Titre : une semaine de toi

Source : Gundam Wing AC

Auteur(e) : Lysanea

Genre : yaoi, romance, UA.

Disclamer : aucun des personnages ne m'appartient

Pairing : 3x4.

Personnages : Trowa Barton, Quatre Raberba Winner

Résumé : une nouvelle journée pour nos deux pseudos (?) tourtereaux...

Notes de l'auteure : kikoo ! Me revoilou pour le quatrième chapitre (ça va vite, dis donc !) et je vous préviens de suite, ça commence très fort, donc je sors mes pancartes LEMON voir même RATING M. Pour que ça soit plus clair, ceux qui n'aiment pas les relations explicitement décrites entre deux hommes, ce chapitre est pas pour vous ! DEMI-TOUR ! Et parce qu'il y en a que ca ne dérange pas, ce chapitre est une spéciale dédicace à ceux qui ont été déçus parce que je n'ai pas raconté l'épisode dans le jacuzzi… Je suis pas super douée pour les lemon, désolée, faudra combler et rabibocher avec votre imagination lol !Je vous souhaite une bonne lecture ! Kiss. Lysanea.


-

Chapitre Quatre : chaude après-midi à la Villa.

-

-

- Oh ! M-o-n- D-i-e-u… !

Quatre sent Trowa sourire contre son pied, cible de toutes ses attentions depuis plusieurs délicieuses minutes de pur plaisir…

Comme beaucoup, il n'a jamais pensé que cette zone pouvait être si érogène chez lui, alors Trowa s'est appliqué à lui démonter à quel point ça pouvait être le cas.

C'est bien la première fois qu'il jouit ainsi, sans que son sexe n'ait été ne serait-ce qu'effleuré une seule seconde.

Il reprend doucement son souffle, mais Trowa ne lui laisse pas de répit : déjà, il remonte le long de ses jambes, alternant les "simples" pressions de ses lèvres avec de petits coups de langue provoquant et éléctrisant.

A peine remis, Quatre est déjà embarqué pour un nouveau tour, et perd de nouveau son souffle tout juste retrouvé et bien sommairement.

Trowa s'attarde sur le creux de ses genoux, ravi d'entendre les gémissements de Quatre, mais ce n'est pas encore assez pour lui ; il continue sa progression sur l'intérieur de ses cuisses avec la ferme intention d'obtenir plus.

Il aime tellement sa voix, il aime tellement le faire crier et gémir, parfois ça lui ferait presque carrément peur…

Ses caresses atteignent rapidement leur but, et il savoure avec un plaisir extrême la douce mélodie du premier cri que Quatre finit par laisser échapper… et les suivants qu'il ne retient plus.

Surtout que Trowa s'est mis à le nettoyer complètement du fruit de la puissante jouissance qui l'a emporté un peu plus tôt.

Pas un centimètre de peau ne lui échappe et Quatre ne peut que se tortiller, le corps vibrant et incontrôlable, complètement soumis au plaisir procuré par la langue avide et gourmande de Trowa.

Il le sent bientôt écarter un peu plus ses cuisses avec douceur, pour faciliter l'accès à son intimité, qu'il rejoint en traçant un sillon humide.

Sa langue passe dessus à plusieurs reprises, provoquant l'anneau de muscle qui frissonne en réponse, avant de s'inviter plus franchement à l'intérieur.

Quatre accueille cette intrusion d'un nouveau cri plus perçant encore, puis se retourne à quatre pattes pour pouvoir profiter pleinement de ses sensations et ressentir plus profondément la caresse de cette langue lanscinante qui palpite en lui.

Trowa s'aide ensuite de ses doigts, toujours avec la même douceur, et retire sa langue, embrassant la peau lisse à portée de ses lèvres.

Bien que deux de ses doigts soient entrés et bien à l'aise à l'intérieur du corps de Quatre, et que son propre désir devient impatient, il prend le temps d'en ajouter un troisième et de continuer à détendre lentement ses muscles internes, le préparant à recevoir un élément étranger beaucoup plus imposant.

Lorsqu'il le sent complètement détendu, il s'écarte et le redresse avant de le tourner vers lui pour l'embrasser.

Quatre savoure le goût légèrement âcre de leur baiser en pressant Trowa contre lui, approfondissant leur exploration mutuelle. Sans interrompre leur baiser, il pose ses cuisses sur celles de Trowa, nouant ses bras autour de son cou et s'empale doucement sur lui. Ses dents se referment sur la lèvre inférieure de Trowa mais pas au point de le déchirer, alors qu'il se sent enfin entièrement pris.

