Disclaimer : Les personnages de Naruto appartiennent à Masashi Kishimoto et les personnages de Bleach appartiennent à Tite Kubo. Kumiko Yumenoku est une pure invention de ma part...


Plusieurs années ont passé.

Le pays du Feu, formé à la fin de la guerre des clans ninja, est constitué de deux régions distinctes. A l'ouest se trouve le village de Konoha, fondé par le clan Senju et regroupant de nombreux autres clans, comme les Nara, les Akimichi, les Yamanaka, les Hyuuga, les Sarutobi, le Clan Namikaze récemment formé, le village maintenait aussi un lien étroit avec le pays des Tourbillons et son village: Uzushio. Le village de Konoha est dirigé par le Shodaime Hokage, Hashirama Senju qui aspire à une paix entre les deux régions du Pays, afin d'éviter tout conflit avec les patries voisines.

Contre la volonté du Daimyo, Madara Uchiha décida de fonder lui aussi un village, dans la région Est du Pays du Feu. Pour se faire, il prit pour modèle Konoha afin de bâtir un village regroupant les membres du Clan Uchiha ainsi que les quelques clans en désaccord avec le Clan Senju. Madara, de par nature belliqueux, avait pour ambition d'attaquer Konoha, mais il fut trahi par les siens. En effet, le conseil du village Uchiha l'empêcha d'attaquer le village de son rival, et passa même un « Accord de cessez-le-feu », à la demande du Daimyo.

Une muraille, bien que facilement franchissable pour des Ninjas, sépare ces deux territoires. Si un ninja devait franchir cette muraille sans la permission expresse du Daimyo ou de l'accord conjoint des deux villages, il verrait son village rasé de la carte par ordre du Seigneur du Pays du Feu.

Cependant, des tensions subsistent du fait de la porte de Hidô, seul passage existant entre les deux régions. Malgré tout, les relations entre les deux territoires ne sont pas que conflictuelles. La porte de Hidô, à travers les échanges commerciaux qui s'y déroulent, est un élément vital pour l'économie du Pays du Feu du fait de la diversité des ressources selon les régions.

A Konoha, Kumiko se réveilla dans son petit appartement. Elle se leva d'un bond, ouvrit les rideaux en grand, et admira la vue plongeante qu'elle avait sur un Konoha enneigé.

Bien que la fondation du village soit relativement récente, elle n'était pas encore vraiment intégrée et les Senju ne lui accordaient pas encore entièrement leur confiance. La jeune femme devait donc passer quelques examens, qui comprenaient une inspection corporelle, un bilan psychique et psychologique ainsi qu'un interrogatoire pour confirmer qu'elle n'était pas une espionne au compte des Uchiha. A sa grande surprise, la seule personne à l'avoir vraiment acceptée était Tobirama Senju, ce qu'elle trouvait étrange, car à leur première rencontre, le jeune homme avait montré de l'hostilité envers elle.

Kumiko cessa de regarder le village et alla prendre une douche chaude. Elle sentait encore la présence des ninjas qui la surveillaient, mais il y en avait moins que d'habitude. Puis elle se souvint que le Shodaime lui avait demandé, ou plutôt ordonné de se présenter à un examen médical. Elle s'habilla et sortit pour se rendre à l'hôpital, tous en sachant que son secret serait bientôt être dévoilé. Elle se demanda pourquoi Hashirama avait pris cette décision seulement maintenant, alors qu'elle vivait ici depuis quelques années.

- Voilà une idée dont je me serais bien passée… maugréa la femme en verrouillant la porte de son appartement.

Dans son bureau, le Shodaime Hokage essayait de s'occuper de tous les documents nécessaire à la bonne marche du nouveau village dont plusieurs idées intéressantes de son frère mais il n'y arrivait pas, l'homme de trente-neuf ans s'inquiétait pour sa fille comme tout bon père. Ce matin, elle ne se sentait pas très bien et avait décidé d'aller voir un médecin. Il attendait avec impatience les rapports des médecins de sa fille, et de Kumiko par la même occasion.

A l'hôpital, Kumiko attendait dans une salle, sous l'œil attentif d'un jeune Chuunin, le médecin qui allait lui faire passer son examen physique.

- Ça va bientôt faire une heure de retard... Il s'est peut-être perdu dans les couloirs ? Ironisa Kumiko. En effet, l'hôpital de Konoha n'étant qu'un ridicule complexe de deux étages, seul un débile mental aurait pu s'y égarer. Et encore.

