Titre : Faux Semblants.

Auteur : Lokky (Alia Knight ailleurs.)

Résumé : 5 ans après la mort de Voldemort, une guerre des gangs sévit à Londres. Les Aurors tentent d'endiguer la violence. Pour cela, un seul moyen : infiltrer le gang et le détruire de l'intérieur.

Genre : policier, yaoi (HP DM), homophobe et âme sensible s'abstenir .

Note : Bon, Harry vous a peut être un peu choqué le chapitre précédent, mais pas d'inquiétudes, c'est qu'un petit coup de colère, on a l'habitude… (C'est vrai, quoi ! Moi j'avais envie de lui fracasser le crâne contre les murs tellement il était chiant dans le tome 5 !!! ). Enfin, tout ça pour dire que les rapports entre le capitaine et son espion favori vont s'arranger, de toute façon, c'est obligé pour qu'ils puissent travailler !

Ah oui, aussi ! Dans ce chapitre, une autre surprise . Drago va soudainement se sentir moins seul, se qui ne va pas forcément lui plaire !

Sur ce, je vous laisse avec mon chapitre (peut-être plus court que le précédent, je sais pas encore…).

Bonne lecture !

Chapitre 4 : Rivaux.

Drago était sur les nerfs, d'une humeur de chien par temps de pluie. Quelle journée de merde ! Retrouver Potter dans ces conditions… Il se permit néanmoins un léger sourire. Au moins il avait eu l'occasion de lui mettre un crochet du droit en pleine face. Depuis le temps qu'il attendait de pouvoir le faire, cet abruti lui en avait enfin donné l'occasion…

Depuis un quart d'heure environ, il était assis à la table du café de L'homme neuf, l'un des seul du quartier à être à peu près propre. Non pas que Drago soit très regardant, mais apercevoir des taches de sang sur un parquet quand on commande une bière mettait mal à l'aise…

Depuis un quart d'heure donc, il attendait Lyman et Cullen. Certes il était en avance, mais il détestait poireauter sans rien faire. Alors depuis un moment il pianotait du bout de ses doigts fins sur le comptoir en sirotant un café insipide. Deux ans de vie en France l'avaient habitué à plus de qualité, ici c'était du jus de chaussettes…

En soupirant légèrement, il regarda pour la dernière fois la porte du bistrot en espérant enfin de voir arriver ses deux collègues. Mais enfin, il fut exaucé en voyant un bras familier pousser la porte battante. Les deux hommes entrèrent, hésitant, observèrent les alentours et remarquèrent enfin leur chef. Sans un mot, ils s'attablèrent à ses côtés.

« Alors ? »

« On l'a. » Répondit sobrement Cullen.

Drago réprima un grognement énervé. Cullen était encore plus taciturne que lui-même. D'ordinaire c'était un trait de caractère qu'il appréciait, mais là, il lui fallait une discussion construite et vivante si il ne voulait pas commencer à casser des meubles d'ici quelques minutes.

« Développe, je t'en prie… » Demanda-t-il avec un calme qu'il ne possédait pas réellement.

« Je l'ai vu traverser à plusieurs reprise la zone deux. J'ai les trajets et les horaires. Je pense qu'elle bosse dans la zone une. »

Drago lança un coup d'œil interrogatif à Lyman.

« Ouais, je l'ai vu entrer dans un bar à 8h, elle en est ressortit à 12h. Elle y travaille en temps que serveuse. J'ai sondé le barman, elle travaille tout les matins et tout les soirs de 15h à 22h, sauf le mardi. Il a ajouté qu'elle est très rarement absente. »

Sondé le barman… Peter le legilimens. Cette qualité était également très apprécié par Drago dans ce genre de mission. Lyman lisait dans les pensées avec une facilité déconcertante. Bill le mettait dans les équipes où il soupçonnait d'y avoir des infiltrés. Heureusement pour lui, Drago excellait en occlumencie depuis qu'il avait fait l'espion chez Voldemort, c'était bien évidemment nécessaire à sa survie. Ainsi il avait passé avec succès le 'test de Lyman' s'attirant la confiance de Bill pour ses bons et loyaux services…

« Et le mardi elle fait quoi ? »

« Les traceurs ont retrouvé peu de marques hors des sentiers battus. Un peu au square du quartier, dans d'autres bars et dans le supermarché du coin. Sinon rien. »

« Pas de petit ami ? » S'étonna Drago.

