Salut les McGregors !

Et bien nous sommes dimanche, et comme tous les dimanches, nous nous retrouvons pour un nouveau chapitre de La Prophétie des McGregors ! J'espère que cela vous fait plaisir ?

Bon avant de répondre à vos Reviews, je vais commencer par éclaircir certains points, que beaucoup d'entre vous ont relevés.

« Il ne se passe pas grand-chose dans les chapitre » : alors oui, c'est vrai. Mais il faut prendre en compte que nous n'en sommes qu'au chapitre 4 du deuxième tome. Il faut le temps que je remette en place les bases… et puis je suis le livre original. Et si vous regardez bien, il ne se passe pas plus de chose. Et puis, ne vous inquiétez pas, ça arrive ! Et croyez-moi, il va se passer pas mal de chose dans ce tome.

« Hermione est totalement déformée » : en effet, dans le chapitre 2, je vous ai présenté une Hermione un peu… chiante ^^ alors oui, mais c'est ainsi que je la vois dans cette partie de la saga. Et puis, vous allez le voir par la suite, Hermione a une place importante envers Ana. Elle ne restera donc pas toujours chiante =)

Voila, c'était tout ! Sachez que je n'ai pas du tout pris mal ces remarques, mais je préférez vous rassurer pour la suite des aventures d'Ana =) En espérant que vous en serez contents :D

Maintenant, réponse aux Reviews !

- Florent1 : Ahah, l'attente est terminée ! Voici le chapitre 4, et j'espère qu'il te plaira tout autant que le précédent ! Hâte à mon tour de te lire :D

- Camille : Tu as une partie de la réponse un peu plus haut :D cette Review me fait vraiment très plaisir. Quant à Ginny… ahah je n'en dis pas plus en fait ! :D

- Ju : je prend bonne note de ta suggestion, qui était déjà peut-être dans mes projets. Mais ça, je ne peux pas vraiment trop le dire, sinon c'est spoiler ! Enfin, un peu de patience :D merci pour ce message, et j'ai hâte de te lire à nouveau !

- Maellys : et c'est à mon tour d'avoir hâte de te lire :D bonne lecture, et à très vite !

- ElwennSnape : Ahah, merci pour cette review, même si on en a déjà parlé autrement :D tu sais donc ce que j'en pense J et j'ai vraiment hâte de lire ta prochaine Review !

- NoxAcajou : oh L pourquoi tu étais déçue ? J'espère que cette suite te plaira tout autant, et j'ai hâte de lire tes prochaines Reviews !

Voilà, je pense avoir répondu à tout le monde… Il ne me reste donc plus qu'à vous souhaitez une bonne lecture, et vous dire à très très très vite !

Love U 3

Blii =)

* Tous les passages entre guillemet ne sont pas de ma plume mais celle de notre reine J.K ROWLING. Suivant le livre original, je suis parfois obligée de recopier des passage du roman.


Chapitre 4

Le premier cours de défense contre les forces du mal ne se passa pas exactement comme Ana – et la plupart des autres étudiants - l'avaient imaginé.

La jeune Vélane et son amie Marie s'installèrent aux cotés d'Hermione, qui trépignait d'impatience. En effet, la jeune sorcière était littéralement en admiration devant le nouveau professeur : Gilderoy Lockhart. Elle avait déjà lu plusieurs fois l'ensemble de ses livres – ce qui n'avait rien d'étonnant quand on connaissait la passion d'Hermione pour la lecture - et le charme du sorcier n'avait rien pour lui déplaire. Et pour ce premier cours, Hermione avait même fait des efforts assez exceptionnels : ses cheveux, en temps normal hirsutes étaient soigneusement lissés et coiffés de chaque coté de son visage. Ses incisives, normalement proéminentes semblaient beaucoup moins imposantes. Elle avait même utilisé un peu de maquillage pour faire ressortir ses grands yeux marrons, et elle sentait l'eau de toilette à plein nez.

- Ben alors Hermione ! plaisanta Marie d'un ton enjoué. Tu t'es mis sur ton trente et un pour ce premier cours avec Mister Lockhart.

- Non, pas du tout, rougit la jeune sorcière gênée. J'avais juste envie de… changer un peu aujourd'hui. Ça ne fait pas de mal le changement parfois.

- Mais bien sur, rit Marie en levant les yeux au ciel, ne croyant pas un seul instant en l'explication de son amie.

