Bonsoir tout le monde !
Voilà, je poste (enfin !) le chapitre 4 de ma fic "Pour un uniforme". Je suis désolée pour le retard, mais le rythme de la classe prépa + l'absence de wifi à l'internat n'ont rien fait pour m'aider... A l'avenir, je ne pourrai poster mes chapitres que le week end, mais j'espère pouvoir continuer à publier toutes les deux semaines ! :)
Merci à toutes pour vos commentaires, vous me faites troooooop plaisir ! Si je ne réponds pas à vos reviews, n'hésitez pas à me le faire remarquer : je suis un peu tête en l'air... Merci également aux petites anonymes pour leur soutien ;)
Bonne lecture ! :D
Chapitre 4 : Face à la porte.
Il flottait.
Alors que la fatigue l'écrasait encore quelques minutes plus tôt, il avait à présent l'impression d'être aussi léger qu'une plume. Comme si son corps avait pu se déplacer au moindre courant d'air frôlant sa peau.
Sa peau, qu'il devinait d'ailleurs brûlante et ruisselante de sueur à cause de la chaleur ambiante. Les lèvres nichées dans le creux de son cou laissèrent une langue taquine s'échapper pour venir lécher sensuellement son torse au goût salé exquis.
Ses pensées s'entrechoquaient, elles ricochaient sur son esprit déboussolé qui cherchait désespérément à analyser enfin la situation. Cette sensation de légèreté, ces caresses qui embrasaient son corps... Des circonstances pour le moins inédites, c'était peu dire.
Est-ce qu'il rêvait ? Les orbes noires qui effleuraient son visage d'un regard torride avaient pourtant l'air tellement réelles... Ses mains vinrent timidement caresser ses cheveux corbeaux, appréciant le contact soyeux sous ses doigts.
Son cœur battit un peu plus vite dans sa poitrine. Il le voulait, maintenant.
Et puis, inévitablement, un gémissement plaintif et frustré s'échappa de sa gorge.
Mustang se figea, ses doigts à quelques centimètres de l'épaule du Fullmetal.
Il s'était approché de lui pour essayer de le réveiller en douceur, bien que se doutant qu'il aurait du mal à tirer le blondinet de son sommeil exceptionnellement lourd.
C'est là qu'il avait gémi.
Le militaire resta un moment interdit. Puis, ses yeux d'obsidienne parcoururent le visage de son subordonné, remarquant progressivement certains indices qui lui avaient échappés : une fine pellicule de sueur recouvrait son front et ses joues teintées de rouge, ses lèvres entrouvertes laissaient échapper un souffle erratique, saccadé.
Son regard glissa sur le reste de la silhouette, découvrant que le jeune homme dormait comme à son habitude le ventre à l'air. Poussé par une force irrésistible, le brun laissa ses doigts glisser sur cette peau dorée qui le fascinait, savourant la texture veloutée et sa douce chaleur.
Inévitablement, un autre gémissement s'échappa de la gorge du plus jeune, et Mustang dut se rendre à l'évidence : « Ce sale gamin est en train de faire un rêve érotique ! »Il jeta un regard paniqué en direction de la porte de son bureau. Il fallait qu'il se barre, et en vitesse. Heureusement, les membres de son équipe ne seraient pas là pour percevoir son trouble. Il devait s'éloigner de cette foutue pièce et de ce gamin indécent qui l'allumait sans le savoir, et qu'il se passe la tête sous l'eau froide... !
Merde, pourquoi est-ce que tous ces événements lui tombaient sur le coin de la gueule presque en même temps ? D'abord, il comprenait qu'il était attiré par un imbécile d'alchimiste dont il avait presque le double de l'âge, puis, alors qu'il commençait à accepter l'idée progressivement, ce même imbécile faisait un rêve érotique dans son propre bureau, sur son canapé, et...et...
Ses pas le ramenèrent mécaniquement auprès du blondinet.
Il s'agenouilla et approcha son visage du sien, dévoré de curiosité malgré tous ses efforts pour lutter contre ses pulsions.
Ses doigts vinrent dessiner l'angle de sa mâchoire, ses pommettes saillantes, puis les traits fins de sa figure ils se figèrent sur les lèvres rosées et tellement attirantes.
