Bonjour à ceux qui lisent ce nouveau chapitre ! ^^

J'espère que vous aimerez, et continuerez à me le faire savoir grâce à vos commentaires ! ^^ C'est toujours énormément amusant de les découvrir ! XD

Petite info importante. J'ai mis à jour les anciens chapitres car j'ai fait une petite modification du nom de Tsuna. De "Tsunami", elle est devenue "Tsunayuki". Après les évènements au japon, je trouvais ça plus juste. N'hésitez pas à vous exprimer à ce propos.

Bonne lecture !


Chapitre 04 : Filature Secrète

Gokudera était inquiet. Il l'avait été toute la journée en voyant l'agitation de sa chère Dixième du Nom. Elle essayait d'être discrète, mais ses yeux tout particulièrement entrainé pour détecter le moindre problème chez elle avait facilement vu qu'elle regardait l'horloge murale bien trop souvent. De plus, il pensait sérieusement qu'elle allait se soulager de trop nombreuse fois par rapport à son habitude.

Oui. Il avait même une idée de combien de fois elle allait au toilette par jour. Il était son bras-droit.

Aussi quand elle lui demanda pour la deuxième fois de suite de ne pas la raccompagner chez elle comme il le devait, il refusa. Et si cet abruti de baseballeur ne l'avait pas entrainé de force, ils seraient sûrement encore à argumenter.

Mais il ne l'avait pas trainé bien loin. Il fut surprit voir choqué quand il sentit Yamamoto le lâcher et se retourner pour observer la silhouette de la principessa qui s'éloignait. Il était devenu étrangement sérieux, un air qui ne s'affichait sur son visage que lorsqu'il combattait ou qu'il était vraiment inquiet. Gokudera avait sentit son estomac se serrer en réponse. Si cet insouciant était inquiet, c'était que ça devait être grave.

Il s'énerva, la seule manière qu'il connaissait de cacher son anxiété.

- Tch ! Pourquoi ne m'as-tu pas laissé aller avec elle, yakyu-baka, si tu es toi aussi inquiet ?

Yamamoto retrouva son sourire, même s'il n'avait pas autant de luminosité qu'avant.

- Parce que Tsuna ne t'aurais pas laissé faire, alors que maintenant, on peut savoir où elle va.

Gokudera oublia de l'engueuler pour tant de familiarité envers la princesse à l'idée de fouiner ainsi dans sa vie privée. Il hésita visiblement, son inquiétude se disputant à son respect. Ce fut les prochaines paroles du Gardien de la Pluie qui le décida.

- Fait comme tu veux, mais moi, je la suis.

- Comme si j'allais laisser la Juudaime être harceler par quelqu'un comme toi sans réagir !

Yamamoto dissimula son sourire satisfait. Gokudera était si facile à comprendre, surtout quand il s'agissait de Tsuna. La pensée de son amie lui fit perdre un peu de sa bonne humeur. Il se demandait sérieusement ce qui pouvait bien se passer d'assez grave pour qu'elle ne leur en parle pas. Ils étaient ses meilleurs amis, après tout. Et elle leur confiait la plupart des choses qui la troublait.

Les seules choses dont elle ne parlait pas avec eux, elle avait Kyoko ou Haru et même parfois Hana pour le faire, mais aucune des jeunes filles ne semblait savoir ce qui perturbait autant leur amie commune. Ce souci inquiétait tout le monde, même s'il avait été bien plus visible aujourd'hui, tous avait remarqué quelques chose d'étrange dans son comportement depuis environ une semaine. Ils auraient peut-être dû interroger son tuteur. Lui devait savoir. Il savait toujours tout à propos de Tsuna. S'en était presque effrayant.

- Qu'est-ce que tu fous, crétin ! Si on la perd, je vais t'exploser si fort qu'on ne retrouvera jamais aucun de tes restes !

Yamamoto se re-concentra sur la "filature" qu'ils étaient en train de faire. En fait, ils étaient juste en train de la suivre bonne distance. C'était facile, elle marchait tout droit, assez rapidement, et sans jamais se retourner. Il savait que l'instinct de Tsuna était monstrueusement affiné, et qu'elle aurait dû les sentir la suivre. Il fronça ses sourcils en comprenant que la seule raison qui l'aveuglait ainsi au monde était ses problèmes, quels qu'ils soient. Ce qui n'était vraiment pas bon pour sa propre sécurité.

