Dormir dormir dormir pourtant il n'est que 22:58 mais je veux dormiiiiiiiir. Demain j'ai planifié: devoir, devoir devoir devoir étude devoir devoir étude ^_^ donc oui, ça va être chiant :x
revieeeeeeeew:
Nidalee-chan: heureuse de savoir qu'un Armin pervers te plait, si seulement...ce serait déjà devenu un ereri R-18 XD
Shadowinou: beaucoup de mes amies quand elles venaient de me rencontrer me prenaient pour une dangereuse psychopathe sadique. Maintenant pour eux je suis une très dangereuse psychopathe masochiste :x Ce serait mentir de dire qu'Eren en difficulté je fait pas kiffer!
PS: bah maintenant elle est faite celle-là
HeichouLeviJaeger: je suis PRESQUE morte :x malheureusement pas encore. Toutes les fan d'ereri ont un mini côté sadique x) c'est un crime d'ailleurs de faire un sous-entendu contenant de la SAUCE. (Erm erm sauce sauce sauce saucisse :D) ok je suis définitivement immature. Armin et moi avons définitivement fait alliance pour détruire la vie d'Eren, tu veux venir avec nous? :D
Smilefurus: oui effectivement, on me dit souvent que je suis folle, que j'ai l'air d'une psychopathe, que je serais un enfant parfait pour les êtres d'une autre planète (elle a été dit par mes parents celle-là) et que j'ai des pulsions meurtrières (étrangler) assez creepy. :x Tu étais tendu?~ je me demande pourquoi?~ (ok sûrement examen mais laisse mes fantasmes tranquille!) Pour la sonorité j'ai du relire plusieurs fois pour comprendre. Ensuite je me suis dit: quel jeu de sonorité pas drôle faut que je la dise aux autres XD Armin x Eren...moi je viens clairement de m'imaginer Armin en train de filmer Eren pendant qu'il se douche. Merci pour l'idée~
Tsubame Yeager:
Ouaip j'ai compris mais *tire la langue* pour quelqu'un qui poste quelques semaines en retard t'as rien à dire XD t'inquiète, je t'en veut (presque) pas :)
SashaPotato:
Oui, Livaï va finir par attraper Eren. C'est pu la chasse aux lapins mais maintenant la chasse aux Eren! (Je veux bien y participer moi '-')
Je suis contente que le comportement bizarre d'Armin plaise à tout le monde 8) mais qui voudrais pas d'un Armin pervers sérieux?
Pour la phrase j'ai pas pu résister de la mettre 8D vulgaire TOUT LE TEMPS NO EXCEPTION 8D
.
Bisou bien...mollet et litchi...(ok ce bisou n'existe pas mais faites comme s'il existait s'il vous plait pour ma santé mentale :D)
Mais...mais dans quelle merde Armin m'a foutu? Est-ce une sorte de vengeance pour la fois où je lui ai volé une revue porno? Sûrement...
-Armin...comment souhaites-tu mourir?
-Hm? Ne devrais-tu pas plutôt me remercier?~
-Mais bien sûr que non! Il va me prendre pour un pervers dangereux maintenant!
-Ça me prouve que tu lui accordes de l'importance!~
-Hein? De quoi espèce de tête de champignon?
Ne prenant pas mon insulte au sérieux, son sourire s'élargit en pensant à quel point il avait toujours raison. Il ne faut pas oublier qu'il a TOUJOURS raison.
-Eh bien, tu t'en serais foutu de ce qu'il pense de toi si tu ne lui avais pas accordé de l'importance, non?
Il marquait un point. Un point de trop à mon goût d'ailleurs. Ça fait mal de l'avouer, mais c'est vrai que même si une personne me prend pour un psychopathe masochiste, tant que je ne la connais pas ou qu'elle ne m'intéresse pas, je m'en tape royalement. De toute façon, ma relation avec lui est finie avant même d'avoir commencée. C'est pas que je m'attendais à avoir une relation "sérieuse" avec lui, peut-être juste être potes. Ami avec un grincheux pas endurable, c'est possible? Pauvre petite-amie, sérieux! Est-ce qu'il en a une en fait? J'espère que non...mais pourquoi j'espère que non? Ah oui! Évidemment parce que je plaindrais sa petite-amie, franchement. Avoir autant de questions dans ma tête me fait très mal à la cervelle. Je n'ai pas été fait pour penser, moi! Juste pour dormir en cours et faire des conneries!
Pendant le cours de mes pensées, Armin en avait profité pour me voler l'IPhone des mains, à mon plus grand malheur. Il regarde la réponse en gardant son sourire qui semble scotché sur son visage.
-Il est vulgaire! Sa mère ne lui a jamais appris à ne pas dire de gros mots?
-Et c'est toi qui dit ça? Répondis-je froidement.
-Naaah, il me rappelle quelqu'un!
-Qui? Livaï?
-Mmh...
Il fronce les sourcils, signe qu'il réfléchit sérieusement à la question. Je suis assez curieux de savoir à quoi il pense. Il me redonne mon cell et se dirige vers son sac à dos pour ensuite sortir ses cahiers. Je suis bouche-bée face au changement de comportement de mon ami, que s'est-il donc passé dans sa tête? Bah...au moins il n'a pas empiré les choses, c'est déjà ça, mais ça me blesse de le voir si...calme? Ouais, calme.
-Hey Armin, ça va?
-Ouais, je me suis juste rappellé que j'avais un long devoir à faire et que je devais tout de suite le commencer!
-Ah..ah bon..
Je m'installe à côté de lui et sors, moi aussi, mes travaux pour les faire. Bon, en vérité je n'ai pas trop l'intention de les faire puisque je les fais jamais, mais faire au moins semblant pour ne pas perdre la face à côté d'un enfant surdoué malgré son côté plus que pervers. Après quelques minutes, il décide de se retourner vers moi.