De toute évidence, le vigile n'avait pas le sens de l'humour puisqu'il foudroya Kumiko du regard, avant de poser sa main sur le kunaï qui pendait à sa ceinture. L'avertissement était clair, et Kumiko se tut, se replongeant dans la contemplation du carrelage de la salle. Passionnant.

Après une attente de dix minutes supplémentaires, le ninja-médecin, ou plutôt la ninja-médecin, daigna enfin montrer le bout de son nez.

Elle ignora le soupir délibérément audible de sa patiente -c'était le cas de le dire- et fit signe au garde de s'en aller.

- Je n'ai plus besoin de vous.

- Mais, et votre sécurité... tenta le Chuunin.

- Je pense que je ne crains pas grand chose. De plus, je vous rappelle qu'étant moi-même Juunin, je suis tout à fait capable de me défendre.

Le Chuunin rougit de honte, et sortit précipitamment, sous le sourire moqueur de Kumiko. La kunoichi lui plaisait. Il ne fallait pas se laisser marcher sur les pieds par les hommes, même chez les Shinigamis.

La jeune ninja-médecin ferma la porte, puis fit signe à Kumiko de s'asseoir sur un des nombreux lits que comptait la salle. Le fait qu'aucun d'entre eux ne soit occupé était assez représentatif de la situation actuelle. Konoha goûtait à la paix depuis bientôt trois à quatre ans, après des années de guerre des clans.

Kumiko s'assit, et la femme se présenta.

- Je suis Haruno Meruki, ravie de vous connaître.

- Kumiko, moi de même, répondit brièvement la Shinigami.

- Veuillez enlever vos vêtements, demanda ensuite la doctoresse, sur un ton plus professionnel.

Kumiko ôta rapidement sa tenue, et Meruki commença son examen. Au bout de quelques secondes, elle s'exclama :

- C'est incroyable !

Perplexe, Kumiko tourna la tête vers elle. Cette Haruno n'avait pourtant encore rien vu...

- Vous n'avez aucune blessure, aucune cicatrice, rien ! Je n'ai jamais vu ça ! Et vous dites être une Rônin ? Avec une vie aussi aventureuse que la vôtre, vous devriez...

- D'où je viens, la coupa Kumiko, il existe des techniques médicales qui permettent de soigner tout type de blessure, et ce sans laisser de cicatrices.

Meruki ouvrit des yeux ronds.

- Vraiment ? Et où se trouve ce pays ?

- Loin, répondit Kumiko, évasive.

Comprenant qu'elle n'obtiendrait rien d'elle, Meruki poursuivit son examen. Étudiant plus avant l'étrange tatouage que Kumiko avait sur le dos, elle poussa une nouvelle exclamation.

La Shinigami leva les yeux au ciel. Cette petite n'avait pas fini d'en tomber des nues...

- Ce n'est pas un tatouage, c'est un sceau !

- Vous croyez ? fit la voix mordante de Kumiko.

- Mes connaissances en sceaux ne sont pas des meilleures, dit la ninja-médecin. A quoi sert ce sceau ? Je n'en ai jamais vu de tel.

- Aucune idée. Je l'ai depuis ma naissance, mentit Kumiko.

Elle ne pouvait pas lui dire que cette saleté entravait son Reiryoku. Du moins pas dans l'immédiat. Elle n'aurait récolté qu'une nouvelle paire de yeux ronds, et de nouvelles questions qui resteraient sans réponses.

Une fois l'examen physique achevé, Meruki fit ce que Kumiko redoutait. Elle sortit une seringue pour le prélèvement de sang.

"Je serai bientôt cramée... Enfin je suppose que c'était inévitable." songea la Shinigami.

Une fois les fioles remplies de liquide carmin, Kumiko demanda :

- Combien de temps, pour les résultats ?

- Moins d'une heure. Mais avant ça, un membre du clan Hyuuga va venir pour examiner votre réseau de Chakra.

Alors que les deux jeunes femmes attendaient dans un silence pesant, le chef du clan Hyuuga qui buvait tranquillement son thé, reçut la note. Il se leva d'un bond et ordonna à une des femmes du clan d'aller à l'hôpital pour répondre à la requête du ninja-médecin.

- Nikkō, dépêche-toi d'aller à l'hôpital. Un ninja-médecin a besoin d'un membre du clan pour un examen sur une personne. Chambre d'examen numéro dix, le ninja-médecin en charge est Haruno Meruki. Fais vite.

- Bien compris, Hiroo-san.

La jeune Hyuuga sortit du domaine de sa famille et traversa Konoha jusqu'à l'hôpital. Quand elle arriva à l'accueil, on lui indiqua le chemin jusqu'à la chambre numéro dix. Une fois arrivé devant, elle donna la note au Chuunin qui la salua et la jeune femme ouvrit la porte après avoir frappé. Lorsqu'elle rentra, Nikkō scruta attentivement la pièce.

