Voici la suite tant attendue ... Merci à tous/toutes pour vos reviews :)


Chapitre 4

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Madge organise la première fête de l'année. Techniquement, l'année scolaire n'a pas encore commencé - mais tous les sportifs sont déjà de retour à l'école pour les épreuves pratiques et les matchs de début de saison- et nous serons en bonne voie de commencer notre dernière année après ce dernier weekend d'Août.

M. et Mme Mellark ne sont pas chez eux, ils ont raccompagné Ryan à l'université qui se trouve à 6 heures d'ici, donnant à Madge l'excuse parfaite pour recevoir des gens.

Et à 22 heures, le jardin des Mellark est rempli de terminales, et même de quelques première années, tous en train de s'alcooliser ensemble. Ryan est allé acheter quelques bouteilles de vodka pour sa sœur avant de s'en aller. J'ai passé les deux premières heures à faire s'emblant d'enchainer les verres, mais en réalité, je ne bois que du jus de canneberge.

Mon plan fonctionne parfaitement bien, parce que quand je décide qu'il est temps de m'éclipser, tout ce que j'ai à faire est de tenir mon estomac et hocher la tête paresseusement pour que Madge m'ouvre les portes coulissantes en verre qui me permettent de rentrer dans la maison. Je n'ai même pas besoin de lui dire quoi que ce soit; Elle secoue la tête, m'indiquant de la tête l'étage pour me faire comprendre qu'il faut que j'aille me reposer. Je ris presque quand j'entends Clove Mason, une jeune fille aux cheveux bruns, bougonner et dire que je ne tiens pas l'alcool tandis que Madge acquiesce pensant que je vais m'effondrer dans son lit. Elle n'a aucune idée de l'endroit où je me dirige. Et c'est tant mieux parce que si elle le savait, nous serions tous les deux mort.

Depuis nous nous sommes embrassés à la cabane il y a quelques semaines, je ne peux pas arrêter de penser à lui. C'est gênant, de savoir combien j'aime embrasser Peeta Mellark. Et non pas parce qu'il est plus jeune que moi, ou parce que Madge pense qu'il n'est assez cool, ou parce qu'il ne semble pas avoir beaucoup de vie sociale par rapport à moi.

C'est gênant parce que je suis Katniss, la jeune fille qui n'a jamais eu un petit ami. Je n'ai jamais eu besoin, ou envie de ça auparavant. Les garçons n'ont jamais été vraiment un problème pour moi – j'ai toujours eu mieux à faire. Mais maintenant, j'ai l'impression d'être aussi folle des garçons que peut l'être Madge. Sauf que je ne suis folle que de l'un d'entre eux. Enfin folle, ce n'est pas le bon mot, je suis plutôt accro. Parce que je ne vois plus Peeta comme avant, calme et maigrichon. Il est rapidement devenu un garçon intelligent et adorable avec des muscles bien définis sous les T-shirts et polos qu'il porte. Et aux lèvres qui embrassent avec assurance et aux mains qui se déplacent partout sur mon corps avec l'assurance de quelqu'un qui sait ce qu'il fait. Qui sait me faire rire avec les sms qu'il m'envoie. Qui trouve toujours le moyen de se faufiler avec moi, loin de sa sœur, quand je suis chez lui, de me retrouver dans des endroits comme la salle de bain du sous-sol ou dans le garage pour pouvoir m'embrasser jusqu'à ce que j'en ai le vertige.

Mon escapade jusqu'à sa chambre me met un peu mal à l'aise parce que ce sera la première fois que nous sommes en mesure de passer plus de quelques minutes en tête à tête, et sans la crainte d'être surpris. Je frappe légèrement à sa porte et la pousser sans attendre une réponse. J'observe Peeta assis dans son lit, en train de dessiner.

_Hey, je chuchote, pour attirer son attention vers la porte.

_Hey, dit-il, en me souriant. C'est comment en bas ?

