Bonjour à toutes et à tous (sait-on jamais, restons polies ^^)
Vous faites vos timides cette semaines ? C'est parce que le "rythme" s'est un peu relâché ? Nos tourtereaux ne sautent pas dessus pendant un malheureux chapitre et le monde est dépeuplé ? ;-) Mais ce serait tout de même moins drôle si les choses étaient trop faciles pour eux, vous ne croyez pas ?
Ou alors, comme me le faisait remarquer Anamaelia, c'est la période des examens... Si c'est ça alors je ne dirais plus rien ! Nous sommes aussi passées par là et le moins que je puisse dire c'est que je compatis et vous souhaites bon courage si il vous reste des épreuves ! ^^
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Bref, pour revenir à nos moutons (ou à nos Sevichou), j'espère que ce chapitre vous plaira autant si ce n'est plus que le précédent. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires et pronostiques sur la suite !
Bonne lecture et à la semaine prochaine
Erinama
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1ère étape : le désir
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Hermione faisait les cent pas tout en se triturant les mains, geste démontrant toute l'étendue de sa nervosité. A sa droite, enfin à sa gauche maintenant qu'elle revenait sur ses pas dans un va et vient incessant, se trouvait la porte derrière laquelle se cachait l'objet d'à la fois toutes ses envies et de tous ses doutes. Le plan était simple, enfin la première étape du moins : faire preuve d'assurance et de maîtrise afin de montrer toute sa maturité. Enfin, bref, elle n'était même pas sûre de pouvoir maîtriser le tremblement de ses mains, donc pour l'assurance on repassera… Mais elle ne pouvait pas tergiverser plus longtemps, elle allait finir par arriver en retard et Severus détestait les gens en retard. De toute façon, plus elle attendait plus elle stressait alors il allait bien falloir qu'elle cesse de creuser une tranchée dans les cachots.
Elle prit une grande inspiration dans l'espoir de se calmer un minimum et frappa à la porte. Celle-ci s'ouvrit presque immédiatement, la faisant sursauter.
« Vous êtes en retard » la salua d'une voix polaire le maître des potions.
Pour se donner contenance, la jeune femme lança un regard à sa montre qui indiquait qu'elle avait encore trois minutes d'avance. Jouant son rôle à la perfection, elle leva un sourcil de manière très Snapienne mais n'argumenta pas. Elle choisit plutôt un autre registre :
« Bonjour à vous aussi, ô Grand Maître des potions et des horloges. »
L'homme la fusilla du regard avant de la laisser rentrer dans un grondement.
« Nous continuerons de tester les différents échantillons de Belladone sur la potion d'Esperenza ! »
Une fois qu'il eut le dos tourné, la porte bien claquée, Hermione s'autorisa un petit soupire. L'homme était encore pire qu'avant. Mais elle n'allait pas se décourager.
Pendant toute la matinée, elle multiplia les effleurements innocents et les œillades suggestives. Mais l'homme sembla rester de marbre. Bon, elle n'avait pas espéré une folle déclaration d'amour, c'était Snape dont on parlait, pas d'un minot de Poufsouffle de 15 ans. Mais elle avait pensé que chauffer son professeur serait possible puisque ce dernier était un homme. Et s'était bien connu, un homme se laisse toujours guider par ses pulsions. Apparemment pas tous.
En désespoir de cause, elle ouvrit les premiers boutons de sa chemise, prétendant avoir chaud et laissant ainsi une large vue sur son décolleté. Elle eut l'impression d'attirer le regard de son professeur mais on ne pouvait jurer de rien avec Severus. Désespérée et jouant le tout pour le tout, avec un soupire à la limite du lascif, elle s'accouda presque violemment au plan de travail, faisant ressortir sa croupe. Si ça ça ne fonctionnait pas, elle était prête à jeter l'éponge. Ras-le-bol !
Un minuscule hoquet rompit le silence à peine perturbé par le léger bouillonnement d'un chaudron. Hermione se redressa en jetant un coup d'œil en arrière. Mais elle n'eut pas le temps de se retourner vers la source du bruit. Une main posée sur son estomac la plaqua brusquement sur le corps de son professeur, lui coupant le souffle sous la rudesse du contact. Une bouche aventureuse se saisit du lobe de son oreille droite, lui arrachant un hoquet de surprise qui finit en gémissement langoureux. L'autre main de l'homme rejoignit la première avant de remonter vers sa poitrine et de pincer un téton demandeur à travers la barrière de tissu. Elle plongea ensuite dans le décolleté pour se saisir de l'autre. Puis une voix rauque, son professeur lui susurra à l'oreille :
« Je ne sais pas ce que vous cherchez, Miss Granger, mais lorsqu'on me cherche, on me trouve ! »
L'homme saisit la hanche de la jeune femme pour plaquer son érection contre ses fesses. Hermione fut presque prise d'un tourbillon de sentiments contradictoires : l'envie de profiter de cette promesse libidineuse ou éviter la menace sous-jacente.
Elle ne tergiversa pas bien longtemps, la bouche de son professeur repris ses caresses dans son cou et une main libertine se faufila vers son centre des plaisirs. Dans un long gémissement, sa raison renonça à toute velléité de résistance et elle s'abandonna aux promesses alléchantes.