- Je suis Hyuuga Nikkō. Vous avez demandé un membre du clan pour un examen, Haruno-san ?

- Oui, tout à fait, j'aurais besoin que vous inspectiez son réseau de circulation de Chakra et que vous fassiez un rapport dessus.

Lorsque Nikkō observa le corps de la Shinigami, elle manqua de chuter sur le sol, complètement sur le choc. Il était rare de voir un membre de ce clan exprimer une émotion de ce genre, la demoiselle ayant « oublié » de conserver son air impassible et supérieur. N'ayant pas du tout prévu ce cas de figure, elle se félicita d'être assise pour ne pas être humiliée devant la medic-nin qui la regardait.

Ses paupières se refermèrent à plusieurs reprises sur son regard blanc. Elle voulait être sûre de ne pas être victime d'une hallucination. Elle inspira longuement et commença à détailler le système circulatoire du chakra de la patiente... qui n'était sûrement pas humaine. Généralement, il n'y avait qu'une seule source de chakra située à la troisième porte, celle de la Vie, et il y avait trois cent soixante et un tenketsu.

Dans le corps qu'elle observait présentement, rien n'était normal. Certes, il y avait encore une concentration d'énergie au niveau du ventre, ce qui est normal chez un shinobi, mais aussi du cœur, ce qui est plus anormale. La couleur, qui était bleu pâle pour les humains normaux, était ici argenté.

La Hyûga rédigea ensuite son rapport, son pinceau tremblant légèrement sur le papier. Elle n'en revenait toujours pas. Alors comme ça il existait des êtres aussi étranges sur cette terre ?

Était-ce une manifestation quelconque du Ninjutsu, un pouvoir héréditaire ? Ou peut-être même l'avatar terrestre d'une puissance divine ?

Cette dernière hypothèse avait beau lui paraître la plus farfelue, c'était la plus proche de la vérité.

- Vous pouvez rentrer chez vous, j'apporterai les résultats au Hokage, et nous vous ferons chercher si nécessaire.

Kumiko ne se fit pas prier, et rejoignit le Chuunin à l'extérieur, qui entreprit de l'escorter jusqu'à chez elle.

Kumiko était à peine rentrée dans son appartement qu'un membre de l'ANBU sauta d'un toit et atterrit souplement sur le petit balcon. Il ouvrit la vitre de la pièce et entra, avant de tourner son visage masqué vers la shinigami.

- Veuillez me suivre.

Kumiko soupira. Ces types se croyaient vraiment tout permis, à entrer comme ça chez les gens.

- Pourquoi faire ?

L'ANBU ne bougea pas d'un pouce.

- L'Hokage a demandé à vous voir. Je n'en sais pas plus, dit-il mécaniquement.

Kumiko poussa à nouveau un long soupir histoire de bien montrer son agacement.

- Ils ont déjà fini les analyses ? Et moi qui espérais rester tranquille encore un petit moment... Pourtant les gratte-papiers de Konoha ne sont pas des flèches d'habitude !

L'ANBU ne tressaillit même pas, et Kumiko se rendit à l'évidence. Ce type était le glaçon de base, impassible en toutes circonstances.

« Si j'avais mes pouvoirs, je lui aurais mis deux ou trois claques, ça m'aurait fait du bien. » songea-t-elle, avant de lever une main lasse.

- Allons-y alors.

L'ANBU opina du chef, et sauta par la fenêtre.

Kumiko leva les yeux au ciel et cria :

- Tout le monde n'est pas ninja, connard ! Merci de m'attendre !

Comme par magie, l'ANBU fut aussitôt de retour sur le balcon. Malgré le masque, elle remarqua que le visage de l'homme avait légèrement rougi. De honte ou de colère, elle n'aurait su le dire.

Kumiko préféra ne rien ajouter de plus et tous deux sortirent par la porte de son appartement.

Ils marchèrent ainsi jusqu'à la grande bâtisse où habitait le Hokage. L'ANBU ne tenait pas en place, apparemment habitué à bien plus de vélocité. Kumiko s'en amusait et faisait exprès de prendre tout son temps. Et puis, elle devait avouer qu'elle appréhendait un peu la réaction du Hokage, et qu'elle n'avait par conséquent pas envie de presser les choses.