Ils aiment tous les deux cette position qui leur permet de se regarder et surtout de s'embrasser, en plus d'être étroitement enlacés.

Ils travaillent et fournissent tous les deux des efforts et bien que ce soit lui le pénétré, Quatre ne se sent pas soumis comme dans d'autres positions.

Ca ne le dérange pas de l'être, il préfère, même, mais il apprécie moins d'être totalement passif.

C'est aussi dans cette position qu'il sent le mieux Trowa en lui, le plus profondément, ce qui n'est pas négligeable…

Sentant la jouissance proche, ils se serrent encore plus l'un contre l'autre avant de se libérer ensemble, le corps parcouru de violents tremblements.

Ils s'écroulent ensuite, Trowa sur Quatre, le souffle coupé, mais heureux.

Trowa se redresse presque immédiatement pour embrasser Quatre, puis repose à nouveau sa tête dans le creu de son cou.

Haletant toujours, Quatre tâtonne sur le côté, se rappelant qu'une bouteille d'eau les rafraîchissait, un peu plus tôt, quand ils avaient soif, et la trouve enfin.

Sans vraiment se rendre compte de son geste, il l'ouvre d'une main et bascule la bouteille au-dessus de leurs têtes.

Brusquement arrosé, Trowa sursaute et se redresse, le regardant sans comprendre, l'eau ruisselant sur son visage et le sien.

Et soudain, ils éclatent de rire…

Un véritable fou rire dans lequel on entend les vaines tentatives de Quatre de s'excuser.

Trowa se remet le premier et se lève, l'entraînant avec lui, et avant qu'il ait vraiment pu se rendre compte de quoi que ce soit, Trowa passe un bras sous ses genoux et l'autre sur ses épaules, l'emportant avec lui à travers la maison.

Quatre arrive enfin à calmer son rire.

- Trowa, qu'est-ce que tu fais ?

Trowa ne répond rien, dévale les escaliers, traverse le salon en direction de la piscine.

Quatre n'a pas le temps de protester, Trowa le serre un peu plus contre lui et saute à pieds joints dedans.

Ils émergent de suite et l'hilarité de Quatre reprend de plus belle.

Comme des gamins, ils se mettent à jouer, sautant l'un sur l'autre, s'attrapant les jambes, se faisant trébucher dans l'eau…

Comme des adolescents, ils se mettent à batifoler, s'embrassant sous l'eau, se mettant des mains au panier…

Comme des adultes, ils font l'amour en s'appuyant sur le rebord ou sur les marches et en s'aidant du moindre support, avant de s'affaler sur les serviettes, leurs corps à présent offerts au soleil avant que l'autre n'en reprenne possession…

Allongés côte à côte, l'un sur le dos et l'autre sur le ventre, ils ne disent rien un moment, profitant juste de la présence de l'autre, partageant parfois un tendre baiser.

- A quoi tu penses ? demande soudain Trowa, ouvrant les yeux parce qu'il a senti le regard de Quatre posé avec insistance sur lui.

- Je me rappelais la dernière fois où on avait été à la piscine, avec Heero, Duo et Wufei, un peu avant le bac. C'était un super après-midi et on avait bien rigolé pour décompresser des longues semaines de révisions. Tu t'en souviens ?

- Assez bien.

- Wufei et Duo étaient intenables, Heero mangeait sa serviette parce qu'il les trouvait bien trop proches…

- Il était persuadé que Wufei en profitait…

- Il n'avait pas tort, Trowa. Lorsqu'ils se sont séparés, il a été le premier à vouloir consoler Duo.

- Mais c'est aussi grâce à son aide que Duo a compris beaucoup de choses, et qu'Heero et lui se sont donnés une nouvelle chance.

- C'est vrai. Ces deux-là m'étonneront toujours. Il n'y a vraiment qu'une chose qui peut menacer leur amour, c'est leur amour, justement. A cette époque, il les a tellement effrayé qu'ils ont voulu prendre leur distance avant de perdre le contrôle.

- C'est bizarre de se dire qu'ils s'aimaient si fort que c'en était devenu douloureux. Je comprends mieux, aujourd'hui, mais à l'époque ça me paraissait dingue.

- A moi aussi.

- Mais dis-moi, mon ange, qu'est-ce qui t'a fait penser à ça ?

Quatre sourit et fait courir sa main sur une ligne blanche, juste sous la clavicule de Trowa.

- Lorsqu'une femme est en colère contre son amant, elle raye sa voiture. Lorsqu'un homme en veut à son amant, il lui fait savoir par d'autres moyens. Je détestais déjà Seven, parce qu'il se comportait comme si tu lui appartenais, alors que vous aviez rompu depuis un moment. Ce jour-là, j'ai ressenti pour la première fois une envie de blesser quelqu'un. Si Duo ne m'avait pas retenu, je me serai jeté sur lui.

