Bonjour! voici la suite de notre histoire! J'espère que vous aimerez...

Ce chapitre est un peu court, mais les suivants seront plus longs...

J'ai une question pour les érudits de Jane Austen : quelle distance peut-il y avoir entre Pemberly et Londres? entre Longbourn et Londres? MERCi!

Caliste et Guest : merci pour vos encouragements!

Reviews S.V.P!


Le voyage d'Élizabeth au Cheapside fut mouvementé. Son oncle Mr Gardiner, eut une crise de goutte et ses lamentations fatiguèrent bien vite la maisonnée. Élizabeth embarrassée d'être présente dans ses moments difficiles, s'exerça plusieurs heures à marcher dans les jardins. Hélas, il était beaucoup plus petit que ses souvenirs ne le laissaient présager. Il était loin des larges champs de la campagne où elle avait l'habitude de se promener.

Sa tante comprenant son désarroi, l'invita à magasiner à Londres, où les meilleures couturières du pays pourraient leur confectionner de nouvelles robes.

-La mode n'a guère changé depuis ma dernière visite à Londres! Lança Élizabeth

-Si vous saviez les changements qui sont survenus dans les dernières années, vous en seriez pontoise. Un peu de répit n'est pas dommageable ni à mes habitudes ni à mon portefeuille! Ricana Mme Gardiner. Les jeunes gens préfèrent les couleurs vives mais elles ne sont pas toujours avantageuses…les vieilles dames comme moi, préfèrent les couleurs plus sobres. Elles affinent la taille et nous aident à passer inaperçues!

Mme Gardiner avait des manières bien chaleureuses. Elle lui rappelait sa mère, sans tous les défauts qui y sont attachés, et beaucoup plus raffinée. Elle aurait bien aimé qu'elle soit sa mère. Non seulement elle aurait été plus en moyens, mais mieux éduquée.

Alors que les deux dames se promenaient sur la place publique, deux hommes se plantèrent devant elles. Ils s'empressèrent tous deux d'enlever leur chapeau et de bien les saluer.

-Miss Élizabeth Bennet, commença Mr Darcy stupéfait

Surprise par cette rencontre inattendue, elle s'inclina rapidement et présenta sa tante dans le même souffle.

-Mr Darcy, ma tante Mme Gardiner

Aussi empressé, Mr Darcy ajouta :

-Mr Martin

Les deux dames s'inclinèrent respectueusement devant cette nouvelle connaissance.

-Vous passez un beau voyage, miss Élizabeth

-Oh oui, parfaitement, Mon oncle et ma tante sont des hôtes très hospitaliers. Ma tante et moi magasinions des robes pour laisser reposer mon oncle.

-Miss Élizabeth, vous êtes très indulgente. Ce que mon Élizabeth, n'ose vous dire, c'est que mon mari Mr Gardiner, est souffrant depuis que Miss Élizabeth est à la maison. La pauvre a dût subir toutes les injures et les maugréassions de mon époux. Je l'amène aujourd'hui en ville pour la distraire.

Élizabeth avait bien essayé de faire taire sa tante, mais…tout comme sa propre mère, elle n'en faisait qu'à sa tête.

-Je suis bien malheureux d'entendre cela, Mme Gardiner. Si il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour alléger votre fardeau, veuillez me le demander. Je suis certain aussi que Mr Martin, qui est médecin pourrait aussi vous aider.

-Mr Martin? Vous êtes bien jeune pour être médecin! Eh bien, Mr Gardiner a déjà un médecin mais je me demande bien ce qu'un plus jeune pourrait lui apporter de plus!

-Les connaissances en matière du corps humains ne cessent d'augmenter, Mme Gardiner. Les « vieux » médecins ont certainement plus d'expérience. Mais les jeunes ont peut-être plus d'expertise…Mais quoi qu'il en soit, je suis à votre disposition pour vous aider, si vous en ressentez le besoin.

Mr Martin parlait avec beaucoup de facilité et de charisme. Ses larges épaules et sa grande taille en intimidait certainement plus d'un. Élizabeth devait l'admettre, il était très beau.

