Un cirge pour Lenalee chapitre 4 (point de vue de Reever)

Intermitences de la conscience

Un très long chapitre sur le coup j'en conviens ^^ que je vais enfin poster ^^(tout de même) ça faisait un moment qu'il était fini en plus….

Voilà enjoy it ^^

/quelque part kanza farah /i will believe altima /appelle le docteur dracula comédie musicale)/say my name within temptation /tha call régina specktor/ électarstar indochine/ héroien syndrôome kanon wakeshima/ romancing train move/ let me hold you superbus/whispers in the dark skillet

Quand le vent ne suffit plus

A balayé toute les blessures

Abandonne la solitude

Ouvre un peut les yeux

Je sais, je sais que tu m'entend

Essaie, essaie, va de l'avant

Prend sur toi, relève toi, crois en toi

Prend sur toi, relève toi, crois en toi

& ne t'arrête pas en chemin.

Tout s'écroule autour de toi, tu auras ta chance quelque part

Si tous te montre du doigt, tu auras ta chance quelque part

Même si plus rien ne va, tu auras ta chance quelques part

Quelque part, quelque part, quelque part;

La chance t'attendra.

Si tes pleurs s'efface, tu auras ta place

Si le temps défile, n'est pas peur du vide

Je crois en chacun de tes pas,

Avance ne baisse pas les bras,

Et si jamais tu te perd, je serai toujours là.

De cela je suis sûr.

Après la crémation , je l'ai ramené à ses appartements. Coup de chance pour moi, il s'est enfermé dans le silence et l'inconscience. Or j'ai besoin de réfléchir. Sur ce que je dois faire maintenant et déja tirer un bilan pour savoir comment je dois procéder maintenant. Et tant pis pour la paperassse. Cela faisait déja trois jours qu'elle m'attendait. Et puis si je réussis la paperasse plus tard reprendra bien mieux que ce qu'elle va devenir pour le moment. Je m'assis sur son lit. De toute manière, il en est inconscient et cela ne l'embarassera pas, pour cette raison. Et je ne fais rien de mal.

You can't escape

I only know this secret with you

How can I protect you forever?

Close your eyes

I'll be anything for you

I can't live this life

Without you by my side…

Tu ne peux pas t'enfuir

Je connais seulement ce secret avec toi

Comment pourrai je te protéger pour toujours ?

ferme tes yeux

Je serais quoi que ce soit pour toi

Je ne peux vivre cette vie

sans toi à mes côtés

De une, les cauchemars n'ont pas diminué d'intensité. Ils ont même gagné en intensité comme le prouve le cauchemar de ce matin .

De deux, il est déconnecté du monde et ignore tout. Il serait incapable de penser à se nourrir seul.

De trois, il doit ne plus avoir de contacts avec ses connaissances. IL ne doit se souvenir pour le moment que de Lenalee.

De quatre la douleur le tient éloigné de tout ce qui rend vivant, comme les sentiments qui sont étouffés maintenant et elle le vide l'empêchant d'en parler. Or garder de telles émotions négatives pour lui pourraient le briser et finir par le rendre fou.

De cinq, il doit se sentir seul, peut être même avoir l'impression qu'il ne pourra parler à personne de sa douleur. Et cela ne doit pas l'aider.

Ce constat est terrible. De voir aussi précisément l'état de celui qu'on aime et qu'on se contraigne à l'analyser de manière scientifique me rend malade. Or la rigueur scientifique est mon quotidien depuis six ans et même plus, et même si cela me semble inhumain cela permet d'avoir un aperçu clair sur l'ensemble des choses, en restant neutre. N'empêche que cela fait mal d'analyser Komui comme une vulgaire expérience. Alors qu'il est tellement plus pour moi. Mais bon à force d'analyer les choses comme cela, on finit aussi par tout analyser comme ça. Je me rejette sur le lit et regarde le plafond. Reste à réfléchir à un plan précisément.

Pour les cauchemars, c'est évident. Je dois rester avec lui et le rassurer à chaque. En plus cela lui permettra de comprendre qu'il n'est pas seul et quand il aura eu son coeur dégélé, il aura compris que de sa douleur, à moi il pourra en parler, comme il le faisiait aussi précisément qu'avec Lenalee. Je serai le soutien de secours. Parce que je n'ai pas pour ambition de l'effacer de son coeur. Jamais. Juste d'amoindrir la douleur qui va l'empêcher de vivre pour qu'il puisse continuer à vivre sans trop souffrir. Cela veut dire que je vais devoir rester un long moment dans le fauteuil rouge.

Pour le fait qu'il est déconnecté, c'est facile. Je vais devoir le harceler, répéter jour après jour sous ses yeux la même scène plusieurs fois par jours pour attirer son attention. Cela ne change pas de d'habitude. Je vais devoir essayer de lui faire comprendre par ce biais que la vie continue, même si j'aimerai le laisser en paix. Peut être même que me voir m'agiter continuer à me battre dans la vie et pour lui le remotivera à revenir dans ce monde. Je vais devoir me montre vivant pour réveiller assez d 'énergie pour lutter contre la glace. Et comme j'avai remarqué que étrangement, à moi il ne s'opposait (certainement parce que cela le fatiguait de lutter et que cela allait l'écarter de son monde de ténèbres), cela pourrait marcher.

Je vais devoir l'obliger à rependre contact avec ses connaissances qui sont certainement là sous la glace en l'obligeant à répondre à des questions qui n'auront de cesse d'être posées que jusqu'à ce que j'ai eu une réponse. Il n'empêche que cela va surtout être Bak et moi qui vont devoir gérer son boulot .Komui va avoir deux assistants et la Congrégation être gérée par trois personnes pour le moment. Parce que je n'oublie pas la proposition de Bak. Même si je n'apprécie pas trop être aidé par ce crétin, là je vais être obligé. Après tout je n'ai aucune idée précise de comment se gére précisément une branche de la Congréagation puisque je suis le chef de la section scientifique uniquement alors que Bak fait cela tous les jours et le travail de Grand Intendant doit passer aussi par cette phase. Donc sa présence est nécessaire. Et je sens déja poindre les heures supplémentaires. Génial. Me voilà encore gaté.

-Ah faut il que je vous apprécie un tant soit peu pour accepter cela murmure je à voix basse en me couvrant les yeux de mon bras à cause de la lumière trop forte du soleil qui vient m'inonder. Comment le soleil peut il venir par un jour si triste ? C'est une question à laquelle je ne trouve pas de réponse. C'est alors que je remarque que Komui est à la fenêtre, inondé par le soleil, tenant quelque chose dans sa main. Sa tasse depuis longtemps vide. Il regarde vers l'extérieur. Qui donne sur la lande. Il est ailleurs, évidemment. Son corps a bougé mais pas son esprit. Il est encore dans cette lande. Et le soleil qui l'inonde lui donne des allures d'ange déchu , comme si il approuvait mon intiative de le sauver, amplifiant encore sa beauté naturelle (à mes yeux bien que ce constat me fait rougir). Mais je décide de me détourner de cette vision qui me déconcentre.

En l'encadrant, je vais essayer de lui faire comprendre qu'il n'est pas seul, et vais lui montrer que ses blessures que bientôt il voudra exprimer(j'espère) à moi il pourra les montrer pas seulement à son bureau et à un fantôme. Et en bougeant, j'arriverai peut être à réveiller assez d'énergie pour que le déclic se produise et que de nouveau Komui puisse s'exprimer et retrouver un quelconque interêt pour ce monde.

Pourtant cela va passer par du harcélement, du refoulement de ma propre douleur alors que je voudrai pouvoir pleurer le soir, que je vais devoir devoir cacher tout autre sentiment pour être assez fort pour ne pas m'effondrer. Et la technique surtout pour lui ne me plaît pas. Mais c'est la seule que je connais et dont je suis presque sûr qu'elle pourrait marcher avec un type comme Komui. Je me tourne vers lui, et m'exclame sachant qu'il ne m'entend pas :

-Excuse moi Komui.

C'est la première fois que je l'appelle à voix haute sans son titre. Cela me fait étrange mais j'estime cela nécessaire. Que pour une fois dans ma vie, je parle sans détours, comme mon coeur le clame. Entend il ma voix ?

Elle se fatigue

Les yeux dans le vide

Elle se fige devant la glace

Insensible au temps qui passe

Tout est normal mais elle se sent mal

Blottie au fonds de ses draps

Entend-t-elle le son de ma voix

Je regarde pensivement l'heure et me rend compte qu'il est midi. Déja ? Je me lève et me dirige vers Komui et pose ma main sur son épaule. Retour au vouvoiement.

-Venez Grand Intendant.

Evidemment, il ne me prête pas attention. Je vais devoir me faire plus menaçant. Ou du moins je recommence. Je m'exclame très fort dans son oreille, pour au moins le faire réagir :

-Venez Grand Intendant. Vous n'allez pas vous laisser mourrir de faim, tout de même. Lenalee n'apprécierait surêment pas de vous voir vous affamer.

Et shit. Je n'ai pas prévu que cette phrase quitte ma tête. Pourtant, il réagit et sursaute. Surêment le fait que j'ai crié dans ses oreilles. Il tourne son regard de mort vers moi. Je lui sourit, désireux de lui adresser un peu de chaleur et m'exclame , en passant ma main dans mes cheveux légèrement embarassé par ma perte de contrôle précédente:

-Ce serait bête de faire une crise d'hypoglycémie .

Bon sang, je n'ai que des bêtises à sortir ou quoi ? Cela me gêne d'être si peu je remarque l'expression de Komui sur son visage. Elle s'est réchauffée d'un demi degré. En temps normal, cela se serait soldé d'un sourire peut être. Comme si mes bêtises involontaires au fond de lui l'amusaient. Peut être d'ailleurs. Tout n'est pas né me réjouit au fond mais je décide de m'exclamer avec un air d'agacement que je mime :

-Bon, si vous avez fini de me moquer de moi peut on y aller ?

Un moyen comme un autre pour lui montrer que rien n'a changé.Que rien ne changera et quand il reviendra on pourra continuer à se disputer comme d'habitude. Puis je lui ote des mains sa tasse et la pose sur une table basse, à côté de la machine à café qu'il a réussi à caser je ne sais comment dans sa chambre .

-Je suppose que vous ne voulez pas emmener Yosshi et en plus ce serait étrange non ? lance je.

Je n'attend pas de réponse. Peut être un peu plus de chaleur dans son regard mais c'est en option. Cela a l'air de marcher. Mais glace oblige, c'est presque imperceptible. Je m'empare de sa main et doucement l'entraîne vers la cantine. Nous n'avons que trop tardé. Nous serons surêment dans les derniers puisque la plupart mange à 11 heures. Tant mieux cela épargnera à Komui de voir trop de gens, d'entendre trop de pitié et de sincères condoléances qui le blesseront encore plus. Il se laisse guider, probablement parce qu'il n'a pas envie de résister. Nous traversons les couloirs, croisant cela et là des gens que nous connaissons qui retournent au travail. Ils nous saluent au passage, l'air un peu étonnés. C'est sûr, ce n'est pas tout les jours que l'on voit le Grand Intendant comme un enfant emmené à l'antre de Jeryy par l'intermédiare du Commandant Reever, puisque naturellement il s'y cache et encore moins habituel de voir ledit Commandant l'entraîner par la main. Je sens mes joues me cuire mais qu'y peux je ? Pas grand chose. Je préfère baisser le regard et les ignorer. C'est cela où je crie sur ce pauvre Komui qui ne m' a absolument rien fait. Puisque le coupable, dans cette histoire c'est moi. Moi qui l'ai détruit. Moi qui vais le harceler. Le contraindre à manger. Un frisson parcourt mon corps. Mes chaînes sont toujours en place et m'enserrent toujours autant. Et cela me fait mal. Je ne veux pas être uniquement son destructeur. Je voudrai aussi être son sauveur. Peut êre cela atténuera t'il ma peine. Mais ce n'est pas mon but initial. Non c'est juste sauver quelqu'un que j'aime. Et malheureusement, le seul moyen n'est pas sans douleur.

Je le sais mais cela fait mal. Nous entrons dans la cantine. Bonne nouvelle, il y a peu de gens. La mauvaise c'est que dans un coin il y a des traqueurs et Sokaro qui comme à son habitude mange seul. Or ce sont précisément les gens qui n'aiment pas Komui qui sont ici. Damn it. Bah, mieux vaut ne pas faire attention à eux et cela devrait aller. Heureusement pour nous Jerry nous voit et s'élance à notre rencontre .

-Oh mais c'est Komutan et Reever chan !

Jeryy a toujours été gentil. Et un bon ami de Komui.D'ailleurs je suis presque sûr que si je n'avais pas décidé de m'occuper de lui, cela aurai été lui qui l'aurait fait. Enfin, je l'avais oublié jusqu 'à il y a cinq minutes... A ma grande honte. Par contre il a juste un seul problème. Il donne des surnoms à tout le monde. Et moi il a fallu que j'écope de "chan"(Nda : à cause de l'auteur sadique derrière son clavier...XD)

Je grimace et je m'exclame :

-Jeryy si tu pouvais éviter de m'appeler ainsi...

Il a été très clair et ce depuis le début. On l'appelai par son prénom et on le tutoyait sinon on avait des problèmes. Et quand il se mettait en colère ces colères équivalaient aux crises de mégalomanie de Komui qui très souvent se soldaient par des Komulin dévastateurs.

-Je ne vois pas où est le mal protesta Jeryy .

Puis il poursuit à voix plus basse.

-Ca va ? Tu tiens le coup Reever chan ? Et Komutan ?

Bak a du lui parler en conclus je. Ou alors depuis trois jours il a simplement observé et compris. Je lui souris et m'exclame doucement.

-Moi ça va.

Mensonge mais bon... Je ne vais pas l'inquiéter encore plus.

- Le Grand Intendant, beaucoup moins je rajoute.

Son visage se couvre de peine et il s'exclame :

-Je vois cela.

Puis il rajoute doucement, encore plus bas.

-Reever chan, j'ai parlé à Bak. Si jamais c'est trop dur, je prendrai la relève et si jamais tu as besoin de quoi que ce soit demande et j'accourrerai.

Je le regarde touché. Comme à l'habitude, Jeryy agit gentiment. Et cela me touche de recevoir du soutien,me donne encore plus l'impression que ce que je fais est bien.

Je m'exclame avec douceur en réponse :

-Merci Jeryy. Ne t'inquiètes pas, je tiendrai le coup. Nous sommes solides nous les gratte papiers

Il n'y a pas besoin de plus. Mes yeux parlent pour ma bouche, exprimant mon entière reconnaissance . Il sourit, comprenant le message puis son attention se tourne vers Komui et il essaie de le faire réagir en lui racontant une blague que je n'écoute pas vraiment. Mon attention est concentrée vers Komui pour étudier sa figure. Enocre une fois son regard s'illumine presque imperceptiblement . Mais Jeryy étant très observateur, je lis dans son regard qu'il a capté la lègère différence.

-Bon c'est pas tout cela mais vous devez être affamé. La même chose que d'habitude ? s'exclame Jeryy, avec un grand sourire , du à ce qu'il a vu .

J'acquiesce et Jeryy après un dernier sourire part en cuisine. Je prends un plateau et contraint Komui à en prendre sous la menace de répéter à l'infini cela si il ne le fait pas et donc que je continuerai à l'embêter. Il obéit, par je ne sais quel miracle. Quelques minutes plus tard, Jeryy arrive avec nos plats auquel il a rajouté mon verre de lemon soda habituel et une tasse de café. Une fois cela fait, je jette un regard vers la table qu'occupe habituellement la section scientifique qui à cette heure doit être vide. Je me sens d'ailleurs un peu coupable d'avoir laissé la paparasse mais je sais que les jours suivants je vais essayer de me rattraper et au pire je demanderai de l'aide à Johnny. C'est la personne qui dans la section a le plus d'expérience et qui est donc la plus à même de pouvoir m'aider. Etonnament, à cette heure ci, la table est bondée. Ce n'est pas normal. Il y a là la plupart des gars de la scientifique, plus Bak Chan, en train de boire quelque chose parmi eux comme si il était un membre permanent des notres. Quand ils remarquent que je les regarde stupéfait, Johnny (justement) agite la main avec un grand sourire et s''exclame :

-Venez nous rejoindre Commandant avec le Grand Intendant!

Je suis interloqué. Tout l'ordre est au courant ou quoi ? Bak Chan qu'as tu fait ? Je ne sais plus où me mettre. Et j'ai envie de tuer Bak avec mon pistolet que je sens contre ma jambe à l'abri des regards mais me me dis que tuer Bak dans la cantine de Jeryy m'attirera des ennuis et vis à vis de lui et vis à vis de l'administration encore une chose qui pourrait me faire virer. Au moment où on avait besoin de moi. Et puis, je dois m'y attendre après tout. Cela fait trois jours que je le colle. C'est ce que j'essaye de me dire pour repousser les rougeurs sur mes joues.

Damn it. Que personne en prime n'est compris que je l'aime car là je mourrai de honte. Je ne veux le dire qu'à une personne. Qu'une seule soit au courant que je suis un pécheur. Et cette personne est Komui. D'ailleurs où est il ?

Il m'a dépassé et est parti vers leur ne comprend plus rien. Soudain, il se retourne vers moi et m'interroge du regard.

Si il pouvait parler cela donnerait "Ben qu 'est ce que tu fais Reever ? C'était pas toi qui voulait manger à cette table ? En plus on t'appelle !"

A tout cela il faudrait rajouter un sourire narquois. Même inconscient il continue de me narguer. Cela me rassure et m'agace. Cela veut dire qu'il est toujours pareil au fond. Et qu'il a trouvé assez d'énergie pour me narguer . Donc que c'est possible.

Son regard se fait insistant. N'y tenant plus je m'exclame :

-C'est bon j'arrive. Pas besoin de me narguer, Grand Intendant.

Son regard se pare de cette legère lueur habituelle pendant que je soupire faussement exaspéré

-Et dire que je pensais que niveau vanne je serai tranquille...

Même si au fond, je suis soulagé. Soulagé qu'il n'est pas été totalement détruit. Mes dégats sont moins terribles qu'il n'y paraît. Tant mieux. Je lui emboîte le pas, et m'installe à la place que la section scientifique m'a préparé en se poussant, entre Johnny et Bak Chan (qui décidément n'a pas froid aux yeux sur le coup alors que j'étais sur le point de le tuer il y a deux minutes) . Komui lui est guidé par les autres qui l'asseyent en face de moi, entre Tap Top et Fredriech, celui qui nous est arrivé le mois dernier. (nda : ne cherchez pas il n'existe que dans mon imaginaire )Décidément, serai ce un complot ? Peut être parce que celui qui guide Komui est...Bak Chan justement. Bah ce n'est pas grave.

Le plus important c'est pourquoi la moitié de mes hommes est encore ici. Qu'est ce qui se passe ? Johnny me sourit soudain et s'exclame :

-Cela faisait trois jours qu'on ne vous avez pas vu Commandant. Cela commençait à faire long et on commençait tous à se demander si vous alliez bien. Après tout vous aviez quitté votre poste très énervé et dans un sale état et peu après on a appris la mort de...

Sa voix se brise. Il sanglotte. Je tapote son épaule avec douceur et je m'exclame :

-Peu être valait il mieux pour elle. Peut être que c'est là son destin.

Puis je rajoute :

-Alors c'est pour cela que vous êtes tous là sur le coup ?

Toute la section scientifique m'adresse son plus beau sourire réchauffant mon coeur devant d'amitié.

-Oui. après tout nous sommes tous une grande famille en quelque sorte, la famille de Lenalee comme elle l'aurait dit. Alors nous abandonner les uns les autres est impossible. Ce serait comme si on trahissait notre propre famille et notre propre coeur commun. Nous n'avons aucune intention d'abandonner deux des nôtres. Et il est normal de se renseigner sur l'état de ceux qu'on apprécie s'exclame Tap top avec emphase.

Tous l'approuvent. Cela me touche encore plus profondément. Je m'étais toujours senti comme appartenant à cette section mais je n'avais jamais eu de preuves aussi concrètes d'appartenance ni qu 'on tenait autant à nous. Et cela me surprend agréablement et me console encore plus.

-C'est vrai après tout si les grattes papiers s'abandonnent les uns les autre le travail en prendrai un coup et dans notre travail la solidarité et le travail en équipe c'est LA chose la plus importante rajoute Fredriech approuvé par tout les autres.

-On ne vous abandonnera pas Commandant et nous sommes près à tous les efforts possibles. Après tout comme vous le dites vous même on est tenace nous les gratte papiers s'exclame Johnny.

Je souris tandis que tous approuvent. Je suis touché au delà des mots. Tant d'amitié...

je m'exclame pour répondre à leurs questions :

-Moi ça va je tiens le coup. Merci de vous soucier de moi. C'est dur mais je tiens . Après tout ma douleur n'est pas équivalente à celle du Grand Intendant.

-Cela on s'en doute. Sinon, et bien il ne serait pas dans cet état s'exclame Johnny.

Le reste est sous entendu. "et que vous devez vous occuper de lui." Pour ne pas m'embarasser.

-Mais on voulait vous dire et bien... que si on peut vous aider de quelque manière que ce soit rajoute il legèrement embarassé.

Je leur souris et je m'exclame :

-Merci de votre soutien. Vous m'aidez déja.

Et c'est vrai. Leur témoignage d'amitié et leurs tentatives de ménagement réchauffe mon coeur et me donne plus de courage et contribue à créer une ambiance chaleureuse autour de nous. Une ambiance que peut être Komui ressent et qui pourra contribuer peut être à lui redonner envie de revenir dans ce monde et en raison de ses souvenirs peut être pourra t'il trouver assez de force pour s'opposer à la glace qui le coupe de nous et nous revenir. Pour ressentir pleinement cela. Pour avoir l'impression de lutter activement contre sa douleur. Ce que nous faisons tous par ce biais. Ils contribuent à l'entourer de vie et moi leur amitié soulage un peu mon coeur.

Moi non plus je ne suis pas seul à me tenir debout et si je tombe, d'autres gens pourront m'aider. Et cela me rassure.

En réponse, ceux ci me sourient réconfortés et j'entame mon assiette avec un appetît renouvéllé. Autour de la table, nous engageons multiples discussions à propos de tout et de rien. Je m'informe des expériences qui ont été menées pendant mon absence, on me demande mon avis sur certaines que je donne. On plaisante, on rit s'amusant de tout et rien. Un moyen comme un autre de nous retrouver et d'empêcher la tristesse de nous dominer. A plusieurs la vaincre est encore plus facile. Ils essaient aussi de faire sourire Komui, sans grand succès à part cette legère lueur sur son visage. Mais c'est déja pas mal. Bak se mèle à nos conversations de temps à autre mais la plupart du temps il se contente de regarde Komui et moi. Certainement,pour voir les changements sur sa figure. Mais pourquoi moi ? Cela je l'ignore. En plus ses regards sont interrogatifs. Comme si il me posait une question dont j'étais le seul à avoir la réponse...mais que je ne peux comprendre. Agacé, je vais pour lui poser directement la question parce que cela fait déja un moment qu'il me regarde ainsi lorsque je remarque quelque chose d'étrange. Un silence s'est fait autour de la table soudain et le regard de Komui est devenu étrangement noir fixant quelque chose derrière moi.

Soudain j'entends dans mon oreille une voix se faisant douceureuse :

-Alors on joue les nurses comment on dit en Australie ? Cela fait partie des attributs du chef de la section scientifique ?

Je grince les dents reconnaissant cette voix. Sokaro. C'est pour cela que les yeux de Komui se sont remplis d'ombre.