- Heureusement que tu n'es pas intervenu. Je n'aurai pas supporté qu'il te blesse et là, ça aurait pu dégénérer. J'ai pu le calmer rapidement et au final, il ne m'est resté que cette cicatrice. Un insignifiant coup de canif.

- Normalement, c'est toi qui marque ceux que tu touches.

- Tu m'en veux encore ? s'étonne-t-il en refermant sa main sur la sienne. Je pensais avoir réussi à me faire pardonner.

- La semaine n'est pas terminée, chéri.

- Heureusement.

Leurs doigts s'entrelacent et Quatre repose sa tête sur la serviette, le visage à hauteur de son épaule, sur laquelle il dépose un baiser.

- Est-ce que tu crois en quelque chose, Trowa ?

- Tu veux dire, Dieu ?

- Ce n'est qu'une des choses en lesquelles l'Homme peut croire.

- Je pense qu'il y a quelque chose, mais ne me demande pas de le nommer. L'Homme est bien trop stupide pour arriver à faire tourner le monde tout seul, et trop occupé à le détruire pour en être aussi le créateur.

- Pourtant l'Homme détruit souvent ce qu'il a construit avec tant de mal.

- Mais il détruit avec plus de force encore la Nature, tu n'as pas remarqué ?

- Si.

- Et toi, Quatre ?

- Moi ?

Trowa se tourne sur le côté et relève ses lunettes sur son front.

- Je t'ai connu croyant, adolescent, qu'en est-il aujourd'hui ? Il me semble que ta vie ne correspond pas vraiment à celle ordonnée d'un bon musulman.

Quatre hausse les épaules, retenant un petit rire.

- Effectivement, on ne peut pas être musulman et homosexuel.

- Pourtant tu restes l'héritier de ton père.

- Oui. Il a fermé les yeux, et comptes sur mon mariage et ma nouvelle situation pour racheter mes pêchés et laver l'honneur de la famille.

- Tu étais très attaché à tes valeurs familiales, avant.

- Tu te souviens de notre premier baiser, Trowa ?

Trowa ne voit pas le rapport mais hoche la tête, ne pouvant retenir un sourire face aux images qui envahissent soudain son esprit.

- C'était deux jours avant la fête du lycée, devant le portail de cette villa, d'ailleurs.

- Exactement. On devait tous retourner à Sank le lendemain, mais je vous ai dit que je vous rejoindrai directement le jour de la fête. Je suis resté ici toute la journée à réfléchir.

- Tu ne m'en avais rien dit, quand on s'est revu à la fête.

- Je croyais qu'on aurait le temps d'en parler, plus tard.

- A quoi as-tu réfléchi ? veut-il savoir en promenant sa main le long de son dos, en une tendre caresse.

- A ce que j'allais faire. On s'était embrassé, Trowa, et ça faisait un moment qu'on se tournait autour. Tu m'avais demandé si j'étais certain de vouloir qu'on aille ensemble et en couple à la fête du lycée, et mon oui était catégorique. Je rêvais de ce qui pouvait se passer après, je rêvais de pouvoir enfin faire l'amour avec toi.

- J'ai vraiment pas assuré, la honte…

- Disons que t'as assuré jusqu'au réveil. Mais je ne me suis pas isolé pour savoir si je devais revenir sur ma décision, tu sais. J'étais juste face à un dilemme : mon homosexualité incompatible avec ma religion.

- On en avait un peu discuté et je sais que ça te travaillait.

- Oui. J'avais d'un côté la religion, qui est un conditionnement, qui sont des règles et des principes inculqués depuis la naissance. On m'a toujours fait croire que je n'avais pas le choix, ou plutôt qu'il n'y avait pas d'autre choix, étant né dans une famille de cette confession. Je te passe bien entendu cette certitude qu'ont beaucoup de musulmans que l'islam est la meilleure voie à suivre, la dernière religion révélée donc la plus parfaite et accomplie… Je n'ai pas la prétention de pouvoir répondre à ça.

- Beaucoup devraient suivre ton exemple…

- Je suis de ton avis. Mais c'est difficile de se libérer d'un tel conditionnement, tu sais, d'une telle éducation. J'ai réussi parce que j'ai compris que mon homosexualité relevait de ma nature profonde, que c'était inné et non acquis, comme la religion. Je ne pouvais rien y changer, c'était un fait, j'aimais les hommes. Enfin, je t'aimais toi, qui en était un.