« Le barman n'en sait rien, mais si elle en a un, elle n'y va jamais. Les traceurs indiquent qu'elle n'est rentrée chez personne d'autre que chez elle depuis des lustres… »

« Ok. On rentre à la maison. Rapport, puis quartier libre je pense, Bill sera content. »

Drago jeta quelques pièces sur le comptoir pour son café et sous les yeux du patron sorcier, ils transplanèrent vers l'entrepôt.

Cette fois-ci, personne pour les accueillir, ils allèrent tout les trois directement voir Bill, en espérant qu'il ne serait pas de sortie.

Il ne l'était pas et les attendait. Lyman avait du le prévenir en pensée. Drago détestait ce genre d'action dans son dos mais freina sa colère.

« Je vous écoute. » Annonça le plus calmement du monde le chef.

Tout trois révélèrent alors ce qu'ils savaient de la 'cible', non sans un lourd pincement au cœur pour Drago. Comment allait-il faire pour la sauver celle là ? Il ne l'avait jamais vu qu'en photos et pourtant elle lui était déjà sympathique. Pourtant, se dit-il en même temps qu'il faisait son rapport à Bill, il était en train de l'envoyer à l'abattoir. La mort dans l'âme, il conclue qu'il fallait qu'il en parle à Potter. Au Capitaine Potter… Doge fut un Auror compétant mais prudent, sûrement que le nouveau capitaine préférerait l'action… Oui. Si il en parlait à Potter, peut-être qu'ils parviendront à sauver la fille. C'était donc avec une détermination sans faille qu'il s'obligea à écouter les propos doucereux de Bill.

« Vous avez déjà fait le tour de sa vie ? » S'étonna-t-il.

« Oui. La fille mène une vie rangée à l'extrême. En quelques heures, on a tout vu, tout entendu. »

« Bien… »

Il marqua une pause.

« Je veux la voir… pour les affaires. Le plus tôt sera le mieux. Il me faut les itinéraires. »

Tom Cullen les lui tendit.

« Parfait. Très bon travail messieurs. Vous avez entièrement mérité votre soirée. Si je n'entend pas parler de vous pendant la nuit, peut-être même que je vous oublierai demain matin… »

« On prévient Hawk ? » hasarda Lyman.

« Maxence ? Hum… Non, inutile. Je me charge de cette fille seul cette fois-ci. »

« Mais elle vit dans un quartier fréquenté et n'en sort pas. On pourrait prévenir les Aurors ! »

« Les Aurors ? Alors ça, ça m'étonnerait beaucoup… » Se moqua Bill.

Il eut un léger ricanement qui fit tressaillir Drago. A la périphérie de son champ de vision, il remarqua que Cullen lui-même frissonnait.

Bill se retourna quelques instants et fureta dans les feuillets qui recouvraient continuellement sa table de travail. Il en saisit un et le brandit sous le nez des trois hommes avec un rictus moqueur.

« Vous voyez ça ? Et bien, c'est la preuve que les Aurors ont d'autre chats à fouetter que cette pauvre fille paumée qui ne manquera à personne. Ils sont bien trop occupés en ce moment par… (Il parcouru rapidement le parchemin)… Par la sécurité de notre chère ministre de la Magie Dolorès Ombrage en voyage diplomatique en Finlande… »

« La preuve ?… » Déglutit avec difficulté Drago.

« La preuve. Confirma Bill. Et crois-moi, ce dossier est le plus sûr du monde. Vois-tu Malefoy, pour être tranquille, il faut savoir où ce trouve ton ennemi à chaque instant… »

Drago hocha de la tête, trop sonné pour réagir autrement. Un rapport sur les agissement des Aurors… Voilà qui ressemblait bien trop à ses propres rapports au ministère sur les agissements de Bill. Un frisson lui parcouru l'échine. Pas bon du tout ! Il y aurait-il un espion de Bill au ministère ?