Ils la suivirent ainsi un petit moment, jusqu'à ce qu'ils arrivent devant un grand bâtiment de plusieurs étages, blanc et marron, qu'il connaissait bien. Yamamoto murmura :

- Mais c'est-

- La clinique du Cheval Ailé Dino, continua dans un grognement son compagnon.

- Pourquoi viendrait-elle là ? reprit Yamamoto, pas le moins du monde dérangé par l'interruption.

Gokudera ne répondit rien, ignorant la réponse et étant plus occupé à observer avec une inquiétude grandissante sa chère patronne rentrer dans le bâtiment après avoir prit le temps de l'observer pendant un moment.

- Qu'est-ce que l'on fait maintenant ? Lui demanda Yamamoto.

Il alluma une cigarette et prit une bouffé qui le ne le calma qu'à peine.

- On attend, crétin. On attend.


Ryohei était en train de faire son énième extrême jogging de la journée quand il aperçut ses deux collègues au coin d'une rue, en train d'observer quelque chose avec attention. Curieux de nature, il s'approcha avec toute la discrétion qu'il possédait.

- Yo ! Rugit-il, faisant sursauter ses confrères. Yamamoto, tête de poulpe ! Qu'est-ce que-Hmphr !

Après avoir faillit causer un arrêt du cœur des deux adolescents, ces derniers eurent le même réflexe, c'est-à-dire sauter sur le gardien si bruyant pour le faire taire. Et si Gokudera avait dans l'idée de le faire taire définitivement, Yamamoto, après avoir vérifié qu'ils n'avaient pas attiré trop l'attention, le libéra pour lui demander :

- Sempai, qu'est-ce que tu fais là ?

- C'est EXTRÊMEMENT à moi de vous demander ça, répondit le gardien surpris et vexé par le traitement qu'il venait de subir.

- Répond à la question, tête de pelouse !

- Tu m'as insulté, tête de poulpe !

Yamamoto su que s'il n'intervenait pas tout de suite, il faudrait qu'il aille chercher Tsuna pour les séparer, ce qui était tout à fait à l'encontre de leur objectif.

- Ça suffit vous deux ! Finit-il par s'exclamer. Ce n'est pas le moment de se bagarrer, d'accord ?

Plus que la demande, ce fut le ton presque énervé du Gardien normalement si calme qui décida les deux têtes de bois à se calmer. Gokudera ne répondit que par un vague "Tch !" et retourna observe l'entrée de l'hôpital. Ryohei répondit à Yamamoto en se grattant la tête, ne comprenant vraiment plus rien.

- Je faisais qu'un EXTRÊME jogging quand je vous ai vu. Vous aviez l'air EXTRÊMEMENT bizarre, alors je suis venu vous voir, c'est tout. Maintenant, si vous m'expliquiez, se serait bien ! Qu'est-ce que vous regardez comme ça ?

Il essaya de se pencher, mais Yamamoto l'en empêcha.

- Ah… En fait… On suit Tsuna.

- Sawada ? Fit Ryohei, étonné. Pourquoi ?

- Tu n'as pas trouvé qu'elle agissait bizarrement ces temps-ci ?

Le boxeur croisa les bras pour mieux réfléchir. Il n'avait rien remarqué chez Sawada, mais maintenant que son kôhai en parlait, il lui semblait bien que ça sœur lui avait parlé de Sawada en s'inquiétant un peu pour elle. S'il se souvenait bien, il avait rit pour la rassurer en lui promettant que Sawada savait prendre soin d'elle-même.

Peut-être avait-il eu tort, et qu'il aurait dû faire plus attention à son amie…

- Kyoko m'a parler d'un truc comme ça, mais je n'ai rien remarqué…

- Tch ! Intervint enfin Gokudera, détachant son regard de l'entrée de la clinique. Quoi de plus naturel pour une tête de pelouse !

Ryohei fut vexé par cette remarque et s'apprêtait à remettre en place cette grande gueule de manière extrême quand il remarqua son air de plus en plus paniqué sous sa fausse colère. Il ne fut pas le seul.

- Qu'est-ce qu'il y a, Gokudera ?

L'Italien alluma sa troisième cigarette et répondit en grognant.

- Ça fait déjà vingt minutes, et elle n'est toujours pas ressortie. Mais qu'est-ce qu'elle peut bien faire ?

- Peut-être est-elle allée rendre visite à Dino-san ?

- Non, c'est pas ça, répondit Gokudera. Il est en Italie en ce moment.

- Peut-être veut-elle devenir infirmière ! Lança à tout hasard l'extrême gardien.