_Ennuyeux, dis-je en fermant la porte derrière moi. Mais tout le monde semble bien s'amuser, je ne vais manquer à personne ! Je fais un pas vers le lit de Peeta, mais je m'arrête quand il me fait signe de verrouiller la porte derrière moi. Je tourne rapidement le verrou vers la droite et tire sur la poignée juste pour vérifier que la porte est bien fermée.

Peeta ferme son carnet de croquis, sur lequel il travaille, et tire les couvertures de son lit pour me laisser venir contre lui. Il porte seulement un t-shirt simple et son caleçon, et je ne suis pas beaucoup plus habillée – un simple short en jean et un débardeur- lorsque que je rampe à côté de lui.

_Hey, me dit-il avec un sourire, glissant une main dans la mienne, et utilisant sa main libre pour déplacer son livre de l'autre côté du lit. Ou du moins, il commence à le déplacer jusqu'à ce que je ne l'arrête.

_Je peux... Je veux dire, ça ne te dérange pas que je regarde ?

Peeta me regarde, et je l'entends soupirer alors que son visage se colore légèrement.

_Désolée. C'est pas grâce si tu ne veux pas !, dis-je, réalisant que je l'embarrasse et sentant mon visage devenir rouge aussi.

_Non, dit-il, en me serrant la main. Je serais content de te montrer. C'est juste. J'espère que tu ne vas pas… t'énerver.

Je suis surprise parce que Peeta me dit jusqu'à ce qu'il rouvre son carnet de croquis et que ma mâchoire ne tombe. Je n'avais aucune idée qu'il était aussi talentueux. Il y a sous mes yeux des pages et des pages de ce qui ressemble au début d'une bande dessinée, et ses dessins sont tellement propres et beaux et si professionnels qu'ils pourraient déjà avoir été publiés. Et puis, je ne sais pas comment ni pourquoi, mais son personnage principal est une jeune fille préado qui ressemble remarquablement à ma petite sœur. Jusque dans ses cheveux longs, blonds et ses yeux bleus. Même son nom -Rose- semble être un clin d'œil à elle.

_Je pensais, soupire Peeta, l'air penaud et nerveux, après que j'ai passé une bonne minute à feuilleter les pages. Je pensais que ce serait une bonne façon de se souvenir d'elle.

_Peeta, c'est magnifique, je murmure, ne sachant pas quoi faire de tout cela. J'apprécie vraiment le geste. Même si il me fait un peu peur. Mais vraiment, je suis en admiration devant lui.

_Tu n'es pas fâchée ?, demande-t-il, le soulagement inondant ses yeux.

_Pas du tout, lui dis-je, sincèrement. J'ai juste... je ne peux pas croire que tu te souviennes d'elle aussi bien. Elle lui ressemble.

Je lui dis ça, tout en regardant les dessins de la jeune fille de bande dessinée qui ressemble tellement à ma petite soeur, que j'ai perdu il y a cinq ans dans l'accident de voiture qui a également tué mon père.

Son sourire se tord, il affiche alors un demi sourire, triste.

_Katniss, je me souviens de tout te concernant.

Ma poitrine se resserre quand ses yeux bleus me regardent. Je ferme son carnet de croquis sans un mot, le plaçant soigneusement sur sa table de nuit. Il me regarde, alors que je me retourne vers lui, glissant mes mains lentement sur son abdomen jusqu'à ce qu'elles se posent sur son torse. Et je m'approche de lui, pour l'embrasser, doucement d'abord, puis plus avidement quand il répond à mon baiser. Je l'enjambe, place mes jambes de part et d'autre de ses hanches, mes mains prennent en coupe son visage, pour l'embrasser avec l'intensité qui correspond à ce que je ressens à ce moment. Sa langue glisse sur mes lèvres, chaudes et humides et s'enchevêtre avec la mienne, alors que ses mains descendent doucement le long de mon corps, à la recherche de l'ourlet de mon débardeur.

Je sens la friction de son érection naissante entre son boxeur et le tissu de mon short, et je peux sentir une humidité, chaude, grandir à l'intérieur de moi. Je bascule mes hanches contre lui doucement, ce qui provoque un grognement rauque dans la gorge de Peeta.