- Ne l'écoute pas, la rassura Ana en posant ses manuels et un rouleau de parchemin sur le bureau. Elle peut se moquer autant qu'elle le souhaite, elle n'est pas mieux. Regarde, elle a même mit un bracelet couleur lilas, en espérant que le beau Monsieur Lockhart remarque cette petite attention.

- C'est vrai ?! s'exclama Hermione en saisissant le poignet de Marie pour regarder son bracelet. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ?! Le lilas, c'est sa couleur préférée. Ce que je peux être idiote !

- Sans vouloir vous décevoir les filles, marmonna Harry qui venait juste de prendre place sur le bureau derrière ses trois amies, je pense que votre idole est bien trop préoccupé par lui-même pour s'apercevoir de vos efforts – aussi impressionnants soient-ils.

- Très jolie Hermione d'ailleurs, ajouta Ron en baissant les yeux pour cacher ses joues rougissantes.

Et il n'avait pas tord. En effet, à peine entré dans la salle de cours, le nouveau professeur de Défense contre les forces du mal fit une liste complète de l'ensemble de ses différents exploits, le regard pétillant de fierté et la voix haute et fière. Cette attitude exaspéra Ana, qui comprenait de moins en moins ses deux amis, qui regardaient le professeur, la bouche ouverte d'admiration et les yeux pétillants. Certes, ce sorcier avait un physique très avantageux… mais son caractère et sa vantardise lui faisait perdre tout son charme dès qu'il prenait la parole. Et même si Ana avait été impatiente de commencer ses cours, elle commençait à se rendre compte qu'Harry et Ron avaient dis vrai : ce sorcier était tout simplement insupportable.

Lockhart distribua ensuite à l'ensemble de sa classe des parchemins comportant un questionnaire, afin de vérifier que chacun ait lu les manuels du programme – tous écrits par le professeur. Ana s'attendait à un devoir sur les différentes créatures que le sorcier avait du affronter aux cours de ses voyages, et sur les moyens de les neutraliser. Mais la demi-vélane fut rapidement décontenancée : toutes les questions se rapportées non pas à ses exploits, mais à ses propres goûts. Cela allait même jusqu'à ce que Lockhart considère comme son cadeau d'anniversaire idéal. Cela n'avait tout simplement aucun intérêt pour l'apprentissage de Défense contre les forces du mal et n'était qu'une perte de temps selon Ana. De plus, la jeune fille n'avait aucune idée des bonnes réponses, ce qui la contrariait beaucoup.

Le professeur corrigea ensuite ses copies devant la classe, attribuant des points aux étudiantes – fières et minaudantes – qui avaient répondu juste à ses questions. Hermione fut vivement récompensée car elle avait bien répondu correctement à l'ensemble des questions – ce qui en soit n'était pas étonnant non plus. Cependant, cela étonna Ana, Harry et Ron, qui n'auraient jamais imaginé que leur amie puisse s'intéresser à des choses aussi futiles que les goûts d'un professeur vantard et arrogant.

Le cours se poursuivit ensuite par un discours du professeur qu'Ana n'écouta que d'une oreille. La voix de Lockhart, pleine de fierté, l'avait déjà épuisée et lassée. C'était la première qu'Ana, pourtant studieuse n'écoutait pas un cours. Elle arrivait pourtant à suivre les cours d'histoire de la magie, donnés par le professeur Binns, un fantôme pour le moins ennuyeux qui récitait ses cours depuis plusieurs siècles d'une voix monocorde et endormante. C'était donc tout simplement incroyable que la demi-vélane n'arrive pas à suivre le cours de Lockhart – mais elle n'était visiblement pas la seule : Harry jouait avec un fil dépassant de sa robe, et Ron dessinait un balai volant sur son parchemin.

Lockhart posa sur son bureau une cage recouverte d'un drap blanc. Il espérait ainsi créer un effet de suspens pour animer son cours. Puis le professeur se lança dans un monologue expliquant que son devoir était d'armer ses élèves contre les créatures les plus féroces et dangereuse du monde magique.