J'ai envie de m'emporter contre lui pour toutes les horeurs qu'il a dit la dernière fois et pour ce ton moqueur mais cela ne m'attirait que des ennuis. Autant en revenir au traditions et refuser de rentrer dans ce jeu qui veut déclencher de l'énervement.

-Et bien sauf tout le respect que je vous dois, cela ne vous regarde en rien, Maréchal Sokaro je lance glacial.

Il m'ignore et éclate d'un rire méprisant. En retour je lui adresse un regard tout aussi méprisant.

-Tss la section scientifique est tombé dans le sentimentalisme. Decidément, cela va en se dégradant.

Je crispe les poings et m'apprête à lancer une réponse cinglante (en essayant de ne pas m'énerver) lorsque Johnny se lève et s'exclame très vite suivi des autres :

-Et alors ? Qu 'est ce que cela peut vous faire ? En plus nous, nous connaissons une force que vous ignorez qu permet de tout affronter. Justement ce que vous méprisez : le sentimentalisme

-Et bien dis donc quelle bande de joyeux toutous fidèles à leur maître et leur fou apprivoisé à grand renfort de café . On se demande comment va évoluer votre section.

Je ne peux pas supporter ces injures. Encore moins supporter qu'on traite mes hommes ainsi .Encore moins supporter qu'on traite Komui de la sorte.

-Je vous saurez gré Maréchal Sokaro de rester polis avec ceux qui conçoient vos golems, vos uniformes, qui réparent votre arme anti Akuma à chaque fois que vous nous la rapportez dans l'état lamentable dans laquelle vous la mettez, à se demander ce que vous lui faites subir. Il est suicidaire d'insulter ceux qui en amont travaille à votre sécurité par la suite. Car à force ces mêmes gens lassés, pourraient se désinteresser de votre sort et bacler leur travail. La joyeuse bande de toutous, comme vous devez le savoir n'est pas tout à fait conventionnelle, à commencer par notre chef celui qui je cite est le "fou apprivoisé à grand renfort de café" qui fait tout son possible pour aider les autres mais dont les moyens sont parfois peu orthodoxes et particuliers. Et comme lui, nous refusons d'être seulement des robots , des pions sans personnalité. Et bien que nous faisons tout pour éviter de trop grands épanchements parfois cela explose. Et si vous nous cherchez trop, cela pourrait être le cas. Sauf que comme notre chef le ferait, ce sera en amont et non directement car on ne règle pas forcément tout par la violence. Et comme vous le dites si bien nous sommes des toutous ce qui veut dire qu'on est solidaires de la décision des autres alors aucun ne vous trouvera grâce . Evitez de vous mettre toute une section à dos. et comment elle va évoluer ? Et bien, elle va essayer de s'améliorer encore. Les gratte papiers sont connus aussi pour être perfectionnistes en plus d'être tenaces. Ce qui n'est pas votre cas vu que vous perdez patience au bout de deux secondes sans tenter de vous améliorer. Vous stagnez dans ce qui vous semble être la meilleure chose qui est juste une barbarie sans nom, si vous me permettez.

Un peu de bluff pas tellement simulé. Une insulte personnelle. Sur un ton détaché pour être encore plus menaçant tandis que je le regarde nochalemment , comme si je parlais de la pluie et du beau temps. Personnelement je pense m'en être bien tiré. Par contre avec un type pareil, ce n'est pas suffisant, c'est sûr mais c'est pas mal.

Evidemment, il ne frémit pas et s'exclame :

-Je vois qu'on a la langue bien pendue à la section. Insulter un Maréchal de la sorte. C'est presque courageux. Vous devez vous sentir courageux, vous qui ne pouvez lutter activement contre le danger, vous qui êtes réduits à vous cacher dans nos jupes .

-Il y a d'autres manière d'aider à lutter je réplique.

-Oui oui et votre chien chien Reever chan ? Il est encore utile à quelque chose ? Ou il sait juste donner la papatte à son maître ? s'exclama Sokaro ricanant.

Je frémis de plus en plus de rage.

-De une, je ne vous permet pas de m'appeller comme cela Winters persiffle je De deux je ne vous permet pas non plus de parler du Grand Intendant comme cela. Ensuite vous verrez qu'il va continuer à gérer l'Ordre. il n'est pas encore mort contrairement à ce que vous sous entendez. Personne ici ne le laissera partir.

-Vous devriez. Il ne sert plus à rien. c'est de la chair à saucisse comme sa soeur maintenant. Oh desolé, elle est morte persiffle ti'l faussement contrarié.

J'ai une envie folle de l'étriper pour avoir insulté celui que j'aime et rouvert peut être des blessures quand soudain on entend distinctement claquer quelque chose. Une voix résonnant dans la cantine comme un fouet. Cassant.

-Zhù.

La voix de Komui. Tous choqués nous nous tournons vers lui . Il s'est levé, a plaqué ses deux mains sur la table et le foudroie du regard. Bak à côté de moi est écroulé de rire et s'exclame :

-Bien dit Komui !

A part lui, personne n'a compris mais au rire de Bak nous devinons que c'est particulièrement insultant.

-Tiens le taré dépréssif est encore capable de parler. Dis moi donc un truc .

-Comme quoi ? Que Winters est synonyme d'hiver dans ton coeur et ta tête ? chantonne t'il. Je pourrai t'en raconter des choses mais premièrement la violence même verbale ne résout rien et je ne vois pas pourquoi je perdrai mon temps à parler à une brouette. Il paraît qu'il vaut mieux les pousser.

Sokaro est soufflé. Comme nous tous. Et puis nous éclatons tous de rire devant la repartie très cassante. Bak au milieu de ses rires regarde étrangement Komui puis il se reprend et m'attrape par la manche en me mumurant :

-Commandant Reever, je crois qu'il vaut mieux quitter la cantine avant que le Maréchal n'ait repris ses esprits.

Il dit là quelque chose de sensé . Parce que Sokaro ne laissera pas une telle insulte impunie. Je me lève alors et tous suivant notre exemple se lèvent et nous quittons la table, formons un groupe auquel inconsciemment nous avons placé le Grand Intendant devant comme avant et moi à sa droite comme d'habitude. Cela me fait sourire de voir que certaines choses n'ont pas changées. Nous faisons quelques pas quand soudain j'entends la voix de Sokaro qui m'agresse et s'exclame :

-Hé Reever serais tu une chochotte ? Pourquoi ne viens tu donc pas te battre ? T'en crèves d'envie..

-Parce que contrairement à vous on n'a pas besoin de moi uniquement comme pion dans une guerre m'exclame je. Et je ne suis pas bête. Je sais très bien que la violence n'arrangera rien. Elle ne réglerera rien.

-C'est pour cela que tu avais retenu ce fou quand il a voulu m'attaquer ,que tu la ceinturé , ton visage à la fois énervé et angoissé ? Enervé à cause de moi et angoissé à la fois pour les ennuis qu'il pourrait s'attirer et au mal qu'il pourrait se faire si il échappe à ta poigne ? Tu te soucies trop de lui je crois. Qu'est ce qu'on vont dire les gens à ce propos ? Je me le demande

C'est lourd de sous entendus. Et mesquin d'évoquer un tel souvenir devant tant de gens. Il cherche à m'embarasser à me faire rougir, à ce que je lui saute à la gorge ou que je lui tire dessus. Je sens encore plus précisément mon pistolet contre ma jambe. Mes joues me cuisent un peu et me contraignent à baisser la tête de peur qu'on les remarque. Mais je ne ferais rien. Car c'est ce qu'il veut. Que je réagisse.

On dirait bien que quelqu'un a compris... Damn it. Et il fallait que ce soit Sokaro...

J'entends soudain un ricanement sadique. Que je connais très bien. Trop bien... Qu'est ce qu'il médite ? Il m'inquiète d'un coup...

-Tant pis. Il ne manquait presque rien à son élaboration pour qu'il soit PARFAIT même si à mes yeux il l'est déja. Comme cela je pourrai voir les effets si j'oublie une pièce. Mais bon cela ne devrait pas vous effrayer, vous un Maréchal. Vous m'en direz des nouvelles d'accord ? KOMUUUUUUULLLLLLIIIN ! s'exclame Komui

Je sens le murmure d'horreur parcourir la pièce et me traverser aussi. Non, il n'a quand même pas laché un Komulin pour cela ? Mais il est MALADE !

Nous venons de sortir de la cantine et effrayés certains d'entre nous nous ont déja quitté d'autres guettent Komulin et moi j'attrape Komui par le bras et m'exclame énervé et angoissé à l'idée qu'il débarque :

-MAIS VOUS ETES MALADE ! CELA NE VA PAS DE LACHER UN KOMULIN En PLEIN MILIEU DE lA CANTINE ! ALORS QUE QUE L'ON VOUS AVEZ DIT QU'IL NE FALLAIT PLUS EN CONSTRUIRE ! EN PLUS CELA N'EN VALAIT PAS LA PEINE !

Je ne vaus pas la peine que tu risques des ennuis. Et encore moins que la Congrégation soit détruite par ma faute.

Mais étonnament, il reste calme. Peut être est il déja de retour dans son monde, malgrès mes cris. Ce qui semble être faux. Car Il tourne la tête vers moi alors que je lui crie d'arrêter le Komulin. Son regard est déja en train de redevenir vide

-Qu'y avait il dans mes laboratoires privés il y a trois jours, Reever ?

La question me prend au dépourvu. Que veut il dire par là ? Et pourquoi me demande il cela maintenant ?

-Euh... Une colombe non ? Mais quel rapport avec...

Soudain je m'étrangle. Mais oui ! Il y a trois jours il était dans le laboratoire où il concevait toujours ses inventions les plus grandes. Comme les Komulin. Or le Laboratoire était vide. A part la colombe. Mes nerfs me lachent et je ris. Du au stress soudain. Les autres me regardent comme si je suis fou. C'est sûr, cela peut sembler étrange que je ris alors que Komulin est attendu d'une minute à l'autre. Quand je parvins à articuler je m'exclame :

-Vous êtes vraiment malade, vous . Tss. Vous avez provoqué très certainement des centaines d'arrêt cardiaque avec votre coup de bluff. Plus des centaines de stressés. Et qui va devoir aller les rassurer ? Evidemment moi. Tss vous pouviez pas faire comme les gens normaux et vous barer au lieu de faire peur à tout le monde ?

-Attendez Commandant c'est... s'exclame Johnny incrédule.

-Un coup de bluff. Il n'y a rien dans ses laboratoires. A part un truc innoffensif.

A leurs tours leurs nerfs lachent et ils rient en s'exclamant :

-Quelle peur nous avons eue !

Je regarde Komui et grogne encore :

-Tss. Vous êtes vraiment pas normal.

Si il était encore là, il se tournerait vers moi et aurait un sourire narquois et s'exclamerai :

"-merci mon petit Reever "

J'entends presque sa voix. Tss. Crétin que j'aime, malgrès sa folie. Même avec. Crétin qui vient de vider le peu de forces qu'il a pour me défendre. Tss.

Komui, pense aussi à toi. Cett énergie tu vas en avoir besoin.

Soudain Bak dont j'avais oublié la présence jusqu'alors s'exclame :

-Est ce que vous pourriez ramener le Grand Intendant à ses appartements ? Je dois parler en privé au Commandant Reever.

Je sursaute. Que me veut il ? Et puis je me rappelle tout ses regards étranges pendant le repas. Et moi qui voulait l'interroger sur cela tout à l'heure... Cela tombe bien.

Pendant que la section scientifique acquiesce et nous salue, nous laissant là et emmenant Komui, Bak s'exclame à nouveau :

-Je connais un endroit où nous serons tranquille. Venez.

Je lui emboite le pas. Incrédule. N'y tenant plus je m'exclame :

-A propos de quoi voulez vous m'entretenir qui soit assez important pour que vous vouliez me parler en privé ?

-Si j'en parlais devant vos hommes cela pourrait vous embarasser m'explique t'il.

Ah, ça explique.

-En tout cas, je crois qu'il va falloir éviter la cantine ces temps prochains rajoute t'il changeant de sujet.

-Je pense aussi je m'exclame bien que rendu perplexe.

Qu'est ce qu'il peut bien vouloir me dire ?

-Et je crois que si jamais on a une plainte du Maréchal on essayera de la perdre dans l'immense paperasse de Komui. Cela ne devrait pas être difficile.

Je souris et m'exclame :

-C'est vrai. Pour une fois que le fait qu'il est accumulé la paperasse nous sert...

Bak sourit à son tour. Un silence s'installe alors et désireux de le briser, je pose une question banale :

-Au fait de quoi l'a traité Le Grand Intendant tout à l'heure ?

Bak rit à nouveau en se souvenant et s'exclame :

-De porc. C'est une insulte courante en Chine. Pas très imagée sur le coup mais je pense que c'est la seule chose qu'il était capable de sortir. Et encore cela a du lui coûter beaucoup d'énergie pour essayer juste de dire cela. Mais c'était surprenant sur le coup car je n'ai jamais vu Komui traiter quelqu'un de porc et pourtant pendant un certain temps il a travaillé à la section asiatique.

Ah. Il a très certainement raison. Et cela me fait mal pour Bak poussa une porte qui donnait sur un balcon en fer forgé dont jusqu'alors j'ignorai l'existence. Et autour de nous, le ciel bleu et en contrebas, la forêt où s'entraînait habituellement Kanda. Je connais la Congrégation par coeur et pourtant j'ignorai l'existence de ce coin. Interrogateur, je me tourne vers Bak qui lui a appuyé une main sur la rambarde et m'adressant un sourire il s 'exclame :

-Cachette numéro 1 470 000 de Komui Lee. Il vient ici quand il ne veut SOUS AUCUN PRETEXTE être dérangé et qu'il a besoin d'air, puisqu'il ne peut sortir. Il ne s'y réfugie qu'en dernier recours parce qu'elle ne se trouve pas loin de votre chambre et que donc, en passant lassé vous pourriez l'y trouver.

Il est vraiment au courant je remarque . Et cela au fond me rend jaloux. Me blesse. Il connaît ce détail que j'ignore sur Komui. Pour mon esprit blessé c'est une preuve qu'ils sont plus proches qu'il n'y paraît. Et soudain une terrible pensée saisit mon âme. Et si son amour pour Lenalee n'était en fait qu'un mensonge et qu'en fait il soit amoureux de Komui ? Cette pensée me semble horrible et me donne des envies de meurtre. Mais je dois me retenir. Après tout c'est peut être le choix de Komui. Et moi je ne veux que son bonheur. Alors je pourrai m'écraser pour lui. Même si cela me fait mal. Pour que la conversation continue et que je n'ai pas l'air de vouloir le tuer, que je souffre ou montrer que j'ai compris je lance un, en m'appuyant à deux mains contre la rembarde mon regard vers le bas, pour que au cas où ma rage ou ma souffrance se voit trop sur ma figure :

-Et bien vous venez de le trahir. Pas très malin.

Je ricane. Pourtant ce n'était pas le but. Mince. Ma rage intérieure l'a emporté. J'espère qu'il n'y comprendra rien...

-Peut être étais ce délibéré au contraire. Pourquoi serait il le seul à profiter d'un tel lieu quand vous même vous avez besoin parfois d'air ? Et honnêtement j'étais comme vous , ignorant de celle ci jusqu'à tomber par hasard sur celle ci un jour où j'étais en visite officielle et j'y ai trouvé Komui qui s'y planquait. Il avait vraiment une tête de détérré et vraiment besoin d'un peu d'air. Il faisait même une micro sieste. Quand il m'a vu, il m'a jetté assez violement de ce coin . J'avais cru comprendre qu'il avait enchaîné une semaine de nuits blanches et donc pour le moment voulait un peu se reposer et que donc trop de présence dans ce lieux le gênait. Je n'ai pas insisté et quand il est allé un peu mieux il s'est excusé à ce propos et m'a expliqué à quoi lui servait ce lieu. et le soir même je m'attirai ses foudre en m'approchant trop près de Lenalee. Toute la nuit, des minis robots m'ont empêché de .

Il frissonne d'un coup. Il a l'air tout ce qu'il y a de plus sincère. En tout cas il est étrange. Il aurait trahi délibérement Komui ? Et en plus sa découverte serait du au hasard ? Cela pouvait il être vrai ? Il a l'air perdu dans ses souvenirs maintenant tandis qu'une larme coule le long de sa joue et que des plaques d'urticaire se forme. Il murmure son nom :

-Lenalee..

Je suis saisi. Peut on simuler autant de douleur ? Et soudain me revint des phrases que Bak a prononcé le jour où Komui s'est évanoui.

"Ou du moins quelqu'un devra peut être le lui rappeler..."

"Personnellement, j'essayerai de vous aider quand vous devrez réinteresser Komui au travail, parce que je crains que dans le domaine de tous les jours je ne sois pas la personne la mieux habilitée pour. "

Ces phrases montrent clairement qu'il n'avait aucunce intention de le faire lui même , ne se sentant pas capable. Or qui est le mieux placé que la personne qui en aime une autre ? Si il l'avait aimé, il m'aurait dit de me méler de mes affaires. Enfin je pense, sinon cela voudrait dire qu'il n'a pas de courage...

-Lenalee... C'est injuste qu'elle soit partie comme cela. Ella a emporté beaucoup de choses avec elle sans même s'en rendre compte. La conscience de Walker, celle de Komui nous a blessé moi un de ces nombreux prétendants, vous qu'elle considérait comme son autre frère et tous ceux qu'elle considère comme sa famille. Et je suis sûre que cela doit lui faire mal de voir cela. Alors c'est pour cela que j'évite de tomber. Et contrairement à Komui ma douleur n'est pas si intense. Par contre, un truc doit la réjouir. C'est que les amis de son frère continuent de veiller sur lui. Vous, Jeryy, la section scientifique, moi. Chacun dans un domaine propre et avec ses méthodes personnelles. Pour qu'un jour, Il se tienne comme avant, rassurant sa soeur dans l'au delà qui doit se faire beaucoup d'inquiétude à son sujet.

Il regarde droit devant lui, pensant à Lenalee, probablement, un leger sourire au lèvres appuyé contre la rembarde. Il n'a parlé que d'elle et a décrit Komui comme un ami. Cela me rassure même si une partie de moi reste sur le qui vive. Au cas où.

-Bon je ne voulais pas vous parler de cela. Je voulais m'assurer de quelque chose. Je voulais vous demander si vous aviez conscience de que cela va signifier cette aide. Je voulais savoir si vous mesuriez toutes les conséquences. Après cela vous allez devenir son soutien. Il va avoir besoin de vous pas seulement le temps qu'il se remette.

Je soupire. Evidemment que je le sais. Je sais que après je vais devenir son pilier. Je l'ai réalisé que après ce sera définitif. Mais cela ne me gêne pas. Cela m'enchante plutôt de pouvoir aider , soutenir celui que j'aime. Même si je sais que cela peut me faire mal dans le cas où il ne m'aime pas comme moi. Etre proche de celui qu on aime sans pouvoir le toucher, peut être même supporter des confidences sur celui ou celle que Komui aimerait réellement. Je le sais mais je l'accepte.

-Cela voudra dire que vous allez être bloqué au stade de chef de la section scientifique aussi longtemps qu'il sera à la Congrégation comme Grand Intendant. Oh il vous laisserait partir mais en réprimant sa douleur. d'ailleurs celle ci le plongerait rapidement dans un chaos pareil à celui ci, ou alors il deviendrait froid en réprimant tout ou alors il deviendrait fou. Pour lui ce sera surêment difficile d'accepter que celui qui l'a sorti des ténébres l'y abandonne et comme il culpabilisera de l'autre côté de vous priver d'une certaine forme de bonheur, il sera partagé. Comme avant. A partir de cet instant, il sera encore plus déchiré.

-Je le sais Chef de section Bak. Mais il faut croire que je suis un peu maso car j'accepte tout cela. D'ailleurs je l'ai déja promis au Grand Intendant. Même si je le voulais, je ne pourrai l'abandonner. Je manquerai à mes promesses. A lui et Lenalee si je l'abandonnais. Et je tiens toujours mes promesses je m'exclame, mon regard perdu dans le ciel

Il n'a pas besoin de savoir que c'est aussi parce qu'il compte terriblement à mes yeux et que je m'en veux de lui avoir fait du mal, même si je le soupçonne de connaître la deuxième raison. Après tout c'est lui qui m' a mis ce poids sur les épaules.

Nous vois tu en cet instant Lenalee ? Vois tu la détermination de mon coeur ?

Bak que je vois du coin de l'oeil se plonge dans la comtemplation du ciel à son tour.

-Quelle ironie. Un ciel si bleu en des heures si sombres... murmure ti'l. Je tique. C'est mes réflexions de tout à l'heure.

-Et bien vous m'ottez un poids me dit il. En tout cas , je reste persuadé que vous êtes la personne la mieux placée pour le sauver. il suffit de voir la manière avec laquelle il vous a défendu. Il doit certainement tenir à vous et votre aide va encore appronfondir vos liens. Peut être même qu'il développerait des complexes.

Je rougis violemment à cette idée et m'exclame :

-Non mais ca va pas d'imaginer des choses pareilles ?

Bak se met à rire soudain tandis que je grognotte, gêné. Oh mon Dieu, j'espère que tu n'auras pas cette idée saugrenue. Cela me gênerait plus que tout.

-Je ne trouve pas cela amusant de rire sur mon dos je lance glacial. Vous êtes aussi fou que lui pour imaginer des truc pareils ?

-Non. Personne niveau folie ne lui arrive à la cheville.

Je souris et murmure, m'absorbant dans la comtemplation de la forêt :

-C'est vrai.

-Mais c'est l'une des choses qui le rend sympathique rajoute il. Si différent de Lenalee qui était rationnelle . Ils se complétaient.

Il a raison. Combien de fois l'avait elle disputé à cause de sa folie ? Pourtant ils avaient un besoin viscéral l'un de l'autre. Il lui redonnait espoir, elle calmait ses angoisses. Et on l'avait privé d'elle. A tout jamais. Et cela restera quoi que je fasse. La douleur de sa perte. Que je peux adoucir, aider à porter mais pas chasser définitivement. Et c'est terrible.

Je ne réponds rien à Bak. Il n'a rien à dire. Et nous restons à comtempler ce ciel pendant ce qui semble une éternité, en silence. Et pourtant, ce silence ne nous éloigne pas. Au contraire. Ils nous rapproche. Car nous offrons à ce ciel doucement sans bruit pour ne pas trop attirer l'attention d'un certain ange, nos douleurs respectives. Sous ce ciel, Bak Chan n'a pas de secrets pour moi. Je n'ai presque pas de secrets pour lui. Et puis Bak Chan s'exclame alors que le soleil décline :

-Je propose que demain nous nous mettons au travail, vous, Komui et moi.

-Il vaut mieux. Son altercation a du le vider pour le moment dis je.

Il acquiesce. Puis il quitte le balcon en s'exclamant :

-Je vais demander à Jeryy si il peut vous amener vos plateaux directement dans les appartements. je pense que cela ne posera pas de problème.

-Merci chef de section Bak dis je avec un sourire.

Il me sourit à son tour.

-Je crois que je vais vite m'en lasser des "chefs de section""commandant" si on va devoir travailler côte à côte . Après tout on peut presque dire que nous avons le même grade.

-Un peu en dessous du votre Bak dis je avec un sourire.

Et puis il est parti. Un dernier soupir et je m'arrache à la comtemplation du paysage et traverse les couloirs doucement, et finit par rentrer dans les appartements de Komui pour le trouver assoupi sur son lit, en chien de fusil tourné vers la droite, murmurant des mots indistincts mais qui en tout cas ne sont pas Piko et Osugi. Des noms. Qu'il gémit. je m'approche de lui et m'assit à ses côtés, murmurant à son oreille:

-Tout ira bien Grand Intendant

Je le couve du regard. Il semble si petit si fragile, notre Grand Intendant d'un mètre 93. On dirait un enfant. Et cela blesse de le voir ainsi. Soudain le murmure devient un peu plus distinct :

-Lenalee... Non.. Ne regarde pas...