Darcy qui était maintenant aussi muet qu'une feuille de papier, eut soudain une idée lumineuse.

-Mme Gardiner, si toutefois, vous souhaitiez que Miss Élizabeth arrive à Pemberly plus tôt, nous sommes à votre disposition, et tout près à la recevoir.

-Comme vous êtes charmant, Mr Darcy. J'avais entendu beaucoup de bien de vous, mais voilà maintenant que je sais que les rumeurs sont justes. Alors soit! Vous avez une merveilleuse idée! Qu'en pensez-vous Miss Élizabeth, fit-elle en se retournant vers elle

-Mais tante, je ne voudrais pas vous abandonner, alors que vous avez besoin de…

-Je n'ai besoin de rien, chère enfant! Interrompit-elle Je ne veux pas vous tourmenter plus longtemps avec nos ennuis! Et cela ne change rien à ce que vous reveniez plus tard, lorsque votre oncle se portera mieux. Pensez à vous, chère Élizabeth. Profitez de votre jeunesse pour rencontrer de jeunes personnes! À mon âge, les sujets de conversations sont beaucoup moins intéressants et se limitent généralement aux maux de genoux et de crises de gouttes! Ricana-t-elle

Hésitante et ne sachant plus quoi penser, elle acquiesça, mais sans grande joie : Mr Darcy avait encore une fois décidé pour la vie des autres. Quelqu'un lui refusera-t-il une idée à ce monsieur? Tous étaient-ils à ses ordres? Quoi qu'il en soit, voir Georgiana plus longtemps serait agréable.

-Georgiana sera très heureuse. Sourit trop largement Darcy. Mr Martin est à Pemberly pour encore quelques jours. Je suis persuadé que Mr Martin sera très heureux de mieux vous connaître.

Élizabeth rougit d'embarras et jetant un coup d'œil à Mr Martin, il sembla réjouit.

Darcy comprit soudainement quelles paroles il venait de prononcer, et surtout, dans quel embarra il avait mis les deux jeunes personnes. Apprendre à mieux se connaître impliquait la possibilité d'un mariage. Quelle erreur de sous-entendre qu'ils pourraient s'aventurer vers cette avenue! Qui plus est à leur première rencontre!

Élizabeth se ressaisit aussitôt et :

-Évidemment, il est toujours agréable de faire de nouvelles connaissances! Mais je vous avertis, Mr Martin, que je passerai la plupart de mon temps avec ma grande amie, Miss Darcy. Ce qui vous laissera bien peu de temps pour en apprendre sur moi. Mr Darcy ne s'en plaindra pas, car il n'aime pas les conversations féminines. Vous aurez ainsi, tout le loisir de vous entretenir d'immobilier, d'argent en autre chose. Vous savez Mr Darcy, ces sujets dont les femmes sont incapables de comprendre les subtilités…

Répondit Élizabeth, bravant du regard Mr Darcy.

Mr Martin sourit copieusement. Elle avait un esprit vif et savait se débrouiller aisément pour détourner les malaises.

Mr Darcy fut étrangement ravi de son intervention, quoi qu'elle l'ait défié, il lui avait pardonné chacun des mots aussitôt qu'elle les avait prononcés. Cette façon qu'elle avait de l'affronter tout en espièglerie était incroyablement aimable.

-Eh bien, Mr Darcy, que répondrez-vous à Miss Élizabeth?

-Je ne sais pas trop, Mr Martin, que me conseillez-vous de répondre? Ricana doucement Darcy

-Darcy! C'est un ami avocat que vous devriez avoir à vos côtés pour vous défendre! Je ne suis que médecin! Ce défi dépasse mes capacités! Rit Mr Martin

Élizabeth fière d'avoir déridé les deux hommes, n'osa étendre son droit de parole plus longtemps. Son impertinence deviendrait certainement agaçante.

Les jeunes gens se séparèrent pour continuer leur chemin.

-Miss Élizabeth Bennet? D'où la connaissez-vous?