- « Je vous demande de ne pas crier, dit Lockhart d'une voix grave. Ça pourrait les énerver. »

Le professeur venait de découvrir la cage posée sur son bureau. Elle enfermait de toutes petites créatures d'un bleu électrique poussant de petits cris aiguës, qui n'avaient qu'une seule envie : sortir de cette prison. Des lutins de Cornouailles. Cette vision provoqua le rire de plusieurs élèves. En effet, les lutins étaient certes farceurs, mais ils étaient loin – très loin – d'être dangereux. Il n'y avait donc aucun intérêt de les étudier en cours de Défense contre les forces du mal.

Cependant, les lutins étaient des créatures libres, et ils avaient beaucoup de mal à rester enfermés. Plus que les cris des élèves, l'enfermement dans cette cage minuscule pouvait provoquer leur colère et amplifier leur esprit farceur. Ana secoua la tête, exaspérée : même un étudiant de première année avait cela : il ne fallait jamais enfermer un lutin si ont souhaité conserver son environnement intact. Car une fois énervés, les lutins avaient la fâcheuse tendance de tout détruire sur leur passage.

- « Maintenant, on va voir comment vous allez vous débrouiller avec eux, dit Lockhart d'une voix forte.

Et il ouvrit la cage. »

Immédiatement, les lutins sortirent de leur prison et se répandirent dans la salle en poussant de petits cris aigus. La classe fut rapidement transformée en véritable champs de bataille. Énervés par l'enfermement, les lutins décidèrent de tout détruire et saccager. Deux d'entre eux attrapèrent Neville – qui avait pourtant pris soin de se cacher sous son bureau – par les oreilles pour le soulever dans les airs, et l'accrocher au lustre. D'autres cassèrent les carreaux de la fenêtre et s'enfuirent telles de petites fusées bleues. Enfin, ceux qui restaient déchiraient les livres et parchemins, renversaient les encriers, décrochaient les plus petits tableaux – représentant Lockhart bien entendu - ou balançaient par la fenêtre les affaires des étudiants.

Tous les étudiants partirent en courant face à cette attaque. Il ne restait plus dans la salle qu'Ana, Marie, Hermione, Harry et Ron qui tentaient tant bien que mal d'échapper aux petites créatures sournoises et vicieuses. Neville, quant à lui, pendait toujours au lustre, et sa robe se déchirait peu à peu. Il n'allait pas tarder à s'écraser sur le sol.

- « Mutinlutin Malinpesti ! », récita Lockhart en pointant sa baguette vers les lutins.

Cela n'eut aucun effet, et les lutins se précipitèrent sur le professeur, qui se cacha immédiatement sous son bureau en lâchant – courageusement - sa baguette. Cela lui permit d'éviter de se faire écraser par Neville, dont la robe venait de rompre et qui tomba au sol lourdement.

Quand la sonnerie retentit, le groupe d'amis se redressa et se dirigèrent vers la porte, heureux d'en avoir enfin terminé avec ce cours désastreux. Mais avant qu'ils ne puissent passer la porte, ils furent rattrapés par une cape d'un violet brillant qui leur lança à la cantonade avant de passer la porte en courant :

- « Je vous demanderai simplement de remettre ceux qui restent dans leur cage. »

- Non mais c'est une blague ?! s'exclama Ana, outrée par le comportement de celui qui se considéré comme un « professeur ».

- « Non, mais qu'est-ce que c'est que ce bonhomme ? », s'énerva Ron.

- « Il a simplement voulu nous faire faire des travaux pratique », répondit Hermione d'une petite voix, tout en faisant rentrer deux lutins dans leur cage avec l'aide de sa baguette.

- « Des travaux pratique ? s'exclama Harry en essayant d'attraper un lutin qui lui tirait la langue. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il fallait faire ! »

- C'est vrai que là, je suis bien obligée d'admettre que c'était loin d'être le meilleur cours qu'on ait eu, répondit Marie, en attrapant un lutin à main nu. C'était même l'un des pires. Une véritable catastrophe.