Aussitôt leur imagination leur afficha l'image d'une Tsuna déguisé avec une blouse rose pâle d'infirmière, qui ne cachait absolument pas ses longues jambes. Elle avait un grand sourire alors que son chapeau avec une croix rouge disparaissait presque sous sa chevelure sauvage.

Ils eurent tous des réactions différentes. Ryohei leva les bras au ciel en disant qu'elle serait EXTRÊMEMENT mignonne alors que les deux plus jeune essayaient vainement de combattre un saignement de nez. Ils chassèrent cette image dérangeante de leur tête, et Gokudera se mit à vociférer sur le stupide sportif. Il aurait été sûrement plus impressionnant si son visage jusqu'à ses oreilles n'était pas rouge écrevisse.

Cette fois, Yamamoto n'intervint pas, continuant de reprendre le contrôle des couleurs de son visage et de ses émotions. Ce ne fut que quelques minutes plus tard, quand un mouvement attira son attention qu'il se reprit tout à fait et tapota sur l'épaule du Gardien de la tempête. Ce dernier allait l'envoyer balader jusqu'à ce qu'il voit l'air sérieux et inquiet sur le visage du jeune homme. Il se calma aussitôt et observa à son tour. Ryohei, ne voulant pas être laissé derrière regarda ce qui intriguait tant ses deux collègues.

Tsuna était sortit. Elle se tenait debout, semblant étrangement fragile dans son uniforme de seconde année. Elle avait une main sur le ventre et le regard fixé par terre. Mais ce qui choqua le plus ses amis furent la pâleur de son visage et les larmes qui menaçaient de tomber à tout moment de ses yeux bruns.

Ce fut automatique, tous leurs êtres se révoltèrent à la vue de ses larmes. Tsuna n'était pas les larmes, les larmes ne lui allaient pas. Elle était le sourire rassurant, lumineux, la panique rapide, l'inquiétude pour les autres, jamais pour elle, la rassurance, la sûreté, et le rire joyeux. Elle n'était pas les larmes. Elle ne devrait jamais avoir à pleurer.

Ils voulurent se précipiter vers elle pour la rassurer, la soutenir, mais elle les prit de vitesse. Elle releva la tête et prit une grande inspiration. Ils virent leur boss tourner la tête, observer la rue, et ils eurent juste le temps de se cacher derrière le mur avant qu'elle ne les voit. Après quelques secondes, ils osèrent de nouveau se pencher pour la voir se diriger à l'opposé d'eux. Ils se regardèrent brièvement et hochèrent la tête. Oubliées l'idée de jogging ou de disputes stupides, il y avait plus important pour l'instant. Bien plus important.


Ils n'eurent pas besoin de la suivre longtemps. Elle s'arrêta dans une pharmacie du centre ville ou une vieille dame sembla l'accueillir chaleureusement. Mais après seulement quelques secondes de discussion, cette même dame l'enlaça chaleureusement. Et le plus choquant fut pour les trois garçons de voir la normalement très timide Tsuna rendre l'embrassade avec la même énergie, si elle n'était pas supérieure.

Après ce moment d'émotion, ils virent Tsuna essuyer ses larmes tandis que la dame partait dans l'arrière boutique. Ils n'eurent pas besoin d'attendre longtemps pour la voir revenir avec plein de petits paquets et la virent les mettre dans un sachet avant de le tendre à Tsuna. Cette dernière paya et sortit.

Ils furent soulager de voir qu'elle n'avait plus les larmes aux yeux, même si elle restait affreusement pâle. Elle mit fébrilement son paquet de médicament dans son sac de cours et soupira. Elle resta debout comme ne sachant plus du tout où aller. La frêle jeune fille sembla hésiter, marcha quelques pas dans leur direction avant de secouer doucement la tête et de prendre une autre rue. Là encore ils la suivirent, de plus en plus décidés à découvrir ce qui n'allait pas.

Ils commençaient vraiment à craindre quelque chose de grave, de très grave. D'abord une clinique, et maintenant une pharmacie ? Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez leur amie ? Ils n'osaient pas en discuter entre eux, de peur que leur imagination ne devienne trop morbide, et qu'ils perdent Tsuna de vue. Ils la virent prendre un bus. Les trois Gardiens paniquèrent un moment, ne sachant pas s'ils devaient y aller, de risque de se faire prendre. Ils eurent juste le temps de bondir à l'intérieur avant que la porte ne se ferme.