-Et hum...qu'est-ce que tu vas lui répondre?
-Comme si j'allais lui répondre.
-Hum..je vois. Demain soir, tu me diras tout de ta journée de demain, hein?~
-Comme si j'allais retourner à l'école après ça.
-Tu t'inquiètes trop! Il faut profiter de la vie au maximum~
-J'ai l'impression que c'est toi qui profite de la vie plus que moi!
-Yaoi for liiife~
Je soupire et j'abandonne parce que de toute façon ça ne mène à rien. Après plusieures heures passées à parler de CHOSES il retourne chez lui en me rappelant de bien me branler en pensant à mon "prince charmant". Il ne comprendra jamais que je n'aime pas les hommes. Il est trop dans ses yaoi d'après moi.
Plus tard dans la soirée, il retourne (enfin) chez lui, heureux d'avoir eu plus d'informations sur lui. Je me demande ce qu'il trouve de si intéressant à inventer des couples qui n'existeront probablement jamais. Je soupire une fois de plus et referme la porte d'entrée pour retourner dans ma chambre bien tranquille. J'ouvre mon iPhone et regarde le dernier mail qu'il m'a envoyé, hésitant à répondre quoi que ce soit.
Mais, comment a-t-il fait pour savoir mon mail, lui? J'ai peut-être dans ma classe un dangereux stalker...oh pitié, non! Peut-être sait-il même où j'habite! Je vais devoir barrer toutes les portes et les fenêtres et boucher toutes les entrées possibles. C'est mieux ainsi. Je ferme finalement mon cell décidant de ne pas répondre, sachant que si je réponds, ce sera sûrement des tas de conneries (encore). Demain sera un jour meilleur (ou pas), il oubliera sûrement et pensera juste que je suis complètement débile, c'est tout. Je reste figé quelques secondes, cherchant quoi faire avant de me rendre sur Facebook pour une recherche des plus importantes, celle de chercher Livaï Ackerman. Juste pour voir, rien d'autre. J'écris son nom plus que rapidement et le trouve automatiquement. Très peu d'informations s'y trouvent, mais il y a quelques photos de lui et de ses amis. On dirait presque une squad dont Livaï est le leader. Cette idée me fait pouffer de rire et je me lève par la suite pour descendre en bas prendre une collation. Après y être allé pour prendre une pomme, je commence à dessiner. Seul Armin et Mikasa savent que dessiner est un de mes hobbies. Je réessaye une nouvelle fois de le dessiner lui. Il a des proportions parfaites, à vrai dire, normal qu'un artiste voudrait le prendre pour modèle vivant. Je regarde mon dessin et je n'en suis automatiquement pas satisfait. Après l'avoir bien déchiré, je fais mon sac et m'installe confortablement sous mes couvertures pour partir dans un sommeil sans fond.
Je me réveille trempé de sueur dans mon lit, c'était quoi ce rêve? Impossible. C'est juste impossible. Pourquoi encore des rêves tordus? Et si Armin m'avait injecté quelque chose dans le cerveau qui me fait rêver de choses...érotiques?!
-JE NE L'ACCEPTERAIS PAS!
-Qu'est-ce que tu n'accepteras pas?
Je me retourne vivement et vois ma mère dans l'encadrement de la porte avec un regard interrogateur.
-Euuuuuh...
Elle baisse le regard de mon visage vers le bas de mon corps, puis sourit.
-Aaah je vois, qui est-ce?
Quoooooi? Elle est encore pire qu'Armin! C'est vrai que quand j'étais petit, elle avait fini par me convaincre qu'elle était un alien, mais voilà longtemps qu'elle n'avait pas été autant traumatisante. Depuis qu'elle avait dansé dans la rue et qu'elle avait chanté de l'opéra dans le métro, en vérité. Je suis entouré de dangereux malades: mon école, Armin et désormais, ma mère. Est-ce que mon père est normal ou son côté humain n'est qu'illusion, lui aussi? Je me râcle la gorge, un peu mal à l'aise.
-Hum..c'est à dire que-
-Attend ici, je reviens.
Puis elle part sûrement aller chercher quelque chose et imprévisible comme elle est, je ne sais vraiment pas ce qu'elle va faire. Je me dépêche de prendre un oreiller pour le mettre par-dessus ça pour tenter vainement de cacher pour un minimum d'intimitée même si ma mère n'en avait jamais vraiment eu. Elle revient peu de temps après, quelques livres en main. Elle s'assoit à côté de moi un sourire aux lèvres et me tend les bouquins. Je les prends et les observe, non elle a encore ces livres? La sexualité, orientation sexuelle, comment faire pour sa première fois, la puberté, les hormones, Comment se protéger. Et oui, elle avait apparemment osé.
-Eumh..merci?
-C'est pour te préparer mon chéri!
-Oui c'est bien ce que je croyais.
Je soupire, puis, sous son regard insistant j'ouvre le livre sur l'orientation sexuelle. Je le feuillète un peu pour donner l'impression que je le lis puis après quelques pages je n'en peut déjà plus.
-Je vais être en retard...
-Oh mais c'est bien vrai mon chéri! Ton déjeuner est prêt en-bas. Dépêche toi!