Il se débat, comme si il voulait capturer une Lenalee enfant. De quoi rêve t'il ?

-Personne ne peut supporter un tel spectacle... Pas même toi ma courageuse Lenalee... Personne ne peut...

-Si moi. Pour vous murmure je doucement,sachant qu'il n'entend pas .

-Quelqu 'un pour chasser cela... Quelq'un...

-Je suis là. Je serais toujours là dis je avec douceur. Au même moment, il se redresse d'un coup me faisant sursauter. Ses yeux regardent deux secondes la pièce et ils me voient. Ils se plantent dans les miens pendant quelques secondes. De nouveau ce regard vitreux synonyme de perdition,dans ce monde de douleur qui l'empêche d'exprimer ses émotions, qui enferme dans le souvenir. Mais je ne frémis pas. Je supporte ce contact malgrès la douleur qu'il m'inflige. c'est ma faute si il en ait là. Je dois être capable d'affronter les conséquences de mon acte. Ces beaux yeux bleus nuits que je vois de près. Que j'affronte sans peur. juste avec un peu de douleur. Je lui souris doucement et je m'exclame :

-Je vais essayer de vous aider, Grand Intendant. Vous voyiez je n'ai pas peur de vous regarder dans les yeux.

Il ne m'entend pas mais cela fait du bien de me répeter. De parler clairement. Au même moment, la porte s'ouvre soudain. Je sursaute arraché aux magnifiques yeux bleus nuit de Komui et reporte mon attention vers la porte. C'est Johnny qui s'exclame avec un sourire :

-Commandant Reever nous avons tous eu une idée. Puisque vous devez éviter la cantine maintenant et si vous veniez dîner avec nous dans la section scientifique directement ? Cela vous permettrait en plus de voir les papiers accumulés. Au repas nous avons tous bien vu que cela vous préoccupait un peu.

-Mais... je m'exclame incrédule. Où allez vous trouver la place et...

-On y a travaillé toute la journée et soumis tout à l'heure l'idée au Chef de section Bak. Et en plus, cela nous permettra de maintenir le lien entre nous tous. Parce que nous avons tous conscience que pendant les semaines à venir vous allez surtout même si vous connaissant, vous allez en plus essayer de faire la paperasse, aider le Grand Intendant. Et comme on vous l'a dit à table, on va tous faire notre maximum pour que cette paperasse à gérer restante ne soit pas énorme. Et si on peut nous aussi aider le Grand Intendant...!

Je suis touché au delà des mots.

-Alors vous venez ? s'exclame Johnny.

-J'arrive. Donnez moi deux secondes. Partez devant, je vous rejoins.

Johnny acquiesce et sort de la pièce. Je me tourne vers Komui et m'exclame:

-Vous voyiez Grand Intendant. Vous avez encore une famille qui tient à vous. Nous ne sommes pas seuls. Ni vous, ni moi. Personne ne nous abandonne. Je me demande si vous pouvez sentir leur affection, dans votre prison de glace. Je l'espère. Je l'espère au delà de tout les mots. Parce que honnêtement, c'est un feu pour lequel la vie vaut le coup d'être vécue.

Je sais que son regard est vide, qu'il a l'air ailleurs, mais pourtant j'ai la sensation qu'il m'entend, qu'il m'écoute. Ou alors c'est le reflet de mes espoirs. Je m'empare de sa main en m'exclamant :

-Venez. Ne les faisons pas attendre plus longtemps.

Et je l'entraîne à ma suite, rattrapant en peu de temps Johnny et ensemble nous gagnons la laboratoire central. Tout les gens de la scientifique y sont et nous attendent plus Bak. Au loin, je vois qu'ils ont rassemblé et dégagé des tables sur lesquelles reposent maintenant les plateaux qui viennent probablement d'être déposés.

Non, on ne nous abandonne pas. Jamais.

L'ambiance est sensiblement la même qu'au repas moins l'intervention de Sokaro. On parle des expériences qui ont été menées, de ce que j'ai manqué, de choses plus legères tout en mangeant. On essaie encore de provoquer une réaction à Komui mais c'est peine perdue. Sous ma menace il s'est mis à manger et garde le silence. Mais ce n'est pas grave. On sait bien que pendant un moment cela va être difficile.

Alors qu'on est en train de manger, soudain on entend dans notre dos :

-On peut venir manger avec vous ? Disons qu'on a croisé Sokaro qui comme d'habitude a été désagréable.

Nous nous retournons et nous les voyons. Lavi, Kanda(guère ravi visiblement d'être ici) et Allen qui a l'air d'écumer de rage. Décidément Sokaro...

-Pas de problème dis je. tandis que nous nous poussons pour leur faire de la place. Allen se retrouve par le plus grand des hasards à côté de Komui qui lève la tête et le comtemple deux secondes avant de replonger le regard dans l'assiette. Reconnaissance de deux souffrances comme avant. Lavi lui se pose de l'autre côté de Komui et s'exclame à son égard :

-Bonjour Komui ! Alors aujourd'hui on a fait du grabuge ? A quand le retour des vrais Komulin ?

Nous nous étranglons tous d'horreur tandis que Kanda comme d'habitude se met loin de tous.

Je m'exclame :

-Ne lui donne pas de mauvais idées en lui même s'il te plaît Lavi. Déja que les Komulin sont difficiles à gérer.

-Ouais ce serait pas une mauvaise idée que tu la fermes baka usagi si tu sors que des trucs comme cela. J'ai pas envie de me battre encore contre un Komulin devenu fou s'exclame Kanda à distance.

-Mais euh Yuu ! Si cela peut lui permettre d'aller mieux, la Congrégation ne devrait elle pas se sacrifier ?

Nous le regardons tous avec horreur et une réponse commune fuse de nos bouches :

-Pas moyen.

-Et mon nom c'est Kanda sombre crétin ! rajoute Kanda passablement énervé.

Lavi rit et s'exclame :

-Je plaisante évidemment.

-Blague mal venue si tu veux mon avis je lance. Surtout après l'incident de tout à l'heure

-Oui et si tu pouvais éviter de parler et manger en silence, ça m'arrangerait s'exclama Kanda. Qu'est ce que j'ai fait au Ciel pour devoir me coltiner à longueur de journée un baka usagi pareil ?

-Ben si tu avais pas envie t'avais qu'à pas te proposer pour m'aider avec Allen mon petit Yuu dit Lavi usant d' une expression que je reconnais.

- ARGh ! Je suis plus grand que toi je te signale ! Et en plus Je t'ai dit quoi tout à l'heure , baka usagi ? Et arrête de raconter des bêtises! Tu veux vraiment voir Mugen de plus près ?

Je me désinteresse de la conversation, en restant à ce "mon petit"

Il cherche surêment à provoquer une réaction de l'intéressé mais à moi cela me serre le coeur. Je l'entends encore me dire "mon petit Reever". Je n'aurai jamais pensé que ses simples mots me manqueraient avant.

-Commandant Reever vous allez bien ? s'exclame soudain la voix de Lavi un peu inquiète.

Je remarque soudain que inconsciemment j'ai baissé la tête. Et mince.

Je m'exclame d'une voix que j'essaye de rendre forte avec un faux sourire pour cacher ma tristesse :

-Mais oui ne t'inquiètes pas.

Lavi n'a pas l'air convaincu mais il me laisse tranquille. Heureusement. Le repas continue avec toujours une bonne ambiance que Lavi entretient avec des blagues (de meilleures goûts ) en se disputant régulièrment avec Kanda et pendant que Lavi harcèle( avec plus de douceur que moi cependant mais aussi avec beaucoup de malice ) Allen. Je me rends compte qu' eux aussi à leur manière ils entourent de vie Allen. Lavi en le houspillant avec gentilesse et malice , Kanda en le traitant de "moyashi" et le menaçant. Chacun à leur manière, et comme moi ils ont adopté cette tactique. Allen comme Komui est entouré. Je le regarde d'ailleurs. Comme Komui maintenant il est ailleurs. Peut être dans le même univers d'ailleurs. Et inconsciemment, je cherche dans son regard ce même froid. Lavi qui remarque mon regard scrutateur s'exclame soudain à voix basse :

-Ca fait mal hein de voir ceux qu'on aime bien dans cet état ?

J'acquiesce. Cela me fait aussi de la peine de voir Allen dans cet état. Mais je peux me consoler en sachant qu'il est entouré. Par des gens qui ne l'abandonneront jamais. Ou du moins Lavi...Même si cela n'est pas suffisant pour me consoler de la peine.

-Moi il me fait de la peine tout les jours. En plus c'est moi qui ai du annoncer la nouvelle à Allen qui rentrait de mission à ce moment là poursuit il son visage se couvrant de douleur.

Je grimace. Alors c'est lui qui a eu cette difficile mission... Je devine à son ton que comme moi il aurait tout donné pour ne pas être celui qui l'annoncerait . Je compatis très sincèrement et éprouve la même chose. Doucement pour lui montrer qu'il n'est pas le seul je murmure à mon tour :

-Et moi je suis celui qui l'a annoncé au Grand Intendant.

Son visage grimace à son tour et ses yeux se remplissent de compassion. Comme les miens. Et comme Allen et Komui nous reconnaissons la douleur de l'un l'autre. Et puis Lavi s'exclame avec un sourire un peu forcé :

-Mais c'est moins dur à tenir grâce à la présence de Yuu. Quand je craque et que j'ai envie de pleurer un peu sa mort il s'occupe seul d'Allen, en ralant beaucoup mais il le fait. Et sa force de caractère me permet de ne pas trop tomber. Je m'en inspire d'ailleurs beaucoup sur le coup. En tout cas il n'en a pas l'air mais il peut être capable de réconforter malgrès ses mots secs.

Kanda capable d'humanité ? Cela m'étonne mais après tout je n 'en sais rien, vu que je ne le cotoye pas tout les jours peut être que c'est le cas après tout. Je laisse tomber.

Lavi poursuit à voix encore plus basse, comme si il ne veux pas ête entendu des autres. Mais il n'a rien à craindre, les autres sont trop occupés à parler entre eux pour nous remarquer sur le coup.

-Vous allez trouver cela ridicule certainement. D'ailleurs, Yuu ne se gêne pas pour me le dire mais... Je ne peux pas m'en empêcher. Même si je sais qu'il ne m'entend pas , je lui parle. Je ne peux pas m'en empêcher. Cela me console en même temps. Pourtant cela ne sert à rien, je le sais.

Décidément c'est le jour où les gens se confient à moi... Cela ne me gêne pas mais cela m'étonne. En tout cas ce qu'il dit me fait sourire. Je fais pareil.

-Je ne pense pas que ce soit bête. Je pense que ce geste étrange peut au contraire aider . Cela peut montrer que l'on continue à le soutenir, que rien n'a vraiment changé. Et je pense que au fond, ils nous écoutent à distance mais ils nous écoutent. Le moindre geste habituel comme cela peut nous permettre de leur montrer qu'ils sont toujours vivants. Et en plus, cela permet de rassurer ceux qui le font. Alors je ne pense pas que ce soit ridicule.

Ma réponse revigore Lavi qui me sourie. Il me souffle un " merci" auquel je réponds par un sourire et une legère inclination de tête.

De rien Lavi. Heureux d'avoir pu t'être utile. C'est ce que je me dis lorsque soudain pendant quelques instants, j'ai l'impression soudain d'être regardé. Je relève la tête et balaye la salle du regard. Mais personne. Alors je tourne mon attention vers Komui que Lavi essaye maintenant de faire réagir. Comme d'habitude son regard est vide mais peut être sent il mon regard, en cet instant. Qui sait ? J'aimerai qu'il se tourne vers moi et qu'il me sourie en m'appelant encore "mon petit Reever". Et moi gêné, je lui répondrai de manière cinglante.

Say my name

So I will know you're back you're here again

[...]

You're not aware

Your hands keep still

You just don't know that I am here

It hurts too much

I pray now that soon you're released

To where you belong

Prononce mon nom

Alors je saurai que tu es revenu, que tu es ici de nouveau

[..]

Tu n'es pas conscient

Tes mains gardent toujours

Tu ne sais juste pas que je suis ici

Ça fait trop mal

Je prie maintenant que tu sois bientôt libéré

De l'endroit où tu reposes

Et puis vient l'heure de nous séparer. Après un dernier au revoir , j'entraîne Komui vers ses appartements. Après l'avoir menacé encore , je réussis à le pousser dans la salle de bain et l'y laisse lui même maintenant que j'ai appelé sa lucidité. Je m'assis sur son lit, silencieusement.

Je sais que le mal va prendre du temps à s'atténuer et malgrès tout mes efforts, il ne mourrera pas. Lenalee est morte définitivement. Mais je sais aussi que ma lutte n'est pas vaine. D'abord c'est ce qu'il veut. Ensuite des gens me font confiance pour cela. Bak, Jeryy, la section scientifique. Dans mon esprit leur visage défilent. Et puis, il y a Lenalee elle même. Lenalee et ses mots qui m'ont arraché mes sentiments et qui m'ont fait promettre de veiller sur lui. Et mes souvenirs me ramènent à ce jour.

Ce jour là tout avait commencé de manière presque anodine. Encore une fois le bureau du Grand Intendant dans la section était encore encombrée de beaucoup trop de papiers urgents. Et encore une fois celui ci était aux abonnés absent. Plus qu' agacé de le voir tirer au flanc alors que moi je sortais de trois nuits blanches consecutives(et aussi parce que j'avais envie de le voir même si à ce moment là je refusais de me l'admettre. Je refusais même à ce moment là d'admettre mes propres sentiments) je pris entre mes bras cette masse énorme de papiers et me dirigai vers le bureau du Grand Intendant avec la ferme intention de le disputer et de lui faire signer cette paperasse. Je ne savais pas pourquoi mais j'avais le sentiment qu'il y était. Arrivé aux abords de son bureau j'entendis des rires. Cela me rendit perplexe. Comme pouvait on rire seul ? A moins qu'il soit en train d'élaborer un robot dangereux encore... En tout cas un tel rire semblait incongru au regard de l'immense masse de papier que j'amenais. Déja passablement énervé cela m'agaça encore plus. j'ouvris excédé la porte, pour trouver le Grand Intendant au téléphone, légèrment rougissant, criant après quelq'un en chinois. Je me pétrifiais sur une parce que le Grand Intendant rougissant ce n'était pas habituel et que ..c'était un spectacle magnifique. De deux à cause de ma pensée du moment. Je reculai tandis que soudain je réalisai de ce que ses rougissement pouvait signifier. Peut être que son interlocuteur était... sa petite amie ? Cette pensée m'énerva. De une comment osait il appeler sa petite amie en plein travail ? Ensuite et ce fut la pire, je ne voulais pas qu'il s'interressât à elle. Je ne voulais pas qu'il s'interessat à quelq'un d'autre que moi. Je ne voulais pas qu'il soit proche de quelqu'un d'autre que moi ou Lenalee. Et ces pensées me perturbèrent. Qu'est ce qui me prenait de penser cela ? Soudain Komui sembla prendre conscience de ma présence. Il devient blême et se statufia sur place. Pris sur le fait. Je ne pus retenir la colère que tout cela me suscita. Et la douleur de le voir dans une telle situation aussi. Couplée à mes nombreuses nuits blanches. Et ma colère précédente.

-Alors vous draguez bien pendant vos heures de travail ? Les grattes papiers ne vous dérangent pas trop ? BON SANG DE BON SOIR VOUS NE PoUVEZ PAS FAIRE VOTRE TRAVAIL CORRECTEMENT AU MOINS UNE FOIS DANS VOTRE VIE ! NOUS ON TRAVAILLE COMME DES DINGUES ! POUR TROUVER QUOI ? LEUR CHEF CELUI POUR QUI LA PLUPART DES EXORCISTES RISQUERAIT LEUR VIE EN TRAIN DE COMPTER FLEURETTE COMME UNE COLLEGIENNE ! LAMENTABLE. ET CELA SE DIT GRAND INTENDANT GENIALLISME ?

Ma voix virait vers les aigus. Je ressemblai de plus en plus à cette fille hystérique que j'avais croisé l'autre jour dans les couloirs. Pathétique. Et le pire c'était principalement à cause de ce que je ressentais que j'étais comme cela. D'ailleurs sur le coup,Cela me perturba. Pourquoi donc mon coeur me faisait il autant mal ? Pourquoi j'étais si énervé ? La vérité s'imposa à mon esprit. J'étais... jaloux. Mais je ne pouvais pas l'être . Non ? Comment pourrai je être jaloux d'une fille sortant avec le Grand Intendant ? Après tout elle pouvait le garder, avec son sale caractère. Pourtant quand je pensât cela je me rendis compte que c'était faux. Ce n'était pas ce que je voulais. Non. Ce que je voulais, c'était l'entendre me parler ainsi, rougir comme cela pour moi, qu'il me prit dans ses bras... Or c'était le genre de geste que l'on voulait quand on était amoureux de quelqu'un. Or c'était impossible. Je ne pouvais pas être amoureux de lui. Comment pouvais je être amoureux d'un homme, qui plus est mon boss ? (nda : à l'époque c'est interdit par la religion: c''est un rappel important je pense) Comment pourrai je être amoureux d'un fou narcissique accro à la caféine et la robotique, sister complexé qui passait son temps à flemmarder ? Comment pouvais je être amoureux d'un homme magnifique, intelligent, sensible plein de prévenance capable d'aider quoi qu'il arrîvat ? A cette époque en me rendant compte de ce que je venais de penser je m'électrifiais sur place. Je ne pouvais plus regarder Komui en face, de peur qu'il lisât en moi. Je tournai les talons, et m'enfuis, lachant la paperasse, ne pouvant plus affronter son regard. Je m'enfuis en courant, courant à l'aveuglette, comme une fillette qui vivait ses premiers émois amoureux. Et cela me rendait malade. Et puis quand est ce que j'étais tombé amoureux de lui ? C'était impossible . Je n'avais pas eu le temps non avec toute la paperasse? Pourtant, mon coeur me faisait souffrir et quand je fermai les yeux je réentendai son rire et cela me rendait malade. Malade à en crever. Comme l'unique fois où j'étais tombé amoureux il y a longtemps et que j'avais découvert la personne que j'aimais en plein ébat amoureux avec mon meilleur ami de l'époque. C'était terrible. Mon coeur ne m'avait jamais autant torturé. Si je ne l'aimais pas cela ne m'aurait rien fait non ?

Ma course s'arrêta dans un local désert. Je n'en pouvait plus. J'étais épuisé. Je m'effondrai et la fatigue de ses derniers jours s'abbatit sur moi. tout comme la douleur ,la jalousie. D'un seul coup je pris conscience de à quel point je l'aimais. Au point d'être capable de mourir pour lui. Et cela m'effraya. Me désespera. Un tel amour n'avait pas pu naître du jour au lendemain. Il avait du pousser tranquillement pendant que je le refoulais. Et maintenant il était impossible à oublier, vu que j'y avais pensé et m'en étais rendu compte. J'étais fait comme un rat. Ma seule option était la fuite maintenant dans un autre secteur. Mais en même temps je n' avais pas envie de le quitter. Malgrès le fait q'il soit mon bourreau. Je craquai et m'effondrai pleurant, seul. Sur la douleur qui me labourait le coeur, sur l'air ridicule que j'avais, sur l'amour que je ne devais pas éprouver, sur ses risques, sur l'immobilisme de mon coeur incapable de se resoudre à une solution.Je maudissai Komui et en même temps me maudissait moi pour être tombé amoureux de lui. Soudain j'entendis dans mon dos une voix :

-Ree...ver ?

Sa voix. La voix d'une Lee. Je ne voulais les voir ni elle, ni lui ces deux complices inséparables à qui je m'étais trop attaché. Je hurlai :

-DEGAGE LENALEE ! JE N AI PAS BESOIN QUE TU VIENNES CONSTATER LES DEGATS POUR TON FRERE! IL N EST MEME PAS CAPABLE DE VENIR EN PERSONNE OU QUOI ? CA DOIT TE REJOUIR HEIN DE ME VOIR COMME CELA HEIN ?

Quand j'y pense avec le recul, j'avais été injuste.

-NI san ne m' a pas envoyé. Même si il avait l'air très très inquiet pour toi.

Elle insistait trop sur le "très"

-AH OUI ET POURQUOI IL N EST PAS LA ALORS ?

-Parce que je pense qu'il a peur d'affronter ton regard. Comme toi , en fait, sinon tu ne te serai pas enfui comme cela de son bureau.

Je m'électrifiai d'un coup. Et mince quelqu'un aurait il compris ?

-Reever, est ce que tu es amoureux de Ni san ? poursuivit Lenalee.

Cela se confirmait. Pour masquer mon trouble et le fait qu'elle m'avait percé à jour, je ricanai et m'exclamai :

-Explique moi Lenalee comment je pourrai être amoureux d'un homme pareil ? De une, c'est un homme, de deux c'est le boss, de trois il est tout sauf normal et moi ce que je veux c'est de la normalité , de quatre c'est un fainéant qui ne pense qu'à faire la cour alors alors que...

"Alors que je suis là." criait mon coeur. "Alors que on travaille comme des dingues "criait ma raison. Mais au dernier moment mon coeur faillit l'emporter. S'en rendant compte, ma raison brisa ma voix . Et mince. Les larmes refluèrent à nouveau. Soudain je sentis une main sur mon épaule.

-"Faire la cour ?" Par téléphone ? Très peu le genre de Ni san.

-AH OUI ? ET POURQUOI IL RIAIT ALORS ? ET POURQUOI IL ROUGISSAIT QUAND JE SUIS ENTRE ? dis je en me dégagéant et en la regardant dans les yeux.

Lenalee s'exclama soudain perplexe :

-Tu n'as rien entendu d'autre n'est ce pas ?

-A PART QU ILS S ENTENDAIENT TRES TRES TRES BIEN NON ironisai je.

Lenalee me regarda perplexe pendant deux secondes puis soudain elle eut un geste incongru. Elle me prit dans ses bras et murmura :

-Feng. Vous l'êtes tout les deux, à vous imaginer des choses. Tu n'as rien à craindre Reever sur ce plan. Il ne draguait pas. Non la personne à l'autre bout du fil lui racontait n'importe quoi. Ou plutôt cherchait à l'embarasser, en racontant des betîses. Ni san me tuerait si je te racontait au juste ce que c'était mais en tout cas, ce n'était pas des avances pour lui ou la personne au bout du fil. Tu me fais confiance non Reever ?

-Tu peux très bien mentir pour protéger ton Ni san m'exclamai je, sarcastique. Et qu'est ce que tu vas t'imaginer, Lenalee ? Tu sous entendrai que je suis jaloux ?

Mais j'avais déja baissé d'un ton . Je sentai dans sa voix la sincérité et je savais bien que Lenalee n'était pas douée pour ni n'aimait mentir. Et une partie de moi avait envie d'y croire. De croire que j'avais encore mes chances. Même si c'était pitoyable. Et puis je me rappelai qu'il criait dessus, tout à l'heure. Comment avais pu oublier un tel truc ? Je me sentis honteux d'un seul coup.

-Si il était en tort et qu'il t'avait blessé, je serai en train de l'assommer, tout Ni san qu'il est. Je n'ai pas envie de voir Ni san et mon frère de coeur s'entredéchirer. Je tiens trop à vous deux pour cela. Et je ne le sous entend pas. Je l'affirme. Sinon cela ne te ferait rien.