Heureusement, l'heure de sortie des bureaux était passée, aussi le bus n'était pas bondé. Ils s'installèrent discrètement à l'avant, derrière le chauffeur, du côté opposé à celui qu'avait prit Tsuna. Cette dernière était dans le fond, et regardait pensivement par la fenêtre, le menton posé dans une de ses mains, l'autre ne quittant jamais son ventre.

Ils n'osaient pas échanger entre eux dans le silence quasi religieux qui régnait dans ce bus. Aussi sursautèrent-ils comme beaucoup de monde quand un passager particulièrement bruyant entra dans le bus. Il devait avoir un peu bu car il ne marchait pas vraiment droit. Le bus démarra avant qu'il ne se soit installé et il perdit l'équilibre, tombant sur les genoux d'un monsieur qui n'avait rien demandé. Avec des rires et en s'excusant à peine, il se releva sous le regard courroucé de l'homme et s'installa… Sur la place à côté de Tsuna.

Aurait-elle été plus attentive, et lui plus sobre, ils auraient sûrement sentit, comme tout le reste du bus, l'intention meurtrière qu'émirent les trois jeune gens. Yamamoto, bien malgré lui retint Gokudera d'aller exploser l'ivrogne. Même si lui-même avait une furieuse envie de le découper en morceau et qu'il devinait l'envie de son sempai de le transformer en sac de sable. Leurs pulsions meurtrières ne s'améliorèrent pas en le voyant approcher sa main de la cuisse de Tsuna, tout en regardant ailleurs, avec un air innocent qui ne lui allait pas.

Mais leur intention furent remplacé brutalement par de la stupeur et un choc profond en entendant un claquement sonore suivit du bruit d'un corps qui tombe lourdement par terre. Tsuna venait de le gifler sans sommation, et sûrement de toutes ses forces. Sans détacher son regard de la fenêtre. Tous ceux qui avait été témoin de la scène était bouche bée, mais leur surprise ne pouvait rivaliser avec celui de l'ivrogne. Il voulu insulter cette personne qui avait osé le frapper quand son sang se glaça et qu'il se crispa. Un frisson parcouru l'assemblé.

Tsuna avait enfin détaché son regard du paysage qui défilait pour fixer son voisin qu'elle avait envoyé par terre. Mais ce n'était pas un doux regard, loin de là. C'était un regard glacé et pourtant, l'homme aurait juré qu'il avait vu une lueur orangée, comme si ses yeux étaient eux-mêmes en feu. Toujours est-il qu'il faillit se faire dessus en remarquant qu'elle ne le lâchait pas du regard, perçant son âme douloureusement. Il descendit précipitamment au prochain arrêt et même après être descendu, pouvait encore sentir ce regard sur son dos.

Il se promit de ne plus jamais boire autant. Ça pouvait sérieusement lui attirer des ennuis…

Elle soupira et reprit sa contemplation, la tension dans le bus disparaissant avec sa colère. Aussitôt des murmures étonnés parcoururent le bus, donnant l'occasion aux trois collégiens de faire une simple remarque.

- Waouh… Souffla Yamamoto.

- Extrême Waouh… Rajouta Ryohei, oubliant même de hurler.

- Juudaime… Se mit à pleurer la Tempête.

Il était tellement fier de l'avoir comme boss ! Yamamoto lui tapota l'épaule, compréhensif.

Cet incident mêla admiration et inquiétude. Tsuna était normalement très patiente, une patience d'ange, même, et jamais ils ne l'avait vu dans une telle colère pour pas grand-chose, même s'ils n'étaient pas d'accord sur la signification du pas grand-chose. La Tsuna normale aurait été gênée et aurait demandé à l'homme d'enlever sa main. Il aurait peut-être insisté, et si ses gardiens n'avaient pas été à, d'autre personnes du bus l'aurait sûrement aidé. Là, il ne l'avait pas encore touché (heureusement pour lui) qu'elle l'avait giflé assez fort pour l'envoyer valser.

Elle devait vraiment être sur les nerfs pour avoir agit comme ça, et se demandait vraiment qu'est-ce qui lui arrivait. Mais maintenant, ils se demandaient s'ils voulaient vraiment savoir.

Ils la suivirent de près quand elle descendit, et comprirent qu'elle allait dans le parc. Ce qui les arrangeait. Avec les arbres et les nombreux buissons, ils pouvaient s'approcher d'elle en restant discret. Ils continuèrent de suivre ses pas jusqu'à ce qu'elle s'installe sur un banc en face du lac ou voguaient quelques bateaux que des enfants télécommandaient, profitant des derniers beau jours de l'automne. Les canards et le couple de cygnes ne parurent pas non plus attirer son attention. Le vent soufflait légèrement et elle frissonna visiblement, mais ne fit rien pour être plus confortable.