Alors, comme une évidence, son nez vint effleurer le sien, ses cheveux corbeau chatouillèrent ses tempes, et enfin, sa bouche captura la sienne. Le contact était plus que plaisant ses lèvres étaient douces et charnues, et en même temps tellement différentes de toutes celles qu'il avait pu embrasser jusque là, justement parce qu'elles lui appartenaient.
Il s'en détacha à regrets, se sentant idiot d'embrasser éperdument un gamin endormi juste pour une question d'hormones.
Il en était là, à débattre intérieurement sur la stupidité chronique dont il faisait encore preuve à son âge, lorsque les paupières d'Edward se soulevèrent sur deux orbes dorées.
« Colonel ? marmonna-t-il d'une voix rauque en se redressant difficilement sur ses coudes.
Son interlocuteur ne releva même pas la faute qu'il avait faite quant à son grade, trop abasourdi pour prononcer la moindre parole. Le visage du blondinet était encore si près, et ses lèvres rougies lui donnaient tellement envie de l'embrasser à nouveau, c'était une véritable torture !
En face de lui, ignorant tout du trouble de son supérieur, le jeune homme passa une main fatigué sur son front en sueur et blêmit en réalisant dans quel état il était. Il fit l'inventaire des signes évidents qui lui sautaient aux yeux : le corps en nage et brûlant, les bouffées de chaleur, les frissons...
Il osa à peine relever le nez pour jeter un coup d'œil anxieux à Mustang dont il croisa le regard avec appréhension. Et, à voir la tête que faisait ce dernier, il sut qu'il savait.
Il y eut un court moment de flottement, avant qu'Edward ne sente la panique et la honte affluer en lui à une vitesse phénoménale.
Bordel, il avait encore fait ce rêve !
Ces images qui l'avaient hanté deux mois durant, lors de sa mission dans le sud, étaient revenues peupler son subconscient. Pourtant, lorsqu'il était entré dans le bureau pour rendre son rapport, il avait réussi à occulter ces détails tellement honteux envahissant son esprit !
Mais, évidemment, il avait fallu que tout lui retombe dessus alors qu'il s'était assoupi dans le bureau de son supérieur, qui restait tout de même le principal concerné.
Edward s'écarta prudemment du brun, qui continuait à le fixer d'un air indéfinissable, et posa ses pieds au sol, évaluant mentalement la distance qui le séparait encore de la porte de sortie.
Ça pouvait le faire, il y avait moyen qu'il s'enfuie sans que l'autre ait le temps de lui poser des questions gênantes...
Il était sur le point de se lever et de détaler à toutes jambes lorsqu'une poigne de fer saisit son bras droit, l'obligeant à se rallonger complètement sur le divan.
- Je n'ai pas encore eu le temps de lire ton rapport, Fullmetal...
La voix du Général était sensuelle elle fit frémir Edward, qui ressentait encore les séquelles du rêve érotique qu'il venait de faire. Il chercha à se redresser pour se sortir de cette situation délicate, mais l'autre ne le laissa pas faire.
- Tu tiens tant que ça à t'éloigner de moi ? murmura Mustang au creux de son oreille.
- Vous... vous êtes saoul ? demanda le plus jeune d'une voix incertaine, abasourdi devant une telle attitude de la part de cet homme habituellement si distant avec lui.
Mustang eut un petit rire. Saoul, lui ? Certainement pas. Mais il mourait d'envie de s'enivrer de l'odeur de ce blondinet étendu sous son corps. Il se sentait ivre de désir à l'idée de le tenir enfin dans ses bras, maintenant qu'il avait réalisé qu'il nourrissait ce genre de pensées à son égard.
Ses lèvres vinrent effleurer la mâchoire du jeune homme, s'approchant à nouveau dangereusement du coin de sa bouche... mais n'eurent guère le temps de s'y attarder, puisque le blond le repoussa de toutes ses forces avec un cri de surprise, avant de se lever précipitamment et de courir vers la sortie.
Un bras puissant vint refermer devant lui la porte qu'il venait d'ouvrir à la volée dans le but de quitter ce bureau... et surtout les choses plus qu'inquiétantes qui s'y tramaient indépendamment de sa volonté.
- Qu'est-ce que vous faites ?! protesta-t-il, d'une voix plus paniquée qu'il ne l'aurait voulu. Laissez-moi sortir, où je vous jure que je hurle !
