d'Erszebeth d'ailleurs…), car, même si je pose le contexte, vous vous y retrouverez quand même mieux…
Note 2 : Erszebeth, si tu me lis et que tu trouves cette fic naze, que j'ai gâché les tiennes etc, merci de me le faire savoir, je la retirerai immédiatement.
ANNONCE : JE SOUHAITE JOINDRE ERSZEBETH POUR MON DEA SI QUELQU'UN SAIT OU LA JOINDRE MERCI DE ME LE FAIRE SAVOIR !
Arlia eien : Merci ! Apparemment beaucoup de gens étaient restés sur leur faim avec les fics d'Erszebeth… En espérant que la suite te plaise…
Ilham : Merci ! Vi je l'aime bien aussi ce dialogue !
marnie02 : Vi je sais:s, ce chapitre n'est pas très crédible, je m'étonnais que personne n'ait encore réagi… Et euh, c'est pas fini !... M'enfin ce sera dans le chapitre prochain… Bonne lecture !
Sur ce, bonne lecture, et vos avis sont les bienvenus.
Eau Pure (Clear Water)
Heero rentra chez lui et trouva que ça puait. Il ne s'en était pas rendu compte plus tôt, enfermé dans son appartement. Il ouvrit donc toutes les fenêtres, avisant les paparazzis qui attendaient toujours dans sa rue. Lui était rentré directement dans la parking, par derrière, et même si quelques-uns guettaient là, Heero, casqué sur sa moto, était passé devant eux sans qu'ils l'identifient.
Laissant les fenêtres ouvertes, en fermant les rideaux à l'intérieur, Heero vit un peu de ménage, ramassant le linge sale, fit la vaisselle, puis il mangea et, fatigué, se coucha pour dormir quelques heures. Il brassa un moment ses regrets, sa douleur, avant de s'endormir, sans avoir pu répondre à la question : où partir ?...
Le destin frappa doucement à sa porte vers 15h, le réveillant.Un peu hagard, il tendit l'oreille. Ca refrappa, et il se leva, un peu intrigué. Il ne connaissait pas cette façon de frapper… Vu sa réputation, probablement aucun journaliste n'aurait été assez fou pour venir le voir… On frappa encore, toujours aussi doucement, comme une gentille invitation calme et polie.
Heero alla sans un bruit à sa porte. Il entendit deux voix et, à sa grande surprise, reconnut des intonations japonaises. Stupéfait, il jeta un œil au judas. Deux jeunes gens, en kimono pour ce qu'il pouvait en voir, japonais, mais ces yeux… Ces yeux ?...
On frappa une quatrième fois, il sursauta puis se reprit et ouvrit. Il se mit à parler japonais machinalement :
« Konichiwa ?... »
Une jeune fille qui lui sourit, visiblement très heureuse, et il n'eut pas vraiment le temps de voir le garçon qui lui sauta au cou, au bord des larmes.Heero était trop choqué pour réagir. En temps normal il aurait plus que violemment repoussé ce corps étranger… Mais ce corps-là n'était pas étranger, Heero le sentit immédiatement. Il connaissait ce corps, il connaissait cette odeur, il connaissait la voix qui murmura :
« Shinta !... »
… Qui étaient ces gens ?...
Il regarda la jeune femme, qui lui dit, très gentiment :
« Tu n'as pas l'air bien… Nous te dérangeons, peut-être ?
- Euh, je dormais… put seulement répondre Heero. Je… Qui… Qui êtes-vous,… s'il vous plait ?... Qu'est-ce que vous me voulez ?... »
Elle fronça les sourcils sans perdre son sourire.
« Tu ne nous reconnais pas, Shinta ?
- Je… J'ai l'impression de vous connaître mais… C'est très vague… »
Le garçon s'écarta alors un peu de lui pour lui faire face et Heero comprit : il connaissait ce corps, cette odeur, cette voix, ces yeux : c'étaient les siens. Le garçon le regardait, et Heero avait l'impression de se retrouver face à un miroir, le kimono et les longs cheveux en moins.
« Shinta ? » couina le garçon.
Heero le regarda un moment et secoua la tête. Puis il se poussa pour lui laisser le passage :
« Entrez, s'il vous plait ?... Je crois que nous avons beaucoup à nous dire… ? »
Ils s'installèrent au salon. Heero se posa sur le canapé, et le garçon s'installa tout près de lui. La jeune femme, elle, choisit le fauteuil, face à eux. Elle commença :
« Je m'appelle Fujimiya Kaoru et voici mon petit frère Kenji. Nous venons du centre du Japon, un petit village au sud de Nagano, perdu dans les montagnes. Ca te dit quelque chose ?