- Mais qu'est-ce qu'elle a ? Gémit Gokudera, furieux de ne pas savoir.

- Peut-être mal à l'estomac, fit remarquer Yamamoto.

- Pourquoi tu dis ça ? Demanda Ryohei.

Yamamoto désigna leur boss de la main.

- Elle se tient toujours le ventre, c'est étrange, non ?

- Une appendicite, grommela le gardien de la Tempête. Non, elle aurait déjà été opérée. Un ulcère ? Peut-être… C'est pour ça qu'elle a des médicaments.

Il pâlit brusquement et tomba à terre.

- Mon dieu, c'est ma faute !

- Pourquoi tu dis ça ? Fit Yamamoto en se tournant vers l'argenté, ayant du mal à suivre son raisonnement.

Pourquoi l'ulcère de Tsuna, si c'était ça, serait sa faute ? Mais sûr de lui, Gokudera se mit à frapper le sol de son poing en gémissant.

- J'aurais dû mieux la protéger de la nourriture d'Aneeki… C'est ma faute. Je ne mérite pas d'être son bras droit !

Yamamoto soupira, soulagé. Bien que connaissant l'efficacité de la nourriture de Bianchi, il doutait que se soit quelque chose d'aussi simple. Ce n'étais pas quelque chose qui valait la peine d'être caché, elle leur en aurait parlé. Ryohei devait penser comme lui parce qu'il essaya, à sa manière, de rassurer le génie. Il le tapa dans le dos avec assez de force pour lui faire avaler de la terre.

- Mais non ! Sawada est bien trop EXTRÊME pour être défaite par quelque chose comme ça ! Et puis, si ça se trouve, ce n'est rien ! Si ça se trouve, elle a seulement des problèmes gastriques !

Il y eu un lourd silence. De simple maux d'estomac ne vous envoie pas à la clinique, avait envie de lui dire Yamamoto. Mais il su qu'il devait se taire en voyant lentement se relever Gokudera, dans un état au-delà de la fureur.

- Pardon… Gronda le Gardien de la Tempête. Qu'est-ce que tu as dit ? Qu'est-ce que tu as osé dire ?

- Quoi ? Répondit le boxeur sans se rendre compte de la colère qu'il avait provoqué. T'as des problèmes d'oreilles ? Je viens de dire que Sawada a peut-être des probl-

Il fut réduit au silence par Gokudera qui s'était mis en tête de lui faire avaler un bâton de dynamite tout en vociférant :

- Ne le répète pas stupide sportif, ne le répète pas ! La Juudaime ne pourra jamais souffrir de quelque chose d'aussi insignifiant !

Alors que le troisième année essayait de répondre, apparemment pas inquiet de voir Gokudera tenter d'allumer sa dynamite, Yamamoto eu le cœur à sourire. Il savait que c'était un moyen qu'ils avaient trouvé pour décompresser rien qu'un petit peu. Il aurait aimé les rejoindre essayer de les séparer pour que Gokudera dirige sa colère sur lui et qu'il se mette alors à rire avec insouciance. Mais voilà. Il ne pouvait pas être insouciant alors que sa meilleure amie avait des problèmes

Il redirigea son regard sur elle et ses yeux s'agrandirent alors qu'il avait l'impression que son sang s'était glacé. Sans réfléchir, il sortit de sa cachette et se précipita aux côtés de Tsuna. Les deux autres arrêtèrent leur dispute pour voir ce qui se passait, et ne mirent pas longtemps à rejoindre le Gardien de la Pluie.

Tsuna était en train de pleurer.


Tsuna n'avait pas voulu rentrer immédiatement. Elle n'avait pas voulu faire face à sa famille ou encore pire, à son tuteur tout de suite. Elle voulait prendre un peu l'air réfléchir, essayer de se calmer et penser posément. Elle avait prit un bus, la tranquille routine l'ayant calmé. Elle avait vu le parc et était descendu, enfoncée trop profondément dans ses pensées pour se rappeler de quoi que se soit qui aurait pu se passer. Elle avait trouvé un banc et s'était assise. Elle n'avait plus bougé.