- C'est le moins qu'on puisse dire, renchérit Ana, en ramassant ses affaires pour quitter la salle de cours en s'assurant qu'il ne restait plus aucun lutin farceur en liberté dans la pièce.

oOoOoO

Le soir même, Ana marchait, la boule au ventre dans les grands couloirs de pierre du château qu'elle avait déjà parcourut des centaines de fois. Elle n'était pas certaine de ce qu'elle allait faire, mais son instinct lui disait qu'elle devait se rendre dans la salle de métamorphose. Et comme elle avait pris l'habitude d'écouter son instinct et non plus sa raison quand il s'agissait de la Prophétie…

En arrivant devant la lourde porte de bois, elle inspira profondément, en espérant faire diminuer la boule dans son ventre. C'était absurde, elle avait pourtant l'habitude de ce genre de rendez-vous, alors pourquoi se trouvait-elle encore dans cet état de stress après presque un an ? Et puis, après tout, elle n'avait aucune certitude. Peut-être qu'il ne serait pas là. Peut-être qu'il n'avait tout simplement plus envie de la retrouver pour travailler ensemble. Peut-être qu'elle n'avait finalement pas comprit ce qu'il lui avait dit plus tôt dans la journée.

Ana poussa la porte en serrant les dents, priant pour que son instinct ne lui ait pas menti. Tout à coup, une chaleur rassurante et agréable s'empara de son ventre, et remplaça la boule de stress. Ses muscles se décontractèrent, et une vague d'euphorie la saisie. Elle se sentait soudain tellement bien, tellement sereine. Sans même l'avoir vu, elle savait qu'il était là à l'attendre.

- A ce que je vois la ponctualité ne fait toujours pas partie de tes valeurs, McGregor, l'accueillie une voix nasillarde qu'elle connaissait si bien.

- Et toi l'amabilité ne t'a pas gagné durant l'été, répondit-elle, en souriant largement.

Il était là. Devant elle. Les mains dans les poches de sa cape, appuyé contre l'un des bureaux de la salle de cours. Son sac était négligemment posé sur ce même bureau, mais aucune affaire n'était sortie, preuve qu'il n'était pas arrivé depuis longtemps. C'était la première fois qu'il l'attendait en lui faisant face, sans fuir son regard. En temps normal, il s'installait à un bureau et tournait le dos à la porte. Cette accueil ravit donc la demi-vélane.

- Tu as passé de bonnes vacances ? demanda Ana en s'installant à ses cotés.

- Comme toujours, répondit Drago. Mon père paie toujours des vacances extraordinaires pour notre famille. Nous avons les moyens après tout. Et la Roumanie est vraiment un très beau pays.

- Et les excréments de dragon un excellent cadeau, plaisanta Ana en le regardant d'un œil espiègle.

Drago ne put réprimer son sourire, malgré ses efforts. Il était hors de question qu'il se laisse aller. Il avait pourtant l'habitude de ne jamais rien montrer de lui-même. Alors, pourquoi cela était-il tellement compliqué devant cette fille ? Cependant, ce sourire n'échappa pas à Ana, qui ressentie une vague de joie encore plus grande. Ce garçon pouvait vraiment la mettre dans tous ses états, s'en était tellement perturbant.

- Alors, ce Lockhart ? demanda Drago d'un ton neutre en essayant de reprendre le contrôle de lui-même.

- Une catastrophe, répondit la demi-vélane en riant. Et toi, qu'en penses-tu ?

- Je n'attendais pas mieux de cette école. Les bons professeurs ne veulent pas venir ici, ils préfèrent enseigner à Durmstrang, et je les comprends. Cette école est tellement détestable et désastreuse.

- Tu ne changeras donc jamais, plaisanta Ana en s'installant à son bureau. Alors, que veux-tu faire aujourd'hui ? Je peux t'aider à quelque chose ?

- Ce devoir de métamorphose. Il va finir par me rendre fou, tout comme cette vieille bique de McGonagall.

Ana serra les dents. Elle avait du mal à supporter qu'on critique ouvertement sa grand-mère devant elle – et cela arrivait régulièrement, puisque sa grand-mère était l'une des professeur les plus strictes de Poudlard. Mais elle ne devait en aucun cas laisser paraître ses émotions. Personne ne savait le lien qui l'unissait au professeur de métamorphose, et cela devait rester secret. Et elle savait que Drago était toujours dans la provocation, et qu'il ne pensait pas vraiment ce qu'il disait. Du moins, c'est ce qu'elle espérait.

Le professeur McGonagall avait en effet demandé à ses élèves de rédiger cinquante centimètres de parchemin sur l'évolution de la métamorphose dans l'histoire. Ce devoir était en effet d'une grande difficulté pour un premier devoir de l'année. Il demandait un grand travail de recherche, et donc beaucoup de temps. Ana l'avait déjà commencé, mais il lui restait encore une vingtaine de centimètres à écrire pour le terminer totalement.