- Oui, parce que je me souviens bien que tu as eu une ou deux aventures avec des filles, au lycée. Quoi que vu la Catalonia, on aurait pu se douter déjà de te préférence pour les hommes.

Quatre laisse échapper un rire.

- Ca va, y avait pire, quand même.

- Si tu prends en compte juste les sourcils… non.

- Trowa ! La pauvre…

- Quoi, tu crois qu'elle a les oreilles qui sifflent, ou les sourcils qui rebiffent, de là où elle est ?

- J'en sais rien ! En tout cas, elle était gentille. Mais… je ne l'aimais pas, c'était juste pour me rassurer et rassurer mon père. Quoi qu'il en soit, j'ai décidé de renoncer à jouer les hypocrites en niant ce que j'étais, et j'ai résolu de renoncer à ma religion. Mais j'ai continué de croire en Dieu, quel que soit le nom qu'on lui donne, et au destin.

- Ton père a dû voir rouge. Et tu n'as jamais caché tes aventures.

- Je n'ai pas cherché à faire systématiquement la une de la presse people non plus, Trowa. Mais j'ai de la chance que les associés et les clients de l'Empire Winner ne soient pas tous musulmans, reconnaît-il avec un grand sourire, et que beaucoup de musulmans soient tolérants et ouverts.

- Je veux bien te croire.

- Je me suis rendu à la fête du lycée rassuré et enfin en paix. J'avais pris la bonne décision, j'avais parlé à mon père de mes préférences qu'il s'est juré de me faire changer avec le temps ou d'autres moyens. Mais je n'avais pas peur, je t'aimais, j'allais m'off à toi, et rien n'aurai pu me gâcher ça.

La main de Trowa qui continuait ses caresses sur son corps se fige.

Il la retire et se laisse aller en arrière, s'allongeant à nouveau sur le dos.

Quatre se redresse et se rapproche pour se blottir contre lui, chervhant à le rassurer ou à l'apaiser.

- Je ne me suis jamais demandé si j'avais fait le bon choix, Trowa, je ne me suis jamais posé la question de savoir si ce qui s'était passé était un signe. Je n'ai regretté que le réveil, je te l'ai déjà dit.

- Si tu pouvais revenir en arrière… ?

- Je ferai en sorte d'être mieux préparé, mais je ne changerai rien, Trowa, sauf si toi, tu es d'accord et tu me demandais de faire en sorte que tu ne boives pas autant… Le destin est un entrelacs de fils, si tu en bouges un, qui sait ce qui peut être modifié à plus ou moins long terme ?

- J'aimerai avoir ta force de caractère, tu sais. Il y a tant de choses que j'aimerai changer dans mon passé, que je suis sûr que je ne saurai pas par où commencer, et je perdrai tout le temps qu'on m'aura donné pour finalement n'avoir rien pu faire.

Quatre lève la tête vers lui et sourit.

- Je t'ai rarement entendu faire une phrase aussi longue, Trowa !

Trowa lui rend son sourire mais ne répond pas, préférant l'attirer à lui pour l'embrasser.

- Que dirais-tu de faire une petite sieste, mon ange ? lui propose-t-il après un langoureux baiser.

- J'en dit que c'est une excellente idée, mon chéri.

Il s'allonge sur le côté, dos à Trowa qui vient se coller à lui, son corps épousant parfaitement la forme du sien.

Quatre glisse sa main dans celle que Trowa a posé sur son ventre, calant sa tête sur son bras pour lui éviter une crampe au réveil.

Trowa embrasse sa nuque doucement.

- Dors, mon ange, souffle-t-il à son oreille, alors que déjà Quatre se sent sombrer dans le sommeil.

Ils sont tellement bien tous les deux, qu'ils ne tardent pas à s'endormir…


Merci d'avoir lu ce chapitre !

Je précise, sait-on jamais, que les propos de Quatre sur la religion ne sont pas des idées que j'essaie de véhiculer ou quoi que ce soit... Le débat sur "être musulman et gay aujourd'hui" est bien trop complexe pour que je puisse prétendre le résumer et le poser dans cette fic ; leur dialogue est donc à prendre comme une conversation que vous auriez surpris entre deux personnes, sur la plage ou dans un bar ou dans le metro, que sais-je ? Si vous voulez me donner votre avis, n'hésiter pas à m'envoyer un mail ou un message privé, si le système des reviews vous gêne pour ce sujet là !

En espérant que vous avez quand même aimé ce chapitre... je vous dis à bientôt pour le preochain chapitre, si vous le voulez bien ! Kisu ! Lysanea.