Tsuna était immobile. On aurait presque cru à une statue particulièrement bien faite si sa poitrine ne se soulevait pas légèrement ou si le vent d'automne la faisait pas frissonner. Ses yeux suivaient sans vraiment les voir les vagues produites par les différentes embarcations du lac. Elles s'échouaient sur le bord du rivage pour mourir. Inévitablement. Elle ferma ses yeux douloureusement. Elle avait la gorge nouée par un sentiment de peur mais surtout de culpabilité. Comment avait-elle pu oublier ça ?

Les paroles pourtant anodines de son médecin résonnaient en elle comme un glas sans fin.

"Et mes sincères félicitations, bien entendu. La onzième génération est en route."

Son estomac se retourna et elle eu envi de vomir. Il lui fallu beaucoup de volonté pour se contrôler. Elle se mit à trembler.

La onzième génération.

Cet enfant à venir n'était pas son enfant. C'était juste pour le monde le onzième héritier de la couronne des Vongola, une famille mafieuse qui étaient l'élite en matière de meurtre et de domination. Un autre jouet dans un jeu de pouvoir sordide et sanglant. Quel avenir cela lui réservait-il ?

Le prochain héritier… Il allait connaitre le même destin qu'elle… Elle sentit les larmes se rassembler dans ses yeux. Qu'avait-elle fait ? Elle venait de condamner un enfant innocent à une vie dans le sang et le meurtre, une vie qu'elle-même refusait. Comment imposer ça à son propre enfant ?

L'envie de fuir la prit soudain. Fuir, le plus loin possible des Vongola. Mais se serait abandonner ses amis, sa famille derrière elle, et Reborn… Et puis, pourrait-elle vraiment fuir ? Les Vongola la retrouveraient. Comme des loups ne laissent jamais échapper une proie. Ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait fuir. Leur cacher sa grossesse ? Mais combien de temps avant que ça se voit… Ce n'était pas une bonne solution.

La pauvre jeune fille ne savait absolument pas quoi faire, ne sentant même pas ses larmes qui maintenant cascadaient sur ses joues. Elle était perdue et complètement déchirée. Elle ne voulait pas imposer ça à son enfant. Ce n'était pas juste. Ce n'était pas juste… Ce n'était pas juste !

- Tsuna ?

Tsuna sursauta en rouvrant ses yeux, qu'elle ne se souvenait pas avoir fermés. Bien que flou à cause des larmes, elle reconnue sans peine le visage de Yamamoto, ses yeux noisettes reflétant facilement toute l'inquiétude qu'il ressentait pour son amie. Il était accroupi devant elle, ses mains sur ses genoux en signe de réconfort, et la regardait avec appréhension.

- Y-Yamamoto, fit-elle d'une voix tremblante qui fit mal à son Gardien.

- Juudaime !

Ils se tournèrent vers le propriétaire de la voix qui arrivait en courant, accompagné de Ryohei. Ils s'arrêtèrent petit à petit. Gokudera répéta, plus faiblement :

- Juudaime…

Tsuna essaya de se reprendre. Elle essuya ses larmes rapidement en se redressant et força un pauvre sourire sur son visage.

- L-Les gars… Qu'est-ce que vous faites ici ?

- On…

Ils restèrent silencieux, n'osant avouer qu'il l'avait filée toute l'après-midi. Le silence de ses amis finit par faire tomber son sourire, et elle continua à les regarder sans montrer la moindre expression. Le génie se trouvait pour une fois à court d'idée sur ce qu'il pouvait faire. Le boxeur n'avait plus aucune énergie pour essayer de remonter le moral de son amie. Et le baseballeur n'était pas vraiment dans une meilleure position. Ce fut pourtant lui qui finit par murmurer doucement.

- On était inquiet, Tsuna.

Il n'en fallut pas plus pour que le masque de Tsuna ne tombe complètement. La compassion de ses amis envers elle était la goutte qui faisait déborder le vase. Ses yeux se remplirent de nouveau de larmes et elle enlaça Yamamoto, se mettant à pleurer bruyamment.

- Oh, Yamamoto…!

Immédiatement, le Gardien de la Pluie l'empêcha de tomber par terre en répondant à son embrassade. Il la stabilisa, restant par terre avec la jeune fille en larme. Mais alors qu'il frottait son dos en essayant de la calmer, il partageait des coups d'œil paniqués vers ses deux autres compagnons. Qui n'en menaient pas plus large, absolument pas habitué à ce genre de comportement de la part de leur amie. Et les paroles qu'elle gémissait entre ses sanglots ne faisaient aucun sens pour eux.

