Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter ni son univers, tout cela appartient à la grande JK Rowling.
Chapitre 3 : Ministère de la Magie
« Alors qu'il en soit ainsi. Nous nous verrons demain, Albus. » acheva Harry, en sortant de la pièce sans demander son reste.
Un long silence s'abattit dans la salle, tandis que tous fixait le vide laissé par le jeune homme, en pensant à toute les explications qu'il avait pu donner.
« Qu'en pensez vous, Albus ? » demanda soudainement Minerva.
« Croyez moi ou non, cette année scolaire s'annonce beaucoup plus intéressante. » avant d'ajouter pour lui-même dans un murmure inaudible. « Tout n'est pas encore perdu. »
Une nouvelle fois, la nuit avait été courte. Dans ses souvenirs, il ne se rappelait pas que l'été 1994 avait été aussi chaud. Épongeant la sueur qui coulait de son front, il regarda son reflet dans le miroir qui se trouvait dans sa chambre. Il ne savait toujours pas quoi penser, et encore moins quoi faire. Sa vie avait toujours été compliqué, dirigé par les autres, que ce soir Dumbledore, Voldemort ou cette stupide prophétie. Mais jamais il n'avait pu envisager d'attérir dans une réalité alternative où son plus grand rival était déjà au pouvoir. Espérait-il vraiment qu'il combattrait encore une fois ? Secouant sa tête, espérant pouvoir chasser de son esprit toutes ses sombres pensées, il reporta son regard sur son cou, où se balançait le plus beau cadeau qui lui avait jamais été offert. Aussitôt une vague de souvenirs apparut dans son esprit.
Une pièce faiblement éclairé par deux bougies, des assiettes de pars et d'autre d'une table somptueusement dressé. Et lui, Harry Potter vêtu de son plus beau apparat. La salle sur Demande était réellement capable de faire n'importe quel miracle.
« Luna. » salua-t-il, en voyant la porte s'ouvrir.
« Oh Harry pourquoi tant de mystère ? » demanda-t-elle, son sourire toujours gravé sur ses lèvres.
« La guerre nous fait oublier jusqu'au détails les plus infimes. » répondit-il avec mélancolie. « Sais-tu quelle date nous sommes ? » demanda-t-il plus brutalement qu'il l'aurait souhaité.
Le regard si innocent de sa compagne le déstabilisa encore un peu plus. Pourtant, il aurait du s'y habituer mais il n'y arrivait pas. Elle avait le don de le déstabiliser comme personne. Le manque de réponse de la jolie blonde lui fit croire qu'elle ne le savait pas.
« Le 14 Février. » murmura-t-il simplement.
Le regard de Luna prit une illumination peut coutumière, un éclat de joie et de tristesse à la fois. Depuis le début de cette guerre,elle avait beaucoup changé. Finis son caractère si spécial, finis la tête sur les nuages. Elle avait fini par laisser, la vraie Luna sortir. Intelligente, loyale, courageuse et douée avec sa baguette. L'une des meilleures sorcières de sa génération.
« Pourquoi, Harry ? » demanda-t-elle, en se rapprochant de lui avec une grâce féline.
« J'aimerais fuir avec toi, ma belle. T'aimer le restant de mes jours, t'épouser, honorer la famille Potter d'une nouvelle génération. » déclara-t-il,le regard vers l'horizon, vide de tout sentiment.
« Cela est impossible.. » coupa la Serdaigle, en se plaçant dans le dos de son compagnon.
« Je le sais. Me battre, j'ai été élevé, prédestiné à tout cela. » lâcha-t-il avec mépris.
« Et ta force de te battre, de croire en un monde meilleur malgré ce que le destin te réserve fait de toi un être remarquable. Fait de toi, l'homme que j'aime. » lui murmura-t-elle dans son oreille.
Il ne répondit pas, fixant la salle qu'il avait créer pour ce rendez-vous unique. Il avait espérer que tout se passerait à merveille, mais la guerre était dans son esprit, ancré et ne souhaiter pas le quitter ne serais-ce qu'un seul instant.
« Harry. »murmura -t-elle, en posant ses mains autour de son cou. « Je n'avais pas oublié cette date. Quoiqu'il arrive je resterais à jamais à tes côtés. » acheva-t-elle, en laissant apparaître un magnifique collier autour du cou jusque là vierge d'Harry.
« Luna. » avait-il murmuré encore plus faiblement, une unique larme au coin de son œil gauche.