Puis elle part aussi rapidement qu'elle était venue. Comme si rien ne s'était passé. Bon, je crois que l'apparition de cette folle m'a calmé en même temps (en bas, évidemment). Donc, je dépose les livres et j'enlève l'oreiller pour me lever calmement, prendre mon uniforme et le mettre. Je me rends par la suite dans la cuisine: là où se trouve mon délicieux petit-déjeuner, une toast totalement brûlée...finalement ce sera peut-être pas le meilleur petit-déjeuner, mais quand même. Je me dépêche d'avaler mon repas pour ensuite enfiler une veste, ouvrir la porte de l'entrée et saluer ma mère qui me regarde le regard rempli de sous-entendus. Je me maudis sur le chemin de l'école pour ne pas avoir pensé à prendre une douche, mais bon je ne pense pas que cela changera grand chose dans ma vie. Surtout que je pense présentement à une façon d'être un minimum crédible devant lui. Arrivé devant l'établissement, j'hésite à foutre le camp et ne plus jamais revenir, mais entre ma mère qui va péter un câble ou l'école je fais rapidement mon choix. Je traverse les couloirs et en profite pour enlever mes écouteurs. Quand j'arrive dans la classe, je rentre ma tête dans mes épaules comme si on allait m'attaquer. On ne sait jamais. Je me faufile entre les bureaux et rejoins les autres. Ils me dévisagent tous parce que, bien sûr, ils n'avaient pas manqué une miette de mon arrivé un peu cheloue en classe.
-Hey Eren, tu deviens de plus en plus..comment dire...étrange.
Je dévisage Connie, puis hausse les épaules.
-Je vois pas de quoi tu parles.
J'ai beau tenter de me persuader du contraire, je le cherche du regard. Il n'est pas encore là, mais tous ses amis sauf la rousse sont ici. Et bien évidemment, quand on parle du loup ou plutôt des loups, pour cette fois, ils arrivent. La fille est quasiment collée à lui, un sourire resplendissant au visage. Livaï a comme toujours, un magnifique poker face, mais quand il regarde dans ma direction, il fait un mini sourire en coin et comme un être humain normal après avoir vu un sourire venant de lui, je me fige. Il m'a prit en train de le regarder! On se fixe quelques secondes avant que je ne brise le contact en me tournant vers Marco pour lui parler de choses diverses. Je suis totalement rouge mais j'essaye de le cacher au nain.
-Ça va Eren? Tu es tout rouge!
Marco pose son front sur le mien pour vérifier ma température, puis se décolle.
-Non, tu vas bien...
Je sens une aura meurtrière derrière moi. Je me retourne, puis je vois Jean qui me fusille du regard et plus loin, je vois Livaï en train de me...fixer? Oh mon dieu! Je crois qu'il va me tuer! Qui n'aurait pas remarqué le crayon brisé en deux dans sa main? Pourtant, son visage est de glace. À partir de maintenant, je ne dois plus me fier à son visage, mais plutôt à ses petits gestes pour le moins...violents. Et pourquoi il me fixe comme ça, d'ailleurs? Ah ouais..hier. Je n'avais pas eu le courage de répondre hier soir, si j'avais répondu, ma vie serait-elle moins en danger? Aucune idée.
-Marco je me sens pas très bien non plus...
Est-ce que Jean est vraiment en train de faire...ça? Il se tortille sur sa chaise rouge comme une tomate. À quoi est-il donc en train de penser, lui?!
-Mais..tu as l'air bien Jean..tu es sûr que tu vas mal? Demanda Marco avec un air interrogateur sur le visage.
-Oui, mais..tu l'as fait à Eren et lui aussi a l'air bien! Atchoum!
Jean essaye d'être convaincant et je dois dire que c'est à se plier de rire parce que je peux maintenant confirmer qu'il est mauvais comédien. Non, mais...TRÈS mauvais comédien et de plus, il tente de profiter du pauvre Marco qui n'est peut-être pas si naïf. Est-ce que je suis le seul qui voit une lueur d'amusement dans son regard? Peut-être n'est-il pas si pur et innocent? Mais il reste quand même mignon avec ses taches de rousseur et ses petites rougeurs aux joues.
-C'est vrai que tu es tout rouge., dit-il en s'approchant de Jean
Je sors automatiquement mon iPhone, Armin va me remercier plus tard.
Marco pose son front sur celui de Jean et les deux sont désormais tout rouges et j'en profite secrètement pour prendre une photo. Bien sûr, j'ai oublié d'enlever le volume et les deux se tournent vers moi après le Clic de quelqu'un qui vient de prendre une photo. Je n'ai jamais été subtil. Je range mon iPhone lentement dans ma poche sans briser le contact visuel avec les deux.
-Huuum...en fait, j'ai vu de beaux oiseaux, donc je les ai pris en photo...
-Heeeein des oiseaux en classe?! Où ça?, dit Connie venant s'incruster dans la conversation.
J'ai jamais vu plus con que lui, d'ailleurs. Non, mais qui peut croire à ça? Et pourquoi j'ai dit ça si personne ne peut y croire? Parce que je suis doué pour faire des conneries. Si seulement il y avait un boulot qui consisterait à faire des conneries...je deviendrais riche. Marco se lève le sourire aux lèvres.
-Mon cours commence bientôt, je vais y aller!
-À tantôt Marco!, dis-je sur un ton joyeux.
Il s'en va par la suite et dès qu'il part, Jean se tourne vers moi, fou de rage.
-Tu profites de Marco en faisant le gars malade!
Et c'est lui qui dit ça? Sérieusement? Il a une mémoire de poisson rouge ou quoi? Oui c'est ça! C'est un poisson rouge qui a fait une mutation et qui se rapproche de plus en plus d'un cheval!
-Poisson rouge mutant.
-Eren je ne vois pas le rapport entre les poissons rouges et le fait que tu profites de sa gentillesse!
Je soupire en pensant que c'est comme ça depuis que nous nous sommes connus. C'en est presque lassant, presque. En plus, ça fait déjà un bon moment que j'essaye de me persuader qu'il n'y a personne qui me fixe derrière même si je sens un regard me brûler la peau. Je n'ose pas me retourner. La professeure Hanji arrive, pourquoi doit-on commencer en science?