Alors qu'il sortait de l'entrepôt pour profiter de sa première soirée libre des deux dernières semaines, il réfléchissait à toute allure. Après tout c'était logique. Si un camp infiltre l'autre, l'inverse était tout aussi plausible… Probable même. Bill était loin d'être un imbécile, et même si lui l'oubliait, Hawk serait toujours là pour le lui rappeler…

Le jeu devenait dangereux. Désormais il fallait surveiller le moindre geste des deux côtés.

En marchant dans la rue, Drago se demandait qui menait encore la danse. Bill avait une longueur d'avance, mais, sans se vanter, Drago était un espion extrêmement bien placé, dans l'entourage proche de la 'cible'. Etait-ce le cas de l'espion de Bill ?

L'info qu'il avait transmis était un voyage ministériel, rien de bien confidentiel en somme. Peut-être que le type n'était pas lié à l'affaire concernant Bill mais observait le tout de loin…

Il fallait l'espérer. Sinon…

Sinon, la catastrophe était imminente. Jamais les Aurors ne pourront attraper Bill si celui-ci avait une taupe au sein même de l'équipe.

Quand il arriva à son appartement, le blond ne put s'empêcher de soupirer. Voilà qu'il avait en sa possession deux excellentes raisons de contacter Potter. Il s'assit sur son lit, la baguette entre les mains et se concentra de longues minutes. Au bout d'un moment il prit son inspiration et lança le sortilège de protection le plus puissant de son répertoire.

Une fois son studio entièrement insonorisé, tant par les voix que par la magie, il lança un sort à sa cheminée.

« Le bureau 35 du département des Aurors. »

Au bout d'une minute, les flammes se mirent à luire d'une couleur surnaturelle. Communication établie.

« Potter ? »

OoOoOoO

Harry, la tête entre les mains, réprimait à grand peine l'envie de sauter au cou de la personne en face de lui pour le lui tordre violemment et avec délectation.

On. Se. Calme… Tout de suite.

« D'autres exigences ? » Demanda-t-il d'un ton mielleux.

« Evidemment ! Je veux absolument un hôtel de luxe, avec une chambre assez grande pour pouvoir y déposer tout mes objets personnels et… »

« Madame la ministre, je parlais d'exigence ayant trait à la sécurité et non pas à votre confort… »

« Mais j'exige pourtant qu'on veille à mon confort ! Les finnois sont des gens si primitifs… »

« Adressez-vous à vos femmes de chambres, elfes de maisons, domestiques, n'importe qui d'autre, ça n'a pas d'importance, mais pas à moi ! Merci ! » S'énerva Harry.

« Potter ! j'exige que vous vous calmiez et… »

« Le problème est là Madame… Vous exigez trop de choses… Ne pourriez vous restreindre vos besoins ? Le voyage durera maximum trois jours… » Intervint doucement Kingsley.

Harry lui lança un regard de gratitude. Depuis deux heures, il faisait des pieds et des mains pour satisfaire les désirs extravagants de cette femme. On aurait dit qu'elle préparait un voyage de trois mois et non de trois jours.

Si seulement elle pouvait réellement partir pour trois mois… Non ! Trois ans !

Le capitaine se secoua et sortit de sa rêverie pour se re-concentrer sur la conversation, ou plutôt le marchandage qui se déroulait sous ses yeux et ses oreilles ébahies dans le bureau du commandent.

Au bout d'âpres discutions et de multiples concessions, le crapaud humain quitta enfin la pièce, laissant sur place un Kingsley Shalkbolt pratiquement en sueur.

« C'est toujours comme ça ? » demanda Harry.

« Non… Je pense qu'elle en a fait des tonnes parce que tu étais présent… »

« C'est vous qui avez voulu que j'apprenne le métier, chef. » Répliqua-t-il, le sourire au coin des yeux.