Ce collier, depuis il ne s'en était jamais séparé. Il vivait avec, il dormait avec, il combattait avec. Sa Luna resterais à jamais à ses côtés, pour l'éternité. Aujourd'hui, il ne lui restais que les souvenirs de sa chère et tendre et il comptait bien les garder intacte et pour lui seule.
PLOP.
Un bruit sourd résonna dans la chambre, instinctivement le jeune sorcier dégaine sa baguette, et saisit la créature qui venait d'apparaître, baguette sous la gorge prêt à l'achever en cas d'ennemi. Après un bref instant il se rendit compte de son erreur, il ne s'agissait que d'un simple elfe de maison, certainement envoyé par l'un de ses invocateurs.
« Harry..Po.. Potter.. » bégaya la créature.
Le Survivant ne prit pas attention à la réaction de la créature, et la libéra de son étreinte, la poussant légèrement, il lui fit face, la regardant dans ses yeux globuleux. Yeux qui reflétaient une peur assez rare chez ce genre de créature magique.
« Parle. » lâcha-t-il finalement.
« Maître James Potter et Monsieur Albus Dumbledore vous confie a vous préparer pour vous rendre au Ministère de la Magie. » fit la créature, en baissant le tronc dans un salut des plus étranges.
« Je descendrais une fois près. » se contenta-t-il de répondre, et de retourner devant le miroir.
D'un geste vif et souple, il enclencha le robinet, passant ses mains sous l'eau froide, il ne tressaillit même pas et se contenta de mettre sa tête sous le liquide gelé. Il aimait faire ce geste, la fraîcheur de l'eau lui permettait de se réveiller plus vite, d'être prêt à toute possibilité dès le matin. Il l'avait appris avec la guerre. La guerre. Toujours ce mot, il avait grandi dedans. Qu'est ce que cela changerais pour lui d'être dans un univers où les champs de batailles n'existaient pas encore ? Voyant que seul le temps répondrait à cette question, il balaya ses interrogations et descendit dans la Salle à manger, déjà pleine à craquer.
« Bonjour, jeune homme. » salua l'homme barbu au fond de la salle.
« Dumbledore. » se contenta-t-il de répondre avant de prendre le siège libre en bout de table.
Le petit déjeuner se déroula dans un calme assez relatif, les discussions avaient lieu entre membre de l'Ordre, tous semblaient s'être mis d'accord pour laisser la personne qu'il pensait être un héros, seul dans son coin. Et cela arrangeait même Harry. Toute bonne chose avait une fin, et celle ci n'échappait visiblement pas à la règle.
« Harry.. » appela une voix.
L'interpellé redressa doucement sa tête, et ses yeux entrèrent aussitôt des yeux si semblable aux siens. Sans avoir besoin de regarder le reste du visage, seule la vue de ce regard vert émeraudes lui fit comprendre de qui il s'agissait. Lily Potter.
« Comment vas-tu ? » tenta-t-elle, en voyant le manque de réponse de celui qu'elle considérait déjà comme son fils.
« Dumbledore. Partons. » lâcha-t-il, ignorant délibérément son interlocutrice.
« Pourquoi es-tu si indifférent ? Je suis ta mère.. » lâcha-t-elle, les yeux humides.
Aussitôt, la main du jeune Potter s'arrêta en plein mouvement. Il le sentait, le calme était là. Tout les membres présents avaient retenus leur respiration. Il pouvait deviner que certains étaient déjà prêt à dégainer leur baguette. La peur était palpable chez d'autres, la curiosité chez certains, et le mépris chez quelques uns des autres sorciers.
« Ma mère est morte. »se contenta-t-il de répondre, quittant la pièce sans même accorder un regard en arrière.
Sans un mot, Albus se décida à suivre le jeune homme. Le voile de tristesse qui parcourut ses yeux quand il croisa les yeux de son professeur, était néanmoins suffisant pour faire comprendre ce qu'il ressentait actuellement. Finalement, il le trouva près de la porte, vêtu d'une robe que lui avait confié l'un des elfes des lieux.
« Êtes vous prêt ? » demanda le directeur.
« Ai-je réellement le choix ? » rétorqua-t-il.
« Nous avons toujours le choix, Harry.. » tenta Dumbledore.