Pendant tout le cours, je n'ai pas été attentif. Je reste persuadé qu'on me regarde derrière et ça devient de plus en plus insistant. Je finis par ne plus résister et je me retourne. Ce n'était pas juste une impression. On était bien en train de me fixer. Livaï me regarde et quand il remarque que c'est pareil pour moi, il se lèche les lèvres sensuellement comme pour une invitation. Je me retourne vivement et me remet à écouter la professeure, tout rouge. J'essaye d'écouter la folle, mais je n'y arrive pas, mes pensées sont centrées sur ce qui vient de se produire.
Quand le cours se finit la professeure de science appelle Livaï pour lui parler. Il se lève et passe à côté de moi en me frôlant avec ses doigts. Putain, mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça?! Je regarde en leur direction et je vois la prof le rouge aux joues et la salive débordant de sa bouche comme affamée en me pointant comme si j'étais de la bonne nourriture. Attend, pourquoi elle me pointe? Je n'entends pas d'ici, mais Livaï se renfrogne et donne une petite claque sur Hanji...attend...il vent de frapper un prof? Juste comme ça? Sérieusement? On a le droit de faire ça? Fallait le dire toute de suite!
Je me retourne vers mes amis tentant d'ignorer la boule qui se forme dans mon ventre et je commence à leur parler des jeux vidéos auquels j'ai joué avec Armin il n'y a pas longtemps. La prof de science finit par quitter la classe, mais n'oublie pas de dire un au revoir plus que joyeux. Livaï me jette un regard, puis tourne la tête et s'en va rejoindre ses copains. La rousse l'aperçoit et son sourire s'élargit en même temps que ses yeux qui se mettent à briller. Elle me tape déjà sur les nerfs.
L'avant-midi se passe bien, excepté le fait qu'il passe son temps à me fixer. L'heure du dîner (déjeuner pour les français) arrive rapidement et je m'assois avec les autres sur une table. Aujourd'hui, j'ai droit à des saucisses merguez avec du riz. Je parle à Connie de nos plans pour la fin de semaine parce que bien évidemment, fin de semaine est sinonyme de party. Des gens s'installent à côté de nous et je n'y prête pas vraiment attention. Sasha approche sa bouche de mon oreille, puis me chuchote:
-Ce serait pas le gars avec le plateau de bouffe que tu lui as renversé dessus?
À l'entente de ses mots je me retourne vivement vers les gens à côté de moi, puis me fige sous la surprise. Ils sont juste là et Livaï est à côté de moi en train de manger ses saucisses. Est-ce qu'il me suit? Est-ce que je dois vraiment me poser cette question? C'est évident qu'il me suit!
-Quel hasard, gamin.
Il ose me dire que c'est du hasard, quel genre de dangereux psychopathe est-il? Je remarque qu'autour de moi, tous mes amis nous regardent comme pour espionner une conversation, mais de façon pas du tout subtile. Ceux qui traînent avec lui semblent moins concentrés sur la conversation, mais je vois bien qu'ils sont curieux, pourquoi ne le seraient-ils pas? Est-ce que je m'imagine des espions partout moi? Je reste comme un poisson mort à le regarder et il soupire, désespéré par l'absence de réponses.
-Bonjour, moi c'est Marco et vous?
Oh non. Pourquoi Marco doit être aussi sociable? Malgré qu'il soit des fois timide... Je n'ai pas envie de leur parler! Surtout pas au dangereux psychopathe à côté de moi qui mange sensuellement ses saucisses. Et j'ai des pensées tordues actuellement, non mais, c'est quoi cette façon de bouffer des saucisses? Il me jette des regards en coin comme pour vérifier que je ne le regarde plus.
-Eh bien, moi, c'est Erwin, ici, c'est Petra, les deux qui se parlent c'est Erd et Gunther, Auruo, celui à côté de Petra et Livaï, c'est le grognon à côté de votre ami.
L'homme aux sourcils proéminents a fait la description de toutes les personnes se trouvant de son côté de la table et Marco présenta le nôtre. Sasha, entre deux bouchées de pain, prit la parole en postillonant un peu.
-Oui, je connaissais déjà Lili. Il m'avait demandé hier l'adresse mail d'Eren.
Moment de silence après cette déclaration. Non seulement Sasha vient d'appeler Livaï Lili, mais en plus je sais maintenant qui je dois tuer. C'est donc pour ça qu'il est allé voir Potato Girl hier? Je n'arrive pas à y croire. Ce qui est sûr par contre, c'est que ma pauvre amie va se faire tuer. Soit par moi, soit par lui qui affiche maintenant une mine assez sombre. Il n'aime pas les surnoms on dirait. Il se tourne vers Sasha en mode serial killer. Je la plains.
-Tu viens de m'appeller comment?
-Hein? Je sais pas moi, tu vois pas que je suis en train de manger? La bouffe c'est sacré, il faut profiter du moment.
Je crois qu'il ne s'attendait pas à ça comme réponse, car il la dévisage quelques secondes avant de prendre son couteau.
-Tu devrais lui pardonner, ce n'est pas sa faute!
-Va foutre tes conseils dans ton putain de cul captain America.
Que de vulgarité. Il a beau dire ça, il repose son arme sur la table en la fixant avec un regard meurtrier. Je n'arrive pas à croire qu'elle est encore en vie. Peut-être sait-il mieux contrôler ses pulsions meurtrières que de ce que je pensais? Ou est-ce simplement parce qu'il ne frappe pas les filles (qu'il ne les tue pas plutôt).
-Hey gamin! Et si tu mangeais à la place de me fixer comme une chatte en chaleur?
Cette insulte est horrible. Je sens le rouge me monter aux joues et je tourne la tête pour lui cacher. En temps normal, surtout s'il avait été Jean, je l'aurais frappé sans aucune hésitation, mais avec lui j'en suis incapable. Sûrement l'instinct animal qui me supplie de ne pas lui résister. Je suis sûr qu'on me regarde. Après tout, sa phrase était remplie de sous-entendus. Je prends une bouchée de mon riz tentant d'ignorer les regards interrogateurs, mais c'est assez difficile. La rousse collant Livaï prit la parole, curieuse.