« La prochaine fois, promis, je tiens ma langue. Mais qu'est-ce que tu as bien pu lui faire pour qu'elle te déteste autant ?! »

« Oh… C'est une longue histoire… » répondit Harry nostalgique, en repensant à sa cinquième année à l'école.

« Mouais… Je suis pas sûr de vouloir l'entendre un jour… »

Le capitaine allait répondre quand on frappa timidement à la porte.

« Entrez ! » Aboya le commandent.

Une femme plutôt âgée passa sa tête dans l'embrasure de la porte et posa les yeux sur Harry.

« Capitaine Potter. Une communication extrêmement urgente par cheminée dans votre bureau vous attend. »

« Ah. Merci beaucoup, je vais y aller. »

La femme sortit.

« Tu peux partir, ça à l'air important… » Lui dit simplement Shalkbolt.

Harry acquiesça et sortit lui aussi. Il se retint de courir dans le couloir et rejoint rapidement son propre bureau.
Quand il entra, la chaleur de la pièce lui sauta au visage. Dans la cheminée, les flammes étaient très hautes et avaient chauffées toute la salle. Il prit le temps de la rafraîchir d'un geste de baguette avant d'accepter la communication.

« Potter ? »

« Je suis là. »

Harry s'était douté qu'il s'agissait de Malefoy. Il était prêt. Depuis les explications de Tonks, son animosité avait considérablement baissé.

« Tu es seul ? Le bureau est protégé ? J'ai des infos capitales, et il ne faut que personne ne les entendent ! »

« Te stresse pas Malefoy… Tout les bureaux d'Aurors sont protégés, et celui-là l'est au maximum. »

« Bien… »

Harry fronça les sourcils. L'espion était très nerveux et cela ne lui ressemblait guère. Il paraissait traqué, presque craintif.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? »

« J'ai d'excellentes raisons de croire que vous êtes infiltré. »

« Qu.. Quoi ?!?! »

« Il y a un espion de Bill au ministère, une taupe, un infiltré, un indic', un cafard… Tu piges ou je te fais un dessin ?! »

« Impossible ! »

« Déconne pas Potter, c'est loin d'être impossible et tu le sais. Si moi j'ai pu le faire, d'autre ont pu aussi, et me sort pas que c'est plus difficile au ministère parce que c'est de la connerie ! »

« Comment peux-tu le savoir ? »

« Bill sait qu'Ombrage part en Finlande et que les Aurors sont chargés de sa sécurité ! »

« Mais… Comment ?… »

« Putain ! T'es long à la détente ! Vous êtes infiltrés je te dis ! Réveille-toi !!! Bill m'a montré un parchemin qu'on lui a envoyé. C'était écrit noir sur blanc ! »

Malefoy avait l'air sur les nerfs, agacé par son manque de réaction mais Harry était trop sonné. Il n'y avait pas plus d'une douzaine d'Aurors à être au courant du départ de la ministre. Kingsley, Tonks, Fleur, Alicia, Cornac McLaggen, Seamus, lui-même et cinq, peut-être six ou sept, autres Aurors. C'était une information strictement confidentielle, impossible qu'elle ai transpiré.

« Ohé ! Potter ! Bouge-toi, reste pas planté là ! »

« Attend une minute Malefoy ! Pourquoi me le dire ?! Si ça se trouve, c'est moi l'espion ! Comment tu peux me le révéler avec autant d'insouciance ?! »

Et là Malefoy surprit Harry. Il éclata de rire.

« Toi ?!… Toi, espion ? Mais enfin, regarde-toi ! Tu es incapable de cacher le moindre de tes sentiments. En tant qu'espion, tu serais mort en cinq minutes. Un infiltré efficace doit savoir cacher et jouer avec toutes ses émotions. N'importe qui peux lire en toi comme un livre ouvert… »

« Qu… Mais… C'est faux ! » Se vexa Harry.

« Vraiment ? Dès la première fois que je t'ai vu, j'ai pu deviné que tu détestais le rôle des espions et que tu me détestais, moi. »

« C'est impossible de cacher des sentiments de haine ! Personne ne peux le faire. »

Malefoy le regarda avec un sourire triste qui retourna le cœur d'Harry.