« Stoppez ce jeu avec moi, Albus. Faisons ses papiers, et je pourrais vivre tranquillement jusqu'à retourner dans mon monde. J'espère que tout est clair, et que vous n'espérez rien d'autre. »
« Un célèbre dicton moldu dit que l'Espoir fait.. »
« .. Vivre. Je le sais. Allons-y, Harry Peverell m'attends. »fit-il dans un sourire forcé.
Serrant fermement le bras de son ancien mentor, Harry ressentit les sensation du Transplanage d'escorte, sensation qu'il détestait plus que tout. Attérissant sans aucune grâce, lourdement il sentit les nausées montaient, tandis qu'à ses côtés il vit le regard amusé du directeur. Se maudissant intérieurement de ne pas réussir à atterrir convenablement, il se contenta de dépoussiérer sa robe, et de marcher en direction de la cabine téléphonique. Albus se dépêcha de faire les modalités d'entrée, puis ils descendirent tout les deux sous le sol animé de Londres.
« Bienvenu au Ministère de la Magie, Gloire à notre Suzerain Lord Voldemort. » fit une voix enchantée.
« Folie des Grandeurs ici aussi. » ne put s'empêcher de marmonner Harry.
Un marmonnement qui n'échappa pas à un Albus satisfait du commentaire de son protégé. Peut-être qu'en utilisant des méthodes qu'il avait abandonné il y a bien longtemps il pourrait endoctriner Harry et le forcer d'une quelconque manière à se battre pour eux.
« Votre baguette magique. » ordonna une voix avec dureté.
« Je n'en possède pas. » se contenta de répondre sans énergie Harry.
« Nous étions justement venu au Ministère pour permettre au jeune Harry d'obtenir un visa de séjour sur le sol britannique. Ses parents sont décédés cet été, et il a été décidé que l'héritier Peverell, sang pur depuis des générations, serait plus enclin à continuer son apprentissage à Poudlard. » expliqua avec flegme Dumbledore.
« Sang Pur ? » demanda leur interlocuteur en scrutant le visage du jeune homme. « Bien, allez au deuxième étage. Service de l'immigration, Monsieur Yaxley vous y recevra. »
« Merci de votre amabilité. » répondit Dumbledore.
« Tout le plaisir est pour moi, Dumbledore. » lâcha ironiquement celui qui devait être un mangemort.
Harry ne s'intéressait déjà plus à la personne qui les avait accueillis, il regardait l'ensemble du Hall qu'il avait connu si animé, si mal gardé. Il devait au moins reconnaître cela à Lord Voldemort, niveau sécurité il était quasiment impossible de lui reprendre le Ministère de front, tous les sorciers présents surveillaient la moindre entrée, contrôlait chaque personne voulant accéder au service du Ministère. Leur organisation avait sûrement dû faire la différence. Dans les étages, des patrouilles s'organisaient marchant en rythme, sans prêter attention aux sorciers présents. Les murs étaient recouverts d'affiche de propagande envers leur Suzerain bien aimé.
« Le Ministère est différent ? » lui demanda Dumbledore.
« Oui, il est en un seul morceau. » ironisa le jeune Potter, mais la question de son directeur lui avait fait rappelé un horrible souvenir.
Des éclats de lumière vert de part et d'autre. Des hurlements de douleurs, les bruits de chutes, les cadavres jonchant le sol, les murs détruits en parties, le verre éclatant à chaque sort loupés. Le Ministère était sur le point de tomber, la bataille faisait rage, des Mangemorts débarquaient de plus en plus nombreux, plus organisé que les forces du Bien comme aimé l'appelait Dumbledore. A cette vue, une horrible vérité entra dans l'esprit d'Harry.
« Nous ne pouvons gagner. » avait-il murmuré.
Le visage marqué par l'horreur de la situation, par temps de morts inutiles, les forces étaient déséquilibré. Un Ministère qui ne croyait pas en un retour possible du Seigneur des Ténèbres, et un groupe de Mangemort qui s'était préparé depuis des mois juste pour cette attaque. Au sol certains suppliait déjà les forces des Ténèbres d'abréger leurs souffrances.
« Aidez moi. » murmura la voix d'une jeune femme.
Au premier regard, Harry comprit qu'elle ne devait pas dépasser les vingt ans. Le sang coulait avec abondance de sa bouche, son bras droit était totalement désarticulé. Ses jambes étaient recouvert d'une poutre qui s'était effondré sur elle. S'agenouillant à ses côtés, il essaya tant bien que mal de bouger la poutre, en vain.
« Inutile.. » murmura-t-elle.