Elle avait raison. Pour les deux. Mais je n'aimais pas cela aussi je m'exclamai :

-Mais qui te dis que cela me fait quelque chose ? Le Grand Intendant n'est pas plus que mon boss pour moi.

Ce simple mensonge me brulait la langue.

-Alors pourquoi le fait de faire la cour te tracasse particulièrement ?

-Mais...c'est à cause du travail de dingue qu'on fournit et lui lui...bégayai je, mes joues me cuisant, attestant le contraire.

-Très bien. Alors je vais lui dire de draguer Bak. Ils iront surêment très bien en...

-NON ! hurlai je horrifié avant de porter mes mains à ma bouche en me rendant compte de ce que je venais de faire. Je venais de me trahir seul.

-Euh.. C'est parce que sinon il pourrait corrompre un des chefs de section les plus efficaces dis je à ce moment là voulant rattraper le coup .

Mais je savais que c'était trop tard et que là je n'étais absolument pas crédible.

Lenalee me sourit et s'exclama, me grondant gentiment :

-Enfin voyons Reever, à quoi ça sert de nier l'évidence ? Tu sais que à moi tu peux tout dire. En plus je ne te jugerai jamais.

Elle avait raison mais j'essaya encore de nier. Je voulus la regarder dans les yeux en riant et en disant:

-Enfin voyons tu me vois vraiment être amoureux du Grand Intendant ?

Mais tout ce qui sortit , tout ce qui arriva, ce fut que je rougis encore soupira obligé de me rendre à l'évidence. J'étais amoureux et démasqué. Même si cela ne me plaisait la soeur de celui que j'aimais.

Qui pouvait tout raconter. Cette pensée me paniqua et je m'exclamai :

-Ne lui dis rien.

-Ce n'était pas mon intention. Après tout ce n'est pas mes affaires. Mais en tout cas, je pense honnêtement que tu devrais lui en parler.

-C'est cela, et me prendre un rateau ? Lui donner une occasion de pouvoir user de l'influence que ce"problème" lui donnerait sur moi pour ne pas faire son travail ?

-La vérité c'est que tu as peur dit Lenalee.

Non Lenalee, à ce moment là, je n'avais pas peur. J'étais carrément terrorisé. Terrorisé par la réaction qu'aurait Komui et par ce que j'éprouvais et avec quelle force. Je choisis de ne pas répondre et de garder le silence. Un silence s'installa puis Lenalee s'exclama :

-Dis Reever ? Puis je te demander une faveur ?

Je lévai la tête vers elle et m'exclamai :

-Je suppose que je te dois bien cela pour garder mon secret. Et puis tu es aussi ma petite soeur de coeur alors oui.

-Si jamais il m'arrivait malheur, est ce que tu pourrai veiller sur Ni san ?

Sa voix était hésitante, comme si elle avait peur que je refuse. Je savais aussi qu'elle demandait cela à cause du fait qu'elle partait en mission demain,une mission plutôt dangereuse.

-C'était pour cela que je voulais te voir à l'origine. Et c'est pour cela que j'avais été voir Ni san. Je voulais lui demander où tu étais. Et c'est comme cela que je l'ai trouvé dans tous ses états. Et après, et bien j'ai suivi mon instinct pour te trouver. Ce n'est pas spécialement parce que tu es épris de lui. C'est simplement parce que tu travailles tout les jours avec lui et que malgrès tes dires, tu arrives quand même à le supporter.

-Oui sinon, je ne serais pas tombé sous sa coupe et serais déja parti dis je.

-Vrai.

Nous nous regardâmes tout les deux puis nous rîmes. Je m'exclamai :

-Je dois avoir l'air ridicule, hein ?

-Pourquoi l'amour rendrait ridicule ? s'exclama Lenalee.

Elle n'avait pas tort.

-En tout cas il faudra que je m'excuse pour m'être emporté de la sorte. Après tout ce n'est pas sa faute si j'ai cru des choses ni même si je me suis trop tapé d'heures supplémentaires.

"Ni que je sois épris de lui". Mais c'était sous entendu.

-Ne t'inquiètes pas. Je ne le laisserai pas je.

Au fond de moi j'en avais envie en plus. Au même moment, nous entendîmes des bruits de course . Pris d'une soudaine illumination je choisis de lacher Lenalee et de m'écarter. Bien m'en prit. C'était Komui, écarlate, essouflé.

-En...fin...je...vous...trouve...

Etonnament, je continuai à le trouver beau même ainsi. Mais je décida de me masquer mon trouble,avant qu'il ne le voit.

-Excusez moi Grand Intendant. Je crois que je me suis un peu trop emporté. La fatigue,quoi. Je n'aurai jamais du vous parler ainsi ni de cette manière.

-Et moi si je n'avais pas répondu à ce stupide appel d'un ivrogne, même si à ce moment là je l'ignorai en pensant que cela me ferait une pause entre les diverses documents, on n'en aurait été pas là. Moi aussi je dois m'excuser sur le coup dit Komui l'air sérieux, et ayant l'air d'avoir retrouvé son souffle.

-Euh je rêve ou vous venez de vous excuser ? m'exclamai interloqué. Ce n'était pas tout les jours qu'il le faisait.

-Et oui profitez mon petit Reever chantonna t'il.

-D'abord je ne suis pas votre "petit Reever "m'exclamai je embarassé.

Il rit.

-En tout cas, faites lui payer à ce type qui vous a embarassé et dérangé, pour une fois que vous sembliez travailler dis je

Komui eut un sourire sadique et s'exclama :

-Ne vous inquiétez pas c'est bien dans mes intentions.

En retour j'eus aussi un sourire sadique et m'exclamai :

-Parfait.

Tu vas voir sale ivrogne. Pour m'avoir rendu jaloux pour rien (enfin j'espèrai), pour m'avoir brisé mes illusions de durété.

Pendant quelques instants nous nous ressemblâmes comme des frères Komui et moi, tandis que nous serrâmes la main comme nous le fit remarquer Lenalee ce à quoi je m'exclamai (en même temps que j'essayai de ne pas être perturbé par le contact de la main fraîche de Komui dans la mienne)

-Ah ben apparement le sadisme est plus facile à appliquer qu'on ne croit.

-Et oui, c'est toujours plus facile qu'on ne croit de l'être dis Komui en réponse, tandis que nous rions.

Et moi, sur ce lit je ris en me rappelant ce ris de ma naivêté de l'époque. De comment j'ai été percé à jour si facilement par cette petite déesse qui aujourd'hui n'est plus. Mon rire se mue en une larme solitaire. Lenalee... Soudain je sens une présence dans la pèce. Je tourne la tête et voit Komui qui dans un coin me regarde en silence. Il doit se demander pourquoi je ris ou même pourquoi j'avais le regard dans le vide. Ou peut être rien du tout, d'ailleurs.

Je m'exclame :

-Et bien tu vois Komui, il n'y a pas que toi qui soit sujet à des flashbacks.

Avant de réaliser que je viens de le tutoyer et de l'appeller par son prénom. La gaffe. Mais bon ce n'est pas très grave, vu son état d'inconscience. Mais si cela venait à se reproduire alors qu'il était conscient, je n'ose imaginer ce qui se serait passer. Peut être rirait il. Peut être s'emporterait t'il et m'enverait des Komulins en réprésailles. Ou alors se mettrait il à pleurer et à me sauter dessus en criant que c'est le plus beau jour de sa vie. Peut être qu' il me lancerait une pique disant "et bien si tu te permets cela , pourquoi ne t'apellerai je pas comme Jeryy, Reever chan ?". Ou alors tout cela le laisserait indifférent. Il était si imprévisible.

Soudain Le lit tresaille interrompant mes pensées. Komui s'est assis, juste à côté de moi et me fait face. Simplement. Sans artifice. Sans mot. Sans sourire. Soudain d'un seul coup, il lève sa main, et effleure l'endroit où a coulé ma larme unique. Comme si il veux l'effacer. Comme si à son tour il veut me soutenir , me faire comprendre qu'il peut aussi être là pour moi. J'ai un pauvre sourire qui me permet de masquer le trouble provoqué et les battements de mon coeur désordonnés et m'exclame :

-Moi cela va. Il faut penser à vous. A conserver des forces. Ne vous souciez pas trop de moi.

Cela ne va pas tant que cela mais je dois simuler. Pour ne pas trop l'inquiéter et le vider.

Mais soudain Komui se met à chantonner à mi voix, très doucement

- I'll come back

When you call me

No need to say goodbye

Je reviendrai

Lorsque tu m'appelleras

Pas besoin de dire au revoir

Interdit je l'écoute. Ce chant est une promesse et en même temps un message à double sens. Il me jure de revenir, quand j'aurai besoin de lui à la fois quand je l'appelerai et quand ma douleur aura besoin de quelqu'un. Mais ce n'est pas ce que je veux. je ne mérite pas que tu t'occupes de moi. Moi qui t'ai brisé. Je me lève précipitamment et m'exclame énervé :

-CRETIN ! C EST PAS POUR MOI QUE TU DOIS REVENIR MAIS POUR TOI! GARDE DES FORCES POUR TOI POUR AVOIR ASSEZ D ENERGIE POUR REVENIR ! MOI J AI BESOIN DE PERSONNE !

"a part de toi". Mais je ne peux pas le dire. Pas encore. je n'y ai pas le m'enferme dans sa salle de bains et m'effondre contre la porte tandis que me parvins un murmure désolé.

-Je crois que tu ne comprends pas... Bao Tian shi.

Sa voix est si triste... Cela me serre le coeur. Mais en effet, il a raison. Je ne comprends pas pourquoi il a ce désir de me protéger malgrès son état. Et je comprends encore moins le chinois. Je ne peux rien faire. Je ne peux rien lui demander car je suis presque sûr qu'il n'y est déja plus. Alors je m'enferme. Dans le silence, dans une pièce. De peur de tout à fait m'effondrer.

Je reste enfermé chez moi

et je ne sors pas

j'attends comme la fin du monde

et je ne sais pas

combien de temps ça prendra

mais je n'oublie pas

parfois la nuit on s'ennuie

et ça ne plait pas

non ça ne vous plait pas

je voudrais te revoir

Briller d'electrastar

J'ai envie de te voir

et cracher sur la gloire

J'aurais pourtant tant aimé

nous protéger

Te voir tomber au combat

moi je n'oublie pas

Le temps s'est arrêté

et tout a continué

Et ça fait mal

Oui ça fait mal oui ça fait mal

Les jours suivant sont banals. Avec Bak nous contraignons Komui à signer de la paperasse en essayant de lui expliquer, attirant un semblant de lucidité en le menaçant. Pendant ce temps moi même j'essaye entre deux documents urgents de lire les contre rendus détaillés des expériences et de donner mon avis. Un moyen pour moi de continuer à diriger ma section que nous avons tous mis au point. Je n'ai plus reparlé de l'incident de la dernière fois ni même demandé à Bak ce que signifiait les mots en chinois de Komui. Pour moi, j'essaie d'oublier cela en espérant très sincèrement l'avoir découragé. Et peut être est ce le cas, car à part obéir comme un zombie, il ne fait rien. Il ne parle pas. Reste le regard dans le vide la plupart du temps. Ses cauchemars ont redoublés d'intensité et semblent de plus en plus terribles. Semble car il n'en parle pas. Il reste enfermé dans le silence. Pour tout le monde y compris moi. Et cela me fait mal. Mal car je ne vois pas de changements. Pourtant, jai l'impression qu'il est là, qu'il m'entend mais je sais que c'est faux. A chaque instant je m'attend à l'entendre lancer un "mon petit Reever" et je sais que c'est faux. De même que lui, je m'attend aussi presque à voir chaque jour Lenalee entrer avec du café, me dire quelque chose en sachant bien que cela n'arrivera plus. Tout me fait mal. Cela me fait mal de voir le temps continuer et lui rester là seul même si je suis conscient que ce gel ne se brisera pas en si peu de temps.

Et mon corps suit ma tristesse et ma culpabilité, comme je me rends compte ce matin. En m'extirpant une fois de plus de ce fauteuil où je dors très peu, je sens que mon corps n'est que souffrances. Je suis perclus de courbatures à force de dormir dedans. Mais je n'ai pas d'autres choix. Je ne peux pas l'abandonner la nuit et le laisser se réveiller en sursaut sans personne pour le rassurer pendant les quelques secondes où il ouvre les yeux car je suis persuadé au fond de moi que cela empirait encore si rien n'arrivait. Et de plus, je n'ai envie que aucune autre personne maintenant ne veille sur lui comme je le fais. Alors je prends mon mal en patience et après avoir grogné une énième fois et grogné sur Komui (même si il ne m'a rien fait ) parce que quand je vais mal j'ai tendance à grogner plus que de raison et encore plus quand je me sens le besoin d'aller voir cette saleté d'infirmière pour aller chercher des médicaments(celle ci étant pour moi bien trop séche ), je me dirige vers l'infirmerie (avec difficulté vu que mon corps n'est que souffrances)où pendant VINGT minutes je subis un examen pour en venir au même point que ce que j'avais conclu et pour obtenir enfin de l'aspirine (tout de même). De fort méchante humeur je rejoins les appartements de Komui le récupérant, et gagne son bureau où m'attend comme d'habitude Bak qui en entendant du bruit se retourne et relève le nez d'un papier urgent probablement:

-Ah tu tombes bien Reever tu...

Soudain il s'interrompt et s'exclame les yeux exorbités :

-Wouah la tête que tu tires ! A croire que tu viens de sortir de ta tombe. On dirait un mort vivant , tu sais ?!

Depuis quelques temps, lui et moi avions carrément laisser tomber le vouvoiement. C'est pour cela que je le laisse me tutoyer et que je m'exclame en retour ironique en tirant un siège et posant une boîte d'aspirine sur la table:

-Non tu crois ? Un peu que je suis au courant figure toi! Pour se coiffer, faut bien se regarder dans un miroir.

-Wouh quand tu vas pas bien tu es sur les nerfs dis donc s'exclame Bak.

Je ricane.

-Comme si tu ne le savais pas ! Tu aurai déja oublié le jour où on a appris sa mort ?

-Evidemment non.

Son visage s'est fermé d'un seul coup. Et je me rend compte de la betise que je viens d'énoncer. Et mince. J'ai réveillé sa douleur. Je m'exclame :

-Desolé. J'avais pas l'intention de te blesser. Tu sais quand je vais pas bien, je deviens très maladroit dis je avec un air un peu penaud.

Je m'en veux de l'avoir blessé. Et aussi d'avoir montré ma faiblesse. J'essaie de me composer un visage un peu près normal et sourit un peu embarassé, tout en prenant ma tasse et en prenant la bouteille d'eau de Bak et en versant le contenu du sachet d'aspirine dans ma tasse et en rajoutant de l'eau, le tout discrètement. Bak garde le silence perdu dans ses pensées. Tout comme Komui. Dans la pièce, il n'y a plus qu'un vivant. Moi. Pour briser le silence tendu qui s'installe et rétablir un semblant d'honneur, je m'exclame :

-Mais je ne souffre pas trop, ça va.

Bak a un sourire étrange soudain et s'exclame, cinglant:

-Ah oui ? Si cela fait si peu mal, pourquoi prends tu une aspirine alors que d'habitude quand tu as de legères douleurs tu ne prends rien ?

Je m'étrangle frappé par cette évidence. Et aussi par le fait qu'il m'est vu et entendu alors qu'il avait quitté deux minutes le monde. Et je suis aussi étonné parce qu'il se soit rendu compte de mes legers maux de crâne qui m'étaient apparus tard la nuit. Et qui, maintenant que j'y pense, étaient de peu précédé par le moment que choissisait Bak pour déclarer l'arrêt de travail. Pourtant je pensais avoir bien masqué ce non.

-Franchement, Reever, tu vas pas pouvoir continuer comme cela. Va au moins te coucher une nuit dans ton lit et je prendrai ton relais. Tu vas pas pouvoir continuer longtemps à ce rythmne. Ne t'inquiètes pas, moi je suis bien reposé alors cela ne m'épuisera pas, si c'est ce qui t'inquiètes soupire Bak avec un sourire bienveillant vers la fin.

Il y a de ça mais...Non... Je ne peux pas. Je ne VEUX pas.Même si mon corps lui le veut. Aussi je m'exclame avec un sourire simulé :

-Merci de t'inquièter pour moi mais je tiens le coup. Je n'ai pas besoin de ton aide sur ce coup, merci. Je ne suis pas fatigué, ne t'inquiètes pas. Je tiendrai le coup.

Bak ricane et s'exclame :

-Avec cette tête de détérré j'en doute. Tu as l'air d'avoir déja un pied dans la tombe. Je te donne une nuit. Pas plus. Tu t'effondres demain, j'en suis sûr.

-Et bien prenons le pari dis je. Encore une nuit et si j'ai une tête de déterré tu me relaies

C'est le seul moyen qui ai passé dans ma tête de à moitié vivant pour gagner un peu de temps. Et arrêter ses questions. J'aurai tout aussi bien pu l'envoyer sur les roses mais sur le coup, je n'y avais pas pensé. Bak a un nouveau soupir et s'exclame avec un léger agacement :

-Dis donc, tu es aussi têtu que Walker. Et je suppose que tu as aussi le même moyen de pression que lui.

-Tu veux parler de ton passé de stalker ? Oui je suis au courant souris je sadiquement.

Bak sursaute soudain et s'écarte horrifié :

-On...On.. t'a déja dit que parfois tu ressemblais à Komui en mode sadique ? bégaya t'il.

-Ouais. On me l'a déja dit dis je en baissant la tête, me rappellant de cet ange chinois me le disant et de ce même choc qu'il y avait sur le visage de Bak que sur celui de Lenalee.

Bak pose soudain une main sur mon épaule et murmure :

-Desolé si j'ai réveillé des souvenirs difficiles...

-Ne t'inquiètes pas, va après tout ce n'est que justice après ce que je t'ai fait subir.

-Bon, vu que je n'ai pas envie de recevoir un Komulin en express à la branche asiatique quand je reviendrai , je vais céder. Mais si demain tu es encore plus fatigué et rompu tu devras sans broncher, sans râler gagner ta chambre. Et ce soir, on achévera plus tôt. C'est non négociable.

Je ricane.

-On dirait une mère poule, devrais plutôt t'inquièter que la qualité du travail n'en patisse pas.

-Feng. Les deux sont liés. Si tu vas pas bien, le travail en prendra un coup, déja qu'il en prend un beau coup. Mais j'avoue que c'est plus ta santé qui me préoccupe.

"Feng". Ce même mot qu'a employé Lenalee ce même jour où elle m'a comparé à Komui.

-Qu'est ce que cela veut dire ? je demande d'une voix altérée.

Bak est surpris d'un seul coup. A cause de ma voix et surtout parce qu'il ne comprend pas de quoi je parle. Et puis soudain il réalise et a un léger sourire.

-Fou. Cela veut dire fou. Pourquoi c'est Komui qui t'a appelé ainsi ?

-Mais non que vas tu t'imaginer ? Pourquoi donc ce taré m'aurait il dit cela alors que lui ne vaut pas mieux ? dis je.

Alors ce jour là elle nous avait traité tout deux de fous. Merci Lenalee, de me comparer à ce phénomène que j'aime.

-Je me demande comment il t'appelait avant et comment il t'appelle lors des très rares moments où il est pleinement présent, dis Bak songeur.

-Bah c'est pas important rougis je, en pensant au "Mon petit Reever" qui me manquait tant. Et pour le moment je n'ai pas éclopé de nouveau surnom, heureusement vu qu'il est absent la plupart du temps.

Je baisse la tête encore. Bak me presse l'épaule et me murmure dans un souffle :

-Tu verras, ça ira. Si tu continues à l'encadrer comme cela, il reviendra. Et en plus, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer que en général, il revient pour toi. Je suis même presque sûr qu'il réagit à ta douleur autant qu'à la vie que tu dégages. Il finira par revenir, j'en suis sûr.

Je sursaute. Alors, il s'est rendu compte du fait qu'a confessé Komui en secret. Pourtant cela ne me plaît pas.

-Mais il ne devrait pas je grogne. Je n'ai besoin de personne pour m' suis assez fort pour me gérer seul.

En plus, de ne pas pouvoir vu que je dois être dur. En plus du fait que je n'ai pas le droit vu que je l'ai détruit.

Bak rit et s'exclame :

-Komui n'a pas besoin d'un glaçon. Ce dont il a besoin c'est d'un être humain, de ses forces mais aussi de ses faiblesses. Pour comprendre que lui aussi a le droit de s'effondrer. Et toi de temps à autre, tu as le droit de craquer.

-Non dis je séchement. Et si maintenant, on arrêtait de parler et qu'on se mettait à travailler ? Pacre que sinon finir tôt sera exclu.

Bak après un dernier soupir prend les documents du jour et me les donne tandis que je prends mon aspirine. Et pendant quelques instants, j'ai l'impression d'être clairement observé. Mais un regard à Komui m'apprend le contraire.

itsumade kyoufu wo kakushite ikiru tsumori

anzen chitai ni seiza wo shite mo

pe-ji wo mekureba watashi ni katarikakeru

zenbu tsukurareta itsuwari no sekai

kidzuiteru

hontou no koi ga shitai

genjitsu no suto-ri-

kizutsuku no ga kowai no

ima kara hajimaru watashi no puroro-gu

tsudzurareteku mirai

shinario wa yosoku fukanou

himei ga agaru hodo

anata ni koi wo shite

kono mama sottou shisou yo

konna koi demo ii

watashi mo shujinkou ni nareru kashira

katsuji no naka no watashi ga unazukeba...

Combien de temps ai-je l'intention de vivre en cachant mes craintes ?

Assise bien droite en sécurité

Les pages me parlent lorsque je les tourne.

Elles fabriquent un monde de mensonges.

Je le sais,

Je voulais faire l'expérience de l'amour véritable.

Ai-je peur d'être blessée ?

Mon prologue commence maintenant.

Mon avenir commence à être écrit.

Le scénario ne peut être prédit.

Presque à crier

Mon amour pour toi,

Je suis sur le point de m'évanouir.

As-tu des soins pour un amour comme celui-ci ?

Pourrais-je jamais être dans le rôle principal,

Si l'autre moi dans les écrits ne dit pas oui...

Je suis partagé. Entre le Reever qui aime passionément Komui et est prêt à tout pour être avec lui et le Reever qui a peur et qui se sent indigne. Et les deux s'alternent. Je me réjouis et en même temps me désole qu'il veuille m'aider. C'est ce que je me rends compte , alors que une fois de plus je vais pour m'installer dans le fauteuil malgrès le fait que je suis épuisé. Malgrès que mon corps crie grâce. Mais je ne l'écoute pas. Komui est plus important pour moi que mon corps. Et c'est là une sorte de punition pour l'avoir fait souffrir. Sur ces deux points mes deux Reever se rejoignent. Je prends place après avoir posé la cuvette d'eau et mon verre d'aspirine (qui m'avait grandement aidé dans la journée m'empêchant de trop souffrir comme ce matin et du coup je continue à la prendre). En la prenant je réfléchis à un moyen de masquer ma douleur qui certainement continuera demain, vu que je continue. Pour le moment je ne vois que le faux sourire et le fond de teint. Je bois cette aspirine comme Socrate a du boire la ciguie avec le même sourire. De la délivrance à l'état pure alors que habituellement moi je n'aimais pas les médicaments et que la ciguie était un poison. Soudain de nouveau, j'ai l'impression d'être observé. Mais dans la pièce, il n'y a personne. A part Komui qui est déja dans son lit. Soudain j'ai l'impression d'être appelé. Mais je sais que c'est faux. Je n'ouvre pas les yeux que j'ai fermé et continue de savourer cette délivrance promise quand soudain :

-Reever ?