- Tu l'as commencé ? demanda-t-elle en sortant son manuel de métamorphose.

Drago resta silencieux, et ne répondit pas à la question de la jeune fille. Il regardait dans le vide, l'air perdu et visiblement inquiet.

- Malefoy, tu as un problème ? demanda Ana, inquiète.

- Non, non. Laisse tomber McGregor, répondit Drago en détournant le visage pour le cacher à Ana.

- Dis-moi, murmura Ana en s'approchant du garçon. Tu n'as vraiment pas l'air bien, et j'aimerai t'aider.

- Pourquoi ça ? demanda le garçon, d'un ton très froid.

- Et bien… parce que je t'aime bien Malefoy. Même si tu as un sale caractère et que tu n'es pas le garçon le plus gentil que je connaisse je t'aime bien… et j'ai envie de t'aider, si je le peux. Parce que c'est à ça que ça sert, les amis.

Drago la regarda, le visage radoucie et le regard presque tendre. Ana avait l'habitude des changements de comportement du Serpentard, mais cette fois elle en restait perplexe. Elle avait du mal à suivre et à comprendre le garçon, il changeait beaucoup trop vite d'état d'esprit. Il y a quelques secondes il lui parlait d'une façon très dure, et voilà maintenant qu'il le regardait avec ce regard qu'elle seule connaissait. C'était vraiment incompréhensible – et Ana ne cherchait plus à le comprendre d'ailleurs.

- Non ce n'est rien, murmura Drago en baissant la tête. Je m'inquiète un peu pour ma famille, c'est tout.

- Il y a quelque chose qui ne va pas dans ta famille ?

- Non tout va bien… c'est juste que mon père a eu une réaction étrange en trouvant dans notre bibliothèque un vieux carnet en cuir noir. Et ça ne lui ressemble pas…

- Comment ça une réaction étrange ?

- Comme s'il avait peur…

- Oh… répondit Ana, ne sachant pas quoi répondre à Son Serpentard, qui n'avait pourtant pas l'habitude de se confier.

Drago semblait vraiment inquiet. Cela affecta Ana, qui ne l'avait jamais vu réellement baisser les armes devant elle. Lui qui était toujours tellement fier ne l'avait pas habitué à faire preuve de ses faiblesses. Elle savait qu'il faisait là un grand pas vers elle en se confiant de la sorte, mais elle ne savait pas comment réagir. Et puis, elle ne comprenait pas cette histoire de carnet. En quoi un carnet en cuir pouvait être inquiétant ou terrifiant ? C'était impensable. Cette famille Malefoy était vraiment étrange et incompréhensible, de père en fils !

- Je ne devrai pas te raconter ça, McGregor, ajouta Drago se ressaisissant après un court silence. Après tout, cela ne te regarde pas.

- Tu sais que tu peux me parler de ce qui te tracasse Malefoy, répondit gentiment Ana. Mais tu ne m'as pas habituée à ça, et je ne sais pas quoi te répondre. La seule chose que je peux te dire c'est que tu ne dois pas t'inquiéter pour ta famille. S'il se passait quelque chose de grave, je pense que ton père t'en parlerait, il te fait suffisamment confiance pour ça. Et puis, tes parents sont adultes, c'est à eux de prendre soin de toi, pas l'inverse.

Drago regarda Ana dans les yeux, ce qui amplifia la chaleur dans le ventre de la jeune fille. Aucun d'eux ne prononça un mot pendant plusieurs secondes, se laissant aller à cette chaleur si agréable et réconfortante. Les yeux de Drago n'étaient plus les mêmes. Ils étaient beaucoup moins durs, beaucoup plus agréable. Et Ana se réjouit encore une fois d'être la seule personne de cette école à avoir vu ce regard. Elle avait ainsi l'impression d'être la seule à connaitre vraiment le Serpentard, bien qu'elle n'arrive toujours pas à le comprendre.

- Merci McGregor, lâcha soudain Malefoy en ouvrant son manuel de métamorphose et en rompant alors leur regard. Tu peux être agréable de temps en temps.

- Je te retourne le compliment Malefoy, rit Ana. Et de rien, je suis là pour ça.

- Ne t'emballe pas McGregor, répliqua Drago. Bon, tu me dis ce que je dois mettre dans ce fichu devoir maintenant ?