- … De très vagues souvenirs…
- Nous t'avons perdu il y a 15 ans maintenant. Nous étions allés faire un voyage sur L1 avec nos parents… Au retour, le paquebot spatial dans lequel nous étions a été attaqué par un escadron de l'Alliance sous prétexte que des terroristes y étaient cachés… Personne n'a jamais su si c'était vrai… Otoosan et Okasan nous ont conduits aux navettes de secours pour fuir… Nous y étions tous les trois quand des soldats ont débarqués… Eux n'ont pas pu monter, les soldats les ont abattus… Tout ce dont je me souviens après, c'est que tu as bondi dehors… Tu as du réussir à déclencher le système de mise à feu puisque la navette est partie… Mais sans toi… Et nous n'avons jamais su ce qui t'était arrivé, même si Kenji a toujours senti que tu étais vivant… »
Heero réfléchissait, fouillant dans sa mémoire. C'était loin, c'était flou, ça faisait mal au cœur et à la tête, Mais il se souvenait un peu…
Kenji pleurait dans les bras de Kaoru… Otoosan et Okasan ne venaient pas mais il fallait partir… Il y avait eu des coups de feu, des cris… Il était sorti en courrant… Il avait vu les cadavres de ses parents, et n'avait pas réfléchi… Il était le fils aîné, il devait protéger son frère et sa sœur… Il avait tapé sur le bouton et la navette était partie, direction le spacioport de Tokyo, ses parents avaient eu le temps de programmer la destination… Les soldats n'avaient pas eu le temps de l'en empêcher, mais ils le tenaient maintenant en joue. Heero leur raconta d'une voix hésitante, au fur et à mesure que ses souvenirs remontaient à la surface, et qu'il réalisait lui-même qu'il avait tout fait pour oublier ça, sa petite enfance, sa famille, ses parents…
Les soldats allaient le tuer, il avait être un enfant, il le savait. Mais Kenji et Kaoru était à l'abri alors ça lui était égal.
Et puis il y avait eu d'autres coups de feu et les soldats étaient tombés. Il y avait un autre homme, un grand homme blond, fort, essoufflé, et mouillé de chaud. Un home qui l'avait regardé, s'était approché et agenouillé devant lui. Et avait souri. Heero devait avoir un drôle d'air… L'homme s'était relevé pour aller à la table de contrôle, programmer une autre navette. Après, ce n'était pas très net… Heero se souvenait d'autres coups de feu, que l'homme l'avait attrapé et qu'ils avaient pu monter dans la navette, qui était partie… L'homme l'avait gardé dans ses bras et Heero s'y était endormi.
« Et après ? » demanda Kenji.
Après ?...
Heero soupira. Deux théières vidées plus tard, il leur avait tout raconté. Tout.
Cet homme qui s'appelait Odin Low et qui fait de lui un tueur. Le savait fou qui l'avait récupéré et fait de lui le « Soldat Parfait », le premier des cinq pilotes de Gundam. Il ne leur cacha rien, ni l' « accident » Noventa, ni son autodestruction, ni Duo.
Duo… Le rayon de soleil au milieu de sa guerre, qui avait fait renaître la chaleur dans son cœur trop amoché. Duo que son cerveau trop formaté avait repoussé, humilié, brisé sans cesse, alors que lui-même ne souhaitait que rester auprès de lui pour l'éternité… Son récit, heureusement pour Kenji et Kaoru qui étaient très inquiets, se finissait bien, avec sa réconciliation avec Duo, la nuit précédente.
Il y eut un silence. Kenji, qui se tenait collé à Heero, passa ses bras autour de lui et lui dit :
« Je suis heureux pour toi et pour ce garçon, Shinta. Tu as plus que mérité un peu de bonheur…
- Merci, … Kenji.
- Que dirais-tu de venir passer quelques temps au Japon, chez nous ? reprit Kenji. Ojisan et Obâchan seront contents de ta revoir… Et tu as l'air d'avoir besoin de vacances… »
Heero eut un sourire et regarda son frère :
« Je serais très heureux de vous accompagner… Mais je ne peux pas laisser Duo… Il est encore très faible…
-Ooooooooh ? couina Kenji, déçu.
- Dans ce cas, tu peux toujours nous rejoindre avec lui dès qu'il ira mieux. » dit Kaoru.
Heero hocha la tête.
« Je lui en parlerai, je dois aller le voir ce soir… »
Il regarda l'heure distraitement et sursauta : pas loin de 20h avec tout ça !
« … Je vais y aller d'ailleurs, il est tard… »
Il regarda son frère et sa sœur, interrogatif. Kaoru sourit :
« Si tu permets que nous t'attendions ici ? répondit-elle à sa question muette. Notre voyage nous a fatigué, et je ne crois pas qu'un choc serait le bienvenu pour ton ami. Il vaut mieux que tu lui parles de nous avant qu'il nous voie. »
Heero opina. Puis se fit mettre à la porte, sommé de courir à l'hôpital par son frère et sa sœur, que lui assurèrent qu'ils allaient se débrouiller pour manger et installer le canapé en lit.