Je sursaute et manque de m'étouffer avec l'aspirine que j'avale avec difficulté. C'est SA voix. Guère forte mais c'est elle. Legèrement hésitante, comme si elle rédécouvrait mon nom. Mais c'est elle. j'ouvre les yeus précipitamment. Il a le regard tourné vers moi. Et ce regard n'est pas vide.

-Ko..Komui ? je balbutie comme un idiot.

Evidemment que c'est lui. Il n'y a qu'une seule autre personne à part moi ici. Mais pourquoi est il revenu ?

-Bak a raison. Tu ne devrais pas continuer comme cela. Vas te reposer. Je ne vaux pas non plus la peine que tu te détruises dit Komui.

? Cela veut dire qu'il a écouté ? Qu 'il a entendu ? Alors j'avais raison de dire qu'il écoutait ? Je n'ai pas inventé ce regard ? Pourtant il vient de dire ce que je ne veux pas entendre.

-C EST HORS DE QUESTION KOMUI ! JE NE BOUGE PAS D ICI ET SI TU VEUX M EJECTER IL FAUDRA QUE TU VIENNES ME CHERCHER ET AVEC LE PEU DE FORCES QUE TU DOIS AVOIR JE PENSE QUE TU VAS RATER ! me mes je à hurler.

Komui reste interdit. Il ne m'a jamais entendu hurler ainsi aussi fort. Et quand j'ai fini il s'exclame anormalement très calme :

-Très bien. Alors tu dors dans mon lit ce soir.

Je m'étrangle et devient pivoine. J'en suis presque sûr à la manière dont mes joues cuisent.

-HE ? T AS DIT QUOI LA ?

-Tu dors dans mon lit avec moi. Et vu que la plupart du temps, je suis absent cela ne me gênera absolument pas.

Il a un rire amer que je ne lui ai jamais entendu. Cela me serre le coeur mais ma gêne l'emporte sur tout autre sentiment.

-MAIS ET MOI ? MOI CELA VA ME GENER ! je m'exclame. ET PUIS JE VAIS TE GENER. ET PUIS CELA NE SE FAIT PAS. ET PUIS PENSE AUSSI A TOI.

-Il n'y a pas de raisons. Tu ne peux pas me gêner. Ensuite cela ne se faisait pas aussi normalement que le chef de la section scientifique s'occupe du Grand Intendant comme cela. Et comment pourrai je être égoiste alors que toi tu as besoin d'aide ?

C'est trop. Beaucoup trop pour moi. Mon coeur si solide craque devant ce sourire chaleureux que je n'ai plu vu depuis des jours devant cette douceur, devant cette gentiellesse qu'il exhale, devant cette paroles de Bak sur le fait de ce que j'ai droit à craquer, que Komui revient pour moi se mélangent à la situation tout comme le souvenir de Lenalee. Toutes ces choses que je sais ne pas mériter. Et soudain je ne peux plus contenir ma douleur. Elle explose de partout et je me mets à hurler, des larmes coulant le long de mes yeux :

-POURQUOI ? POURQUOI EST CE QUE TU ES SI GENTIL AVEC MOI ? ALORS QUE JE NE LE MERITE PAS ? OUVRE LES YEUX BORDEL KOMUI ! JE NE LE MERITE PAS ! C EST MOI QUI T ES CONDAMNE A TA GLACE ! MOI QUI T ES BRISE ! MA DOULEUR PHYSIQUE EST LE PRIX MOINDRE A PAYER POUR T AVOIR AMENE LA DOULEUR ! N ESSAIE PAS DE ME SOIGNER KOMUI JE NEN VAUX PAS LA PEINE! JE NE SUIS QU UN MONSTRE QUI PEUT A PEINE T AIDER ! NE TE SOUCIE QUE DE TOI CAR JE NAI PAS ASSEZ PENSE A TOI !

Je cache mon visage entre mes mains tandis que la douleur me culpabilité, sa mort, sa gentiellesse, ma fatigue tout se mélange et forme un tourbillon de désespoir dont je ne peux plus sortir. Je pleure toute les larmes de mon corps. Je pleure comme je n'ai jamais pleuré et me sens incapable de retrouver une quelconque contenance. Je suis tellement ailleurs que le monde extérieur m'est devenu étranger. J'entends un léger tressaillement mais n'y prête pas attention. Soudain, je sens quelque chose se poser contre mon front. Surpris je redresse la tête. Il se redresse suivant le mouvement. Je comprends en un instant la situation. Komui m'embrasse le front. Avec douceur et tendresse. Avec dévotion même. Comme si je suis quelque chose de précieux. De sens ses lèvres fraîches se presser contre mon front. Mes larmes se sont figées. Tout mon être est tendu vers lui. Je sens mon coeur battre la chamade, mes joues me cuire tandis que ma raison ne comprend rien. Mais je sens que ici, Komui ne veut rien exprimer par la raison. Non c'est plutôt le coeur. Peut être veut il dire par là que je suis aussi pur que lui. En tout cas, toujours est il que je ne veux pas réfléchir. Non. Je me contente de savourer cet instant , ce contact que je sais ne pas mériter et de regarder Komui qui a fermé les yeux,tandis que de legères rougeurs se dessinent . Telles que j'en avais toujours rêvé.Après quelques instants qui semblent durer longtemps, il recule, fait un pas en arrière. Mais au passage, il s'empare de mes deux mains. Ses deux mains sont fraîches dans les miennes, tandis que les miennes sont bouillantes. La glace et le feu. Comme d'habitude. Ce contact m'électrifie toujours ne peux plus détacher mon regard du sien. Tout comme lui. Il murmure soudain :

-Tu n'es pas coupable, Reever. Ce n'est pas toi qui a envoyé d'immondes Akumas attaquer des exorcistes et qui a provoqué la mort de notre Lenalee en tentant de protéger des gens. Non. Toi tu t'es contenté de me dire la vérité. Et tu as bien fait. Au fond de toi, tu le sais. Si tu m'avais menti au final la douleur aurait été encore pire. Peut être même que je serais déja mort. Et dans ses conditions tu aurais été coupable. Je t'en aurai voulu. Mais ce n'est pas le cas. Cela ne le sera jamais. Comment pourrai je t'en vouloir, Bao Tian shi ?

Sa voix a vibré très légèrement quand il a parlé des Akumas, prononcé son nom. Mais ces paroles me marquent. Ce "notre".C'est la première fois que Komui reconnaît à voix haute qu'il me considère de sa famille. Ce "Bao tian Shi" que je ne comprends toujours pas mais qu'il m'a déja dit l'autre jour. Et ce contenu... J'ai envie de le croire et je sais qu'au fond, il a raison. Tant de gentiliesse me touche à nouveau. J'ai à nouveau envie de pleurer. Plus seulement de désespoir, de fatigue. Mais aussi de soulagement. Soudain sans crier gare, Komui me relève puis m'enlace , me serre contre lui de ses bras frèles, et pose sa tête sur mon épaule et chuchote dans le creux de mon oreille :

-Ce soir laisse moi éloigner la douleur. Comme toi tu le fais.

Je suis complètement paralysé. Mais étonnament je me sens bien entre ses bras. Comme je l'ai toujours pensé, c'est là que je me sens le partie de moi a envie de me laisser aller , en a même très envie. Mais l'autre hésite. Le coeur toujours opposé à la raison. Mais je n'ai pas envie de résister. De LUI résister. Pour une fois j'ai envie de lui céder. Et je sais que ma douleur est trop importante pour reste enfermée en moi. Si je ne fais rien, j'exploserai à un autre moment.

"-Komui n'a pas besoin d'un glaçon. Ce dont il a besoin c'est d'un être humain, de ses forces mais aussi de ses faiblesses. Pour comprendre que lui aussi a le droit de s'effondrer. Et toi de temps à autre, tu as le droit de craquer".

Les paroles de Bak me reviennent. Et c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. La raison ultime. A mon tour, je pose la tête sur son épaule, et je m'effondre mes mains passant dans son dos et s'agrippant désespérement à ses vetê aussi je cherche quelque chose à quoi me raccrocher. Et il est là. Il a toujours été là. Dans les moments tristes comme les moments joyeux. Et il est encore là. Même blessé. Rien n'a changé. Rien ne changera jamais.

Il restera toujours le fou narcissique accro au café que j'aime. Je resterai toujours le scientifique trop rationnel , maladroit ,grognon. Je serai toujours là pour lui.

C'est ce que je me dis doucement tandis que la douleur me balaye. Les frontières sont balayées. Je ne suis plus l'infirmier. Komui n'est plus le blessé. Nous sommes les deux à la fois. Peut être d'ailleurs l' avons nous toujours été.

Je devrais avoir honte de m'écrouler ainsi. Mais je n'ai aucun regret. Je devrais être gêné. Mais je n'éprouve rien. Que de la douleur, du soulagement, de la compréhension, un sentiment que moi non plus je ne suis pas abandonné par celui que j'aide . De la délivrance aussi. De pouvoir enfin pleurer entièrement. Avec quelqu'un pour me soutenir complètement. Du bien être d'être étreint par celui que j'aime et de l'étreindre à mon 'ne culpabilité que je portais malheur se mélange au bonheur formant un mélodrame très particulier. Je goute sa saveur et j'apprécie cela.

Komui s'est mis à frédonner quelque chose d'une voix apaisante en me caressant le dos. Et sa voix parvient jusqu'au brouillard de sensations dans lesquel je nage avec délice, me laissant submerger par la douleur, me permettant d'oublier le monde alentour. Seul sa voix est mon unqiue lien avec ce monde ainsi que mes larmes. Je ne dépends que de lui en cet instant. Il est mes yeux, ma voix ,mes oreilles. Mon soutien. Le seul qui me permetrait de regagner ce monde. De par sa voix.

-Romancing Train, bring all the pain tsukareta sono kokoro wo

Romancing Train, whistle again yasashiku daite kureru

Ai ga koko ni aru koto

(Bring all the tears and pain right now, bring it out)

Nemuru made mimimoto de sasayaite ite

Romancing train amène toute ta souffrance... ton coeur fatigué

Romancing train siffle à nouveau...sera gentiment étreint

L'amour est ici.

(Amène toute tes larmes et ta souffrance maintenant fais les sortir)

Chuchote les dans mon oreille jusqu'à ce que je m'endorme.

Mon coeur se serre. Tant de gentilesse encore...

Je ne sais combien de temps nous sommes restés ainsi enlacés, moi m'agrippant à lui et pleurant de toutes mes forces, écoutant sa voix qui m'apaise et lui qui essaye de me consoler de m'apaiser. Et puis avec douceur, il s'est reculé attrapant mes mains et a reculé jusqu'à son lit, au moment même où je sens la fatigue qui commençait à m'emporter. Non sans cesser de chanter. Il me sourit avec douceur. Un sourire que je n'ai pas vu depuis un long moment. Et nous parlons sans paroles. Comme lui même m'a déja parlé. Juste par regard.

"Tu me fais confiance ?"

"Je te ferais toujours confiance tant qu'il ne s'agit pas de travail et de robots "

"Viens alors"

Et je me laisse entraîner. Par la musique, par Komui, par mon coeur, par ma douleur... Je le suis. Il m'entraîne dans son lit et me prend dans ses bras continuant à chanter. Et quand je ferme les yeux, sa chanson m'entoure encore, me suivant dans le sommeil.

Just close your eyes

The sun is going down

You'll be alright

No one can hurt you now

Come, morning light

You and I'll be safe and sound

[..]

Hold on to this lullaby

Even when the music's gone, gone...

Ferme tes yeux

Le soleil se couche

Tu iras bien

Personne ne peut te blesser maintenant

Viens lumière du matin

Toi et moi nous serons sains et saufs

Accroche-toi à cette berceuse

Même quand la musique est partie

Tout valse autour de moi. Rien n'est fixe. Partout des objets, malménés par un vent qui les fait tourner en rond autour de moi. Je suis le seul objet fixe planté au milieu du décor. Pourtant je ne devrai pas être immobile, moi non plus. Je sens la pression du vent contre mon corps et au lieu de me laisser aller comme je le pourrais, je ne bouge pas. Ce vent m'aveugle et du coup je ne peux que rester planté au milieu de nulle part. Ici rien n'a d 'avenir. Même moi. Car l'avenir est mort ici. Ici vit le passé que même le vent réprésente. Même lui est condamné à refaire toujours cela. Les objets qui tournoient ici appartiennent aussi au passé.Je le sais mais j'ignore où je dois aller pour rejoindre le futur. Je ne peux que regarder vers le haut, vers un ciel dont je devine l'existence mais qui ici n'a pas cours. Je pourrai céder mais je devine que je ne dois pas le faire. Car cela ne fait pas partie de mon avenir. J'appartiens à l'avenir et non à ce monde mort. Même si je sais que rejondre l'avenir sera dur et beaucoup plus dur que de me laisser aller je dois tendre vers lui. Il doit être mon objectif. Quelque chose m'attend là bas. Mon avenir. Ma vie que je pourrai poursuivre. Mais que faire ? Mon regard tourne autour de cette sorte de pièce à la recherche d'une issue. Il se pose sur les différentes photographies où on voit des sourires d'un enfant blond bien entouré par ses amis, des photographies d'un jeune adulte blond, les cheveux en bataille au milieu d'un groupe d' adultes souriant, de boîtes à musique jouant une berçeuse en une langue mystérieuse de manière mélancolique, de tasses avec le caractère écume dessus, de berêts blancs, de photographies d'une jeune adolescente aux long cheveux noir et au sourire au milieu de nulle part dans mon dos, je le vois. Un petit garçon n'ayant pas plus de dix ans aux cheveux en bataille, blond comme les blés, aux yeux bleus verts enmistouflé dans une blouse de laboratoire trop grande pour lui qu'il tient fermé avec une main. Son visage est fermé et triste. Ses yeux tournés vers le bas. J'ai l'impression que je le connais. Que je l'ai déja vu avant. Mais que fait un enfant seul ici ? Un enfant a forcément un avenir. Peut être est ce là la clé. Il sait peut être comment quitter ce lieu. Je fais un pas vers lui. Et la douleur vrille mon corps. Des images de sang dansent devant mes yeux. En particulier, le corps d'une adolescente chinoise plein de sang.J'hoquete tandis que la vision devient plus forte. Soudain j'entends une voix :

-Ne te laisse pas avoir. Avance.

J'ai connu cette voix. Avant. Mais je ne sais plus d'où je connais cette voix d'homme. Je l'écoute. Elle est sensée. J'ouvre les yeux. Je me suis écrasé au sol et me tient le ventre avec un bras, la tête basse. Je relève la tête et je vois un homme la tête inclinée vers moi, un leger sourire aux lèvres me tendant la main. Il a de longs cheveux noirs attaché en une queue de cheval basse dont certaines mèches plus courtes encadrent son visage de manière subtile. Sur sa tête il porte un berêt et porte un manteau presque complètement immaculé à part les bords délimités par du noir. Ses yeux sont d'un bleu nuit profond. Mais il y a un problème. Il est presque transparent. Lui aussi est un souvenir. Pourtant lui au contraire des autres n'est pas complètement mort car il bouge, lutte contre le vent comme je peux le voir avec ses contours qui par moment s'émoussent mais qui reviennent toujours à leur forme initiale. Il lutte pour moi. Alors je tends ma main à mon tour et effleure sa peaume transparente. La seconde d'après je suis debout, et derrière moi, sur mes épaules je sens deux mains, des cheveux longs noirs détachés me chatouillant par moment et l'apparition murmure à mon oreille :

-Avance. Ne te retourne pas.

Une voix féminine que j'ai connue elle aussi. Mais qui comme l'homme s'est effacé de ma mémoire. J'avance encore. De nouvelles images affluent en moi toutes plus terribles les une que les autres. Des centaines de cercueils, des créatures horribles à tête de squelettes.. Mais j'essaie de les ignorer et d'ignorer la douleur qui vrille mon corps. Chaque pas est une douleur. Il serait plus facile de me laisser aller. Mais je ne peux pas. Car là n'est pas ma place. Et des gens comptent sur moi. Même si j'ai oublié leurs noms. Alors j'avance. L'apparition se met à chanter une petite chanson étrange mais guère rassurante que j'ai l'impression d'avoir déja entendue. (nda : c'est la chanson de Road)C'est déja la preuve que elle aussi fluctue. Elle aussi est un souvenir. Mais je l'ignore. Bientôt, je ne sens plus rien sur mes épaules. Elle aussi s'est fané le vois en face de moi. Il a relevé la tête vers moi plein d'espoir. Il me tends ses maigres bras. Ses prunelles bleues vertes ne quittent plus les miennes. J'ai l'impression d'avoir déja vu ce garçon. Comme les deux autres il est legèrement transparent mais il est plus consistant que les deux autres.

-Tu es venu dit il calmement.

Sa voix sonne aussi connue.

-Oui dis je avec simplicité.

Je me rends compte que sa voix est presque similaire à la mienne en un peu plus aigue. J'efface les derniers pas et prend l'enfant dans mes bras, le soulevant de terre. La pression contre mon corps se fait plus intense, comme si elle refusait que je la quitte. L'enfant se blottit contre moi et murmure apeuré :

-J'ai peur. Peur de ce qui nous attend.

-Ce sera toujours mieux qu'ici lui dis je. Ici, nous sommes de trop. Nous dérangeons les morts, nous les vivants.

-Moi aussi je suis un souvenir me murmure t'il comme un secret. Ici c'est mon univers.

-Toi comme moi n'avons pas notre place enfant n'a pas à vivre ici.

-Tu es si fort... Plus que je ne le serai jamais dit l'enfant avec douceur.

Je souris.

-Parce que j'ai eu le temps de grandir, je ne suis pas si fort. Je ne me rappelle plus des noms, moi.

-Et moi aucun des noms ne m'a quitté . On pourrait continuer à vivre ici non ?s'exclame l'enfant.

-Nous nous complètons alors dis je avec un sourire. Non car ici n'est pas notre place.

L'enfant a un silence immense et soudain il s'exclame avec un sourire bienfaisant aux lèvres :

-Tu as raison...Reever.

Soudain tout devient lumière et tout s'efface. Je me couvre les yeux et puis la luminosité baisse. J'ouvre les yeux pour me retrouver au milieu d'un des déserts d'Australie, ma terre natale couvert de végétation avec au loin une masse graniteuse sous un ciel bleu constellé de petits nuages blancs. L'enfant a disparu de mes bras mais je sens encore sa présence en moi. Il fait partie intégrante de moi. Pourtant je ne suis pas seul. Un homme me tourne le dos. De lui je ne peux voir qu'une veste immaculée dont les bords sont délimités par du noir, des cheveux courts noir qui bouclent vers le bas et un berêt. Je le connais. Je me souviens de lui. Il me rend chèvre depuis des années mais j'ai désespérement besoin de lui. Il est mon avenir. Celui qui a besoin de moi, qui fait que je dois revenir. Celui qui m'attend depuis tout à l' la voix, le sourire est un guide. Qui aide l'adulte qui vit en moi et calme l'enfant qui y vit aussi. Son nom me vient spontannément aux lèvres :

-Komui.

Il tourne la tête délicatement vers moi et me sourit, un légère étincelle de joie dans ses prunelles bleues nuit. Et doucement il prononce mon nom :

-Reever.

I wake up in the morning

What are you gonna say

If I tell you I've been sleeping

With you mile away

I wake up in my fantasy

I wake up in my dream

But I know you don't belong to me

And I must erase the scene

Je me réveille le matin

Qu'est-ce que tu vas dire

Si je te raconte que j'ai dormis

Avec toi, à des kilomètres

Je me réveille dans mon imagination

Je me réveille dans mon rêve

Mais je sais que tu ne m'appartiens pas

Et je dois effacer la scène

J'ouvre les yeux soudain. Pendant quelques instants j'ai du mal à reconnaître l'endroit où je suis. Et puis je me souviens. De hier. Il est donc normal que je sois dans le lit de Komui, avec ses bras qui m'enveloppent. Il n'empêche que je rougis comme un pivoine. Geste totalement inutile. Komui dort encore profondément. D'ailleurs quelle heure est il ? Je jette un regard à l'horloge. 5 heures du matin. QUOI ? Et j'ai dormi sans discontinuer ? Mais... Alors j'ai abandonné ce pauvre Komui ? Je l'ai laissé faire des cauchemars alors ? Pourtant, un regard à son visage me calme. Il a l'air complètement détendu, un air qu'il n''a plus eu depuis des jours. Il a l'air serein. J'effleure son front et constate qu'iil n'est même pas humide. Je suis soulagé. De une il a passé visiblement une nuit tranquille. Tout comme moi. Je me sens beaucoup mieux. Mon corps me fait moins souffrir. Mon coeur non plus car il s'est déchargé d'une bonne partie de sa douleur, même si évidemment la plaie est encore loin d'être cicatrisée. Ma culpabilité a fondu comme neige au soleil et ce depuis ce baiser sur mon front et ses paroles. Et tout cela grâce à lui. Lui qui même dans mes rêves me guide.

Quel rêve étrange d'ailleurs. Une réprésentation probablement de la nuit d'hier. L'enfant correspondrait à mes sentiments, mes douleurs mes rêves, tout ce qui fait de moi un humain, mes faiblesses et l'adulte la raison et comme dans la réalité je les avait accepté pour pouvoir aller de l'avant. Rejoindre mon avenir. Je soupire. Mon subconscient est bien compliqué, lui aussi. Tss. Doucement je me redresse et me dégage de ses bras de peur de le réveiller. Dans son sommeil, Komui murmure soudain alors que je viens de me dégager :

-Reever...

Je me fige mais il n'ouvre pas les yeux. Non, il continue de dormir. Calmement. Et à le regarder dormir ainsi, je n'ai qu'une envie, le laisser dormir vu que pour une fois, il dort avec apaisement . D'ailleurs c'est ce que je décide. Je me lève, me dirige vers la table où j'ai posé les vêtements de jour que j'ai été chercher dans ma chambre avant de me mettre en pyjama hier, m'en empare et gagne sa salle de bain de bain privée dans laquelle je change de vêtements avant de me coiffer et de me raser. Aujourd'hui j'ai bien meilleure mine qu'hier. Bak ne pourra pas me virer. Hé hé j'imagine sa tête... Et je ris seul avant de me figer. Et comment j'expliquerrai ce changement ? Bah je n'ai qu'à dire que hier je m'étais levé du mauvais matin je n'ai pas envie de me compliquer la tête. Je me sens leger et bien, comme déchargé de tout ce qui est mauvais et qui s'est accumulé en moi.

Pourtant je devrais me sentir gêné. Et je le suis un peu d'ailleurs mais pas autant que je devrais. C'est seulement le fait que j'ai dormi dans son lit entre ses bras qui me gêne. Pas le fait d'avoir pleuré comme je l'ai fait. Comme une fillette. Certainement parce que je sais ma réaction utile. Maintenant je peux avancer plus sereinement. Et au fond de moi je pense en cet instant que les filles qui se laissent ainsi aller on peut être trouvé un meilleur moyen pour aller mieux que les garçons qui s'enferment en eux et accumulent la douleur.

En tout cas je sais aussi que si j'ai dormi entre ses bras, c'est uniquement pour qu'il me console et que je me sentis pas seul et abandonné. Pour offrir un échapatoire quelque chose auquel me raccrocher pour soulager mon coeur endolori. Je ne dois pas attendre quelque chose de plus. De toute manièreil n'est pas en état de penser à des choses pareilles. Rien n'a changé sur ce point.

Mais je n'ai pas envie de m'appesentir sur cela ce matin d'autant plus que je sais et ce depuis le début que mon "problème " ne pourra être abordé que plus tard. Beaucoup plus tard. Une fois qu'il sera redevenu à peu près normal car il ne sera plus jamais le même, c'est sûr.