Ana leva les yeux au ciel en souriant. Décidément, elle ne comprendrait jamais ce garçon.

oOoOoO

Drago posa son sac sur le premier bureau face à lui. Il s'en voulait. Pourquoi continuait-il à se mettre dans cette situation ? Et le pire, c'est ce que cela lui faisait presque plaisir – même s'il avait beaucoup de mal à l'admettre. C'était totalement absurde. En quoi se retrouver avec cette Gryffondor pouvait lui procurer du plaisir ? Cela ne lui ressemblait pas… et pourtant, ses pas l'avaient mené, malgré lui jusqu'à cette salle de cours froide.

Et puis, rien ne lui garantissait qu'elle ait comprit ce qu'il avait sous-entendu plus tôt dans la journée. Il ne fallait pas trop en attendre de la part des Gryffondor : l'intelligence ne faisait pas partie de leur principale qualité. Surtout elle… ce qu'elle pouvait être niaise parfois… avec ses grands yeux verts et ses longs cheveux auburn.

Drago se frotta le visage avec sa main, essayant d'éclaircir ses pensées. Il en avait bien besoin. Cela faisait à peine une semaine que les cours avaient reprit, et pourtant il ressentait toujours cette espèce d'angoisse. Il sentait que quelque chose n'allait pas, que quelque chose d'horrible allait se passer. Il ne savait pas l'expliquer, mais il le ressentait, au plus profond de son être. Et cela le pétrifiait de peur, ce qui ne lui était jamais arrivé jusqu'à présent. Et même s'il n'osait pas se l'avouer, la savoir proche de lui pendant presque une heure le rassurer. Et puis, il fallait bien l'avouer : il avait besoin de son aide pour ce devoir de métamorphose qu'il n'arrivait même pas à commencer et qui allait le rendre complètement fou.

La porte grinça, signe que la jeune vélane était finalement moins bête que ce qu'il pensait. Immédiatement, une grande chaleur s'installa dans le creux de son ventre, effaçant son angoisse et sa peur. Il essaya de réprimer son sourire naissant pour ne pas lui montrer le plaisir qu'il ressentait de la voir. Car à cet instant précis, il ne pouvait plus se mentir à lui-même : il était heureux et il ressentait un profond bien-être. Même s'il n'arrivait pas à le comprendre, la chaleur que provoquait la jeune fille en lui l'apaisait. Et c'était tout ce dont il avait besoin en ce moment.

- A ce que je vois la ponctualité ne fait toujours pas partie de tes valeurs, McGregor, lança t'il, espérant que cette remarque cacherait ses sentiments confus.

- Et toi l'amabilité ne t'a pas gagné durant l'été, lui répondit la jeune fille en lui souriant chaleureusement.

Elle était là, face à lui, ses longs cheveux auburn encadrant son visage pale. Elle lui sembla soudain si petite, si fragile. Il fut soudain pris d'un instinct de protection. Il avait envie de se gifler lui-même à cette idée. Il n'avait à protéger personne, à part lui-même. Il n'avait de compte à rendre à personne, et surtout pas à cette petite Gryffondor qui ne valait certainement pas mieux que les autres. N'était-elle pas amie avec cet arrogant Potter et ce minable de Weasley ?

- Tu as passé de bonnes vacances ? continua la jeune fille en posant ses affaires à coté des siennes.

- Comme toujours, répondit Drago. Mon père paie toujours des vacances extraordinaires pour notre famille. Nous avons les moyens après tout. Et la Roumanie est vraiment un très beau pays.

- Et les excréments de dragon un excellent cadeau, plaisanta Ana en le regardant d'un œil espiègle.

A ces mots, il ne put s'empêcher de regarder encore une fois le collier autours du cou d'Ana. Une fine chaîne où était accroché un petit pendentif en forme de plume, se terminant en envolé d'oiseaux. Il s'assura, encore une fois qu'à la pointe de la plume reposée bien une petite pierre d'un vert éclatant. Elle avait bien trouvé son véritable cadeau, caché au milieu des excréments de dragon qu'il lui avait envoyé pour son anniversaire, et cela le rassurait.

- Alors, ce Lockhart ? demanda Drago, voulant à tout prix changer de sujet, n'osant avouer qu'il avait bel et bien offert un véritable cadeau à la demi-vélane.

- Une catastrophe, répondit Ana en riant aux éclats. Et toi, qu'en penses-tu ?