- Vas-y, si ça te fait plaisir, rétorqua le militaire, goguenard. Je doute que quiconque puisse encore t'entendre, à cette heure ci.
Edward s'aperçut soudain de l'obscurité croissante qui assombrissait la pièce. Bordel, mais combien de temps avait-il dormi, au juste ? Il se maudit intérieurement de sa paresse qui l'avait jeté dans cette situation ahurissante.
Il remarqua à peine que dans son dos, Mustang s'était subrepticement rapproché de lui, et sursauta lorsque ses cheveux vinrent chatouiller sa nuque.
- Qu... qu'est-ce qu'il vous prend à la fin ?
Bon, au moins, il ne sentait pas l'alcool, c'était déjà ça. Quoique. S'il n'était pas ivre, cela signifiait qu'il se comportait ainsi en tout état de cause. Et ça, par contre, ça sentait carrément mauvais.
Le jeune homme déglutit difficilement lorsque des mains brûlantes se posèrent en douceur sur ses hanches, le collant contre un torse musclé. Il pouvait sentir distinctement le souffle de son supérieur caresser sa joue, ainsi que l'odeur entêtante de menthe poivrée qu'il portait si bien.
- Je n'ai pas envie que tu t'éloignes...
Les mains du militaire défirent les attaches de l'uniforme de son subordonné, faisant calmement glisser la veste le long de ses bras filiformes, avant de s'attaquer aux boutons de sa chemise blanche.
Mustang sentit sa gorge se serrer, rien qu'au simple bruit que faisait le tissus en frôlant la peau du plus jeune. La flamme de désir qui lui dévorait les entrailles semblait ne jamais vouloir cesser de grandir, attisée qu'elle était par ce corps tellement attirant qu'il dénudait petit à petit.
Ses lèvres embrassèrent avec une tendresse infinie l'arrondi de son épaule, puis remontèrent le long de son omoplate pour enfin finir contre sa nuque, sur laquelle il s'employa à laisser une petite marque rosée.
Il sourit en entendant la respiration d'Edward s'accélérer, devenant saccadée au fil des caresses et surtout du plaisir que son supérieur lui procurait.
Le jeune homme sentait d'ailleurs sa tête lui tourner légèrement, mais n'aurait su dire si cela était dû à la fatigue ou bien au désir qui l'enflammait progressivement.
Ses mains vinrent griffer désespérément le panneau de bois contre lequel sa tête s'était appuyée, tandis qu'un gémissement lascif s'échappait de sa gorge en dépit de ses tentatives pour le retenir.
Mais, lorsque Mustang voulut l'obliger à se retourner pour lui faire face, il se dégagea de son étreinte, se collant davantage à la porte.
- Tu ne veux pas me regarder ? s'amusa Roy, devant la réaction pourtant tellement prévisible du plus jeune.
Ses mains vinrent alors explorer à l'aveuglette le torse finement sculpté du soldat, effleurant ses cottes, pour remonter jusqu'au niveau de sa poitrine où il se fit un malin plaisir de caresser les deux petites billes de chair qui pointaient.
- Remarque, continua le militaire, imperturbable, c'est amusant de cette façon aussi.
- Hmm... a-arrêtez de... vous foutre de moi... ! haleta Edward en se cambrant involontairement pour mieux se coller au corps musclé contre lequel il était plaqué.
- Mais je ne me moque pas de toi, Fullmetal... chuchota Mustang de sa voix grave qui parvenait toujours à faire frissonner son subordonné. Je t'avais dit que je voulais prendre du recul, au cours de ces deux mois qu'ont duré ta mission, pour réfléchir à propos de notre relation compliquée... et c'est chose faite. Tu devrais être content, non ?
A ces mots, Edward se figea, complètement perdu. Qu'est-ce que tout cela signifiait, à la fin ? Prendre du recul, oui, mais pour en arriver à quelle sorte de conclusion ? Qu'il avait envie de le mettre dans son lit – ou plutôt, de le sauter dans son bureau même, au vu des circonstances ? Quand il était parti pour sa mission, ce n'était pas exactement le genre de cheminement qu'il pensait que son supérieur suivrait, ça non !