Je quitte les appartements de Komui et doucement gagne son bureau dont j'entrebaille la porte et passe la tête à travers l'intertice. Dans le bureau Bak est assis au bureau au téléphone visiblement. Il parle en chinois à quelq'un. Peut être Sam Han Wong. Après tout Bak reste le chef de la branche asiatique. Il doit donc continuer à donner ses directives. Soudain se sentant probablement observé il tourne le regard vers moi. Il m'adresse un sourire puis après une dernière parole en chinois, il raccroche et se tourne vers moi :

-Et bien dis donc tu as bien meilleure mine ! Quel est ton secret ?

-Du repos tout simplement dis je avec un sourire. Il n'y a pas de secret.

-Dans un fauteuil ? Excuse moi j'ai du mal à te croire pouffe Bak.

Foutu Bak et sa perpicacité.

-Pourtant c'est la vérité. Libre à toi de me croire ou pas dis je.

-Très bien. Alors je choisis de pas te croire.

... Damn it. Mais je fais mine que cela ne me fait rien. Puis je m'exclame pour changer de sujet :

-Au fait Bak cela ne te gêne pas si pour une fois on laissait dormir le Grand Intendant ? Pour une fois qu'il semble ne pas avoir une nuit remplie de cauchemars. Cela lui redonnerait un peu de forces.

Bak me regarde et s'exclame :

- Pas de problè fait, Komui avait un peu tort, dans ses crises de mégalomanie. T'es pas tellement un tortionnaire inhumain.

-En même temps dans ses crises de mégalomanie il a TOUJOURS tort dis je. Et nous rîmes tout deux.

-En tout cas cela se voit tout de suite quand tu vas mieux. T'es d'humeur presque joyeuse. Alors que hier tu étais presque au bord du gouffre.A se demander ce qui s'est passé hier soir.

Je retiens un trésaillement et décide d'ignorer le sous entendu. Même si il me gêne et me donne envie de le buter.

-Sinon on a quoi au petit déjeuner ? dis je.

Bak ricane et me tend un panier de viennoiserie .

-Jolie tentative pour détourner la conversation et ignorer le sous entendu.

Je prends un croissant, ignorant le regard malicieux de Bak qui cherche à me pièger et je réponds.

-Je ne vois pas de quoi tu parles.

Non mais oh Bak. J'ai eu le temps de me perfectionner depuis que Lenalee m' a attapé sur le fait. Et pile au même moment, je sors de la poche de ma blouse une photographie de Lenalee qui est tombée de sa poche hier et que j'ai ramassée au cas où elle pourrait me servir et je l'agite nochalemment en sifflotant, la même chanson que chantait Komui(à force l'air m'est rentré dans la tête et s'y est gravé). Bak ouvre de grands yeux et je lance nochalemment :

-Est ce que une telle photographie prise sur le fait comme on peut le voir pourrait suffire à ramener le Grand Intendant dans un moment de lucidité ?

-Tu ne ferais pas cela hein ?

Sa voix est legèrement angoissée. Il imagine déja les Komulin. Je plante mon regard dans le sien et je déclare d'un air innocent :

-Mais de quoi parles tu Bak ?

-Ne fais pas l'innocent s'emporte il. Tu viens de me menacer de me dénoncer à Komui tout cela pour que j'évite de te poser des questions sur ta soirée.

-Qui ? Moi ? Mais ce n'est pas mon style dis je avec un sourire et en mangeant un bout de mon croissant.

-Oh si c'est ton style, Reever Wenhamm s'exclame t'il. Et d'ailleurs je ne comprends pas pourquoi tu évites mon sous entendu si il ne s'est rien passé...

Encore une fois je retiens de justesse un tresaillement. Comme si j'allais lui dire que j'avais dormi entre les bras de Komui dans SON lit et qu'il m'avait consolé. Plutôt mourrir que le dire.

Doucement je m'assis à moitié sur le bureau attapant ma tasse et m'y versant de la limonade, et j'attrape des papiers sur le bureau que je consulte pour me donner une certaine contenance et je m'exclame :

-Peut être parce que la bave du crapeau n'atteint pas la blanche colombe.

-Ne me fait pas croire cela alors que tu m'as menacé il y a deux secondes !

-Enfin qui a dit que je te menaçais ? C'était juste une question en l'air.

Intérieurement je pouffe. Bak tire une drôle de tête. Vexé, il a croisé les bras comme un enfant. Il s'exclame :

-N'empêche dans cette histoire je suis presque sûr que t'es pas un Tian Shi.

Au moment où il prononce ses paroles ,j'étais en train de boire de la limonade. Et quand j'entends ce mot "Tian Shi" je ne peux retenir ma surprise. Elle est telle que je recrache une partie de ma limonade. Et immanquablement...

-Oh tu te prends pour une baleine souffleuse en plus du maître chanteur ?

-Tu as dit quoi ? m'exclame je avec surprise.

-Que tu prenais pour une baleine souffleuse en...

-Non avant je le coupe.

Bak réfléchit et puis il s'exclame une lueur s'allumant dans son regard :

-Ah tu veux dire le mot chinois que j'ai usé ? Désolé c'est un réflexe. Il y a toujours un mot chinois qui revient à un moment ou à un autre. Là c'est Tian Shi. Cela veut dire "ange".

Cette fois ci je ne peux retenir ma surprise. Ni ma gêne. Je détourne le regard, tandis que mes joues me cuisent et doucement je grogne :

-Quel crétin...Mais quel crétin...

Moi un ange ? Il a fumé quoi ? Je n'ai rien à voir avec un ange. Un ange est pur. Et je ne le suis pas. Loin de là. En plus cela est embarassant et touchant comme image. Cela me gêne et me touche à la fois.

-Et si tu rajoutes "bao " ça donne "mon ange"(nda excusez moi si j'ai mal traduit ,le chinois n'étant pas une langue que j'apprends en temps normal Rewievez moi si il y a des erreurs et je corrigerai ^^) dit Bak continuant dans sa lancée.

"Mon ange". Il m'a appelé "mon ange". Pas "mon petit Reever". Non. Une partie de moi est touchée et trouve cela génial. Et l'autre est embarassée car elle sait qu'elle n'a rien d'un ange et que eh bien cela me gêne qu'il m'appelle ainsi.

-Pourquoi c'est comme cela que t'appelles Komui ? lance Bak.

Si Bak avait voulu m'achever, il ne s'y serait pas pris autrement. Je m'électrifie sur place sans que je ne puisse rien y faire. Je me trahis seul. En grognant je mange mon croissant, et en me concentrant du mieux que je peux sur les documents pour faire en sorte que ma gêne passe.

-C'est pas faux que t'as l'air d'un ange. De une avec tes cheveux blonds...

-T'es tout aussi blond que moi et t'es loin d'être un ange dis je en agitant la photographie d'un air grognon avant de rajouter pour essayer (en vain )de sauver les apparances. Et qu'est ce qui te fait dire que cela peut être le Grand Intendant ? Pour lui je suis plus un "démon " qu'un"ange" vu que je suis son tortionnaire.

La culpabilité d'être son tortionnaire par contre n'a pas disparu. Mais Komui n'y peut rien. ll l'ignore celle là.

Bak ouvre de grands yeux. Je crois que j'ai réussi à le faire (un peu) douter. Il s'exclame un peu rouge:

-C'est pas faux, mais toi à mon contraire la ressemblance ne s'arrête pas là. En plus comme un ange tu as des yeux bleus.

Je ricane :

-LE cliché ultime ! Et qu'est ce qui te dis qu'il n'existe pas des anges bruns aux yeux verts ?

-En plus, tu agis plutôt comme un ange. On ne t'a jamais vu commettre des actes répréhensibles. T'es même prude.

Je rougis et m'exclame :

-Hé je te permets pas ! Et je vois pas pourquoi je me conduirai de manière folle au travail. C'est complètement bête. Et cela veut pas dire que en dehors du travail je suis comme cela.

Même si je ne change pas tellement de quand je suis au travail. Change juste les vêtements et le fait que je suis un peu moins stressé, mais ma haine de l'alcool et du tabac peut en effet me faire passer pour "coincé" lors des fêtes...Mais il n'est pas sensé être au courant... Et encore moins au courant que si je n'ai rien fait de répréhensible c'est parce que je n'attend que l'accord du principal interessé. Et que j'ai trop peur de sa réaction pour tenter quoi que ce soit . Et puis aussi de la mienne. Et puis "Mon sein n'enferme pas un coeur qui soit de pierre" comme dit si bien Tartuffe , le plus magnifique hypocrite du monde, jouant les chrétiens désinteressés mais qui en réalité ne pense qu'à voler de l'argent à un type qui le voit comme son ami tentant de charmer aussi la femme de son "ami". On est très loin du chrétien sensé être désinterréssé par l'argent et les femmes. Dans un sens je suis aussi hypocrite, même si moi je ne cherche pas à nuire. Non. Je cache simplement au monde entier que je suis amoureux d'un homme. Qui se trouve être mon boss.

-Et pour Komui on pourrait dire que tu es un ange. Tu veilles sur lui comme veillerai un ange sur un humain et tu le guides, le protège comme le ferai un ange reprend Bak après un silence.

Je sursaute. Je n'ai pas pensé à cela avant . Mias je sais que même dans ce contexte je ne mérite pas ce surnom.

-Un vrai ange ne le ferait pas comme je le fais dis je avec un soupir. Non à bien y chercher je n'ai rien d'un ange.

Encore moins avec les sentiments que j'éprouve pour Komui. Mais le Paradis auquel je ne sais si je dois y croire, pour ma part je ne cherche pas à l'atteindre. Non ce que je veux même si c'est horrible pour les autres, c'est son coeur. C'est tout.

-Mais c'est TA technique et celle qui est le plus efficace avec quelqu'un comme Komui. Tu le sais Reever. Tu le sais depuis le début. Je t'ai dit au début que tu étais à mon avis la personne la mieux placée pour l'aider. L'une de mes raisons était celle ci.

Je suis étonné. Il a raison. Je le sais depuis le début Je sais que c'est nécéssaire. Par contre ce qui m'étonne c'est à la fois sa perspicacité et sa raison.

-Il n'empêche qu'il a raison, Je trouve. Tu agis comme tel en tout cas.

Il a aussi fumé ou quoi ? Je m'exclame alors l'air choqué , agacé et gêné même si une partie de moi est legèrement touchée. :

-T'es vraiment bête ou quoi ? De une qu'est ce qui te dit que c'est le Grand Intendant qui m'appelle ainsi ? Et deux , d'où tu vois que je ressemble à un ange ? Même dans ce genre d'action , je n'y ressemble pas car un ange essairait de veiller sur lui sans le faire souffrir.

Bak a un pauvre sourire et s'exclame :

-Si ce n'est pas lui alors tu n'aurai pas sursauté quand j'ai dit son nom. Tu ne l'aurai pas traité de crétin, l'insulte que tu lui réserves en temps normal. Et tu ne connais pas beaucoup de chinois qui pourraient t'appeller ainsi. Même si je t'aime bien Reever, je ne t'appellerai jamais "Bao Tian Shi".

Il a soudain un leger frisson que je ne peux m'expliquer. N'empêche qu'il a raison. Mais j'essaye de ne pas trop le montrer

-Et parfois la souffrance est l'unique moyen de progresser.

Sa voix devient un peu amère. Aussitôt je lui touche l'épaule par compassion. Il a raison. J'en ai fait l'expérience pas plus tard qu'hier.

-Le chemin de Komui est plein d'ombres et où qu'il aille il devait en rencontrer. Mais grâce à toi il en évite les pires. Un ange n'est pas là pour éviter la souffrance. Non, il est là pour limiter les dégats car il estime que la souffrance peut faire apprendre. Du moment qu'elle n'est pas trop dévastatrice. Depuis sa mort, on aurait pu le perdre dix fois et même plus. Mais il est encore là.

Le regard qu'il m'adresse me met mal à l'aise. On dirait que pour lui je suis le héros, le seul qui ai maintenu Komui en vie. Et cette admiration mal placée me gêne. Je me sens obligé de recadrer tout cela.

-Uniquemment parce qu'il le veut bien. Il n'a jamais eu la moindre intention de mourir. J'ignore pourquoi, peut être parce qu'il l'a promis à sa soeur mais même au coeur de sa douleur je sais qu'il ne veut pas mourrir. Et comme il n'arrive pas à trouver assez de force pour s'interesser à ce monde ni assez d'interêt pour lui , pour un monde sans elle, il ne fait rien dans ce monde. Et comme il n'arrive plus à qu'à être spectateur et que ses émotions sont éloignées, qu'il n'arrive plus à les exprimer et qu'il ne sait comment le faire car il est loin de tout, il se tait. Mais au fond il est juste déconnecté. Il ne cherche pas à se tuer ni à se vendre à l'ennemi. Sinon ce serait déja fait. Alors je l'aide oui, mais c'est parce qu'il le veut bien et qu'il me laisse le faire parce que seul par inadvertance il se laisserait couler. Pas par envie. Par inadvertance. Je ne suis pas le seul responsable de sa vie. Il est aussi le sien. Et Lenalee aussi a peut être sa part de responsabilité.

C'est la première fois que je parle aussi clairement de ce que je pense à son propos depuis la mort de Lenalee.

-Mais est ce que tu penses honnêtement Reever que dans l'état où il est il se rappelle des raisons qui le poussent à vivre ? Moi je pense qu'il sait qu'il a une raison de vivre,de revenir, mais dont il ne souvient plus du contenu. La seule chose qui doit lui rester au stade où il est , cela doit être ta voix, et la vie que tu amènes. Ce n'est pas la seule, c'est sûr mais dans son inconscience c'est celle dont il a un peu plus conscience que les autres. Tout les noms et choses importantes ont du disparaître et il ne reste que les sensations, les mots et les voix. Et toi tu t'es fait maître de cela. Tu es son seul lien à la vie. Le seul dont il soit à peu près conscient quand il est dans le vague et que tu l'appelles. Evidemment il a aussi oublié ton nom. Mais pas ta présence. Ca c'est impossible. Donc pour le moment on peut dire qu'il tient debout grâce à toi.

Je reste interdit. Je n'ai jusqu' alors j'avais envisagé cela sous cet angle. Son raisonnement se tient mais cela reste des suppositions qui pour le moment ne sont pas vérifiables. Je soupire et m'exclame :

-Ce ne sont que de suppositions. Qui ne sont pas vérifiables.

-Et bien on lui posera la question quand il sera revenu totalement d'accord ? Et on verra sa réponse.

-Pas sûr qu'il acceptera de nous répondre et ce serait normal dis je.

-A moi c'est sûr. A toi, il dira tout j'en suis sûr. Vu que tu l'aura sauvé , il va pas se priver de te raconter à quel point d'autant plus que tu vas devenir très très proche de lui. Son soutien dans ce monde.

Il y a quelque chose dans le sourire de Bak qui me dérange. Un je ne sais quoi en plus qui a un autre sens, comme si il sait quelque chose que j'ignore. Je m'exclame agacé :

-Cela veut dire quoi ce petit sourire là ?

-Ah ah secret. Tu me dis ce qui s'est passé cette nuit et en échange je te revèles cela.

Son sourire est malicieux. Tss alors il n'a pas oublié ? Dommage... Et honnêtement je n'ai aucune envie de faire l'échange d'informations. Aucune envie de m'embarasser pour un quelconque renseignement en plus. Cela ne doit pas être si important que ne vaut la peine que je me gêne, je pense. Aussi je m'exclame peu désireux de rentrer dans son chantage :(nda : Pourtant... XD)

-Vu qu'il ne s'est rien passé de particulier je ne vois pas ce que j'aurai à te dire de plus.

-Tu nies encore ?s'étrangle Bak.

-Il n'y a rien eu. Je suis honnête alors je refuse ton marché.

"Honnête". Mais oui, Reever.

-Pourtant ce renseignement était interessant proteste Bak.

Cela dépend pour qui, je pense.

-Je viens de refuser. Alors c'est non. Parce que je suis honnête dis je glacial de ce ton que j'ai déja usé avec Komui pour le contraindre à faire sa paperasse.

Bak sourit et s'exclame :

-Je crois que tu fais bien. Je ne donne pas chère de ma vie si je te l'avais dit.

-Et bien j'ai échappé de peu à un marché malhonnête pour les deux partis dis je alors. Bon et si on bossait ?

Bak pousse un soupir et s'empare d'un papier en grommelant :

-Je comprends pourquoi Komui dit que tu as toujours le dernier mot...

10 heures du matin. Je rejette la tête en arrière de mon fauteuil et m'étire. Je viens de travailler cinq d'heures d'affilée et je commence à avoir besoin de me dégourdir les jambes. D'autant plus que Komui ne peut pas dormir éternellement. Je m'exclame à l'intention de Bak :

-Bon je vais aller chercher notre Grand Intendant.

-Notre belle au bois dormant tu veux dire ? ironise Bak en riant.

-N'importe quoi je soupire, lassé par ses facéties. Et si tu pouvais t'empêcher de parler comme cela du Grand Intendant et lui témoigner un peu plus de respect, j'apprécierai.

-Mais le but n'est pas que je me fasse apprécier. Et Komui m'autorise cette familarité. En même temps,n'importe qui qu'il aime bien, il laisserait faire. Même toi si tu l'appelais "Komui" cela ne le gênerait absolument pas. Au contraire. Peut être parce que des gens sincères c'est ce qui lui manque dans sa posture. Tenir les rênes du pouvoir exclut souvent la sincérité.

Il n'a pas tort, peut être... En réalité je l'ignore. Cela me fait mal de l'admettre, mais sur ce point là je ne le connais pas assez pour juger. Alors que cela fait six ans que je le cotoye.

Il est un peu amer. Je lui presse l'épaule, retenant les vannes que j'allais lancer. Puis Bak se tourne vers moi et me dit :

-Vas y.

Après un dernier sourire à son intention je quitte la pièce et m'enfonce dans les couloirs, ressassant toutes ses paroles. Sur le fait que peut être dans son état tout ce qu'il perçoit, c'est moi. Cele me réjouit et en même temps m'effraye et me gêne. Mais je n'ai pas le temps de m'appensetir là dessus. Je suis déja arrivé à ses appartements. J'ouvre la porte et rejoint sa chambre. Il est assis dans son lit, regardant droit devant lui. Et je ne peux m'empêcher de me demander si vraiment, il ne sent que ma présence. Je lui souris et me met dans son champs de vision et m'exclame :

-Bonjour Grand Intendant ! J'espère que vous allez bien.

Je sais très bien que après son grand moment de lucidité il n'y a plus rien. Mais si vraiment il m'entend comme je l'ai toujours cru et qu'il perçoit ma présence, la presque "normalité" lui fera du bien. Parce que je le salue à même sa chambre et que même en temps normal cela n'arriverait soudain, spontannément, en le regardant me vient aux lèvres une chanson tout en prenant dans ses placards ses affaires :

-I will be the one that's gonna hold you

Je serai celui qui te soutiendra

I will be the one that you run to

Je serai celui vers lequel tu iras

[..]

No, you'll never be alone

Non, tu ne seras jamais seul

When darkness comes I'll light the night with stars

Lorsque les ténèbre viendront car j'illuminerai la nuit d'étoile

Hear the whispers in the dark

Écoute les murmures dans le noir

No, you'll never be alone

Non, tu ne seras jamais seul

When darkness comes you know I'm never far

Lorsque les ténèbre viendront tu me sauras non loin de toi

Hear the whispers in the dark

Entends les murmures dans le noir

[..]

I will be the one that's gonna find you

Je serai celui qui va te trouver

I will be the one that's gonna guide you

Je serai celui qui va te guider

Un rappel de ma promesse à ce Komui encore différent des autres. Mais pas très consciemment cette même trop m'en rendre compte je me suis mis à chantonner cela, me mettant à chanter comme Komui avant. C'est justice en quelque sorte. Pourquoi serait il le seul à chanter de temps à autre ? Ma voix à moi n'est pas aussi délicate que la sienne mais le style de chansons n'étant pas le même, c'est normal. Je n'attend aucune réaction de Komui. Aussi je suis surpris quand je pivote à nouveau vers lui en chantonnant et que je me rend compte qu'll me regarde. Evidemment, son regard est vide, mais le fait qu'il ai tourné la tête vers moi et déja un fait montrant qu'il est un peu là sinon il aurait continué à regarder devant lui. Je suis si surpris que la chanson meure sur mes lèvres. Il continue à me regarder fixement si bien que gêné je m'exclame :

-Bon , je sais je chante pas aussi bien que vous mais bon... Et je sais que c'est pas normal que je chantonnes moi Reever Wenhamm mais faut croire que tout est cassé aujourd'hui. La preuve je râle pas beaucoup.

Je souris un peu embarassé. Mais son regard n'a pas cillé. Fixe. C'est assez perturbant car on pourrait croire que à tout moment Komui va éclater de rire. J'ai un peu l'impression que en lui il se moque de moi. Aussi je m'exclame un peu agacé :

-Tout cela c'est de votre faute avec vos berceuses et vos "romancing train"! Vous m'avez contaminé alors que vous non plus vous ne chantez pas beaucoup à l'origine ! Arrêtez de vous moquer de moi alors.

Soudainement Komui a un leger sourire et me tend une main. Surpris, je le regarde faire. Et doucement je m'approche de lui et saisit sa main. Dans le regard de Komui il y a tout sauf de la moquerie. C'est presque imperceptible mais ce que j'y lis n'est pas de la moquerie du tout. Non c'est plutôt de la douceur. Et soudain il murmure :

-No you ll never be alone.

Je souris et reconnaît l'une des phrases de la chanson que je chantais. Je sais que là aussi c'est une promesse qu'il me retourne. Mais bon, je ne dois pas trop accepter cela. Cela s'est produit une fois. Cela ne doit pas se soupire et m'exclame :

-Enfin bon à quoi cela vous servira de vouloir vous occuper de moi comme cela ? Je ne suis pas aussi blessé que vous. Essayez plutôt de conserver vos forces pour nous revenir. A Bak, à la section scientifique, à la Congrégation, à vos laboratoires. A moi.

Au dernier mot, je rougis et je ne peux plus le regarder. Je détourne le regard et lance précipitamment :

-Bon allez plutôt vous préparer. Vous aviez l'air de bien dormir alors on vous a laissé dormir mais maintenant, on vous attend.

Mais il n'a pas l'air de vouloir bouger. Il doit déja être reparti. Sans que j'y fasse réellement attention, je tire sur son bras pour le je ne fais pas attention et je tire un peu trop fort. Aussi je ne comprend rien quand soudain quelque chose me heurte, me faisant perdre l'équilibre et me faisant basculer au çant je porte une main à ma tête et relève le regard...et je comprends en un instant la situation. J'ai tiré trop fort Komui lui faisant perdre l'équilibre et il est tombé...sur moi. D'ailleurs, il se redresse déja,sa courte chute ayant du le ramener à la réalité. Son regard rencontre le mien. Il est un tout petit incrédule. Et moi j'étais déja rouge, je deviens cramoisi. Je ne peux plus affronter son regard et me met à balbutier :

-Desolé,c'était pas voulu. Si vous pouviez vous enlever maintenant...

-Poor Reever s'exclame Komui.

Surpris, je le regarde. Il a porté une main à sa bouche et s'est assis sur ses genoux et son regard pétille d'amusement. Pendant cet instant, il me rappelle ce qu'il a été. Il n'est plus son ombre. Il est lui. Je secoue la tête amusé à mon tour et m'exclame :

-Oui je n'ai pas de chance. Mais bon j'ai l'habitude...