La réaction de Peeta m'incite à recommencer instantanément. Jusqu'à présent, tout ce que nous avions osé faire était de nous embrasser, mais sa bouche contre la mienne, ses mains essayant de retirer mon débardeur avec impatience, brisant notre baiser uniquement lorsque celui-ci passe par-dessus ma tête, et le sien suivant aussitôt lorsque je glisse hors de mon short… je pense que nous pourrions aller un peu plus loin qu'un baiser ce soir.

Je baisse les yeux sur lui, déglutissant difficilement quand ses yeux me surprennent à le faire, et je laisse mon regard détailler son corps, qui est mince mais robuste. Peeta me regarde avec reconnaissance, ses mains frôle le haut de mon dos, et ses doigts agrippent le fermoir de mon soutien-gorge, soutenant mon regard jusqu'à ce que je sente les crochets se défaire. Je le laisse tomber de mes bras, le jetant sur le sol avec le reste de nos vêtements, et les mains de Peeta hésitent un instant avant de passer de mon dos à mes seins. Il les prend tous les deux dans ses mains, et je soupire, mes yeux se fermant sous son touché. Comme je suis à califourchon au-dessus de lui, je peux encore le sentir sous moi, son sexe raide dans une érection complète, tendu dans son sous-vêtement.

Je presse mes hanches contre lui à nouveau, mon corps réagit d'une façon que me cerveau ne contrôle pas. Peeta me déplace à côté de lui, mêlant ses membres aux miens, m'embrassant et me touchant jusqu'à provoquer des gémissements de ma part également.

_Un de ces jours, nous devrions sortir. Un vrai rencard, murmure-t-il alors que sa bouche plane vers mon oreille, ses doigts dansant le long de ma hanche.

_Peeta..., je soupire, caressant ses cheveux à l'arrière de son cou quand il recule pour me regarder. C'est impossible.

_Tu sais, me dit-il, en me regardant sérieusement maintenant. Tu es la seule qui penses qu'on ne peut pas.

Je comprends ce qu'il veut dire. Nous ne pourrons pas nous cacher comme ça, partout, pour toujours. J'aimerais faire des choses normales, comme aller au cinéma, ou se retrouver aux intercours, mais ça ne fait que quelques semaines, et je n'ai aucune idée de comment annoncer à Madge que je suis tombée amoureuse de son petit frère. Et n'en déplaise à sa mère, parce que cette femme me déteste déjà assez.

Je soupire.

_Je vais y réfléchir, dis-je alors pour l'apaiser. Peeta semble satisfait par ma réponse car il me permet de l'embrasser. Mais qui te dit que ce n'est pas un vrai rencard ?, je fredonne contre ses lèvres, sentant le début d'un sourire entre nous. Pour ma part, c'est un très bon rencard.

J'illustre mes propos en laissant ma main vagabonder sous l'élastique de son boxeur, et tout son corps se met à trembler suite à ce contact inattendu.

_D'accord, tu as gagné , et je le regarde fermer les yeux lorsque j'étends ma main sur lui. C'est encore mieux qu'un rencard.

Mon rythme cardiaque s'affole et je deviens nerveuse, parce que c'est quelque chose que je n'ai jamais fait avant, mais je veux lui faire du bien, et mon désir surpasse ma nervosité. Il est chaud au toucher, et il est lisse et dure contre ma paume, lorsque je commence timidement à frotter son érection. Il laisse échapper un doux gémissement, et ses hanches tressautent involontairement sous ma main lorsque je commence à le caresser. La seule connaissance que j'ai de ce genre de choses provient de mes conversations avec Madge et quelques autres filles, et d'autres choses que j'ai pu lire en feuilletant Cosmopolitan, mais maintenant, cela me parait assez évident.

Je déplace ma main dans un mouvement ample et répétitif, de haut en bas sur toute sa longueur, utilisant, sur ses conseils, le liquide pré-éjaculatoire pour la lubrification. Je peux le sentir se raidir encore plus sous mon contact.

_Je fais ça bien ?, je lui chuchote, voulant être sûr.