Heero reprit sa moto, et repassa donc devant les paparazzis sans plus de souci que précédemment.
A l'hôpital, les heures de visite étaient passées, mais ce n'était pas le Soldat Parfait, dopé par son amour tout neuf et ses retrouvailles familiales, qui allait s'arrêter à ce détail. Il se faufila sans que personne ne le remarque jusqu'à la chambre, où il entra après avoir discrètement frappé.
Assis sur son lit, en train de lire, Duo lui sourit :
« Si tôt, Heechan ?... »
Heero vint s'asseoir près de lui, comme il continuait :
« Je ne t'attendais pas avant minuit…
- Baka. » Murmura tendrement Heero en l'enlaçant pour l'embrasser.
Duo se blottit contre lui.
« Tu as l'air d'aller mieux, mon Heechan… remarqua l'Américain.
- J'ai trouvé la destination de notre voyage de noces. » Répondit Heero.
Duo ronronna et Heero reprit :
« Si tu aimes la montagne et les sushis ?
- Je n'ai jamais été à la montagne, mais j'ai vu des photos, ça a l'air joli… Et les sushis, tu sais bien que vous arriviez à peine à les goûter quand j'étais là… Pour le reste… Je croyais que c'étaient des grandes villes surpeuplées, le Japon ?
- Sur les cotes, mon amour, pas dans les montagnes du centre.
- Et on serait tranquille ?
- Je pense que oui. »
Le jeune japonais sortit une vieille photo de sa poche et la tendit à son amant qui la regarda, intrigué. On y voyait toute une famille en kimonos, un vieux couple formé d'un petit homme rond et d'une forte femme, en peu en retrait, un autre couple, plus jeune, une japonaise accrochée au bras d'un grand homme blond, qui faisait franchement « tache », malgré le kimono. Enfin, il y avait trois petits enfants autour de ce couple-là : une petite fille et deux jumeaux, un accroché à sa mère, l'autre un peu plus loin. Duo fronça un sourcil :
« Mais... Heero… C'est toi ?... »
Heero sourit.
« J'étais sûr que tu me reconnaîtrais… »
Duo le regarda avec des yeux ronds.
« J'ai perdu ma famille il y a 15 ans et elle vient de me retrouver… »
Mis au courrant, Duo arborait un peu plus tard un immense sourire et soupira :
« C'est merveilleux, Heero…
- Oui, je crois que je vais réviser mon athéisme…
- Ah ?
- Oui. Je crois que je vais devenir agnostique.
- Pourquoi pas ! Rigola Duo. On part quand, Heechan ?
- Dès que tu pourras, mon cœur.
- Demain ? »
Heero contempla son amant avec sérieux :
« Rien ne presse, Duo-Chan. Tu es encore faible…
- Je dormirais aussi bien au Japon qu'ici, Heechan, répondit tout aussi sérieusement Duo. Quatre a essayé de me joindre toute la journée, les infirmières devenaient folles… Il doit être dans une position intenable avec Trowa, et Wufei ça doit pas être mieux… Il leur faut du temps, Heechan, ou peut-être pas, mais moi j'en ai assez. Tu as raison, j'ai besoin de repos, mais ici je peux plus… »
Heero soupira. Il caressa la tête de Duo et dit doucement :
« Je comprends… »
Et ajouta après un silence :
« Kaoru et Kenji ont un vol demain soir. Nous partirons avec eux, je m'en occupe.
- Merci, Heechan.
- De rien, mon ange. C'est toi qui as raison, plus vite nous partirons et mieux ce sera… J'espère… J'espère qu'ils comprendront… finit-il tristement.
- Tu me suffis, Heechan. »
Cette phrase dite si tendrement fit sourire Heero :
« Nous sommes ensemble, Duo, et tu as raison, c'est l'essentiel. »
A suivre…
Duo : Très zen ce chapitre…
Heero : Ben avec trois japonais, forcément…
Kaoru : Quelqu'un veut du thé ?...
Kenji et Heero : MOI !
Balkys : Eh, les mecs, vos m'emmenez au Japon avec vous ?
Duo : Hm ?
Balkys : Ben les billets sont trop chers pour moi sinon…
Heero : Tu peux te brosser.
Balkys : Mais euh…
Duo (chuchote) : On devrait, Heechan, elle va nous faire un coup fourré sinon…
Heero : Ah oui, zut, c'est vrai c'est une fanficteuse… C'est vicieux ces bêtes-là…
Quatre : Je peux avoir du thé ?
Kaoru : Assis-toi…
Duo : Y en a encore long ?
Balkys : Euh, trois chapitres… J'essaye de faire vite…
Duo : Ouais, ouais, on dit ça… ! Où on a rangé le Trivial Pursuit ?...
Heero : Oh, y en a marre du Trivial Pursuit !... On peut pas faire autre chose ?
Duo : Un scrabble ?...