Je suis soulagé. En cet instant, il est presque revenu à la normale. Un peu plus et peut être pourrait il se dégeler. Mais peut être que je peux lui fournir de quoi rester plus longtemps pour qu'il réussisse. Mais quoi ? Je ne vois pas. Mais c'est déja trop tard. le moment d'extase, les retrouvailles se dérobent à nouveau. Il n'a pas la force de rester. Damn it. J'ai manqué ma regard redevient vide. Je me lève et l'attrape à nouveau par les mains et le remets sur pied cette fois. Et face à lui je murmure:

-Reviens. Reviens vite, s'il te plaît.

La tentation est grande de lui effleurer la joue mais j'essaie de retenir cette pulsion et à la place m'exclame dans son oreille, pour redéclencher le mode zombie dans lequel il obéit :

-Allez vous vêtir d'autre chose que d'un pyjama

Il part en prenant les vêtements que j'ai ramassé et que je lui ai donné. Je m'écroule au sol une fois la porte fermée et me maudit. J'y étais presque et comme un imbécile,je n'avais pas su quoi faire.

Mais bon c'est déja du passé. et "fermer les yeux sur le passé rend aveugle pour le présent". Alors je laisse tomber.

La journée se passe sans heurt. Il reste dans cet état endormi comme à l'accoutumée. Bak a remarqué que je l'avais l'air un peu moins joyeux mais n' a pas trop insisté et comme si il avait senti ma peine, il m'a dit "ne t'inquiètes pas il y aura d'autres occasions". Comme si il avait su ,ce qui semble impossible. Ce soir là, nous avions achevé relativement tard, comme cela faisait longtemps me semble déja... Cela faisait un moment que l'on avait pas achévé tard. Pas que cela me manquait... Au contraire... Ce soir, la fatigue est nette pour moi et se voit clairement. Trop de travail sur des dossiers compliqués... Et elle a aussi marqué le visage de Komui qui doit être au fond encore plus fatigué que moi car il a encore plus d'efforts à fournir pour se forcer à répondre d'un air métallique et détaché. Comme il parle depuis qu'il a repris le travail. De manière si froide. Presque glaciale, si il en avait été capable. Avant sa voix vibrait souvent sous l'effet de quelque chose, même si c'était ténue. Pas comme celle d'un ne marche pas tellement. Il se contente de mettre un pied devant l'autre et de se laisser entraîner. C'est presque perturbant, de le voir aussi fatigué, alors qu'il a pourtant eu plus de sommeil que nous tous. Mais bon la quantité d'énergie à fournir n'est pas la même pour lui que pour moi.. Et soudain alors que je remarque son état, il trébuche. Sa main quitte la mienne une fraction de seconde. Alarmé, je le rattrape. Je vois son état. Je ne peux décemment pas le laisser continuer comme cela. Un regard à son visage m'apprend qu'il n'est plus capable de tenir debout. Aussi je soupire et écarlate à ce que je vais faire, j'attrape d'un bras la taille de Komui et de l'autre cueille ses jambes sous le genou et je m'exclame :

-Desolé mais Grand Intendant à ce rythmne là on y arrivera jamais et j'aimerai bien dormir et refaire des forces. Et vous cela vous ferez du bien. Croyez moi c'est pas une partie de plaisir mais bon...

Menteur. Menteur que je suis. Cela m'embarasse mais le fait que je tiens entre mes bras celui que j'aime me réjouit aussi. Autant qu'il m'embarasse. Intérieurement je prie pour ne pas croiser quelqu'un de ma connaissance. Mais vu l'heure il y a peu de chances . Heureusement. Ainsi personne ne verra le spectacle lamentable de mes joues pivoines. Ni le Commandant Reever porter en mode princesse le Grand Intendant. Ouf. Parce que sinon je saurais plus du tout où me mettre dans les jours suivants.

Entre mes bras, il n'est pas lourd contrairement à ce que l'on pourrait penser. Non, il est même frèle. Mon regard ose poser un regard sur son visage. Etonnament, il s'est détendu et il a fermé les yeux. Un spectacle magnifique que je dévore des murmure s'exhale de ses lèvres :

-Tian... Shi...

Je comprends. Il s'est endormi entre mes bras. Je souris amusé et attendri à la fois par ce visage qui endormi comme cela exhale une douceur, une sérénité que je lui ai jamais connu, même avant quand il s'endormait dans la section scientifique. Et je souris aussi du au fait que Komui a encore prononcé ce surnom. Même si je ne le mérite pas. Je l'accompagne même dans le sommeil. Comme lui le fait avec moi. Doucement je murmure avec douceur :

-Ah faut il que vous ayez confiance en moi pour vous endormir comme cela entre mes bras. Faut il aussi que vous soyiez fatigué à ce point là. Je me demande ce que vous diriez si vous pouviez vous voir à travers d'autres yeux que les vôtres. Que vous pouviez vous voir comme cela. Vous verriez comme vous semblez fragile. Comme cela vous ne faites plus peur.

Etonnament il sourit comme si il pouvait m'entendre dans son sommeil. Il est si beau comme cela. Je souris à mon tour. Je ne sens plus tellement la gêne en moi. Et d'ailleurs, c'est bien inutile. Nous sommes arrivés. Doucement du pied je pousse la porte des appartements que tout à l'heure j'ai laissé entrouverte et la referme ensuite une fois rentré par le même moyen. Doucement je pose le Grand Intendant sur son lit une fois que j'ai gagné sa chambre. Ce soir je n'ai pas le coeur de le réveiller et de l'envoyer se mettre en pyjama. De plus il serait capable de d'effondrer dans la douche. Aussi doucement, je me contente de retirer son bêret, ses lunettes, ses pantouffles qui par on ne sait quel miracle sont toujours en place et je retire son manteau immaculé. Puis doucement je le couche dans son lit. Puis je récupère son manteau que je vais pour raccrocher dans la penderie lorsque soudain je capte une odeur que je capte régulièrement depuis plusieurs jours. Une odeur subtile de verveine avec une très legère pointe d'odeur de café. Un mix assez étrange mais fascinant. J'approche le manteau de mon nez et l'odeur m'envahit plus intensément. Je comprends alors qu'il est normal que je sois poursuivi par cette odeur. C'est l'odeur de Komui. Et comme je le suis sans cesse depuis des jours, que je le prends entre mes bras à une certaine fréquence, c'est normal qu'il y est cette odeur. En tout cas cette odeur me plaît et me fascine au plus haut point.

Comme le personnage qu'il la porte, elle est exotique. Mystérieuse et subtile. Présente partout sans qu'elle en ait l'air. Et le café symbole de son obesssion est lui aussi présent. Voilà ce qu'on peut appeller une odeur "symbolique". Soudain j'entends un cri qui interrompt mes errances d'esprit.

-Pourquoi ? Pourquoi vous me regardez comme cela ?

Je sursaute et le manteau m'échappe des mains. Mon regard se tourne vers Komui qui a les yeux fermés mais son visage est crispé. Oh non les cauchemars reprennent t'ils ?

-Pourquoi tout doit il toujours se dérober entre mes mains ? Hein pourquoi ? Je n'ai le droit à rien, c'est ça ? Ne me regardez pas comme cela, en silence...

Ses réflexions amères me font mal.

On dirait bien qu'ils reprennent. Je me dirige vers lui précipitamment et m'assis juste à côté de lui. Il s'agite dans son sommeil et soudain il a un sourire amer et s'exclame :

-C'est vrai, je ne suis pas tout à fait sincère. Mais j'avais prévu de l'être et encore une fois tout c'est dérobé. Tout a encore échappé à mon contrôle comme dirait si bien Reever...

-Hé je n'ai jamais rien dit de tel et je ne dirai jamais rien de semblable ! je proteste en vain.

Mais que veut il dire par "je ne suis pas tout à fait sincère" ? A quoi fait il référence ?

Il s'agite soudain encore plus dans tout les sens de manière complètement désorganisée. Je m'exclame essayant de le maîtriser :

-Du calme ce n'est qu'un rêve.

-Je sais... ...Pas la peine de répéter tout ce que je sais déja... Pas la peine de répéter que je porte la poisse à quiconque m'approche... Il suffit que je vous regarde, vous mes victimes... Lenalee...Mǔ qīn...Fù qīn... Pourquoi Je ne peux pas éviter la mort ? Pourquoi j'en suis son messager ? Arrêtez de me regarder en silence... Parlez ne restez pas ainsi...

Sa voix se charge de désespoir. Doucement, je caresse son front dans l'espoir de l'apaiser même si je ne comprends pas trop ce qu'il raconte... Peut être s'adresse t'il à ses parents. Je murmure :

-Vous ne portez pas la malchance. Vous savez tout autant que moi que ce n'est pas une question de chance... Et malheureusement c'est la fonction qui le veut...

Malheureusement, je ne sais pas trop comment le consoler sur le coup. Soudain convulsivement sa main bat l'air et s'agrippe finalement à mon bras. Elle se crispe contre ma manche. Je sursaute. Et doucement de mon autre main je couvre la sienne.

-Du sang...Tant de sang...Si c'est un cauchemar je veux me réveiller...Epargnez moi cela...Au moins cela... Quelqu'un... Non...Tout mais pas cela... Pas lui...

Qui voit il ? Je l'ignore. En tout cas ce rêve semble trop agite son visage et gémit :

-Ma vie plutôt que la sienne...Pas un mort de plus maintenant...

il n'a jamais autant parlé dans son sommeil. Jamais bougé autant. Jamais parlé si fort. Je ne peux décemment pas le laisser comme cela. Mais comment pourrai je le réveiller ? Le moyen traditionnel ne pouvant plus marcher...Je me penche doucement soudain pris d'un espoir. Si vraiment il n'entends que moi alors peut être que ma voix suffira :

-Ce n'est qu 'un rêve. personne d'autre n'est mort.

D'un seul coup il sursaute et prend une bouffée d'air comme si il étouffait. Ses deux mains s'agrippent à mon sarrau et ne le lache plus et au même moment il ouvre les yeux hébété. Il halète un peu et ses yeux ne quittent plus les miens. Ils s'y accrochent comme si leur vie en dépendent. Doucement je lui souris et je murmure même si je suis un peu embarassé :

-Ici il ne vous arrivera rien de pire pour le moment. Ce n'est qu'un rêve. En tout cas comme d'habitude vous croyez n'importe quoi. Comme si vraiment vous apportiez la mort...

Et puis doucement je l'attire contre moi pour apaiser les tremblements qui l'ont pris. Il continue à trembler contre moi tandis que son odeur emplit l'espace et que sa respiration est dois avouer que au fond de moi je ne me sens pas mieux. Je tremble aussi intérieurement tant mon coeur bat fort. Et finalement, il semble se calmer, tremblant beaucoup moins. Alors doucement je le relache et regarde son visage. Il s'est nettement détendu. Il n'a plus cet air de noyé qu'il avait il y a cinq minutes. Il a l'air plus calme ni vraiment absent. Mais pas vraiment présent non plus. Entre les deux. C'est assez étrange, pour moi qui ai l'habitude des deux séparemment. On dirait qu'il hésite entre les deux. Qu'il ne sait où aller. Soudain je remarque que ses mains sont toujours crispées sur mon sarrau. Et soudainement en même temps elles le relachent et s'écartent. Il a un soupir et passe une main dans ses cheveux qui lui étaient tombé sur le front pour les rejetter en arrière. Puis son regard se plante dans le mien et à nouveau il parle avec ses yeux :

"Pitoyable hein ?"

Je secoue la tête en signe de négation et m'exclame :

-Ce qui est pitoyable c'est celui qui vous a infligé des blessures aussi énormes. Pas vous. Vous n'êtes qu'une victime dans cette histoire. Comme nous tous. Sommes nous pitoyables parce que nous souffrons ? Parce que nous sommes humains ? Non je ne pense pas.

Il ne répond rien et se contente de me regarder. Peut être au fond de lui est il d' me lève en m'exclamant :

-Bon je vais prendre une douche si vous voulez en prendre une, faites moi signe après.

Je ne m'attend pas à ce qu'il me fasse signe. Je ne sais pas si il est encore là car il est de retour dans ce flou précédant. Je m'empare d'une pile de vêtements que j'ai ramené dans la journée et gagne la douche en m'exclamant :

-Vous feriez mieux de vous rendormir. De toute manière si vous faites un cauchemar aussi violent que celui ci je vous empêcherai de dormir.

Et puis je m'enferme dans la salle de bains. Perplexe. Ma voix l'a t'elle vraiment réveillé ou alors c'était du au hasard ? De quoi pouvait il rêver avec tant de violence ? Et surtout pourquoi les cauchemars étaient devenus si intenses d'autant qu'il dormait paisiblement avant ? Autant de questions dont j'ignore la réponse. Et j'ai beau les tourner dans ma tête et les retourner je ne vois pas ce que cela peut être. Mais la fatigue doit aussi jouer. A cette heure ci je n'ai plus tellement envie ni la capacité de réfléchir à des choses compliquées . D'autant plus que n'étant pas dans la tête de Komui, je ne peux qu'ignorer ces réponses. Et lui demander maintenant ne ferait que l'épuiser encore plus alors qu'il est déja fatigué. Alors il vaut mieux laisser tomber. Je soupire. Encore une fois Komui a tout en sa possession et est la source de mes problèmes. Décidément...

Mais bon cela ne sert à rien de ressasser. Une fois prêt je sors de la douche. N'empêche être Grand Intendant a un avantage certain : celui de disposer de grands appartements avec salle d'eau incorporée. Mais vu les inconvénients de la fonction, c'est normal... Doucement je me dirige vers le fauteuil, comme d'habitude lorsque soudain me revient une phrase :

"Tu dors dans mon lit avec moi. Et vu que la plupart du temps, je suis absent cela ne me gênera absolument pas."

Je m'électrifie sur place et devient rouge et me maudit pour toujours me rappeller les détails gênants. Evidemment, il est hors de question que je le refasse. Même si une partie de moi ne serait pas contre... Mais là c'est hors de question. Soudain j'ai l'impression d'être observé. Mais c'est impossible. Je pivote sur moi même et balaye la chambre du regard... pour voir Komui assis en tailleur dans son lit qui me regarde et qui semble lutter activement contre le sommeil. Je grommelle et m'exclame :

-Mais enfin qu'est ce que vous faites ? Vous devriez plutôt dormir que faire...je ne sais quoi ! Et puis je vous ai dit que je vous réveillerrez si c'est trop pénible alors vous ne devriez pas avoir peur. Vous avez confiance en moi non ? Je ne vous ai jamais trahi c'est pas pour vous blesser maintenant que vous souffrez.

Tss. Je me dirige vers le fauteuil en maudissant intérieurement Komui pour ne jamais rien faire de normal. C'est alors que je remarque quelque chose sur la table de nuit que je n'avais pourtant jamais vu. Un livre. Je m'approche et regarde le titre. "Le paradis perdu". Milton. Ce n'est quand même pas le livre de chevet de Komui ? Je vais pour le saisir et mieux l'examiner lorsque soudain j'entends une voix sèche,cassante :

-N'y touche pas. Ne touche surtout pas à cela.

-Pourquoi vous avez installé une commande à distance de Komulin dedans ? ironise je, un peu blessé de ce ton que je n'ai jamais entendu pour moi.

Parce que c'est bien Komui qui a parlé.Aucun doute là dessus.

-Il vaut mieux que je sois le seul à le toucher rajoute t'il plus doucement. Je sais ce que c'est et déclenché au mauvais moment cela serait crier au loup alors qu'il n'y a rien. Un nouveau coup de bluff, en somme.

Sa voix est douce maintenant. Consciente. Seulement à cause de l'objet je devine. Peu désireux de déclencher une catastrophe je m'écarte.

-N'empêche vous êtes malade de mettre près de votre lit un objet dangereux. Je devrais plutôt vous le confisquer dis je.

-C'est loin d'être dangereux. Mais son absence serait, elle, dangereuse.

-Pardonnez moi mon sceptiscime dis je.

-Tu verras en temps et lieu même si j'espère que cela n'arrivera jamais. Jamais.

Sa voix est sérieuse d'un coup. C'est presque inquiétant. Mais je prefère soupirer et me dirige vers le fauteuil...mais je sens dans mon dos son regard. Agacé, je me retourne vers lui et m'exclame :

-Quoi encore ? Vous voulez m'empêcher de dormir ou quoi ?

Son regard oscillant entre deux mondes ne cille pas. Il essaie de me dire quelque chose probablement. Mais il s'obstine à rester muet. Comme si je devais deviner ce qu'il voulait dire. Et ce jeu de piste m'agace. Surtout que je veux me reposer. Son regard se fait insistant alors que je me rapproche du fauteuil. Et soudain je comprends. Je trébuche sous le choc.

-Cré...Crétin !glapis je écarlate. Mais cela va pas la tête ? Décidément vous et votre folie cela ne va pas mieux...Bon sang et vous allez faire cela jusqu'à ce que je cède c'est cela ? Tss. Mais vous rendez pas compte de combien c'est gên...

Je m'étrangle. Non en effet il n'a certainement pas conscience de combien c'est gênant de dormir dans le même lit que lui... Mais bon si je continue comme cela il va s'obstiner à rester éveillé et après ce sera de ma faute si il est fatigué. Et on arrivera à rien en tirer. Parce que je le connais. Il est capable de lutter avec ou sans café(même si il prefère avec) de lutter contre le sommeil pendant un moment...durant la nuit. Le Jour il finit par s'endormir... Il me tient le bougre. Il sait pertinemment que je ne veux pas empirer son état et il en joue pour essayer de ne pas empirer le mien. Il m'a piégé et de belle manière. Je grogne pendant que mes joues prennent une couleur pivoine(décidément aujoud'hui pas moyen d'avoir des joues un peu près normales) :

-Décidément Grand Intendant vous n'êtes vraiment pas normal...Et je déteste qu'on me damne le pion de la sorte.. Vous le pairez un jour je vous le promets.

Evidemment, rien ne semble montrer que Komui m'a entendu. Pourtant j'ai la sensation que c'est le cas. Même si son regard est vide. Alors doucement je m'approche malgrès le fait que ma gêne soit immense et me couche tournant obstinnément le dos à Komui. Mesure de précaution. Et moyen comme un autre de me débarasser de la gêne.

La partie en moi qui aime passionnément Komui en dépit de la raison qui (l'aime aussi mais de manière plus raisonnable) se réjouit. L'autre s'étrangle face à ce geste. Qui est aussi motivé par mes propres sentiments. Je n'ose même pas me suis littéralement statufié.Hier il n'y avait pas tellement de gêne pourtant.. Mais je me rappelle que c'était surtout parce que la plupart du temps j'étais inconscient. C'est alors que je remarque que ses draps aussi sont imprégnés de son odeur. Rien que de sentir cela je me sens déja un peu mieux... Et soudain je me rappelle la veste que j'ai oublié au sol tout à l'heure. D'un bond je me redresse, la récupère et l'accroche. Puis je me souviens aussi des vêtements que j'ai oublié dans la salle de bains. Mais que met il donc passé par la tête ? Ah oui des questions sans réponse et de la fatigue. Je vais les récupérer récupérant aussi le pistolet que j'y ai abandonné. Manquerait plus que je l'y laissât et que par inadvertance Komui y toucha. J'aurai l'air malin après, moi le sauveur distrait. Et pendant ce temps Komui suit du regard ce que je fais tant et si bien que agacé je m'exclame :

-C'est bon je vais pas m'envoler ! C'est juste que contrairement à vous je n'aime pas le désordre. Tenez la preuve que je vais pas m'envoler.

Je pose précipitamment mon pistolet sur la table de nuit (à une certaine distance du livre, au cas où)

-Vous savez que je ne fais pas un pas sans. Donc c'est bien une preuve non ?

A ce stade de la journée je suis trop fatigué pour être aimable. Je commence même à être trop fatigué pour tout. Je me recouche et peu de temps après je m'endors.

Le monde se décompose et se recompose en moi dans ce monde que l'on appelle le pays des rêves...

Je repose au milieu d' un lit quand j'ouvre les yeux. Un lit plafond inconnu. Qui n'est pas ma chambre. Etonné je regarde partout et reconnaît les murs crème de la chambre de Komui. Mais j'ai beau chercher j'y suis seul. Pourtant cela fait un moment maintenant que je dors avec lui dans son lit. Deux jours déja. Où est il ? A toute hasard je l'appelle.

Un espoir me prend. Peut être qu'il s'est réveillé dégélé et qu'il est parti voir Jeryy pour lui parler, lui montrer qu'il va mieux. Rassénéré par cette pensée, Je me lève et va vers la salle de bains avant de me rendre compte que je suis tout habillé déja propre et rasé de près. Pourtant je ne me rappelle pas avoir accompli de tels actes. En même temps je ne me rappelle absolument plus de ce que j'ai fait hier soir. Le trou noir. Mais là n'est pas le plus important. Je me lève et quitte en toute hâte ses appartements. Un coup d'oeil à l'heure m'apprend qu'il est 8 heures du matin. Parfait. Je vais donc croiser des gens et si Jerryy ne sait pas où il est, peut être qu'eux le seront. Pourtant les couloirs sont vides alors que d'habitude il y a au moins une personne plus en plus intrigué j'accelère tendant l'oreille pour le moindre bruit.

Mais tout est calme trop calme. Pas un rire, ni un cri ni un ronflement. C'est comme si le monde s'était arrêté d'exister. Et pendant un instant je me demande si je ne suis pas en train de vivre le rêve du fin du monde de Lenalee. Pourtant la Congrégatione est intacte. Pas une brique ne manque j'en suis presque sûr. Et dans le sien,il n'y a que des ruines.

Non c'est juste la vie qui a disparu ici. Et cela ne me rassure pas. Pas du tout. Soudainement je sens un froid me parcourir. Peut être sont ils tous morts ?Mais je ne veux pas y penser. Et pourquoi moi j'aurai été épargné ?Ma vie n'est pas SI importante que sens un courant d'air froid passer. Je frisonne et ressere autour de moi mon sarrau.

J'aime de moins en moins cette histoire. J'ai un mauvais pressentiment. Très j'entends un rire sadique venant des cuisines de Jeryy . Le genre de rire que peut pousser Komui dans une phase de folie. Ce rire me glace le sang. Est ce que Komui serait à l'origine de...

Mais je n'ai pas le temps de me poser des questions car je percute de plein fouet quelque chose. Sonné à moitié je me recule et c'est alors que je la vois. Une adolescente chinoise de seize ans aux longs cheveux noirs. Je m'étrangle. Elle est supposée être morte! Et là elle se tient devant moi l'air grave. Je vais pour m'étonner de sa présence lorsqu 'elle s'exclame :

-Danger Reever. N'y vas pas. Ni san peut gérer cela seul. Tu le sais au fond de toi.

-Mais Lenalee...gérer quoi ? Si il y a danger, mon devoir c'est de le protèger non ? Ce n'est pas ce que tu m'a fait promettre ?

Je ne comprends rien.

-Si tu y vas IL t'attrapera.

-Qui IL ? Komulin ?je m'exclame.

Elle soupire.

-Si seulement...

-Mais alors si il est en danger ou si il est le danger c'est à moi d'aller l'aider ou de le ...supprimer.

Les mots ont du mal à franchir ma gorge. pacre que j'aime Komui et qu'il soit coupable ou non n'y changera rien.

Excédé j'écarte Lenalee et je m'élance. A la recherche de Komui. J'ignore les derniers cris de Lenalee qui s''exclame dans mon dos :

-Danger.

En quelques minutes je débouche dans la cantine. Pour y trouver...un trou immense dans lequel je tombe sans que je ne puisse me raccrocher à rien. les rires ici se sont mué en une chanson inquiétante que je reconnais: celle du maréchal Yeegar. Mais ce n'est pas la voix de Komui qui chante. C'est une toute autre voix que je ne connais pas. Ma chute dure un moment et je m'attend à tout moment à percuter le sol...Impact qui ne vient pas. J'ouvre les yeux que j'avais fermé. Je repose sur un damier à genoux dans un univers verdâtre.