« Que faire ? » demanda-t-il plus dans le vide que pour elle.
« Aidez moi à partir en paix. » articula-t-elle avec une difficulté non feinte.
« Je ne peux pas faire ça. » s'étouffa-t-il.
« Vous êtes.. Harry Potter.. » commença-t-elle. « Mieux que quiconque vous savez que la mort est mieux que la souffrance. » acheva-t-elle.
« Mais.. » tenta-t-il d'intervenir, sentant ses membres tremblaient.
« S'il vous plaît. » supplia-t-elle.
Harry la fixa encore un long moment, il n'avais pas encore tué de sang froid. Il s'était contenté de jeter des sorts destructeurs, meurtriers pour sauver sa vie et celle de ses compagnons d'armes. L'angoisse, la peur du geste qu'il s'apprêtait à faire le saisit au ventre, l'envie de vomir lui remonta dans la gorge. Puis regardant une dernière femme dans les yeux, il y vit une détermination sans faille, aucune pitié, aucune tristesse. Juste de la détermination mêlée à la souffrance, alors sans qu'il sache comment il lâcha les deux mots qu'il détestait le plus :
« Avada Kedavra. »
« Harry ? » tenta une énième fois Dumbledore, visiblement inquiet du manque de réaction du garçon.
« Hm. » se contenta de répondre le Survivant, le regard vitreux.
« Est ce que ça va ? » s'inquiéta le vieil d'homme.
« L'heure n'est pas aux états d'âmes, allons-y et finissons-en. » murmura-t-il.
Puis sans prévenir, il se remit en marche, chassant de son esprit ce souvenir qu'il détestait tant. Ce jour là il avait tué de sang froid, une personne innocente qui ne demandait pas à participer à cette stupide guerre. Il avait perdu un peu plus son âme d'enfant et c'était forgé comme un tueur sans pitié. Après quelques instants de marche, il sentit le directeur s'arrêter.
« Nous y voilà. » se contenta de dire le barbu, fixant toujours le Survivant avec attention.
« Grandeurs et Décadence. » murmura-t-il avec mépris, en voyant la porte en Ivoire qui servait d'entrée au bureau de Yaxley.
« Ah, Albus Dumbledore. J'ai été informé de votre visite imminente . » fit une voix rempli d'hypocrisie.
« Effectivement, j'accompagne le fils d'un ancien ami se faire recensé. » répondit avec une chaleur feinte le directeur de Poudlard.
« Et pour quels raisons ne se fait-il recenser qu'aujourd'hui ? »
« Il habitait aux États-Unis, la mort de ses parents la poussé à venir finir sa scolarité à Poudlard. »
Le dénommé Yaxley, qu'Harry reconnut aussitôt comme un mangemort, l'un des plus fidèles et cruel serviteurs de Lord Voldemort, ne cessait de fixer avec un intérêt non dissimulé le garçon qui se tenait aux côté du Mage.
« Comment avez vous dit qu'il s'appelait ? » demanda subitement Yaxley.
« Je ne l'ai pas dit. » fit avec malice le vieil homme, avant d'ajouter : « Harry Peverell. »
« Peverell. » fit le mangemort, en se touchant le menton, signe de profonde réflexion chez lui. « Il existait une famille de Sang Pur de ce nom, jadis. Mais il me semblait qu'elle avait disparu. » commenta-t-il finalement.
« Ma famille s'était juste émancipé de la société britannique. Mon père n'appréciait pas la politique choisis par les diverses Ministres. » commença Harry. « Trop de souplesse envers les moldus. » ajouta-t-il avec intelligence.
« Votre retour est dû au changement de gouvernement ? » demanda avec un intérêt soudain le mangemort.
« Entre autre. Bien que Dumbledore soit un amoureux des moldus, Poudlard et l'éducation britannique reste la meilleure au monde. » ricana le nouvellement nommé Peverell.
« Entrez. » invita Yaxley un sourire franc en direction d'Harry, et du mépris en direction de Dumbledore.
L'intérieur du bureau était très sombre, hormis le visage de Voldemort accroché au dessus de la porte, rien d'autre n'ornait les murs. Un frissons en parcourut d'ailleurs l'échine d'Harry. Trop sobre pour être réel. Il se souvenait de nombreux bureau, tous décoré à leur façon. Mais dès comme cela c'était la première fois qu'il en voyait.
« Pour combien de temps comptait vous rester sur le territoire britannique ? » demanda soudainement le responsable.