-Dites, vous vous connaissez,Eren et toi?
Mais bien sûr que non qu'on se connaît pas!
-Oui.
Je tourne la tête vers celui qui a répondu, un peu beaucoup furieux. Les autres vont s'imaginer des scènes et en plus...bah...en plus, ça se fait pas de mentir comme ça!
-Non, on se connaît pas du tout., dis-je sur la défensive.
-Oh je vois...Livaï n'est pourtant pas du genre à mentir..., me répondit Petra un peu perdue.
Je regarde le nain, une lueur de fierté dans le regard parce que je viens enfin de réussir à riposter. Lui aussi me regarde et je suis soudainement déstabilisé par ses yeux. Son visage n'affiche rien, mais il semble déçu et ses yeux sont emplis d'une tristesse infinie, comme si je venais de le blesser. J'ai dit quelque chose de mal? Il détourne le regard et continue de manger. Je l'imite en prenant une autre bouchée, mais je n'arrive pas à me concentrer sur mon repas. Depuis ce moment, il ne me regarde plus, ne tente rien et reste muet comme une tombe. La fin du repas arrive et tous se lèvent. Connie fanfaronne et Jean essaie maladroitement de draguer Marco qui n'a pas l'air de se rendre compte que Jean tente désespérément de le charmer. Cette situation me ferait habituellement rire, mais j'en suis incapable, comme si les sentiments de cet imbécile influençaient les miens.
Après un cours de géo et un cours de math, les deux très ennuyants, la fin de la journée arrive. Pendant le reste des cours, je n'ai pas senti une seul fois son regard perçant dans mon dos. C'en est presque inquiétant, même s'il ne m'a jamais vraiment fixé aussi intensément avant aujourd'hui. Je fais mon sac silencieux et lui jette un regard dans l'espérance que lui aussi me regarde. Rien. Il me fixe tout un avant-midi et maintenant il m'ignore?! Sérieux?! C'est comme si tu sors avec une fille le matin et tu la quittes l'après-midi! Bon, nous ne sortons pas ensemble et je ne l'aime pas. Je mets mon sac à dos et m'apprête à partir quand j'entends quelqu'un m'appeller. Et va savoir pourquoi je me suis reconnu.
-Oï morveux, t'as oublié quelque chose.
Je me retourne et regarde mon interlocuteur, toujours un peu en colère qu'il m'ait aussi bien ignoré en après-midi.
-Qu'est-ce que tu me veux, toi?
Ses yeux s'agrandissent un peu le temps d'une fraction de secondes avant qu'il ne reviennent à la normal. Il me tend un cahier, un cahier de math. Le mien. Je me sens soudainement couplable parce que tout ce qu'il voulait faire, c'était de me donner mon cahier que j'ai bêtement oublié.
-Hum..ah oui..l..le cahier.
Je le prends d'une façon maladroite et nos doigts s'effleurent. Je sursaute et je rougis comme une fille devant un mec qu'elle aime. Reprends toi, Eren ce n'est qu'un mec comme les autres.
-Eu..eum..mer..merci?
Et voilà que je bégaye, comment avoir l'air plus con que ça? J'ai l'air d'un parfait retardé c'est honteux. Si Armin me voyait dans cette situation...m'aiderait-il ou se foutrait-il de moi?...Hum...Je le vois plus en train de crier des trucs sur les homosexuels en fait.
-De rien morveux.
Puis il s'en va sans rien de plus. Juste me porter mon cahier en fait, mais n'est-ce pas un avancement dans notre relation tout à fait inexistante? Je regarde bêtement mon cahier pendant au moins une minute avant de réaliser que je n'ai pas bougé. Je range le cahier là où il doit être (s'il vous plait pensez que le cahier va dans le sac à dos et non quelque part d'autre) et je prends le chemin pour me rendre chez moi.
Arrivé dans ma chambre je vois qu'Armin m'a bombardé de messages, comme d'habitude. Je lui raconte tout et il se met en mode fujoshi. Après avoir répondu à toutes ses questions tordues, je m'en vais prendre une douche en évitant le plus possible de penser à lui. Puis je mange pour ensuite aller faire mes devoirs. C'est une journée tout à fait normale si on enlève Livaï. Dès que je me couche sur mon lit, je m'endors. Mort de fatigue pour aucune raison particulière. Sûrement l'effort mental d'essayer de ne pas penser à Livaï sous la douche.
J'ouvre les yeux et c'est déjà le matin. J'ai dormi tellement profondément que je ne crois pas avoir rêvé ou tout simplement que j'ai rêvé, mais que j'ai tout oublié. Je soupire en pensant à la journée d'école à laquelle j'aurais droit. Dois-je faire semblant d'être malade? Mais si je ne vais pas à l'école, je ne vais pas voir mes amis...je ne vais pas le voir. Je roule jusqu'au bout du lit, puis tombe lourdement sur le plancher et ça fait quand même mal.
Je m'habille, je descends, je mange, je réponds aux messages tordus d'Armin (la moitié seulement vu à quel point le reste est encore plus tordu) puis me dirige vers l'école. Je prends tout mon temps pour m'y rendre et je risque franchement d'être en retard, et alors? J'ai le temps de penser. Pourquoi Livaï voulait tant mon mail? À part pour se foutre de ma gueule sur le fait que j'ai eu une érection, je ne vois rien d'autre. Pourtant, il n'en a pas reparlé...en fait, il ne semble pas m'éviter comme la peste, mais plutôt qu'il essaye de se rapprocher. Je comprends de moins en moins et ça m'énerve, je veux comprendre je DOIS comprendre. Il y a sérieusement quelque chose de louche dans cette histoire, de très louche. J'arrive devant la fameuse entrée de la prison et j'y entre, tel un héros qui rentre dans un château gardé par un dragon. Oui, je suis fan des contes de fées, et alors? Elles sont bien les princesses, je trouve.