« Oh si ! C'est parfaitement possible de cacher la haine, c'est même facile. Ce qui est plus difficile, c'est de la feindre… »

« Euh… »

« Pas grave, oublie ça. Met-toi juste dans le crâne que tu ne peux pas être un espion et que je le sais. Voilà pourquoi je peux te faire confiance dans une certaine mesure. Après, je te laisse le soin de juger à qui, TOI, tu peux répéter ou non ce que je viens de t'apprendre… »

« Ok… »

« Bon, faut que j'y aille, si je me planque trop longtemps, ça peut chauffer pour mon cul… »

Ce dernier mot raviva des souvenirs désagréables dans la mémoire d'Harry. Des souvenirs qu'il pouvait 'purifier' s'il le souhaitait.

« Euh… Malefoy ? »

« Quoi ? »

« Je suis désolé pour ce que j'ai dit la dernière fois. J'ai parlé sans savoir, sans réfléchir. Je m'en excuse. »

« J'estime m'être venger cette fois-ci. Evite juste de recommencer, tu pourrais te ramasser plus qu'un simple bleu ! » Se moqua-t-il en ayant un regard pour sa joue.

Puis il coupa la communication.

Mais pour qui il se prend ?! s'offusqua Harry. Voilà qui lui apprendra à être sincère…

Néanmoins il était étrange d'avoir une conversation presque civilisée avec Malefoy. Il ne pensait pas que cela puisse s'améliorer si facilement. Mais Tonks avait raison. Il avait changé depuis Poudlard.

Harry se renversa dans son fauteuil et réfléchit. A qui pouvait-il faire confiance ? Kingsley bien sûr, et Tonks. Il connaissait Seamus depuis longtemps, mais il risquerait de manquer de contenu et de crier la nouvelle à n'importe qui. Il connaissait bien Alicia également, mais au point de ne pas la soupçonner ? Fleur haïssait suffisamment Bill pour être au dessus de tout soupçons mais elle manquerait d'objectivité pour gérer ce qu'elle pourrait apprendre.

Restait Cornac McLaggen. En lui, Harry n'avait aucune confiance. Il avait fait assez d'actes limites à Poudlard, prouvant qu'il était dans ses capacités d'avoir un double-jeu.

Instinctivement, Harry serait porté à le suspecter plus que quiconque. Mais peut-être était-ce justement trop évident… Il faudrait qu'il demande conseil à Malefoy. Après tout, c'était la personne de son entourage qui s'y connaissait le plus en espionnage…

Il fallait également qu'il en parle à Shalkbolt et Tonks. Et rien qu'à eux pour le moment.

Il se leva et alla frapper à la porte du bureau 33, à côté du sien.

« Oh Harry ! Comme c'est gentil de me tenir compagnie ! »

« Je ne suis pas là pour ça Tonks, désolé… Tu ne voudrais pas m'accompagner chez le Commandent, c'est urgent. »

« Attend cinq petites minutes. Je boucle ça et j'arrive. »

Environ un quart d'heure plus tard, ils sortirent enfin dans le couloir et se rendirent chez le chef des Aurors.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » S'étonna Kingsley en les voyant arriver.

« J'ai quelque chose de très important et d'extrêmement confidentiel à vous apprendre. » Annonça Harry avec gravité.

« Tu vas te marier ! » S'exclama Tonks.

« Non. Je suis très sérieux. »

« Asseyez-vous tout les deux. Harry, on t'écoute. »

« Un homme est venu me contacter tout à l'heure. Il a la certitude qu'on abrite un cafard de Bill… »

Un silence stupéfait accueillit cette déclaration.

« Un espion ?… Chez nous ?! »

« Oui. Et dans l'entourage proche. »

« Impossible… » Murmura Tonks.

« J'ai eu exactement la même réaction. C'est pourtant vrai. »

« Mais comment… Comment peut-il en être sûr ?! »

« Bill lui a montré un document manuscrit où il était inscrit nos activité de la journée… »

« Oh… N'importe qui peut l'obtenir… » Nuança Shalkbolt.