« Une année devrait convenir. » répondit avec une amabilité forcé le jeune homme.
« Je suppose que vous avez amené les papiers nécessaire, Dumbledore ? » demanda de sa voix méprisante Yaxley.
D'un mouvement encore rapide pour son âge avancé, Albus sortit les papiers de la poche intérieur de sa robe et les déposa avec précautions sur le bureau. Une nuit de travaille en compagnie de Lily avait finalement suffit pour venir à bout de tout les détails, même les plus infimes. Il serait impossible pour quiconque de voir la supercherie. Le mangemort de son côté s'était empressé de s'emparer de la paperasse, il détestait ce genre de chose, mais rare était les fois où il avait à faire à un nouveau Sang Pur. Son maître souhaiterais certainement le voir rejoindre ses rangs, et il devait en découvrir le plus possible sur lui.
Nom : Peverell
Prénom : Harry
Date de Naissance : 16 Août 1978
Lieu de Naissance : Halley (États-Unis)
Sexe : Masculin
Groupe Sanguins : A
Statut : Sang Pur
Généalogie : Fils d'Ignotus Peverell et de Cassandra Peverell née Prewett.
Rang : Héritier de la noble et ancienne famille Peverell
Et tout le blabla habituelle continua sur un parchemin complet, mais Yaxley s'en moquait désormais, le sceau officielle en haut du parchemin avait répondu à ses interrogations. Aucune imitation aussi parfaite n'était possible. Le jeune sorcier qui se trouvait à côté d'Albus Dumbledore était effectivement un Sang Pur.
« En quelle année rentrera-t-il ? » demanda sans préambule Yaxley, saisissant par la même occasion une plume et un parchemin vierge.
Le regard de Dumbledore se ferma d'un coup, sa bonne humeur feinte jusqu'à présent avait définitivement disparu, laissant place à son véritable ressenti :
« Il me semblait qu'en échange de ma reddition, notre Suzerain ainsi que son Ministère ne se mêlerait pas des histoires concernant Poudlard. »
« Effectivement, mais certains événements peuvent changer la donne. » rétorqua Yaxley de mauvaise humeur.
Harry la sentit, la tension montait dans la pièce, Dumbledore semblait sur le point de céder à une colère sourde, tandis que Yaxley n'attendais visiblement que ça.
« Et quels événements ? » demanda aussi poliment que possible le directeur de l'école.
« Vous le saurez en temps et en heures, Dumbledore. » cracha le représentant.
« Alors vous saurez en temps et en heures en quelle année rentrera Monsieur Peverell. »
« Je serais vous je resterais sagement à votre place, Dumbledore. Notre Suzerain serait enclin à annuler notre accord et vous enfermer pour le restant de vos jours à Azkaban. » attaqua le mangemort.
« Les menaces n'ont aucun.. » commença Albus.
« En sixième année. J'entrerais en sixième année. » se décida d'intervenir posément Harry.
« Beaucoup plus compréhensif que vous, Dumbledore. Vous devriez prendre exemple. » ricana le mangemort. « En sixième année, j'espère vous savoir à Serpentard, jeune homme. » concéda-t-il finalement.
« Je l'espère également. » se contenta de répondre impassible Harry.
« Concernant votre visa de séjour, vous recevrez le définitif par Hibou sécurisé, en attendant je vous laisse ce laisser passé. » lui tendit Yaxley.
Harry s'en saisit délicatement, regardant le papier qui lui permettrais de vivre un minimum libre. Puis après de courtes salutations, Dumbledore et lui même, se dirigèrent vers la sortie, silencieusement. Le directeur semblait soudainement tendu par la phrase lancé par le mangemort. Mais cela n'intéressais pas Harry, quelque chose d'autre, un détail avait attiré son attention. Devant lui, un cercle gigantesque de gens se trouvaient silencieux. En son centre, une estrade et sur cette estrade, un visage qu'il aurait reconnu parmi des milliers : Lucius Malfoy.
Au dessus de lui, se trouvait une simple banderole :
Communiqué de Presse du Ministre de la Magie
Cette banderole attira à son tour l'intérêt de Dumbledore, qui après avoir pesé le pour et le contre dans son esprit se décida finalement à rester sur place. La horde de Journaliste empêcherais à Lucius de s'apercevoir de la présence du Directeur, tandis qu'Harry n'avait pas véritablement besoin de se cacher, inconnue dans ce monde, il s'en sortait plutôt bien pour l'occasion.