-Nous nous sommes rencontré à un bal, à Meryton. Fille d'une humble famille à Longbourn. Petite-fille de gentleman. Désormais amie de Georgiana

-Quelle délicieuse personne. Elle semble avoir du tempérament

-Sans aucun doute, il est fort probable que vous soyez sa victime un jour ou l'autre, soyez-en averti.

-Oh, je ne le redoute pas un instant! Une femme de caractère est tout à fait charmante!

Darcy se retourna vers son ami

-Vous la trouvez charmante?

-Absolument!

-N'êtes-vous pas embêté par une femme d'opinion? Cela ne peut qu'apporter des querelles et des malentendus.

-Pas du tout! Je fuis les femmes légères et idiotes qui n'ont aucune conversation. Je préfère de loin les femmes intelligentes. Et quelle beauté! Savez-vous si elle est fiancée?

-Pas à ma connaissance…Je vous trouve bien pressé, Monsieur…grogna Darcy regrettant tout à coup de les avoir présentés

-Si j'avais pu m'imaginer rencontrer une si belle personne! Et voilà que je passerai le reste de la semaine à ses côtés!

-Je suis surpris de votre inclination envers les femmes de caractère, Mr Martin

-Oh ce n'est pas d'hier. Les femmes fortes ont agrémentés plus d'une de mes meilleurs nuits

Darcy s'arrêta sec et se retourna vers son ami

-Si c'est cela votre intention, Mr Martin, sachez que Miss Élizabeth n'est pas sujette au libertinage. Vous vous trompez de cible.

-Et vous, vous vous méprenez sur mes intentions, Mr Darcy. Je suis prêt à me marier et fonder une famille. Pourquoi ne pas joindre l'utile à l'agréable? Elle est fille de gentleman, elle est forte de caractère et…elle a certainement une bonne dot…le savez-vous?

Darcy, hésitant entre la colère et la fuite, préféra se taire.

-Et puis, après tout, je suis médecin, je serai un bon parti pour elle et elle ne sera pas si mal pour moi. Elle rendra certainement mes nuits divertissantes.

-Mr Martin, fit Darcy bêtement, j'en ai suffisamment entendu sur vos intentions. Je vous reçois à Pemberly et sachez que je ne permettrai pas de débauche chez moi. Je garderai l'œil sur vous et je vous prie de respecter…les principes élémentaires de bienséance.

-Mr Darcy, je crois que nous allons trop loin et trop vite dans cette discussion. Je l'ai à peine rencontré. Elle m'a fait certes, une merveilleuse impression, mais je crois que nous devrions rester prudents. Loin de moi l'idée de vous heurter!

-Je suis tout à fait d'accord Mr Martin. Alors n'en parlons plus et retournons à Pemberly.

Darcy resta muet pendant le retour. Mr Martin et Miss Élizabeth? Pourraient-ils être liés?

Miss Élizabeth avait eu un grand effet sur son ami. Mais comment Mr Martin avait imprégné celle-ci?

Et que dire de ce malaise qu'elle lui provoquait à chaque fois. Tout ceci commençait à l'ennuyer.

Les deux hommes retournèrent à Pemberly où Darcy annonça que Miss Élizabeth arriverait bientôt.

Miss Georgiana ne cacha pas son bonheur et son enthousiasme

-Vous voyez mon frère, finalement, j'aurai plus de temps avec elle pour lui faire visiter tout ce que j'avais prévu!

-Qu'aviez-vous prévu? Questionna Mr Martin, intéressé à mieux connaître Miss Élizabeth

-Nous lui ferons visiter tout Pemberly et nous irons au théâtre lyrique

-Le théâtre? Comme c'est une bonne idée! Voyez-vous un inconvénient à ce que je vous y accompagne, Mr Darcy?

Darcy fronça les sourcils. Il s'invitait? Il ne cachait même pas ses intentions? Après la froide discussion qu'ils avaient plus tôt, ne s'était-il pas modéré?

-Nous serons heureux de votre présence, Mr Martin. Se contenta Darcy placidement, contraint à la politesse.

OoOoO

Miss Georgiana fut la première à l'accueillir et lui présenta personnellement ses quartiers.