Dans la rangée de casiers, il y a plein de monde. Tout le temps des gens partout, ça en devient étouffant. Je regarde partout autour de moi, je ne sais vraiment pas ce que je cherche, mais j'ai franchement l'impression qu'il manque quelque chose. J'hausse les épaules en me disant que je suis complètement débile et c'est d'ailleurs vrai que je suis débile et mets ce que je dois mettre dans un casier. Je m'apprête à aller en classe quand je vois Livaï. Un sourire niais et des rougeurs arrivent sur mon visage. Je dois sûrement avoir une maladie grave. Peut-être je fais une crise cardiaque? Pourquoi mon cœur bat plus vite si c'est pas une crise cardiaque? Je serais pas supposé agoniser par terre, moi, si j'en ai une? Mais mon sourire se perd rapidement pour être remplacé par un rictus de colère. Elle fait quoi collé à lui, cette rouquine? La même fille qu'hier, Petra. J'ai remarqué qu'elle suit très souvent l'autre, mais qu'elle soit scotché à lui, je refuse. Livaï me remarque et je fais un sourire forcé. Bon, les sourires forcés je suis pas bon là-dedans, mais même si j'avais été bon, l'aura meurtrière derrière moi est trop évidente. Il reste un moment à me regarder comme si je venais d'une autre planète, puis s'en va avec sa pute attitrée. Je me rends d'un pas rageur jusqu'à la classe où je trouve Annie, Marco, Jean et les autres. Ils voient bien que je ne suis pas d'humeur, donc ils n'osent pas me parler. Même Jean n'essaye pas de me provoquer, ce qui est une première.
Les cours vont bientôt commencer et je suis sur une table de deux places, au fond. Je suis seul tout simplement parce que tous ceux qui ont essayé de prendre la place ce sont fait arracher les yeux avec une cuillère à sucre. Mentalement, je précise. J'entends la chaise à côté de moi bouger, signe que quelqu'un compte s'assoir et je me retourne un regard meurtrier voulant dire un truc du genre: dégage de là.
-Tu avais l'air de te sentir seul gamin, un problème si je m'assois là?
-Euuuh...n..non.
-De toute façon même si tu avais pas voulu je serais resté ici.
J'ai refusé à tout le monde et voilà que quand c'est lui, je suis incapable de dire que c'est déjà occupé. Je me sens vraiment stupide. Le cours commence et il y a une légère tension qui se crée entre nous. Elle est légère, mais insupportable.
-AH!
-Il y a quelque chose Eren?, me demanda le professeur qui m'a apparemment entendu.
-N-non.
Il hausse les épaules avant de continuer son cours. Dès que son attention se retourne vers le tableau, je me tourne vers Livaï, ébahi. Je ne comprends pas. Pourquoi il me caresse la cuisse, lui? Je lui prends le poignet pour qu'il arrête, mais il n'y prête pas attention et sa main baladeuse se dirige vers l'intérieur de ma cuisse. Un frisson me parcours le long de la colonne vertébrale et je me mordille la lèvre pour éviter de sortir des bruits indécents. Il le remarque et un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres. Il approche sa bouche de mon oreille puis me murmure d'une voix sensuelle:
-Zone sensible, Jaeger?
-T-ta..ta gueule!
Il pose un doigt sur ses lèvres pour me dire de me taire.
-Chhht, on pourrais nous entendre...
Ce que Livaï dit est plus que vrai. Si on me trouve dans cette position, ce sera plus que suspect.
-Alors reste sage et laisse-toi faire.
Il continue de me toucher tout en regardant toutes mes réactions. Il monte tranquillement sa main, se dirigeant vers mon entre-jambe. Ça devient du harcèlement sexuel rendu là! Je tente un acte désespéré en serrant mes jambes ce qui coince sa main, mais son regard meurtrier me dissuade de continuer à résister. Je les déssere un peu et sa main s'en va directement sur mon entre-jambe.
-Nnhg!
Mes yeux s'agrandissent et je place ma main juste devant ma bouche. Qu'est-ce que c'était que ça?! Je regarde tout autour de moi, personne ne s'est retourné. Livaï me fixe, un peu surprit. Après ne serait-ce que quelques secondes plus tard, il se lèche les lèvres puis réitère le geste. Cette fois-ci, je me mords la main pour qu'aucun son ne sorte. Il trouve ça drôle, lui, de me toucher en cours?! Il continue d'effleurer la bosse désormais bien visible de sa main baladeuse et je sens mes forces s'affaiblir, c'est tellement...plaisant... Je veux plus que caresser...devrais-je m'abandonner au plaisir et oublier les personnes autour de moi? Je...NON, pas question! Je n'aime pas les hommes et encore moins lui! J'enlève avec brutalité sa main et le fusille du regard.
-Arrête maintenant, je suis pas ta pute.
Il se fige un court instant, sûrement surpris par mon changement de comportement radical. Je parie qu'il va continu-
-D'accord alors.
Puis il se tourne vers le tableau et commence à prendre des notes, comme s'il avait fait ce genre de choses en classe toute sa vie. Peut-être est-ce le cas? Ça me chiffone un peu de penser qu'il ait fait ça avec d'autres personnes avant. Mais c'est sa vie après tout, non? Je pensais qu'il aurait continué malgré mon avis... Je n'arrive définitivement pas à le cerner et ça me rend fou. Pendant tout le reste du cours je le regarde subtilement. À la fin, il se lève et retourne voir ses camarades et sa pute attitrée. En fait, c'est peut-être avec elle qu'il fait ça à tous les cours. Moi, je n'ose pas trop bouger. Mon mini titan est malheureusement encore un peu excité. C'est sûr que quand on me touche et qu'ensuite j'ai tout le cours pour observer celui qui m'a touché, c'est plutôt dur à calmer. Quel horrible problème technique qu'ont les hommes, si seulement j'avais été une femme! Je n'aurais jamais eu d'érection. Non oubliez, elles ont leurs règles, les pauvres.