Soudain je perçois un voix étrange semblant inquiète et incrédule qui ne semble venir de nul part en particulier mais de partout à la fois :

-Reever ?

Cette voix je la connais. C'est celle de Komui. Mais pourtant j'ai beau chercher je ne sais d'où elle je laisse tomber pour le moment et me décide à analyser le monde qui m'entoure plutôt et aussi repérer d'où viennent les chansons et rires pour le rejoindre et peut être essayer de le sauver ou de l'arrêter.

Ces caractéristisques me rappelent un rapport que Komui m'avait montré sur les pouvoirs d'une Noé. Une certaine Road Kamelot. Cela m'inquiète au plus haut point. Si le clan Noé est impliqué alors peut être...que le comte lui même est impliqué.Mais que pourrait il vouloir à Komui ? Et soudain je réalise avec horreur.

Komui pourrait transformer sa soeur en Akuma. Et é je porte la main à ma bouche.

Et de nouveau cette voix envahit tout.

-Ree...

Mais à peine s'est elle élévée qu'elle s'étrangle. Elle me perturbe alors je l'ignore.

Et vu sa douleur d'envisager un monde sans elle il pourrait céder si il est dans l'inconscience. Pourtant une partie de moi ne doute pas de lui. Elle sait très bien que Komui ne le ferait pas. Qu'il est plus fort que cela. Mais les deux n'ont pas tort et je ne sais laquelle croire. Soudain j'entends de nouveau le rire sadique et j'entends une phrase :

-Ton silence est fort amusant comme si il y avait à hésiter...

Cette voix n'est pas celle de Komui. Et elle provient de devant moi. Ecoutant seulement mon courage, je m'élance, posant une main sur mon pistolet au cas où. Et je débouche sur une scène étrange.

Au milieu du damier, repose deux fauteuils blanc avec au milieu une table sur laquelle repose un service à thé. Et face à moi le comte Millénaire. De l'autre occupant on ne peut voir qu'un pan de manteau blanc et une partie de sa jambe qu'il a croisé sur l'autre ainsi que sa tasse. Mais cela me suffit pour l' crie son nom oubliant toute mesure de précaution :

-BORDEL KOMUI QU EST CE QUE TU FAIS ?

Le comte a un sourire sadique soudain et s'exclame d'une voix douceureuse en même temps qu'il a un sourire sadique.

-Oh tiens ça par exemple nous avons un invité...

Bizarrement j'entends cette voix en double. Mais je n'ai pas le temps de m'appesentir là dessus. Soudain quelque chose s'enroule autour de mes poignets et de mes chevilles et me soulève de terre. Alarmé je porte un regard à mes poignets. Des sortes de liens noirs y sont entourés et alors que je les regardent, ils se resserent autour de mes poignets et de mes chevilles. Et c'est comme si dans ma chair je sentais des milliers d'épines. Je me débats et pousse un cri sous la douleur mais les liens se resserent autour de moi. Je comprends que tout cela est vain alors je m'immobilise et foudroie du regard le comte.

"IL va t'attraper". Elle avait raison.

-Mais qu'est ce que...

Encore cette voix...

-Un invité ? lance soudain dans le silence ambiant Komui qui d'après ce que je vois a porté sa tasse à ses lèvres.

-Oui ton tortionnaire atitré, j'ai nommé Reever Wenhamm le chef de la section scientifque. Mais bientôt il ne sera plus un problème...

Et je comprends à son regard qu'il me destine à être la première victime de l'Akuma. Et j'ai comme l'impression que cette dernière phrase a uniquement résonné en mon esprit.

-Chouette en tout cas. Il y aura un témoin de ta décision que si tu pouvais te dépêcher de prendre cela m'arrangerait...

Je ne peux pas le laisser faire. Je ne peux pas le laisser se tuer comme cela même si une partie de moi est persuadée qu'il n'en fera rien. Mais étrangement je ne sais plus d'où me vient cette affirmation. je crie :

-KOMUI TU NE VAS TOUT DE MEME PAS L ECOUTER ! TOI MIEUX QUE PERSONNE CONNAIT LES CONSEQUENCES DE CET ACTE ! TU SAIS TRES BIEN QUE C EST VAIN !

-Ne l'écoute pas Komui s'exclame le comte dont le regard semble toujours bonhomme mais qui pour moi a maintenant une lueur de haine. Mais je ne frémis pas et lui rend ce regard.

-Silence tranche la voix de Komui de cet air cassant qu'elle a parfois quand il est sérieux. Puis je choisir librement ou encore une fois je dois me soumettre ?

-Evidemment que tu es libre dit le comte avec un sourire presque paternel...comme si il était sûr de sa réponse.

Moi j'en suis moins sûr. Soudain une phrase de Lenalee me revient :

"Ni san peut gérer cela seul." Sa voix vibrait de tant de confiance pour son frère. Mais en même temps elle adorait son frère... Elle n'est donc pas si objective...

-Très bien alors pour la première fois de ma vie je vais pouvoir décider à peu librement. Pour une fois de ma vie je vais pouvoir aussi monter sur les planches de ce théatre de la vie et agir. Pour une fois je ne serai pas en coulisses à tout organiser. Cela fait du changement. A mon tour de réciter un texte et d'agir. Et je crois bien que cela soit de circonstance. C'était quelque chose que ma mère affectionnait beaucoup quand elle était tombée un peu par hasard dessus. Je me souviens qu 'elle le récitait souvent avant qu'elle ne meure...

Je le vis poser sa tasse et se lever tout en récitant quelque chose :

-Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,

Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.

Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Etrangement ses phrases me disent quelque chose. J'ai déja entendu cela, mais où ? Impossible de me rappeller. Ses phrases ont un sens va la ce sens me semble erroné sans que je sache pourquoi. Le comte a un grand sourire pensant que c'est gagné. Il attend maintenant juste qu'il appelle Lenalee. Mais il agit bizarrement. Au lieu de l'appeler...

Il quitte son fauteuil et d'une démarche tranquille se dirige vers moi, un leger sourire aux lè m'étrangle. Pourquoi donc vient il vers moi ? Et si en fait les paroles étaient pour moi ?, Mais cela me semble si incongru que je rejette cette hypothèse. En tout cas, je ne suis presque sûr qu'il n'agit sous l'ordre de personne car le Comte a aussi l'air étonné de le voir aller vers moi. Il continue à réciter sa litanie d'un air legèrement transporté en se dirigeant toujours vers moi, ce qui nest pas pour me rassurer.

-Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,

Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,

Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,

Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Ses propos décrivent très bien son état actuel. C 'en est même perturbant. A l'écouter c'est là une étape de son périple. Mais je n'approfondis pas cette question car soudainement il se plante en face de moi et me regarde un air legèremment malicieux sur son visage comme si il prépare quelque chose. Mais quoi je l'ignore. Et cela m'inquiète au plus haut point. Komui étant quelq'un d'imprévisible c'est encore moins rassurant...Et dans son regard rien ne dit ce qu'il va faire. Il plante son regard dans le mien et s'exclame:

-Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,

J'essaie d'y lire son prochain mouvement mais son regard comme ses paroles restent vides de sens. Soudain il s'approche de moi et écarte ma blouse et prend à ma ceinture...mon pistolet tout en déclamant :

-Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

Mes yeux s'exorbitent . Que vas t'il faire avec mon pistolet ? Il ne va quand même pas me...tuer ? Mais une partie de moi se rassure. Il ne me semble pas que Komui sache tirer. Et il me semble encore moins capable de sourire de cette manière si il s'apprête à tuer quelq'un... mais en même temps en mode sadique il est capable de beaucoup de choses...Et puis une partie de moi veut lui faire confiance coûte que coûte...malgrès les apparences.

Pourtant le reste ne me rassure pas. Komui se recule et regarde d'un air pensif mon arme puis soudain il la pointe face à moi de manière tout à fait correcte. Mais où donc a t'il appris à faire cela ? Je suis horrifié. Il ne va quand même pas me tuer ? Je ne vais tout de même pas mourrir de la main de celui que j'aime ? J'aimerai protester mais ma voix a disparu sous le choc.

Soudain il susurre ses yeux dans les miens :

-Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe

Cela me devient clair. Il va me tuer. Pour toutes ses années de torture, pour prouver sa loyauté à son nouveau maître... Et pourtant une partie de moi ne veut toujours pas y croire. Pourtant, une autre se résigne et détourne le regard, incapable de regarder celui que j'aime qui va me tuer...alors que je voulais le sauver. Que cela semble vain et naif...Je m'en veux de ma naïvêté.

Je ferme les yeux m'attendant à n'importe quel moment à une nouvelle douleur en plus de celle que je ressens déja à chaque instant avec les liens/épines. J'entends le coup de feu partir et j'entends Komui susurer :

-Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur

Je m'attend à une nouvelle douleur...Mais au contraire, l'une d'elle est partie. Choqué, j'ouvre les yeux et je me regarde. Je suis contre,...mon bras a été libéré de son étreinte. Alors choqué, je comprends. Il ne voulait pas me tuer...Il voulait me libérer. Et cette histoire de tombe n'était pas pour moi mais pour Lenalee. Il voulait dire par là qu'il acceptait sa mort...et donc qu'il refuse sa transformation en Akuma. Je reporte mon regard sur Komui.

Il est resté dans la posture de tir et une legère fumée se dégage du pistolet, preuve qu'il a tiré. Il regarde droit devant lui déterminé. Comme cela il est dangereux. Magnifique. Rayonnant. Comme un poison au goût subtil mais me rappelle quelque chose ainsi mais quoi ? Impossible de me il s'exclame :

-Je suis Komui Lee, Grand Intendant de la Congrégation. Ma mission est de tout faire pour gagner la guerre contre vous le Comte Millénaire, et ce malgrès toutes les douleurs, tous les sacrifices par tout les moyens possibles. Je souffre certes mais pas au point d'oublier les serments que j'ai fait.

Il se rapproche soudain de moi et se met en face de moi de manière à ce que ses épaules arrivent à peu près à mes mains et il me regarde. Je comprends. Il va continuer à me libérer et comme je vais tomber immanquablement, il me propose de m'accrocher à lui pour adoucir la que j'accepte en nouant mes bras autour de son cou.

A nouveau il vise les liens qui entravent et s'exclame :

-Je ne trahirai pas tout les serments que j'ai fait. Ceux au nom de la Congrégation, au nom de la section scientifique, au nom de mes amis, au nom de Lenalee et de Reever.

Aux trois premiers il tire visant à chaque fois un lien différent et puis rapidement il range son arme et réussis à me rattraper en même temps. Il m'attire ensuite précipitamment contre lui. J'ouvre de grand yeux choqué en entendant mon m'étonne qu'il me cite aux côtés de tout les auutres distingué même. Au même titre que Lenalee. Et mes joues me cuisent en sentant ses bras fins m' soudain il reprend la parole où l'on y devine un sourire.

-Et oui Je préfère ce tortionnaire à vous parce que lui au moins me veut du bien et veut le bien de ma mission alors que vous vous ne voulez que la mort. Et vous avez été bête de croire ne serai ce qu'une minute que j'allais accepter de transformer ma soeur en Akuma. Que j'allais accepter de la livrer une nouvelle fois à vos coups infames. Oui la vie est douleureuse et encore plus sans elle mais si le prix à payer pour la revoir est de trahir tout ce en quoi je crois, tout ce que j'ai promis et d'abandonner ceux que j'aime et que j'apprécie aux ténébres et au désespoir alors ce sera sans moi.

Et doucement, il relache un peu son étreinte autour de moi me permettant de le regarder. Son regard est doux tout comme son sourire leger.

-Et vous commandant Reever j'ai du vous faire un peur bleue mais bon le moindre signe aurait tout gaché et cela aurait été dommage.

Son regard pétille de malice. Je m'exclame agacé et gêné :

-Il fallait que vous en fassiez encore des tonnes tss.

Komui sourit plus largement pour toute réponse. Et alors que je vais pour lui répondre sacarstiquement il murmure doucement :

-Comme si j'allais vous laisser tomber...Plutôt mourrir pour de bon...

Soudain nous entendons de nouveau le rire sadique du Comte qui s'exclame :

-Quel dommage. je vais donc devoir vous tuer tous les deux.

Je réalise que ce n'est pas avec un pistolet que l'on pourra s'en sortir. On est fichu. Mais cela n'a pas l'air d'inquièter Komui. Au contraire. Sur ses lèvres se dessine maintenant ce petit sourire sadique que je lui connais bien, présageant quelque chose de peut être mauvais...

-Sauf que tout ceci n'est qu'un rêve dit Komui. Et soudain, il me lache la taille d'un bras et de l'autre reprend le pistolet. Je suis interloqué. Que veut il dire ? Que vas t'il faire ?

-Kom..je commence mais son regard se plante dans le mien. Et silencieusement il me demande ma confiance. Me souvenant de la première fois où je ne lui avais pas fait totalement confiance...à tort j'acquiesce et charge mon regard de toute la confiance possible que j'éprouve pour lui, allant même jusqu'à montrer un peu celle débordant sur le territoire de mes sentiments envers lui. Pendant deux secondes il s'en nourrit et soudain il pointe le haut du fusil vers le haut et tire. D'un seul coup un bruit immense, insuuportable se fait entendre vrillant ma tête. Je sursaute...

...ouvre les yeux et me redresse. Je suis dans le lit de Komui. Pas dans un espace étrange. Tout à l'air normal...et contrairement à la scène de tout à l'heure, il y a du bruit. Beaucoup de bruits d'ailleurs...Ce même bruit qui me vrillait la tête tout à l'heure. Par contre Komui...n'est pas couché cela c'est sû l'aurai vu. C'est comme tout à l'heure. Je me met à le chercher du regard avant de le voir. Il est assis au bord du lit en dehors de celui ci , une jambe repliée sur le lit et un genou contre le matelas. Il me tourne le dos, mais je peux voir de la fumée qui sort de quelque chose qu'il doit tenir dans la main mais que je ne vois pas bien. Horrifié je regarde la table de nuit et remarque tout de suite l'absence du pistolet. Horrifié pendant deux secondes j'envisage la possibilité qu'il se soit tiré dessus avec. Je m'écrie horrifié, m'attendant à le voir s'écrouler à tout instant, une balle dans la tempe :

-BORDEL KOMUI QU EST CE QUE TU ...

Il tourne la tête vers moi ses cheveux suivent le mouvement le rendant encore plus beau sans sses lunettes et son bêret. Déja qu'avec il était beau mais quand en plus la lune l'éclaire ainsi sans qu'il ne portât lunettes et bêrets... Son visage est froid et pourtant il souffre le martyr comme me l'exprime ses yeux. Moment de luciité apparement. Peut être même presque au point de quand Komui m'est tombé dessus. Mais en tout cas aucune blessure n'est visible sur son corps. Il n'a donc pas du l'user pour se faire du mal. Cela me soulage et en même temps me conforte dans mon idée qu'il n'avait pas l'intention de se suicider comme je l'avais toujours pensé consciemment...et aussi dans ce rêve sans que je me souvienne de ce regard déterminé, la cause de mon on n'est jamais trop prudent. Alors doucement je me rapproche et avec douceur je l'ote de ses mains et vais pour le poser sur la table de nuit...

C'est alors que je vois le livre. Il a un trou en plein milieu de ses pages. De la taille d'une balle. Il...aurait donc tiré sur un livre ? Mais il est MALADE ! Et puis soudain ses paroles me reviennent.

"-Il vaut mieux que je sois le seul à le toucher rajoute t'il plus doucement. Je sais ce que c'est et déclenché au mauvais moment cela serait crier au loup alors qu'il n'y a rien. Un nouveau coup de bluff, en somme."

Et ce bruit qui continue...on dirait une alarme... Au final ce n'est pas une commande à distance de Komulin que Komui a mis près de son lit...Non c'est une commande à distance d'une ALARME. Je réalise cela. Mais pourquoi l'a t'il actionné ? Je l'ignore. Je me tourne vers lui à nouveau. Ses yeux ne m'ont pas quitté. Ils me scrutent à la recherche de quelque chose...Mais quoi ? Impossible de savoir. Doucement alors je murmure :

-Komui ? Dans l'espoir d'avoir une réponse.

Komui me regarde pendant un moment en silence et murmure soudain :

-Ca va mieux ?

-HEIN ? Pourquoi cela ? m'exclame je surpris.

-Tu as eu une nuit agitée cette fois. Tout comme moi. Mais toi ce n'est qu'un rêve et moi c'est vrai...

Alors...la scène d'avant n'était qu'un rêve... Tant mieux...Et soudain je comprends mieux pourquoi j'entendais la voix de Komui surgir de nulle part. Elle venait de la réalité et interpellait le dormeur que j'étais. Mais soudain je me prends à espérer que je ne me suis pas mis à crier comme dans mon rêve ni même à parler...C 'eut été trop gênant...

Mais plus important, la suite de sa phrase m'interpelle. Que veut il dire par là ? Cela m'inquiète...Je vais pour l'interroger lorsque soudain il détourne le regard et regarde droit devant lui sans que je comprenne pourquoi. Et soudain il reprend la parole. D'une voix peu assurée, presque au point de rupture. Oui, un peu plus et il pourrait se dégeler.

-Tu sais Reever... Comme dans ton rêve... IL est venu...

J'ai ainsi la confimation que j'ai bien parlé dans mon sommeil. Cela m'aurait gêné en temps normal mais là il y a plus important. Je sens la majuscule dans sa phrase comme je l'avais senti dans celle de Lenalee. Et je comprends qu'il s 'agit de la même personne. Le Comte...Il est venu. Cela me glace le sang mais je n'ai pas le temps de m'appesentir trop dessus que déja Komui reprend :

-Mais...Je n'ai pas cédé. Je ne céderai jamais. Qu'importe la douleur, la souffrance, l'horreur, son absence, je ne céderai jamais. Et il a été bête de croire que j'allais vendre à mon ennemi mon âme et la sienne, à lui qui l'a tué... En tout cas il aura payé le prix... Je n'ai pas hésité, je l'ai dénoncé aux autres malgrès le risque... Et il s'est enfui quand l'alarme a résonné...

Sa voix vibre un peu sous la détermination. Mais sous la détermination je sens poindre la douleur. Elle est sous la peau. Un rien et elle peut sortir. Et j'ai très envie de l'encadrer pour lui montrer que je suis toujours là. Qu'il peut craquer. Comme il la fait pour moi. Alors doucement j'écoute mon impulsion et doucement je passe mes bras autour de sa taille par derrière et pose mon menton sur son épaule. Il sursaute à mon contact. Et cela me change car à chaque fois que je faisais cela cela ne lui faisait presque rien. C'est comme si il s'était électrifié sur place. C'est presque amusant. Pour une fois que ce n'est pas moi dans cette posture...

Je murmure :

-Oui il a été bête... Très bête... Et comme la plupart des gens il a cru que la douleur t'avait abbatu et que tu étais près à tout pour la revoir...même trahir...

-Mais...et toi dans tout cela ? dit il soudain d'un air un peu perturbé.

Je souris et je murmure :

-Tu as été à la hauteur de mes espérances. D'ailleurs je n 'ai jamais douté de toi. J'ai toujours su au contraire des autres que tu ne le ferai jamais. Je te sais bien plus fort que cela. J'ai confiance en toi aussi, d'ailleurs. Je sais que même si cela prendra du temps tu finiras par revenir définitivement dans la réalité malgrès la souffrance. Et je t'attendrai et j'essairai encore d'adoucir la peine que tu auras, et je serai toujours là pour démonter tes robots te disputer quand tu flemardera. Emporte cela dans ta glace avec toi. Ma confiance. Je ne t'abandonnerai que le jour où tu me diras que la guerre est finie et que tu n'as plus besoin de moi. Alors là seulement tu seras libéré de ma présence.

C'est exactement mes pensées. Ce que je pense vraiment. Que je lui offre comme moyen de se raccrocher, comme moyen supplémentaire de combattre la glace en lui assurant mon soutien. Pour lui montrer que rien ne changera vraiment. Je tourne délicatement la tête vers lui...et remarque qu'il a fait de même. Dans ses yeux il semble un peu touché mais je devine qu'au fond de lui cela bouillonne. Et doucement il lève une main et effleure ma joue. Je sursaute et à mon tour m'électrifie. Je suis tendu maintenant en attente de son prochain mouvement. J'ai l'impression que cela bouillonne encore plus en lui. Il ne manque plus qu'une chose. Un pas de Komui dans cette direction...qui nécéssite de l'énergie et de la volonté. Moi je ne peux plus rien faire.

J'ai compris ce qu'il manquait la dernière fois. Il lui manquait un rappel de chaleur de la vie. Quelque chose que aujoud'hui j'ai fait rappel à ce Komui qu'il ne sera pas seul et que je continuerai à l'entourer de vie. Au prix de mes joues écarlates et des battements désordonnés et sur le point d'éclater de mon coeur. Au final, lui effleurer la joue ce jour là était la chose à faire.

Son regard ne quitte plus le mien, comme si il craint que je le rejette. Mais il se trompe. Je preférai mourrir que de le rejeter. Je lui souris avec tendresse. Il n'a rien à craindre. Même si mon coeur menace d'exploser que je risques d'avoir un arrêt cardiaque, je ne l'arrêterai pas. Si cela peut l'aider. Et au fond de moi je me sens heureux et bien comme cela malgrès la gêne. C'est aussi pour cela que je ne l'arrêterai pas. Quoi qu'il fasse.

Il comprend, je pense. Que quoi qu'il arrive, rien ne me fera renoncer. Mais je vois dans ses yeux revenir la fatigue à la charge. Alors je comprends. Il a déja épuisé le peu de forces qu'il avait pour lutter contre son inconscience quand le Comte y était et maintenant celle ci lui fait défaut. Et il ne tient maintenant que parce qu'il a peur de me décevoir. Comme si c'était possible..

Avec douceur, j'ote mon menton de son épaule et l'embrasse sur le front, le faisant legèremment trésauter. Déja un signe de retour... Puis je murmure après avoir maintenu ce contact délicieux deux secondes pas plus(pour éviter l'embarras):

-Quoi que tu fasses tu ne peux pas me décevoir. Jamais. Ce n'est pas grave Komui. Laisse toi aller. Ne t'inquiètes pas car je sais qu'il y aura une prochaine fois. Et cette fois sera la bonne. See you soon, Komui san.

Ses yeux pétillent un tout petit peu de surprise et témoignent d'une émotion probablement plus profonde que ce qu'elle ne semble. Et puis ceux ci s'éteignent mes bras témoignant de sa confiance envers moi. Et doucement je n'ai pas le coeur de le lacher et je me recouche l'entrainant avec moi, décidé à dormir avec lui entre mes bras. L'alarme ne résonne plus. Probablement l'ont ils coupé. Le silence règne à nouveau ici. Comme si elle est partie en même temps que Komui. Il a déja fermé les yeux et s'est endormi. Mais moi je ne peux pas dormir. Pas après ce rêve, pas après cette nuit. Je ne peux que le regarder dormir et me demander quand est ce que qu'il reviendra et esperer que ce sera bientôt que mon beau dormeur ouvrira les yeux et comtemplera à nouveau le monde comme avant. Avec moi.

J'ai pris l'orage, mais j'ai pas l'éclair,

J'ai pris la pluie mais sans le tonnerre,

Je t'attend lentement, ça je sais faire,

J'ai pris le sable, mais sans le désert,

J'ai pris le temps mais j'ai pas d'horaire,

Je t'attends lentement dans le système solaire,