Chap. 2 – La route à prendre
PDV Ian
Je regardais Candice, Katerine, Kayla et la « belle » Nina s'installer ensemble à l'avant du mini bus. Je m'asseyais avec Paul, sur la rangée juste derrière elles. Nous commencions alors à discuter tous les deux de nos rôles respectifs dans la série.
Nous avions lu les romans de L. J. Smith pour le casting, et parlions de la relation conflictuelle entre Damon et Stefan.
- Stefan semble être un bon gars mais à mon avis il cache des secrets à son frère. Me dit Paul.
- C'est évident. Damon ne veux pas s'avouer qu'il aime encore son frère. Il est blessé et a choisi la facilité, en préférant le haïr plutôt que de faire face à la réalité.
Nina se retournait avec un grand sourire pour nous interrompre :
- Messieurs si vous me le permettez … Je pense que c'est Damon le plus sensible des 2, et qu'il cache ses émotions dans la noirceur. Mais bon, vous aurez tout le temps d'en débattre plus tard. Alors en savez-vous plus que moi, sur le programme du week-end ?
Ayant été distrait pendant les explications de Julie, je ne pouvais lui répondre.
Paul s'empressa de lui dire.
- Nous sommes en route pour Heath Lake, 80 kilomètres au sud d'Atlanta. Ils ont loué une maison avec piscine. Et je crois que ...
- Paul ! hélât Candice devant.
Il se levait pour aller la voir, nous laissant seul, à nous dévisager sans savoir vraiment, quoi nous dire. Avec un petit sourire en coin, je brisai le silence et entamai la discussion :
- Alors, Nina raconte-moi. D'où viens-tu ?
- De Bulgarie,
- De Bulgarie ! m'exclamais-je.
En voyant ma tête interrogative, elle ajouta fièrement.
- Da, gospodyn, Moeto ime e Nikolina Konstantinova Dobreva.
Puis elle me tendit le dos de la main, que je m'empressais de saisir et d'embrasser, pour mon plus grand plaisir. Je crois que je venais de prendre ma première leçon de bulgare.
- Je suppose que ce que tu viens de dire signifie, que je suis le plus sympa des mecs que tu as jamais rencontré.
Elle explosa de rire et me répondit.
- Non, je viens te dire : Oui, Monsieur, je m'appelle Nikolina Konstantinova Dobreva.
- Dommage, moi qui pensais que tu me trouvais sexy... En revanche ton nom il en jette, Nikolina Kons...nona Dobreva je crois qu'il me manque des syllabes. Lui dis-je d'un ton moqueur.
Elle continuait de rire et me répondit.
- Je préfère Nikolina Konstantinova Dobreva pour les intimes ! Me dit-elle.
Elle prononça scrupuleusement toutes les lettres de son prénom, qui de toute évidence, ne lui plaisait pas vraiment.
Je ne pus m'empêcher de sourire lorsqu'elle elle ajouta.
- Mais puisque nous nous connaissons à peine, ce sera Nina pour toi.
- Merci, vous êtes trop bonne avec moi Mlle Dobrev. Disais-je de manière courtoise.
- Fort bien M. Somerhalder, ma gentillesse me perdra. me répondit-elle sur le même ton.
Et nous rigolâmes tous les deux, après cette petite joute verbale improvisée.
Je regardais autour de moi. Je vis Paul toujours en train de discuter avec Candice, rejoint par Zach Kayla et Kat. Steven et Michael parlaient entre eux.
Nina s'était quant à elle retournée. Elle me plaisait assez, je la trouvais pétillante. Elle avait réussi à piquer ma curiosité. Comment était-elle arrivée aux Etats-Unis et depuis quand, car elle n'avait aucun accent. J'avais envie de mieux la connaître
Je m'approchais d'elle pour lui parler.
PDV Nina
Réinstallée correctement sur mon fauteuil, je repensais à ma petite discussion avec Ian. Il avait l'air plutôt sympa mais il me paraissait beaucoup plus vieux que moi. Par contre, son regard ! Rien qu'en posant ses yeux sur moi j'en avais des frissons... J'ai dit frissons. Non, j'effaçais les images impures qui m'étaient venues en tête. Et je me préparais à discuter avec Kayla, quand je sentis quelqu'un agripper mon siège dans le dos.
Je me retournais, et me retrouvais nez à nez avec Ian. A quelques dizaines de centimètres l'un de l'autre, je pouvais sentir son parfum enivrant. Surpris tous les deux de notre face à face, gênés, nous nous reculions. Il se rassit vite, puis se racla la gorge avant de me dire.
- Euh … Donc tu es née en Bulgarie et ….
- ….Et je suis arrivée au Canada lorsque j'avais 2 ans. L'interrompais-je. Ce qui techniquement fait de moi une bulgaro-canadienne. Ce n'est pas tous les jours qu'on en rencontre une !
- Tu peux le dire, je suis époustouflé.
- Et toi Ian, quelle est ton histoire ?