Lorsque Kumiko entra dans le bureau d'Hashirama, ce dernier congédia l'ANBU, qui s'empressa de ressortir de la pièce. La femme entendit la réaction de soulagement de son garde chiourme et un sourire se dessina sur ses lèvres, pour disparaître aussitôt lorsqu'elle croisa les yeux du Hokage. Ces derniers recelaient de la surprise et de la curiosité, mais aussi de la peur et de la méfiance. Kumiko s'en offusqua quelque peu. Ils se connaissaient pourtant depuis un certain temps et cet examen remettait tout en cause…

- Peux-tu m'expliquer ça, Kumiko ?

Le ton d'Hashirama déplut d'emblée à cette dernière, qui saisit le rouleau de parchemin qu'on lui tendait.

Elle le prit même pas la peine de l'ouvrir. Elle savait ce qu'il contenait, après tout.

- Je n'ai rien à expliquer.

Une veine palpita sur le front du chef du village.

- Rien à m'expliquer ? Contre la volonté de tous mes conseillers, j'ai décidé de t'accueillir à Konoha, toi sur laquelle nous ne savions rien, toi que l'on soupçonne encore d'espionnage, et de travailler pour les Uchiha. Je t'ai donné un logement, et je te verse une pension tous les mois.

Et c'est comme ça que tu me remercies Kumiko ?

La shinigami ne répondit rien. Elle détestait être tributaire des autres, mais elle ne pouvait pas faire autrement. En dépit de tous ses efforts, elle n'arrivait pas à décrocher un emploi stable. Et ce pour une raison simple. Comme tous les Shinigamis, elle ne savait rien faire d'autre que se battre. Et privée de ses pouvoirs, elle était comme un nouveau-né que l'on aurait lâché dans la dure réalité.

- Vous n'avez qu'à me laisser devenir un ninja, lança Kumiko pour la centième fois.

La réponse du Hokage fut la même qu'à chaque fois.

- Je regrette, mais tu n'as quasiment pas de chakra. Tu…

- Mais je me débrouille bien à l'épée ! Je ferai beaucoup d'efforts ! l'assura Kumiko, qui ne voulait pas abandonner.

Lassé, Hashirama balaya l'option d'un revers de main.

- Ne change pas de sujet. Tu n'es pas humaine, alors qu'est-ce que tu es ?

La question prit de court Kumiko. Devait-elle lui dire la vérité ? Elle réfléchit quelques instants, puis se décida pour une réponse mitigée.

- Je regrette, je ne peux pas vous le dire. Et puis vous ne me croiriez pas.

Hashirama se redressa sur son fauteuil.

- Essaie toujours.

- Non.

Avant que le Hokage ne réponde, elle dit d'une voix forte :

- Tout ce que je peux vous dire, c'est que je ne vous veux aucun mal, et que je n'ai définitivement rien à voir avec les Uchiha. Et puis est-ce que le fait que je ne sois pas humaine justifie votre changement d'attitude à mon égard ?

La tirade eut pour effet de calmer Hashirama.

- Très bien… Mais il y a encore quelque chose que je voudrais savoir.

Kumiko haussa les épaules, et il continua :

- Le sceau que tu portes sur le dos, il m'intrigue beaucoup. D'après sa description dans le rapport médical, il ne ressemble à rien de ce que je connais. Je veux l'examiner -et j'y compte bien- car je commence à en avoir assez de tous les blancs te concernant Kumiko, si du moins tel est bien ton nom.

Kumiko regarda le Shodaime droit dans les yeux et vit dans ces derniers une grande résolution. Devant cette détermination, Kumiko se sentit flancher malgré son ancien statut de Capitaine du Gotei 13.

« Je lui dois au moins ça et de toutes façons, je suis piégée. En examinant le sceau, il va tout découvrir... »

- D'accord, mais personne d'autre que toi ne devra être au courant. Que ce soit les conseillers ou même ton frère, Tobirama-san.

- Tu as ma parole en tant que Shodaime Hokage de Konoha. Ce sera un secret de Rang S.

Hashirama sortit du bureau et indiqua à sa secrétaire qu'il ne voulait être dérangé sous aucun prétexte, cette dernière en profita pour donner le rapport médical de sa fille. Quand il revint dans son bureau, il découvrit une Kumiko assise au sol, son dos découvert dévoilant le sceau. Instantanément la forme du sceau l'intrigua, il n'y avait pas de cercle, de caractères ou de kanji.

Il semblait y avoir deux marques. L'une étant presque invisible, on devait se concentrer pour voir tous ses traits, tandis que l'autre tranchait froidement avec la peau pâle. Le sceau était de forme symétrique, la partie presque invisible débutant par un motif en forme de cercle sur ses reins. Deux lignes partaient ensuite à égale distance entre son cou et ses épaules, se croisant au mi-dos pour former un autre cercle incomplet relié au premier. La deuxième marque était constituée de nombreux traits courbés, une longue trace sur la colonne vertébrale partait des omoplates jusqu'à la chute des reins. Le haut se séparait en deux en formant un angle de quarante-cinq degrés puis se rejoignait pour donner naissance à un triangle, puis à un petit cercle en se recroisant pour finir en fine pointe dans le mi-dos.