« Bienvenu à tous au Ministère de la Magie. Si j'ai pris la décision de vous convier aujourd'hui, c'est pour une raison. La société britannique doit savoir, en accord avec mon Suzerain, certaines choses de la plus haute importance. » commença le blond, tandis que les journalistes s'empressaient déjà de retranscrire mot pour mots ce que disait le patriarche de la famille Malfoy.
« Tout d'abord à compter de ce jour, j'ai l'honneur de créer une élite spéciale remplaçant nos anciens Aurors, la Brigade Souveraine qui sera dirigé par Bellatrix Lestrange. » annonça de bout en blanc le Ministre.
« Quel sera le but de cette brigade ? » questionna un journaliste.
« Chasser les fauteurs de troubles, éradiquer les opposants au régime en place, surveiller les mouvements d'anciens rebelles. » énonça avec calme Lucius.
« De combien de membres sera-t-elle composé ? »
« Une trentaine de membres parmi les plus fidèle citoyens de notre Suzerain. »
Ainsi les mangemorts étaient repassé dans la catégorie fidèle citoyens, drôle de surnom pour des meurtriers de masses ne put s'empêcher de penser Harry.
« Qu'entendez vous par éradiquer les opposants ? » demanda une journaliste.
« Notre Suzerain a donné une immunité au membre de cette brigade. Si un de ses membres jugent nécessaire de tuer l'opposant en question il le ferra. » lâcha dans un sourire le politicien.
Aussitôt le calme revint dans la salle, seul le grattement des plumes sur les parchemins troublaient celui-ci. Harry fixait avec attention la réaction de Dumbledore, celui-ci ne semblait pas enchanté à l'idée d'une telle brigade, mais il ne pouvait plus rien faire. Depuis l'arrivée de Voldemort en temps que Suzerain, Harry avait compris une chose, Dumbledore avait perdu tout pouvoir et appui politique. Il était libre uniquement parce que cela amusait le Seigneur des Ténèbres de voir son ancien ennemi en cage, incapable d'agir et de trouver une solution pour s'opposer à lui.
« Notre Suzerain a décidé par sa bienveillance d'organiser un événements qui avait disparu jusqu'à présent. » reprit avec calme Lucius. « Cette année l'école de Sorcellerie Poudlard accueillera le Tournoi des Trois Sorciers, ainsi que de nombreux autres concours. » annonça-t-il directement.
A peine eut-il annoncé la nouvelle, qu'Harry sentit Dumbledore se crisper à ses côtés. Sans attendre la fin du communiqué, il tourna les talons, faisant virevolter sa cape et se dirigea vers la sortie, sans faire attention si oui ou non, Harry le suivait. Effectivement, Voldemort s'amusait réellement du manque de pouvoir de son rival. Soupirant, Harry parcourra rapidement la distance qui le séparait de Dumbledore, et lâcha la phrase :
« Voldemort joue avec vous n'est ce pas ? »
« Cela y ressemble. » murmura avec lassitude Dumbledore.
« Mais pourquoi ce Tournoi en particulier ? » ne put s'empêcher de demander Harry. « Je doute que la France soit en accord avec sa politique . »
« Une menace d'invasion a dû les convaincre d'accepter cette offre. Quand à pourquoi ? Il veux certainement montré la puissance de la Grande Bretagne, ou pire.. »
« Ou évaluer les forces des autres nations. » lâcha dans un soupir Harry, l'inquiétude grandissant soudainement dans son estomac.
« Et cela serait encore bien plus inquiétant. » concéda le directeur de Poudlard, en se tâtant les tempes.
De son côté Harry ne salua pas le gardien qui les avait accueillis à leur arrivée, trop plongé dans ses pensées. Cela ne présageait rien de bon, connaissant Voldemort, il n'y aurait pas de limite d'âge. L'ensemble de Beauxbâtons et de Durmstrang viendraient donc. Plus de possibilité de recrue pour son cercle d'initiés, ou plus de morts si il décidait d'exterminer l'avenir de ses deux pays et de les affaiblir définitivement. Voldemort avait la Grande Bretagne, mais connaissant sa folie des Grandeurs, cela ne devait pas lui suffire, il voudrait plus. L'Europe. Le Monde. Ce pressentiment ne fit que renforcer son envie de quitter ce monde au plus vite avant que la situation ne s'aggrave et qu'une Troisième Guerre Mondiale n'éclate.