- Oh ! Moi c'est beaucoup moins exotique que toi. Je suis né à Covington en Louisiane. Un père entrepreneur et une mère kinésithérapeute. Enfance dans une école catholique. Voilà pour l'essentiel.
- Tu as des frères et sœurs ? Lui demandais-je avant d'ajouter. Le mien s'appelle Alex plus précisément Aleksandar.
Il me parla de lui, de son enfance avec son frère et sa sœur. Nous rigolions des blagues que nous avions pu faire à nos frangins respectifs. Il faut reconnaître, qu'il était bien plus inventif que moi, sur ce sujet. Je le regardais me raconter ses exploits. Non de dieu, ce qu'il me faisait de l'effet. Mais je me concentrais sur ce qu'il disait. Je l'écoutais m'expliquer, comment il avait falsifié les bulletins de notes de Bob, son frère pour qu'il se fasse punir car, il lui avait cassé son avion préféré.
- La réponse était peut-être disproportionnée par rapport à la bêtise. Argumentais-je.
- C'est exactement ce que mes parents m'ont dit quand ils s'en sont aperçus.
Avec un grand sourire, il poursuivait.
- je peux t'assurer, que je n'ai jamais eu envie de recommencer.
Je me sentais bien, cela me paraissait simplement naturel, de discuter avec lui. Et j'étais presque sure, que lui aussi ressentait les même choses. J'étais en train de trouver un ami.
Un ami, qui en plus, très agréable à regarder, ce qui le rendait encore plus attrayant à écouter.
Le retour de Paul mit fin à notre discussion.
- Désolé d'interrompre votre échange les jeunes ! Je ne fais que passer, j'ai besoin de mon portable dans ma veste. Je vais rentrer le numéro de chacun dedans. Nous informait-il.
- Voilà, une personne avisée ! Attends … laisse-moi attraper le mien, je vais en faire autant. Dis-je à Paul.
Je me levais pour prendre mon portable dans ma poche de jean et enregistrais le numéro de Paul.
J'échangeais aussi celui de Ian et faisais le tour des collègues pour avoir le numéro de chacun.
A côté de Steven, je sursautai en sentant mon portable vibrer dans la main,
De : Ian Somerhalder
A : Nina Dobrev
Merci pour cette petite discussion, très instructive. J'espère qu'il y en aura d'autres comme celle-ci.
Je regardais en direction de Ian qui me fit un clin d'œil, tout en arborant un sourire malin. Je lui faisais un signe de tête. Je réalisais également le charme terrible qu'il possédait.
Je regardais mon téléphone et commençais à rédiger.
De : Nina Dobrev
A : Ian Somerhalder
M. Somerhalder avec grand plaisir ;-)
Je m'approchais maintenant de Candice qui me dit :
- Je vois que tu as fait connaissance avec Ian, qu'est-ce qu'il est sexy.
- Ah oui... tu trouves... C'est vrai qu'il est pas mal.
Je ne sais pas si c'était de la mauvaise foi, ou si je me voilais la face, mais résumer Ian, à ce que je venais de dire, c'est comme si je soutenais, qu'il n'y avait pas de neige sur l'Himalaya. Objectivement, il était super canon et il le savait, ce qui le rendait encore plus irrésistible.
D'ailleurs, Candice l'avait probablement compris, car elle me regarda pour me dire :
- Ok, je vois.
Je ne comprenais pas vraiment où elle voulait en venir. Je fis donc la moue avant de lui répondre passablement agacée.
- Qu'est-ce que tu racontes ? De toute façon, tu fais ce que tu veux. Mais moi je ne sors pas avec les collègues.
- Qui a évoqué de sortir avec qui que ce soit ? Ce n'était pas le sens de mes propos, c'est toi qui en parle Nina. Eh bien ! Tu viens juste de confirmer ce que je pense depuis que je vous regarde discuter.
- Et, Puis-je savoir ce que tu penses, au juste ? Lui demandais-je, cette fois-là vraiment agacée.
- Comment dire, il y a comme une aura qui vous entoure quand vous êtes tous les deux, c'est comme si vous étiez seul au monde.
- « Une aura », carrément ! T'as perdu la tête ou quoi?
Ses paroles n'avaient aucun sens et je m'en défendais :
- Candice je pense que tu as pris un coup de chaud dans le bus. Lui répondis-je en souriant. Je vais demander au chauffeur de monter la clim, si tu continues à raconter autant d'inepties.
Je blaguais pour ne pas perdre la face, mais elle n'avait pas tort. Au fond de moi, quelque chose était en train de naître. J'avais l'impression qu'une tempête s'approchait. Une sensation qu'il fallait que je contrôle, car je ne voulais pas me laisser emporter par mes émotions.
Je le regardais quelques secondes avec tendresse, avant de me promettre de ne rien faire de stupide, et d'atteindre le point de non-retour.
On continue dans la refonte des chapitres. Petites corrections d'orthographe et autres ... Merci de me dire si cela vous plait.