« Sauf que celui qui l'a écrit était au courant du voyage pour la Finlande. » Affirma Harry.

Kingsley ouvrit des yeux ronds comme des billes et les cheveux de Tonks perdirent subitement de leur pétillant.

« Mais… On est à peine dix à l'être ! »

« Non, j'ai compté, on est entre douze et quinze personnes à le savoir. »

« Dont toute l'équipe chargée de Bill… » Confirma la jeune femme d'une voix éteinte.

Les hommes hochèrent la tête, ayant fait le même raisonnement.

« Wahoo… Il a fait fort. »

« Comme nous en fait, répliqua Harry, Comme l'a dit mon espion, si lui a pu le faire, l'inverse est aussi possible. »

« C'est terrifiant, dit simplement le commandent, Harry, tu as eu le temps d'y réfléchir. Tu penses à quelqu'un en particulier ? »

« Non, c'est le néant. Je ne vois personne capable de faire ça. A l'inverse si j'imagine que quelqu'un l'est, alors tout le monde peut l'être. Ceux que je soupçonne sont ceux que je ne connais pas, ça n'a donc aucune valeur… »

« Tu n'as donc aucune certitude… »

« Si. Je suis sûr de vous deux. Je vous fait entièrement confiance. Mais c'est tout. »

Tonks éclata de rire.

« T'inquiète pas Harry, pour moi, ta confiance, c'est beaucoup ! »

« Pareil pour moi. » Ajouta Kingsley.

« Merci. »

Un silence s'en suivit alors qu'ils réfléchissaient tout les trois aux possibilités qui s'offraient à eux.

« Je me demande… Commença Tonks. Je me demande si il vaut mieux garder ça pour nous et mener une enquête discrète ou alors l'apprendre à tout le monde histoire de voir les réactions et de pousser l'indic' à la faute… »

« Je ne pense pas qu'il faille le dire. Si l'espion qui est chez nous est aussi doué que Ma… Que le mien, on ne pourra rien lire sur son visage et il sera d'autant plus prudent… »

« Oui, tu n'as pas tort… » Fit Shalkbolt.

« Je pense qu'on doit y réfléchir séparément, reprit-il quelques secondes plus tard. Venez me voir à chaque nouvel événement, le plus minime soit-il. C'est très important. Harry, n'hésite pas à en discuter avec ton infiltré, il pourrait nous être utile sur ce point… Vous pouvez vous retirer. »

Quand il retourna dans son bureau, Harry eut juste le temps de voir s'enfuir un corbeau aux plumes lustrées, laissant une lettre sur son bureau. Elle était rédigée avec le code utilisé par Malefoy.

« « URGENT. Je pensais avoir plus de temps mais il est passé à l'action plus vite que prévu. La fille est Audrey Soria. Il va l'attaquer, la tuer certainement. Sais pas pourquoi. Possibilité de passer à l'action, d'empêcher meurtre si rapidité. Ci-joint : itinéraire quotidien de la fille. Il va le faire sur le chemin dans les alentours de 18h. Possibilité de le prendre sur le fait. Il va y aller seul ! URGENT !!! » »

L'écriture était très penchée, comme si Malefoy l'avait écrit à toute allure et sans trop réfléchir, ce qui était certainement le cas d'après le contenu alarmant.

Après deux secondes de vide dans le crâne d'Harry suite à la lecture, il se rua en courant dans le couloir en hurlant.

« COMMANDENT !!! »

OoOoOoO

Fin du quatrième chapitre !

Il me semble que celui-ci est un peu plus court, mais j'en suis pas sûr.

J'espère que ça vous a plu, si c'est le cas, n'oubliez pas de me le dire s'il vous plait. Quand on écrit une fic aussi compliquée, les reviews, ça fait plus que plaisir ! C'est nécessaire…

De l'action et un peu de gore dans le chapitre suivant…

Rendez-vous donc bientôt pour : Chapitre 5 : Trop tard.

Lokky.