Mais, quelque part, peut-être que c'était purement et simplement le reflet de son propre raisonnement, des certitudes qui s'étaient forgées dans la douleur de son absence. Peut-être que Mustang, à son instar, avait vu derrière leurs éternelles joutes verbales l'attirance qu'il ressentait, le désir que chaque petite pique mesquine cachait...
- Et quelle est votre conclusion ? souffla finalement Edward.
- J'ai terriblement envie de toi...
Le jeune homme sentit distinctement son cœur s'emballer à cette phrase si lourde de sens. Mustang pouvait percevoir le trouble dans lequel il avait jeté son subordonné, en suivant les battements irréguliers qui agitaient sa poitrine, là, juste sous ses doigts. Doigts qui glissèrent d'ailleurs vers la ceinture du pantalon de son uniforme, qu'il défit avec dextérité, sa main s'infiltrant dans le vêtement pour caresser un point précis du corps qui lui était offert.
Edward hoqueta de surprise.
- Non... non, Mustang, je... paniqua-t-il d'une voix blanche.
- Chut... détends-toi... »
Ignorant les suppliques du blond, le militaire accentua les mouvements sur cette zone si sensible de son anatomie.
Le jeune homme sentait ses jambes trembloter sous ces caresses indécentes. Il craignit un instant qu'elles ne se dérobent sous son poids, aussi s'appliqua-t-il à diminuer les tremblements de ses membres.
Le Général profita alors de sa confusion manifeste pour saisir son poignet afin de l'obliger à se retourner. Il plongea avec fascination son regard de jais dans les deux soleils voilés de désir qui lui faisaient face.
Puis, prenant doucement dans ses mains celles d'Edward, il s'appliqua à le guider précautionneusement vers le divan, à quelques pas d'eux. Il le fit basculer dessus et finit de lui retirer son pantalon, maugréant intérieurement contre cet uniforme mal fichu qui ne faisait rien pour lui arranger la tâche, mais surtout contre les bottes et leurs attaches improbables.
Roy s'assit ensuite sur un coussin du sofa, et ôta ses propres chaussures, puis son pantalon. Lorsqu'il se tourna vers Edward, le jeune homme s'était reculé à l'autre extrémité du canapé et avait replié ses jambes contre son torse, un peu comme pour se protéger.
Le haut gradé s'approcha de lui avec des gestes lents, comme on ferait pour ne pas effrayer un petit animal craintif. Sa main vint frôler l'auto-mail que le jeune homme portait encore à la jambe gauche, souvenir douloureux d'un passé révolu, mais surtout preuve du chemin qu'il avait accompli pour en arriver là.
En le voyant frissonner sous cet attouchement, Mustang se demanda vaguement s'il était possible qu'il ressente une sorte de plaisir... mécanique ? L'idée lui plut et il vint embrasser doucement le métal avant de faire courir sa langue sur la surface lisse et glaciale.
Les soupirs que poussait Edward étant équivoques, le militaire poursuivit son expérience, jusqu'à arriver à la limite entre la peau et la ferraille. Il se redressa alors, et laissa son pouce courir le long de la joue du blondinet.
« Si tu n'as pas envie d'aller plus loin, il serait peut-être temps de le dire. murmura-t-il d'un ton maladroit.
Bien sûr, il n'avait absolument pas envie de s'arrêter là alors que les choses commençaient tout juste à devenir intéressantes... mais il n'allait tout de même pas le forcer à coucher avec lui, après tout.
Le jeune homme saisit délicatement sa main, la collant plus franchement contre sa joue ce contact avait quelque chose de plaisant, de rassurant même. Il l'ancrait dans la réalité mieux qu'aucun autre beau discours, et il comprenait que cette fois ci, il ne rêvait pas : il était bel et bien dans les bras de Mustang, à deux doigt de réaliser le fantasme qui le taraudait depuis maintenant des années, même s'il n'en avait réellement pris conscience que très récemment.
- Ce n'est pas une question d'envie... avoua-t-il, la respiration hachée. C'est juste... je ne comprends pas... pourquoi ?
Derrière cette phrase aux allures anodines, derrière ce simple « pourquoi », se cachait un flot d'incertitudes quant à ce qu'ils étaient en train de vivre : ce brusque rapprochement, après des mois d'éloignement et de froideur.