Ma mère m'a toujours dit que pour calmer une érection, on doit penser à sa mère à poil. Ma mère à poil ma mère à poil ma mère à...AAAAAARGH C'EST HORRIBLE! Je vais faire des cauchemars pire que ceux que j'ai fait récemment! Je marche donc vers les autres en tentant de camoufler en mettant mes bras devant. C'est assez bizarre à vrai dire.
-Erm salut...
-Tu as arrêté de bouder? , me demande Ymir.
-Je...Je n'ai jamais boudé!
Les autres pouffèrent de rire à ma déclaration tout à fait fausse et je sens une très grosse envie de frapper Jean qui rit encore plus fort que les autres. Je les ignore finalement et décide de préparer mes choses pour le prochain cours et ensuite de détruire mes gommes à effacer,mon passe-temps favorit. J'ai peut-être l'air, à l'extérieur, d'aller bien, mais à l'intérieur, mon cerveau est en ébullition. Toutes mes pensées sont tournées vers une seule personne. Après avoir fini par massacrer toutes mes effaces, je ne sais plus quoi faire pour tenter de détourner mes pensées de lui et du cours passé.
-Tu sembles bien préoccupé gamin.
Je me tends à l'entente de sa voix et au raclement de la chaise sur le plancher. Va-t-il encore tenter des choses sur moi? Je me sens durcir en repensant au cours dernier. Mais bordel c'est quoi mon problème?! Je suis sûr que si j'en parle à ma mère, elle saura me répondre correctement, contrairement à Armin et à ses pensées tordues. Soudain, je sens une pression au niveau de mon menton et ma tête se tourne vers le visage de Livaï, visiblement blasé. Comme d'habitude.
-On me répond quand je pose une question.
Attend, mais c'était une question ce qu'il m'avait dit avant? Je voyais plus ça comme une phrase affirmative et qui avait été dite sans but précis.
-Pas de tes affaires.
-J'ai dit qu'on répond quand je pose une question.
Il est tout près de moi et je sens son souffle sur ma peau. Je retiens ma respiration et je rougis involontairement face à cette proximité. Il ne me regarde plus dans les yeux, mais un peu plus bas et la peur m'envahit.
-Tu devrais calmer tes ardeurs gamins.
Ses mots eurent sur moi l'effet d'une bombe. C'est la deuxième fois qu'il remarque. Ne fait-il que regarder mon entrejambe? Ça expliquerait beaucoup de choses en tout cas...
-Je suis pas préoccupé, voilà t'es content?!
-Mh. Je te crois pas.
-J'ai dit que je vais bien putain t'es aussi collant que Mikasa!
Les doigts toujours sur mon menton se crispent. Est-ce dû à la mention de Mikasa ou dû au fait que j'ai dit qu'il était collant? Il lâche mon menton puis marmonne des choses que je n'entends pas. Ou peut-être que fais-je semblant d'avoir mal compris? Contrairement à ce que j'aurais ressenti s'il avait été Mikasa, mon cœur se gonfla de bonheur en pensant qu'il est inquiet à mon propos. Je voudrais qu'il ne se préoccupe que de moi et de personne d'autre.
Le cours se passe plutôt bien, comparé à celui d'avant. Juste Livaï qui léche sensuellement son crayon presque le sucer à vrai dire, tout en me regardant. Ouais, un cours qui se passe plutôt bien. Ce que je n'aime vraiment pas, c'est que je ne peux m'empêcher de rougir à chaque fois qu'il me regarde et ça l'amuse.
Quand la fin du cours arrive je me précipite vers la sortie, attendez, je reformule. Je tente de me précipiter vers la sortie, mais une pression sur mon poignet m'en empêche.
-Tu manges avec moi aujourd'hui, gamin.
-Q-quoi?!
-J'ai dit qu'on mangeaient ensemble, c'est pas une question, c'est un ordre.
-Mais...et les autres?!
Il sembla hésiter un moment puis répondit.
-Ils pourront venir...
Si je ne suis pas seul avec lui, je n'ai rien à craindre, n'est-ce pas? Je me dirige vers mes amis et lui, se dirige vers les siens. Nous faisons maintenant un très grand groupe de personnes. Mais seulement pour ce midi. Livaï est quasiment collé à moi et Petra est carrément collé à lui. Elle voit pas qu'elle dérange, elle?! Arrivé à la cafétéria, déjà beaucoup de tables sont prises, mais par chance, Gunther en trouve une. Il doit être professionel dans la recherche de tables libre lui. Nous nous asseyons tous, Livaï devant moi et je commence à douter de l'innocence de la demande de ce nain. Vu le sourire carnassier, je commence vraiment à douter. Pourquoi il passe son temps à me regarder? Ça en devient stressant! Je veux partir... je vais manger, puis foutre le camp le plus rapidement possible et sortir de l'école et ne plus jamais revenir. Bonne idée. Et si j'utilisais la po...what the..?
Je crache l'eau se trouvant dans ma bouche en sentant quelque chose frôler ma jambe. C'est quoi ce bordel?!
-Eren ça va?!, me demanda Petra inquiète.
-Tu essayais de faire une mini piscine pour les peperonnis de ta pizza? Idiot suicidaire., renchérit Jean qui aimait bien se foutre de ma gueule.
-N-non c'est pas ça!
-Alors c'est quoi hm?, demanda Livaï qui visiblement, s'amuse beaucoup.
-C'-c'est rien juste un étouffement!