- Pourquoi… Ce n'est pas juste… Pourquoi faut-il que se soit comme ça…?

- Qu-Qu'est-ce qui n'est pas juste, Tsuna ? Essaya Yamamoto.

- Pourquoi faut-il que je sois condamné à être un Parrain de la mafia ?

Les trois adolescents se figèrent, mais elle continua à déverser toute la rancœur qui s'était accumulée depuis longtemps et qui, aujourd'hui, était trop grande.

- Pourquoi faut-il que se soit moi ? Je n'ai jamais rien demandé, je ne veux pas être obligé de tuer des gens, je ne veux pas…

Elle s'interrompit alors qu'il sanglot forçait son passage dans sa gorge, la lançant dans une nouvelle crise de larme incontrôlable.

Yamamoto la serra plus fort dans ses bras et chuchota sans cesse dans son oreille des murmures d'encouragement. Gokudera arriva enfin à se sortir de sa stupeur paralysante et il s'accroupit près de son boss, de la personne qui avait changé sa vie en l'acceptant malgré tout, malgré qu'il ait essayé de la tuer. Il mit sa main sur son épaule et elle tressaillit. Elle tourna ses yeux vers lui, des yeux rouges d'avoir trop pleurer.

- Ne vous inquiétez pas, Juudaime. On est avec vous.

Mais cela eu l'effet contraire de ce qu'il espérait. Cela provoqua une nouvelle crise de larme. Profondément attristé par ce qu'il avait malgré lui fait, il s'apprêtait à se reculer pour laisser de l'espace à sa boss quand la main de celle-ci jaillit vers lui et lui attrapa le bras. Il pouvait la sentir trembler à travers les vêtements.

Il se figea en l'entendant hoqueter :

- Merci. Merci, Gokudera-kun. Merci, merci…

Il sentit sa gorge se serrer mais réussi à souffler :

- Toujours pour vous, Juudaime, toujours.

Ryohei hocha la tête, partageant pour une fois l'avis de son collègue.

- Extrêmement d'accord, déclara-t-il presque solennellement.

Ils la laissèrent pleurer, ignorant les regards intrigués et les murmures sur leur compte des passants. Ils restèrent avec elle, ignorant jusqu'au soleil qui finissait sa course du jour, commençant à peindre le ciel de ses couleurs de feu. Ils restèrent aux côtés de leur amie, à écouter ses balbutiements jusqu'à ce qu'ils ne deviennent de simples soupirs, jusqu'à ce que ses sanglots se transforment en simple hoquet et qu'elle cesse enfin de trembler comme une feuille. Elle finit par se relever en essuyant ses yeux et en murmurant de sa voix rauque des remerciements.

Ils secouèrent la tête, car ce n'était rien. Ils furent vraiment rassurés en l'entendant rire.

- Yamamoto, je suis désolée… J'ai complètement trempée ton uniforme.

Le jeune homme aux cheveux d'ébène regarda là où Tsuna avait posé sa tête, près de son cou. Il y avait effectivement une grande tâche qui assombrissait son haut, mais il n'aurait pu plus s'en moquer. Tsuna souriait.

- Ahah ! Ce n'est pas grave, Tsuna ! Répondit-il avec un grand sourire.

- Tch ! Bien sûr que ce n'est pas grave ! S'exclama Gokudera.

Il se tourna vers son boss avec une expression on ne peut plus sérieuse.

- Juudaime, si vous voulez encore pleurez, n'hésitez pas à utiliser mon épaule !

Tsuna et Yamamoto rirent à cette remarque alors que le boxeur argumentait :

- Tako-head ! J'ai une plus grande épaule ! C'est sur moi qu'elle devrait EXTRÊMEMENT pleurer !

- Pas tant que je serais vivant ! Rugit l'expert aux explosifs.

- Mah, mah~ ! Essaya Yamamoto. Du calme vous deux.

- C'est lui qu'a commencé ! Vociférèrent ensemble les deux têtes brûlées.

Ils continuèrent leur argumentation sur qu'elle épaule était la meilleur pour leur boss et Tsuna secoua la tête. De nouveau sa main se posa sur son ventre, et elle le caressa un peu. S'ils étaient avec elle, alors… Peut-être… Peut-être pourrait-elle-

- Tsuna, ça va ?

Elle se tourna vers Yamamoto qui avait reprit son expression inquiète en revoyant cette nouvelle et étrange habitude de son amie. Tsuna reprit elle aussi son sérieux. Et son sourire était doux et sincère quand elle répondit.