A première vue, tout cet assemblage de motifs en tout genre ressemblait plus à un tatouage à vocation esthétique, mais Hashirama n'étant pas un néophyte, il savait qu'il n'en était rien.

La puissance qui se dégageait du sceau était telle que ça en devenait presque inquiétant. Et dire qu'il ne l'avait jamais sentie jusqu'alors... Il avait encore beaucoup à apprendre, bien qu'il soit Hokage.

Hashirama chassa ces pensées inutiles et reporta son regard sur la peau claire de la kunoichi. Mais qui était-elle au juste ? Ce sceau était absolument unique en son genre, et il ne savait pas par où commencer.

Pendant ce temps, au village Uchiha, Madara enrageait. Le conseil et ses conseillers avaient encore rejeté l'idée d'attaquer Konoha. Ces abrutis ne se rendaient pas compte de la situation, le village de Konoha gagnait en puissance et notoriété tandis que celui des Uchiha voyait sa puissance diminuée. Madara ne pouvait admettre que le sacrifice de son frère pour qu'il garde la vue soit bafoué par les actes irréfléchis de conseillers couards et séniles. Mais ces idiots lui avaient, sans le vouloir, réussi à lui donner l'avantage grâce à leur idée d'ambassade à Konoha. Le plan de la destruction du village de son vieil ennemi commençait déjà à naître dans son esprit.

« Il faut que je rassemble mes derniers ninjas loyaux » se dit l'Uchiha en se dépêchant d'aller dans son bureau.

De celui-ci, il convoqua les quelques derniers ninjas qui suivait encore son idéal. Les six Uchiha arrivèrent dans l'instant, Madara s'assura que personne ne puisse les entendre et commença à exposer la mission qu'il allait leur confier:

- Dans quelques jours, des envoyés du Daimyo arriveront pour inaugurer l'ambassade…

A ces mots les sept Uchiha eurent une grimace de dégoût.

- … dans notre magnifique village puis se rendront ensuite à Konoha, poursuivit Madara. Voici donc votre mission.

- C'est une catastrophe, Hokage-sama, le Daimyo va nous exterminer, paniqua un des conseillers.

- J'ai envoyé un message au Daimyo, lui expliquant que nous n'avions rien à voir avec cette attaque et je lui ai suggéré de nous permettre d'enquêter sur cet incident.

- Et quelle à été sa réponse ? demanda Tobirama.

- Il a refusé que nous enquêtions.

A ces mots, des cris de protestations s'élevèrent, aussi s'empressa-t-il d'ajouter :

- Cependant le Daimyo a reçu une proposition de la part d'Uchiha Madara et disons que cette solution est plus radicale, répondit calment Hashirama.

- Quelle est-elle, Hokage-sama ?

- Un combat entre les deux dirigeants des villages. Le vainqueur décidera du sort du village du perdant.

En effet, c'était la panique à Konoha, car la délégation du Daimyo envoyée pour inaugurer les ambassades dans chaque village avait été attaquée par ce qui semblait être des ninjas de Konoha l'armée ayant en effet retrouvé des preuves inculpant le village en question.

- Je n'ai pas le choix. Pour le bien du village, je dois accepter ce combat, déclara Hashirama.

- C'est toi le plus fort du clan, aucune personne ne t'arrive a la cheville, tu ne peux pas mourir répondit le concerné.

- Tobirama, il faut être réaliste, le résultat d'un combat n'est jamais prévu à l'avance. Souviens-toi bien de ça et j'aurais devant moi Madara Uchiha, le plus fort de son clan.

- Et si tu ne t'en sors pas vivant malgré une victoire, qui prendra le rôle d'Hokage ? s'exclama le frère de l'Hokage.

- Tobirama, je te désigne comme successeur au poste d'Hokage si jamais je mourrais.

Madara Uchiha, le seul membre du clan Uchiha capable de rivaliser avec Hashirama Senju, fur finalement obligé de suivre ces couards de politiciens dans des décisions qui ne faisaient qu'affaiblir son clan, sa chair et son sang. Mais heureusement, il savait que pour le bien de son village, Hashirama ne refusera pas le combat, il décida donc de mettre son plan en marche...


Voilà pour le 3 ème chapitre, n'oubliez pas les commentaires/review merci !