My_Doctor_Who : toujours fidèle au poste Merci

Isajackson : bienvenue à toi. C'est une très bonne idée de reviewer (j'adore les reviews)

Rodney fut réveillé en sursaut par l'alarme d'Atlantis.

Il mit son communicateur à son oreille et sortit en courant de sa chambre, bousculant au passage deux, trois personnes.

Il appela en même temps la salle de commande : « Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Une surchauffe de importante de l'EEPZ. C'est anormal. » lui répondit le technicien de garde.

« J'y vais » dit McKay.

Il courut vers la salle de l'EEPZ.

Il y trouva Peter Lavoisie, complètement paniqué.

« Mais qu'est-ce que vous faites ? » lui demanda McKay surpris.

« J'ai rien fait. J'ai juste voulu appliqué ce que vous aviez noté dans votre rapport d'optimisation de l'EEPZ » répondit le scientifique toujours secoué.

McKay s'approcha du tableau de commande, maître de lui.

« Vous rigolez. Vous avez poussé l'induction des parallèles biphasées à 70%. J'avais noté 30% maximum. » s'exclama Rodney en colère, le poussant de devant la console.

« Oui. J'ai juste voulu optimiser au maximum, dit Peter, pédant et énervé par l'attitude de Rodney, vous êtes tellement timoré dans vos calculs. »

« Imbécile » lui répondit hargneusement Rodney, tout en pianotant rapidement sur les consoles.

Peter s'approcha dangereusement de Rodney sans que celui-ci n'y fasse attention.

Il était concentré.

Il devait sauver son Atlantis de la destruction que causerait l'explosion d'un EEPZ poussé à fond.

Il lutta quelques minutes avec les programmes de sécurité Anciens.

Puis l'alarme s'éteignit.

Rodney poussa un soupir et s'appuya sur la console.

« Voilà. J'ai réussi. Tout va rentrer dans l'ordre maintenant. » souffla-t-il, soulagé.

Peter repoussa violemment Rodney.

« Ne dites plus jamais que je suis un imbécile » dit-il très en colère.

Rodney tomba à terre.

Assis sur ses fesses, abasourdi, il leva la tête vers lui.

Avant même qu'il est pu répliquer, Zelenka, suivi par une équipe de scientifiques et de militaires, entra dans la pièce.

« C'est sa faute, cria Lavoisie, visiblement hors de lui, je l'ai trouvé en train de manipuler cette console. Je lui ai dit d'arrêter, mais il ne m'a pas écouté. J'ai dû le repousser pour atteindre la console et arrêter la surchauffe de l'EEPZ. »

Tous dans la salle le regardèrent ébahis.

« C'est vrai ? » questionna Zelenka incrédule.

Rodney déglutit.

Il hésita, regarda Lavoisie et murmura un petit oui.

Radeck grommela dans sa langue natale, jeta un coup d'œil au relevé de la console de commande et s'en alla sans rajouter un mot.

Une heure plus tard, dans la salle de réunion, Peter Lavoisie réexpliqua mot pour mot sa version de l'incident.

John, Zelenka, le colonel Caldwell, Elisabeth et Carson l'écoutaient attentivement.

Rodney était assis sur sa chaise, la tête basse, essayant de disparaître.

Quand Peter se tut, Elisabeth se tourna vers son chef scientifique : « confirmez-vous cette version des faits ? »

« Oui » répondit timidement McKay.

On entendit un grognement et un léger raclement de chaise venant de la direction de Sheppard.

Celui-ci commençait à s'agiter.

« Qu'avez-vous à dire pour votre défense ? » questionna durement la responsable d'Atlantis, ignorant l'interruption du militaire.

Rodney regarda Peter et baissa de nouveau les yeux.

Il y avait lu toutes les menaces que Peter ne pouvait formuler à voix haute.

Cet échange de regard n'échappa pas à Sheppard.

« Défendez-vous, McKay » gronda-t-il.

McKay se tourna vers Sheppard, puis vers Elisabeth et murmura « je n'ai aucune excuse. »

« Bien, dit Elisabeth, implacable, Docteur McKay vous êtes relevé de vos fonctions avec effet immédiat. Zelenka fera l'intérim le temps que l'on nomme un nouveau chef scientifique. Vous partirez avec le Dedalus demain. Une fois sur Terre, on vous assignera un nouveau poste. Cette dernière erreur était celle de trop. »

Rodney sortit de la salle, désespéré.

Il venait de perdre le respect de ses collègues et son travail sur Atlantis.

Et John ne voudra certainement plus jamais lui adresser la parole.

Elisabeth était très déçue par l'attitude et l'incompétence de ces derniers temps de son ex-chef scientifique.

Il avait pourtant travaillé dur et avec succès pendant cette année si difficile, coupée de la Terre.

Puis depuis un mois, il s'était complètement écroulé, enchaînant les erreurs.

Il n'avait pas résisté au stress.

Heureusement que Lavoisie et Zelenka avaient été là pour pallier ses faiblesses.

Carson était triste de perdre un ami.

D'un autre côté, son attitude, ces derniers temps, était de protéger Peter Lavoisie.

Ce pourrait-il qu'il défende encore Peter ?

Mais dans ce cas, Peter n'aurait pas enfoncé encore plus Rodney si celui-ci l'aidait…

Zelenka était perplexe.

McKay n'était pas aussi incompétent et négligeant qu'il le laissait croire.

De ça, il en était sûr.

Il ne s'était jamais trompé sur les capacités d'une personne.

Ce pourrait-il qu'il n'est pas toutes les données en main pour analyser et comprendre la situation actuelle ?

Sheppard était en colère contre Rodney.

Il ne s'était pas défendu.

Pourquoi McKay ne combattait pas ce chantage ?

Pourquoi avait-il aussi peur que l'on découvre qu'il était homo ?

Quelle importance cela avait-il ?

Jamais le Rodney McKay d'avant, son meilleur ami, n'aurait mis en péril si précieuse citée d'Atlantis pour une peccadille.

Cette histoire avec Lavoisie devait être vraiment sérieuse pour son scientifique, pour que celui-ci se laisse autant dépasser.

Rodney passa sa journée enfermé dans ses quartiers.

Il rangeait consciencieusement ses affaires.

Il refusait de se laisser envahir par son désespoir de ne plus être le gardien protecteur d'Atlantis.

Demain, il demanderait des cartons pour son départ.

Un nouveau départ, loin de Peter Lavoisie et de ses menaces.

Loin de John Sheppard et de ses espoirs.

TBC

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