- Je n'attendais pas mieux de cette école. Les bons professeurs ne veulent pas venir ici, ils préfèrent enseigner à Durmstrang, et je les comprends. Cette école est tellement détestable et désastreuse.

- Tu ne changeras donc jamais, plaisanta Ana en s'installant à son bureau. Alors, que veux-tu faire aujourd'hui ? Je peux t'aider à quelque chose ?

- Ce devoir de métamorphose. Il va finir par me rendre fou, tout comme cette vieille bique de McGonagall.

Drago s'installa sur le bureau aux cotés de la jeune fille, en prenant grand soin de laisser une certaine distance entre eux. Même s'il ne comprenait pas ce qui lui arrivait quand elle était en sa présence, il refusait toujours d'avoir le moindre contact physique avec elle. Tout d'abord parce que cela le dégouttait au plus haut point, mais aussi parce qu'il ne savait pas comment il allait réagir. Rien que de la voir lui provoquait des sensations inexplicables. La toucher ne pouvait qu'être pire.

- Tu l'as commencé ? demanda la jeune fille, la mâchoire crispée.

Elle n'osait pas le regardait et semblait soudain très tendue. Tout à coup, la chaleur dans le ventre de Drago se transforma en froid glacial et très désagréable. Une vague d'angoisse le saisi, le laissant sans voix. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Lui qui ne laissait jamais aucune place aux émotions n'arrivait plus à les contrôler quand elle était près de lui.

Il baissa la tête et se concentra sur ses mains, espérant ainsi cacher à la jeune fille son malaise. Et par la même occasion, il espérait se calmer. Il ne voulait pas être faible, et les émotions rendent faibles. Les émotions, et les sentiments sont tout simplement des choses à bannir si on veut devenir quelqu'un d'important et de fort. Et lui, Drago Malefoy n'était pas n'importe qui. Il n'avait pas le droit de se laisser aller. Pas le droit de ressentir quoi que ce soit qui ne le concerne pas directement. Tout cela, c'était pour les faibles.

Et pourtant maintenant, il se sentait affreusement inquiet… pour Ana. Elle courrait un danger. Il ne savait pas lequel, il ne savait pas pourquoi, mais il le savait. Il ne savait pas non plus pourquoi cela le tracasser tant, et pourquoi il n'arrivait pas à contrôler cette peur, mais il ne pouvait pas s'en empêcher.

- Malefoy, tu as un problème ? murmura la jeune fille d'une voix inquiète en se penchant vers lui.

- Non, non. Laisse tomber McGregor.

Il ne pouvait pas lui avouer. Il ne pouvait pas être assez faible pour dire à cette niaise qu'il s'inquiétait pour elle, alors qu'il n'y avait visiblement aucune raison. De quoi aurait-il l'air ? Et puis, le dire, c'était l'admettre. Et cela, il le refusait purement et simplement. Tout cela n'était dû qu'à la fatigue. Rien de plus. Il fallait qu'il se ressaisisse.

- Dis-moi, murmura Ana en s'approchant encore un peu plus de lui. Tu n'as vraiment pas l'air dans ton assiette, et j'aimerai t'aider.

- Pourquoi ça ? demanda le garçon, d'un ton très froid.

Ce qu'elle pouvait être agaçante. En quoi cela la regardait-elle après tout ? Elle n'était rien pour lui, et il ne lui devait rien. Et surtout, il n'avait pas besoin de son aide. Ni de l'aide de personne d'ailleurs. Il n'avait besoin de personne et pouvait se débrouiller tout seul, comme il l'a toujours fait jusqu'à présent. Et ce n'était pas cette petite Gryffondor insignifiante qui allait y changer quoi que ce soit, pour qui se prenait-elle ?

- Et bien… parce que je t'aime bien Malefoy, répondit timidement la jeune fille en rougissant. Même si tu as un sale caractère et que tu n'es pas le garçon le plus gentil que je connaisse je t'aime bien… et j'ai envie de t'aider, si je le peux. C'est à ça que ça sert, les amis.

Ces mots laissèrent Drago sans voix. Que venait-elle de dire ? Elle l'aimait bien ? Qu'est-ce que cela signifiait ? Et elle avait utilisé le mot « amis ». Ce mot n'avait aucun sens pour Drago. Il n'avait pas d'amis, et il n'en voulait pas. Il n'en avait pas besoin.