Les yeux de Peeta s'ouvrent et ses paupières semblent lourdes. Il semble tellement reconnaissant que ma question me parait ridicule.

_Très bien..., soupire-t-il avec un faible sourire avant de refermer les yeux et de laisser retomber sa tête dans les oreillers.

Après une minute, Peeta se déplace à côté de moi, appuyant ses lèvres au creux de mon cou, parsemant ma peau de baisers entrecoupés par de chauds et lourds soupirs.

_Katniss, il murmure. Juste un peu plus vite. J'y suis presque.

Même si mon avant-bras me brûle, j'accélère le rythme, émoustillée par la façon dont je peux sentir qu'il commence à pulser sous mes doigts. Peeta émet une série de bruits incohérents, et je continue mes va-et-vient jusqu'à ce que sa main couvre soudainement la mienne, m'aidant à le caresser plus vigoureusement. Je suis surprise par la façon dont ma main se remplit d'un liquide collant et chaud qui jaillit de Peeta par saccade, et mes yeux s'écarquillent, regardant son visage se crisper, sa respiration se saccader. Après quelques secondes, il se détend instantanément. Il ouvre les yeux avec un soupir reconnaissant, heureux, puis il appuie ses lèvres sur mon front en riant nerveusement quand il observe le désordre que nous avons semé.

_Laisse-moi te donner quelque chose pour ça, dit-il en rougissant quand il se penche sur le sol pour ramasser le t-shirt que je lui ai enlevé il y a seulement quelques minutes et me le tendre pour que je m'y essuie les mains.

Après mettre essuyer les mains et qu'il se soit nettoyé lui aussi, nous nous couchons l'un contre l'autre, ma tête reposant sur son torse. Je peux entendre son rythme cardiaque, doux, quand il me caresse les cheveux doucement, me murmurant à l'oreille qu'il veut me rendre la pareille. Ses mains commencent tout juste à trouver leur chemin vers mon bas ventre quand nous sommes interrompus par une voix forte venant de l'autre côté de sa porte.

_Peeta ! hurle Madge la voix légèrement alcoolisée.

Nous nous figeons et n'osons plus bouger quand la poignée de la porte commence à bouger. Mais Dieu merci la porte est fermée à clé et Madge ne peut pas entrer. Elle le réalise rapidement et commence à frapper à la porte.

_Peeta ! Laisse-moi rentrer !

_Oh merde, je suis des yeux Peeta qui se jette sur moi, mettant son doigt sur mes lèvres pour me faire taire. Il me fait signe de me glisser dans les draps.

_Fais comme si tu étais endormie, me dit-il, et je le fais en gardant un œil ouvert quand il enfile un bas de pyjama et qu'il passe une main d'avant en arrière dans ses cheveux en allant vers la porte. Il prend une profonde inspiration avant de l'ouvrir.

_Tu peux faire moins de bruit ?!

Je l'entends réprimander Marge alors que je garde les yeux fermés, comme si j'étais morte. La réaction de Madge de me voir endormi dans le lit de Peeta est tout sauf calme.

_Oh mon Dieu ! Qu'est-ce que... ?

_Elle est venue dormir dans mon lit par erreur, la coupe-t-il en lui demandant de baisser d'un octave.

Madge se calme et je l'imagine porter sa main devant sa bouche parce qu'il me semble qu'elle essaye de ne pas rire.

_Quelle idiote..., siffle-t-elle, et je suis sure qu'elle parle de moi. Puis je focalise mon attention sur Peeta parce que j'entends un son qui ressemble à une main frappant sa poitrine. Et tu la matais en train de dormir ?

_Non ! Peeta lui dit, calmement. Je l'ai juste trouvé ici. Mais j'avais besoin de changer mes vêtements. Je vais dormir sur le canapé.

Madge semble accepter cette explication pour la scène qui se déroule devant ses yeux, et je dis une prière silencieuse aux dieux de la vodka de l'avoir rendu si crédule ce soir.

_Peu importe, marmonne-elle. Mais, enfile une chemise, espèce de pervers.

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