Est-ce que tout cela n'allait pas un peu trop vite ? Est-ce qu'ils ne regretteraient pas profondément ce qu'ils auraient fait, plus tard ? Est-ce que tout cela n'était-il pas le simple fantôme d'un rêve, l'esquisse d'un désir inassouvi et inavouable ?
- Je ne sais pas, répondit franchement Mustang. Peut-être qu'il y a des choses qui surgissent comme ça, parfois, et contre lesquelles on n'arrive pas à lutter.
- Il y a deux mois, vous vouliez me frapper. Et maintenant, vous avez envie de moi. C'est assez radical, comme changement, non ?
- Sûrement. Ça te dérange ?
- Je ne sais pas.
Roy effleura son front du bout des lèvres, ses doigts se glissant dans les cheveux dorés pour détacher tranquillement la queue de cheval qui les rassemblait, provoquant la chute d'une cascade aux reflets ensoleillés sur les épaules du jeune homme. Il joua distraitement avec cette matière souple et si agréable à toucher, ses yeux venant se planter dans ceux de son vis-à-vis.
- Alors, Edward, est-ce que tu veux qu'on le vérifie ensemble ? »
Sans doute l'emploi de son prénom y était-il pour quelque chose dans le fait qu'il se sentit déstabilisé, mis à nu et vulnérable devant cet homme qu'il connaissait pourtant depuis des années. Toujours est-il que le Fullmetal ne broncha pas lorsque Mustang le poussa doucement pour qu'il s'allonge entièrement sur le divan, et que ses lèvres vinrent embrasser chaque parcelle de sa peau, léchant, mordillant, caressant... le faisant se cambrer, gémir, crier, supplier... !
Petit à petit, la température de la pièce grimpa en flèche, tandis que les dernières barrières de vêtements qui les séparaient tombaient, laissant leurs peaux nues l'une contre l'autre.
Ils s'étreignirent dans un ballet dangereusement sensuel, leurs corps comme leurs esprits ne faisant qu'un, entièrement tournés vers leur désir et surtout, vers le plaisir intense qui les foudroyait.
« Co-colonel... supplia le blond, ses mains enfouies dans la masse brune de cheveux soyeux, son visage niché dans le creux du cou de son amant.
L'homme, qui quelques mois auparavant se serait énervé contre l'emploi de ce grade qui n'était pas le sien, sentit son cœur bondir stupidement dans sa poitrine. Parce qu'il n'y avait que lui, Edward Elric, pour l'appeler encore de cette façon parce qu'il était son Colonel, et que cette notion d'exclusivité lui plaisait plus que de raison.
Ses hanches adoptèrent naturellement une cadence plus rapide pour répondre aux suppliques de son blondinet, qui poussa des cris de plaisir renversants. Mustang songea confusément que jamais il n'avait entendu plus joli son ; c'était comme une cloche de cristal que ferait tinter une brise printanière, et ces échos sensuels résonnaient dans son âme de la façon la plus exquise qui soit.
- Edward... » soupira-t-il, serrant contre lui son corps souple, jusqu'à l'en étouffer.
Alors, leurs corps accordés sur le même tempo, ils atteignirent le paroxysme de leur plaisir, dans un cri rauque pour Edward, un râle torride pour Mustang.
Leurs bassins continuèrent à se mouvoir encore quelques instants, profitant avec délice des dernières bribes de plaisir qui les agitaient. Puis, à regret, le brun se retira en douceur, s'éloignant de ce corps qu'il avait tant aimé serrer contre le sien.
Mustang se glissa aux côtés d'Edward sur le divan, avant de l'attirer dans ses bras, l'obligeant à s'allonger de tout son long contre lui. Il apprécia les chatouillis de ses cheveux platine sur sa joue, les battements affolés de son cœur contre sa poitrine, et ses mains qui vinrent s'agripper à lui, comme pour s'assurer qu'il n'était pas en train de rêver.
Un rêve... cette étreinte en avait eu le goût.
Mais, comme après tout rêve qui se respecte, il leur faudrait bientôt subir un réveil aussi douloureux que frustrant, ainsi que certains événements inattendus qui en découleraient.
Merci beaucoup de votre lecture, j'espère que ce chapitre vous aura plu :3 (oui cette chose que vous venez de lire était une esquisse de lemon ; non je n'en avais jamais écrit avant ; oui ça m'intimide beaucoup de le poster T_T )
Je vous dis donc à dans deux semaines ! :)