La chaleur dans son ventre revint, apaisante. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres sans qu'il puisse l'empêcher. Son angoisse, bien que toujours présente semblait beaucoup moins importante. Et il se sentait soudain bête d'avoir pu penser autant de mal d'Ana. Après tout, elle n'était pas si désagréable que ça. Et elle était aussi loin d'être bête – ce qui était suffisamment incroyable quand on savait qu'elle était à Gryffondor et qu'elle se plaisait en la compagnie de Potter et sa clique. Alors pourquoi continuait à être aussi désagréable envers elle ? Après tout, elle ne le méritait pas.

- Non ce n'est rien, murmura Drago en baissant la tête. Je m'inquiète un peu pour ma famille, c'est tout.

- Il y a quelque chose qui ne va pas ?

- Non tout va bien… c'est juste que mon père a eu une réaction étrange en trouvant dans notre bibliothèque un vieux carnet de cuir noir. Et ça ne lui ressemble pas…

- Comment ça une réaction étrange ?

- Comme s'il avait peur…

- Oh… répondit Ana.

Immédiatement, il regretta ses paroles. Il avait promis à son père de ne parler à personne de ce vieux carnet, et voilà qu'en quelques secondes il avait tout raconté à cette fille, à cette Gryffondor. Qu'est-ce qui lui prenait ? Et puis, ce carnet n'avait rien à voir dans ce qui le tourmentait à ce moment précis, alors pourquoi en avait-il parlé ? Drago se sentit soudain épuisé. Tout cela ne lui ressemblait pas, et il n'en avait pas l'habitude. Lui qui ne s'était jamais inquiété que pour lui-même ne savait pas gérer cette situation. Et pourtant, il n'avait pas envie d'être désagréable envers la jeune fille. Même si c'est tout ce qu'elle méritait à vouloir s'introduire dans sa vie privée…

- Je ne devrais pas te raconter ça, McGregor, ajouta Drago se ressaisissant. Après tout, cela ne te regarde pas.

- Tu sais que tu peux me parler de ce qui te tracasse Malefoy, répondit gentiment Ana en lui souriant. Mais tu ne m'as pas habituée à ça, et je ne sais pas quoi te répondre. La seule chose que je peux te dire c'est que tu ne dois pas t'inquiéter pour ta famille. S'il se passait quelque chose de grave, je pense que ton père t'en parlerait. Et puis, tes parents sont adultes, c'est à eux de prendre soin de toi, pas l'inverse.

Drago releva les yeux et regarda Ana. Leurs regards se croisèrent, et Drago fut incapable de s'en détourner. C'était comme s'il s'était noyé dans ses grands yeux verts. La chaleur s'amplifia encore davantage, effaçant toute trace de l'étrange froideur qu'il avait ressentie quelques minutes plus tôt. C'était à n'y rien comprendre. Les émotions contradictoires se succéder en lui sans aucune cohérence.

Drago ne se comprenait plus. Il en arrivait même à ne plus se reconnaître. Face à cette fille, il perdait son caractère sournois et fier, sans qu'il ne comprenne pourquoi. Face à elle, il ne ressentait que cette chaleur, et il n'y avait que ça d'important. Et quand elle était loin, il s'inquiétait. Pourtant, ces deux mois passés éloigné d'elle n'avaient pas été ainsi.

Certes, il avait régulièrement pensé à elle. Mais elle ne lui avait pas manqué – personne ne lui manquait, pas même pas famille. Et il n'avait jamais été inquiet pour elle. Il ne s'était jamais dit qu'il pouvait lui arriver quelque chose. Non, cette idée n'était présente que depuis son retour à Poudlard. Fallait-il qu'il y voit un signe prémonitoire ? Devait-il mettre Ana sur ses gardes ? Toutes ses questions se succédèrent à une vitesse folle dans son esprit, mais aucune réponse ne vint. Le naturel reprit rapidement le dessus, et Drago se rendit compte de l'absurdité de ses pensées. Il fallait vraiment qu'il se repose…

- Merci McGregor, lâcha soudain Malefoy. Tu peux être agréable de temps en temps.

- Je te retourne le compliment Malefoy, rit Ana. Et de rien, je suis là pour ça.

- Ne t'emballe pas McGregor, répliqua froidement Drago. Bon, tu me dis ce que je dois mettre dans ce fichu devoir maintenant ?