- Oui. Ça va mieux, Yamamoto. Merci.

Elle tourna son visage vers les deux autres qui continuaient d'argumenter et elle sourit.

- Merci aussi à vous deux. Vous êtes super…

Comme par magie, ils arrêtèrent de se chamailler pour rien et répondirent.

- De rien, Juudaime ! C'est un honneur pour votre bra-

- Pas de quoi Sawada ! Coupa énergiquement le sportif.

Tandis que Gokudera lançait un regard assassin au boxeur, elle se releva et prit une grande inspiration. Il fallait leur dire. Elle ne voulait pas qu'ils apprennent ça de quelqu'un d'autre, même par hasard. Elle n'avait pas le droit de fuir, et honnêtement, ne le voulait pas. Ils étaient tous trop précieux pour elle pour qu'elle puisse les abandonner. Mais maintenant, elle voulait rentrer chez elle, se reposer et réfléchir à la manière de leur délivrer cette nouvelle.

Elle avait besoin d'un peu de temps.

- Les gars ?

Elle obtint immédiatement toute leur attention. Elle pencha la tête sur le côté, et souffla du plus profond de son cœur :

- Merci.

Ils sourirent de la simplicité de ses paroles. Mais d'autres mots n'auraient pu être plus sincères.


Ils furent tous surprit par les lampadaires du parc qui clignotèrent avant de s'allumer complètement. Le temps était passé très vite et la nuit tombait rapidement maintenant. Tsuna se rendit compte alors qu'elle n'avait fait aucun de ses devoirs, et avec un cri aigu et qui la caractérisait tellement, elle hurla que Reborn allait la tuer.

Aussitôt Gokudera lui proposa de la raccompagner chez elle et de l'aider dans ses leçons. En riant, les mains derrière la tête, Yamamoto s'invita en disant que lui non plus n'avait fait aucunes de ses leçons pour le lendemain. Avant que Gokudera ne le rembarre sèchement, Tsuna les remercia dans un soupir soulagé.

Ryohei hurla qu'il n'avait pas ses leçons sur lui, et que sa petite sœur allait finir de s'inquiéter de ne pas le voir revenir de son jogging, qu'il devait extrêmement rentrer. Tsuna n'avait pas finit de lui dire au revoir qu'il était partit dans la seconde, laissant derrière lui une épaisse fumé causé par la poussière du parc. Gokudera pesta contre lui pour les avoir aveuglés. Tsuna le calma avec quelques simples mots, et ils partirent.

L'enfer les attendaient à l'arrivé. Ils furent accueillis par les balles de Reborn, furieux qu'une fois de plus son élève ait échappé à ses corvées, tenant pour coupable autant Tsunayuki que ses deux gardiens. Mais alors qu'il fumait sombrement les fusillant du regard alors qu'ils s'excusaient, il remarqua plusieurs détails troublant, comme la tâche humide sur l'uniforme de Yamamoto, ou l'étrange rougeur des yeux de Tsuna. Il n'était pas nécessaire d'être le plus grand hitman du monde pour comprendre qu'il avait dû se passer quelque chose.

Ce fut la raison pour laquelle il ne poussa pas l'interrogation plus loin à ce moment, mais il se jura de ne plus lâcher Tsunayuki d'une semelle dans les jours qui venaient. Et sa curiosité et sa frustration ne firent que doubler lorsque, alors que les deux gardiens se préparaient à dormir dans le salon des Sawada après être resté très tard pour faire leurs leçons, ils éludèrent ses questions d'une manière très peu discrète. Gokudera détourna les yeux et Yamamoto ne fit que hausser les épaules avec un petit sourire crispé. Totalement pas innocent.

Lorsqu'il rentra dans la chambre de Tsunayuki pour se coucher à son tour, il la trouva déjà dans son lit, recroquevillée sur elle-même. Il sauta près de son visage et l'observa silencieusement inspirer et expirer, son souffle faisant danser une de ses nombreuses mèches folles. Il finit par soupirer :

- Que me caches-tu donc, Dame-Tsunayuki…

Alors que sa poitrine se soulevait gentiment et doucement en réponse, preuve du sommeil paisible qui la possédait, Reborn se retourna et sauta sur son hamac. Il se changea rapidement et caressa son caméléon, lui souhaitant une bonne nuit avant de se laisser couler dans un sommeil attentif.


Ah, oui. L'annonce…

Je ne dis rien, mais j'espère que vous allez aimer ! ^^