-Miss Élizabeth comme je suis heureuse de vous voir si tôt! Nous pourrons être seules quelques instants, mon frère étant parti chasser avec Mr Martin. J'ai entendu dire, ma chère que vous avez fait bonne impression auprès de Mr Martin. Il ne cesse de parler de vous.

-Ah bon? Qu'a-t-il dit?

-Que vous aviez remis mon frère à sa place! Je n'ai pas tout compris… mais j'ai su qu'il disait vrai. Je vous connais suffisamment pour savoir que mon frère ne vous intimide pas.

-Vous êtes bien gentille avec moi, Georgiana. Pour ma part, par contre, je ne sais pas trop quoi penser de Mr Martin.

-C'est un célibataire très recherché, mais soyez avertie, il est plutôt volage. Sa réputation le précède partout où il va. Heureusement pour lui, il est suffisamment riche pour contenter n'importe qu'elle conquête qui rouspéterait à ce sujet.

-De quoi parlons-nous?

-Eh bien…il est héritier du domaine des Heartsquare, un très grand jardin et près de 30 employés

-Mais pourquoi est-il alors médecin?

-La science l'a toujours fasciné. Il n'a nul besoin de travailler pour gagner son vivre, mais semble-t-il, aider autrui le comble. À moins que cela ne l'aide à courtiser les demoiselles!

Élizabeth rit avant de changer de sujet

- Quelle magnifique domaine! S'exclama Élizabeth en arrivant à sa chambre, Georgiana, ma chambre est bien trop grande!

-Vous n'avez rien vu, mon amie, laissez moi vous montrer le reste de la maison. Nous manquerons de temps aujourd'hui pour visiter les jardins, mais ne vous en faites pas, je vous les ferai visiter demain. Allons suivez-moi!

La plupart des pièces étaient vastes et éclairées. Des portraits de famille étaient clairement mis en évidence.

Plusieurs miniatures étaient apposées sur un large mur.

-Vous avez décidément une famille nombreuse!

-Non, vous vous trompez. Ce mur est consacré aux employés. Nous considérons les employés un peu comme notre famille. Nous leur accordons une importance particulière et sommes à l'écoute de leur revendication et leurs besoins.

-N'est-ce pas risqué que vos employés négligent leur travail en fonction de votre bienveillance?

-C'est un risque en effet, dit une voix masculine derrière elle

Mr Darcy continua :

-C'est un risque calculé. Un employé n'aura son effigie qu'après 2 ans de loyauté. Nous encourageons nos employés à rester ici le plus longtemps possible. Ceci nous évite bien des désagréments.

Mr Martin se tenait bien droit à ses côtés, sourire aux lèvres.

-Miss Élizabeth, bien heureux de vous revoir, fit-il

-Tout le plaisir est pour moi, monsieur

Mr Darcy remarqua soudainement que Mr Martin avait figé son regard sur celui de Miss Élizabeth. L'ambiance devenait lourde et il était impératif de faire quelque chose.

-Ma sœur vous fait donc visiter Pemberly

-Oui! Pemberly est réellement sans égal, Monsieur.

-Oh mais vous n'avez rien vu, continua Georgiana. Vous n'avez pas encore vu la salle de danse et la plus importante : la salle de musique

-Vous avez donc une salle de musique?

-Oui, et un magnifique piano sied. Suivez-moi fit-elle, n'invitant pas les hommes.

Ceux-ci suivirent sans invitation.

-Miss Georgiana joue de manière magistrale, commença Mr Martin

-Vous êtes bien choyé de l'avoir entendu! J'attends ce jour avec impatience!

-Mais vous n'attendrez plus, puisque je suis prête à jouer la partition dont je vous ai parlé

Georgiana s'installa au piano, où son visage prit un tout nouveau jour. Lizzy admira son beau portrait angélique s'illuminer comme si elle était en état de grâce. Le bonheur qu'elle vivait en ce moment était si pur et parfait qu'elle resplendissait de fraicheur.

