Yo ! Voici le quatrième chapitre toujours validé par ma formidable et incroyable beta lectrice : Maggets29 !
Celui-ci est un peu plus court que les précédents et pour être honnête, je l'ai pas relu !
Merci pour vos reviews, vous êtes juste trop mignon !
Disclaimer : encore une fois, glee appartient à RIB et la Fox.
Ps: Normalement, c'est le dernier que je poste depuis mon portable (affaire à suivre).
Bonne lecture.
Ça fait deux jours que j'ai pas parlé à Blaine.
Non pas que je l'évite. Simplement, j'en ai pas eu l'occasion.
Ça fait presqu'un mois que je suis en prison, finalement les jours passent plutôt vite.
Dans quelques jours, j'ai mon droit de visite. J'ai hâte de voir mes parents mais j'appréhende. Je vais voir leurs visages salis par la honte.
Aujourd'hui, comme il fait très chaud, on passe la journée dehors. Évidemment, les règlement reste le règlement et doit être appliqué. J'irais bien voir mon beau brun aux yeux verts, prétexter une envie pressante pour pouvoir discuter avec lui mais on est en train de faire des équipes de foot.
Au collège, quand on faisait du sport, j'étais toujours la dernière choisie. J'étais limite un fardeau pour l'équipe qui avait la malchance de m'avoir.
D'ailleurs, il reste plus que Shanna, la grosse blonde qui a pris Quinn et Rachel en flagrant délit de tagada tsoin tsoin l'autre jour et moi.
Je vois Santana chuchoter quelque chose à l'oreille d'Astrid.
Je crois comprendre ce qu'elle lui a dit lorsque je suis appellée à rejoindre leur équipe.
Blaine et Tina passent pour nous distribuer des maillots.
Vraiment comme au collège ! Le même maillot dix fois trop grand qui pue la sueur.
Je suis sûre qu'ils les ont jamais lavé.
En plus, ils sont oranges. La couleur la plus ignoble qu'il soit.
Cette activité gagne en intérêt lorsque Blaine prend la parole pour nous expliquer le fonctionnement du tournoi et, pour les plus incultes d'entre nous, les règle du foot.
C'est lui qui va arbitrer les matchs faut que je me donne à fond !
On commence. On joue contre l'équipe bleue, celle de Marley et Unique.
En parlant de Marley, à la chorale, on a impressionné tout le monde avec notre duo. Mercedes veut qu'on le chante à la Soirée des Talents, le mois prochain. À vrai dire, si y a autant d'ambiance qu'à la fête d'anniversaire de Santana, je préfère rester dans ma piaule à compter les cadavres de cafards sur les murs.
Bref, on commence la partie. Je connais les règles mais je les ai jamais comprise alors je vais au goal. Comme ça, j'aurais juste à intercepter des balles de temps en temps.
Ce jeu est nul. C'est quoi l'intérêt de courir comme un imbécile après une balle ?
Je suis spectatrice du match : Santana fait la passe à Astrid qui fait la passe à Paige rattrape pas la balle, Unique la récupère et fait la passe à Marley qui cours, cours, cours vers les buts.
C'est là que j'enlève les mains de mes poches et me tiens prête à attaquer. Ou plutôt à défendre.
Marley se rapproche de plus en plus. Elle arrive enfin en face de moi.
Elle tire et... je rattrape le ballon. Je la vois reculer pour pouvoir reprendre la balle quand je l'aurais lancé. Ses plans sont tellement prévisibles !
Je relance le ballon. Il vole dans les airs avant d'atterrir tout droit... dans la face de Marley qui s'effondre au sol.
Sans pouvoir me contrôler, j'ouvre la bouche en grand. Je vais vers elle en courant. J'ai besoin de savoir si elle va bien.
Les autres ont stoppé le jeu devant le drame qui venait de se produire. Elles aussi sont bouches-bées.
- Marley, tu m'entends ? Lui dis-je en prenant sa main.
Pas de réponse. Je me retiens de pleurer. Pas devant des prisonnières. Si je pleure, elles me croiront faible et je deviendrais leur proie.
Mais je peux pas m'empêcher de me sentir coupable.
Blaine nous rejoint, il me regarde droit dans les yeux, les sourcils arqués. Je sais pas si c'est un regard de tristesse ou un regard de reproche.
- Tina, va chercher l'infirmière. Ordonne t-il. Elle s'exécute.
Quelques minutes plus tard, la gardienne asiatique revient essoufflée suivie d'une femme rousse en blouse blanche, je suppose qu'il s'agit de Pillsbury.
Blaine va vers elles. Ils discutent ensemble. J'entends rien de leur conversation.
Plus le temps passe, plus j'ai peur pour Marley. S'il lui ai arrivé quelque chose de grave par ma faute, je m'en voudrais toute ma vie.
La rouquine s'approche de ma pote couchée au sol. Elle lui prend le poignet, pour prendre son pouls, je crois. Pillsbury reste impassible.
Au bout de deux ou trois minutes, elle s'exclame :
- Monsieur Anderson, pouvez-vous porter cette jeune femme jusqu'à l'infirmerie, s'il vous plaît ?
Blaine accourt et prend Marley dans ses bras.
Ça aurait été une autre fille, j'aurais sûrement été jalouse. Mais là, non. La situation est trop grave.
Comme si ça suffisait pas, l'asiatique qui fait tout le temps la gueule se pointe vers moi et me tend un papier :
RAPPORT - CONVOCATION CHEZ LE CHEF D'ÉTABLISSEMENT
Génial ! Je vais me faire sermoner par la directrice.
- T'as pas compris ? On y va maintenant. Me hurle t-elle.
Elle me tient fermement par le bras. Lorsqu'on pénètre dans le bureau, elle me jette violemment sur une chaise.
Elle reste à ma gauche, les bras croisés et le regard menaçant.
Madame Sylvester m'interroge :
- Qu'est-ce que tu as fait ?
- C'... c'était un accident !
- Te fous pas de moi, Wilde ! Crie Tina. Je t'ai vu balancer le ballon au visage de Marley !
- Mais, je...
Je ne finis pas ma phrase. Je me rappelle où je suis. Dans cet endroit, j'aurais toujours torts. Surtout quand il s'agit de ma parole contre celle d'un gardien.
Sylvester regarde Tina et s'adresse à elle :
- Mademoiselle Wilde a été violente. Il faut la sanctionner.
- Mais j'espère bien qu'elle va être sanctionner ! Hurle l'asiatique.
Madame Sylvester me retourne vers moi :
- Je suspends ton droit de visite du mois.