Livaï frôle avec son pied ma jambe et remonte sans empressement, savourant au maximum mes réactions. Je suis supposé faire quoi maintenant? Je vais essayer d'avoir l'air tout à fait bien et manger comme d'habitude, même si les sensations étranges que me procurent un pied sont assez difficiles à oublier. Le pied remonte de plus en plus haut et je lâche un petit cri en le sentant sur mon entrejambe. C'est la combientième fois aujourd'hui? Deux? C'était déjà trop de fois pour moi. Quelqu'un d'aussi entreprenant existe vraiment sur terre? Pourquoi doit-on s'en prendre à moi, qui est un innocent petit garçon!
A-t-il prit en compte qu'il y a des gens autour? Je regarde autour de moi et l'horreur, Erwin nous regarde en souriant de toutes ses dents. Qui peut sourire comme ça, si ce n'est pas pour ce qui est actuellement en train de se passer sous la table? Toutes les chances qu'il ne sache pas ce sont désintégrées avec son clin d'œil. Putain, quelqu'un sait!
Livaï continue et n'a pas l'air d'avoir l'intention d'arrêter. Si ça continue, je vais finir par ne plus être capable de retenir mes gémissements. Je suis bien dur et je ressens un plaisir intense, je dois être complètement rouge maintenant, mais la peur que d'autres gens remarquent m'a ramené à la réalité et je supplie du regard Livaï d'arrêter. Il sait que je vais finir pas ne plus être capable de retenir des bruits indécents. C'est bien visible qu'il ne veut pas arrêter, mais il enlève son pied de là à contrecœur et se résigne à continuer en recommençant à frôler ma jambe. Sérieux, ce gars sort de l'ordinaire.
Ce fût le dîner le plus plaisant, mais le plus horrible de ma vie. Après les cours, je vais devoir aller parler avec ce fou détraqué, sinon mes journées seront très mouvementées et je n'en ai pas très envie. Le reste des cours de la journée, je les passe à côté de mon ami le plus chiant, Jean. Livaï qui est derrière me fixe. Il a l'air mécontent. Dois-je me sentir en danger?
Quand les cours se finissent, je fais rapidement mon sac puis je prends le bras de Livaï pour l'entraîner avec moi là où il n'y aura pas beaucoup de gens pour nous écouter. Quand j'en trouve enfin un je le toise quelques secondes avant de commencer à dire tout ce que j'avais à dire.
-Arrête.
Et oui, je n'ai rien prévu de plus à dire. Même si c'est assez, flou il a l'air de comprendre de quoi je parle, puis sourit.
-Pourquoi?
-Parce que.
-Mauvaise raison.
Nos phrases très courtes font en sorte que personne d'autre, même s'il n'y a de toute façon personne, ne comprenne.
-J'suis pas intéressé, je suis pas exhibitionniste, j'ai aucunement envie de faire ça en cours, j'ai déjà assez d'Armin et je suis pas gay.
-Armin?
-Un pote.
-D'accord alors.
-Sérieux?!
Je lui offre mon plus beau sourire, ravi de cette réponse. Au fond de moi, je sens comme un vide. S'il lâche si facilement l'affaire, ça veut dire qu'il ne faisait que s'amuser, non? C'est difficile de comprendre pourquoi, mais j'en suis un peu, juste un peu, blessé. Comme si j'espérais plus de résistance.
-À une condition. On rentre ensemble tous les soirs après l'école.
Finalement il n'a pas du tout lâché l'affaire. Il fait juste trouver un autre moyen. Mais ma réponse est déjà décidé.
-Ok.
Cette conversation fut très brève. Nous retournons en classe pour qu'il fasse son sac, puis nous partons seuls tous les deux, côte à côte.
Il ne tente rien pendent tout le trajet et nos chemins se séparent finalement à un coin de rue. Lui, tourne à droite et moi, je continue tout droit. Rendu devant chez moi, une joie m'envahit. Qui n'est pas heureux de retrouver sa maison après une DURE journée?
Alors je rentre chez moi et commence ma routine du soir.
Cela fait plusieurs semaines depuis notre courte conversation et il n'a pas retenté de me toucher. Des fois, me prendre subtilement la main ou m'effleurer les doigts, mais jamais rien de plus. Plus le temps avance, plus il occupe mes pensées. Ses mini-sourires, ses ricanements, ses mains si douces et ses lèvres qui ont l'air si tendres sont toujours dans ma tête. Chaque soir, j'ai hâte au lendemain tout simplement pour voir son regard perçant fixé sur moi. Je ne me comprends plus moi-même. Et un jour, une question s'impose à mon esprit.
Est-ce que je l'aime?
vous pouvez me tuer pour l'avoir posté si tard mais vous êtes avertis, si vous faites ça je pourrais plus poster
Alors au début, ce chapitre devait contenir un lemon mais après y avoir réfléchi je ne l'ai pas fait sinon euh...ce serait une fic avec du sexe à chaque chapitre.. faut quand même pas que ce soit que ça non? j'espère que ça va pas trop vite dans le déroulement de l'histoire T-T mais bon :)
j'aime les reviews et tout les auteurs aiment ça *-* tel un rayon de soleil dans la vie (oublié j'aime pas trop le soleil, juste qu'il fasse pas -30c ce serait bien)
ah ouais et euh...ils habitent pas en France les personnages mais dans cette fic ils habitent au Canada x) vous savez la place ou (ou prend un accent mais je sais pas comment le faire sur un ordi désolé :x) c'est normal qu'il fasse -30c en hiver...moi j'ai eu qu'à marcher jusqu'à l'épicerie (avec mitaines bottes manteau) que quand je suis revenue j'avais beau mettre mes doigts et mes doigts d'orteils dans l'eau bouillante je sentais même plus la chaleur de l'eau...j'ai cru que mon gros orteils allait mourir T_T erm erm désolé :x
donc je vais arrêter de raconter ma vie merdique et bon...au revoir *-* si vous avez pas la flemme vous faites une review, si vous avez la flemme...vous la faites quand même 8)