Les notes coulaient entre ses doigts faisant résonner des sons aussi doux que la soie. Élizabeth se souvint des longues heures de pratique où elle avait exercé son jeu, et conclut qu'il y avait certainement de nombreuses heures derrière une mélodie aussi parfaite et beaucoup plus de plaisir qu'Élizabeth en ressentait lorsqu'elle prenait place devant l'instrument.

Lizzy ferma les yeux et se laissa bercer par ces moments extraordinaires essayant de s'imprégner de ce souvenir.

Mr martin prit place à ses côtés et sans prononcer un mot, admira sa nouvelle amie qui se tenait les yeux fermés. Lizzy ne remarqua pas même qu'il s'était installé près d'elle.

Quand Georgiana acheva la partition, c'est les larmes aux yeux que Lizzy l'applaudit. Elle fut si ému qu'elle en versa une larme.

-Miss Darcy! Certainement vous n'êtes pas de cette terre! Vous êtes merveilleuse! Se contenta de souffler Élizabeth

Alors que Georgiana vint s'assoir face à elle, Élizabeth remarqua, avec un certain malaise, que Mr Martin avait prit place à ses côtés. Celui-ci n'attendait que le bon moment pour faire la conversation.

Il ne tarda pas à s'élancer dans une discussion passionnante sur la culture et principalement la musique.

Mr Martin était d'agréable compagnie et son charisme séduisit immédiatement les jeunes femmes. Il n'hésitait pas à raconter des plaisanteries et animait la réunion, fort bien.

Darcy qui se tenait un peu à l'écart, analysait toujours la situation. Chacun des rires et des sourires de Miss Élizabeth et de sa sœur ne le manquèrent point. Il était vrai que son ami avait la facilité avec les femmes. Il avait fait ses preuves par le passé. Ce magnétisme réussissait à tous les coups.

Mais il était hors de question qu'il piège sa jeune sœur et l'influence sous de mauvaises mœurs.

Quant à Miss Élizabeth, quoi qu'il n'en fût pas responsable, il n'aimait pas cette situation. Elle souriait trop et prenait trop plaisir en la compagnie de Mr Martin.

-Vous joindrez vous à nous, Mr Darcy? Fit Mr martin

-Où allez-vous donc?

-Vous êtes distrait mon ami! Si vous aviez suivit la conversation, vous auriez comprit que nous voulions marcher dans les jardins.

-Fort bien! C'est une excellente idée, fit Darcy en se dépliant

Mr Martin tendit le bras à Miss Élizabeth qui s'y agrippa pour traverser la pièce.

Darcy offrit son bras à sa sœur, ce qui permit à Georgiana de parler secrètement à son frère

-Qui y a-t-il, mon frère? Tu es distrait, peu loquace et même glacial?

-Je trouve que Mr Martin prends bien ses aises. Affirma-t-il bourru

-Mais il est très agréable! Il n'est pas offensant? Quel comportement te contrarie ainsi?

-Il courtise ouvertement Miss Élizabeth, n'as-tu donc rien remarqué?

-Évidemment! Il n'est pas discret…mais il est un bon parti pour elle…

-Il est certes, un bon parti, mais son attitude n'est pas glorieuse…

-T' a-t-il parlé d'elle?

Darcy grimaça

-Lui a-t-il manqué de respect? S'empressa Georgiana

Il fronça les sourcils

-Je connais Mr Martin depuis bien longtemps, il « utilise » les femmes pour de bas instincts. Je crains que Miss Élizabeth ne tombe dans son piège.

-Mais il faut le lui dire!

Darcy réfléchit quelques moments puis hésita :

-Attendons voir comment tout cela évolue.

-Est-elle en danger?

-Non! Non! Sinon j'interviendrais immédiatement, évidemment. Mais tâchons de garder l'œil ouvert. Il pourrait bien l'ensorceler dans son jeu. Nous devrons, je crois, l'avertir assez tôt afin qu'elle ne soit pas manipulée.

-Quand partira-t-il?

-Après le théâtre, demain soir.

-Bien.

Ils rejoignirent Mr Martin et Élizabeth qui marchaient un peu plus rapidement qu'eux.