Bonjour à tous,
Nous sommes pas dimanche mais ça risque pour moi d'être une journée chargée alors je poste le chapitre lorsque j'ai un peu de répit pendant la sieste, j'espère que vous ne m'en voudrez pas !
Merci pour vos commentaires ça me fait chaud au cœur, pas trop de temps pour répondre, je suis vraiment désolée. Par contre, il faudra être patient pour connaitre la distribution des rôles dans la vie de Bella.
Bonne lecture
Christina
À qui
Chapitre 4 : J'appartiens ?
À lui !
Au matin, je découvris Charlie complètement saoul sur le canapé baignant dans son vomi.
Je pris donc le deuxième contrat et le signais. Je me saisis du numéro du centre et je les appelais pour savoir quand il pourrait y entrer. Il pouvait l'accueillir dès le lendemain.
Je fis mes lettres de démission, ainsi que du tri dans mes papiers. J'allais devoir rendre l'appartement. Charlie fut malade toute la journée une vraie loque. J'avais le sentiment qu'il était de plus en plus dépend aux drogues dures. C'était difficile d'assister à sa déchéance, mais bientôt il serait à l'abri de tout cela.
Bien vite, il fut l'heure que je me prépare, je fis ce que je pus avec ce que j'avais.
À 17 heures moins 5, on sonna à la porte, je découvris un homme de main qui m'attendait pour m'escorter, je pris les papiers et mon sac.
J'étais un peu mitigée, je pensais à le voir lui, mais en même temps qui se serait rabaissé à entrer dans un tel taudis ?
Il m'attendait, par contre, à l'arrière d'une somptueuse limousine, dès mon arrivée, il me salua. J'en fis de même et m'installai à côté de lui.
Tout était très luxueux, une vitre teintée nous séparait du chauffeur, nous aurions pu être 10 dans le véhicule sans être serrés.
Il tendit sa main :
-Le contrat, dit-il sans détour.
Je fus surprise de son assurance, étais-je si prévisible ? Comme pour répondre à mon interrogation, il m'expliqua :
-Le centre m'a appelé pour me prévenir que tu avais accepté la place pour ton père.
Je confirmais de la tête tout en approchant les feuilles nous liant.
Je les retiens à la dernière minute :
-J'ai une condition !
Il me regarda incrédule et surpris, je n'étais pas vraiment en position de force, mais il fallait que je tente le coup, il fallait que je sois sûre de ne pas devenir un jouet à une ribambelle de pervers.
-Je crois bien avoir compris la teneur du contrat, cependant je ne souhaite pas donner mon corps à une autre personne que vous, murmurais-je très mal à l'aise.
Il se recula et sembla méditer ma requête.
Il ne dit rien pendant plusieurs secondes quand un sourire apparut sur le bord de ses lèvres, ses yeux changèrent de couleur pour s'assombrir. Je ne sais pas ce que dans ma condition lui plaisait, mais il parut à présent plus excité, et encore plus sûr de lui.
Je n'aimais pas vraiment le regard qu'il posait sur moi, entre la prédation et l'envie.
Je déglutis imperceptiblement. Quand quel foutoir je m'étais mise à moi toute seule ? J'en venais presque à regretter mes propres mots, j'aurais peut-être dû attendre ou alors aviser le moment venu, il aurait peut-être eu pitié de moi.
Il me coupa dans mes réflexions, je me maudissais de ressentir autant d'incertitude et de doutes.
-Mmm, fit-il, je dois pour cela m'assurer que je ne me laisserai pas trop rapidement de toi.
Il attrapa la boucle de son pantalon et commença à la défaire, il me susurra :
-Tu vas me montrer ce que tu sais faire.
J'étais interdite, je n'avais jamais fait ça, je m'étais vraiment foutue dans la merde et toute seule pour le coup. Il était facile de comprendre qu'il n'avait pas imaginé un dénouement pareil dans l'immédiat, je lui avais tendu la perche de moi-même. J'étais la seule à blâmer pour m'être mise dans cette situation.
Quelles autres alternatives avais-je ? Il était plus que nécessaire que Charlie se fasse soigner, je ne pouvais plus reculer.
Cependant, j'étais si novice et hésitante, il dut le saisir puisqu'il me guida :
-Mets-toi à genou face à moi.
J'obéis alors que je pouvais voir son boxer déformé par son sexe tendu. C'était assez important, je n'avais pas beaucoup de moyens de comparaison, ayant juste ressenti quelques fois, des verges dans mon vagin, mais je n'avais pas l'impression que c'était si gros. Enfin, rien que dans le gabarit, Mike et les deux autres à qui je m'étais donnée faisaient de frêles bonshommes, limite des lavettes devant toute la virilité et le charisme qui émanait de lui.
J'étais toujours un peu inerte, je réfléchissais sûrement trop à ce qu'on attendait de moi et surtout à voir de si près un pénis.
- Touche-moi, ordonna-t-il.
Je me mordis la lèvre inférieure, mon dieu je n'avais jamais fait ça. Comment allais-je réussir à le contenter ? Et si j'échouais, cela voudrait dire que j'allais servir de vides couilles à tout un tas de mecs.
Je posais une main sur sa protubérance massive, il fit alors descendre le reste de ses vêtements à ses pieds libérant sa verge de toute entrave.
J'étais, malgré tout, subjuguée par le spectacle. Je n'avais jamais pu contempler d'aussi près un pénis, voir les veines en relief, le prépuce, le gland. Je dois admettre que pour le coup, la vue était intrigante. J'aurais bien aimé détailler un peu la chose, je me mis à penser comment se faisait l'érection, comment le sang affluant dans l'engin, grossissait le manche pour le tendre jusqu'à ce qu'il s'oriente vers le plafond.
Doucement, j'approchais mes doigts pour le toucher, c'était doux, très doux même. Je pouvais saisir le circuit veineux à travers la fine peau. J'admirais toujours la bête face à moi quand je sentis ses prunelles posées fixement sur moi.
Je m'empourprais et entrepris de le caresser enroulant ma main autour de sa queue.
Je serrai un peu commençant des mouvements de haut en bas.
Je n'osais relever les yeux vers lui.
Il était immobile alors que je tentais de lui donner du plaisir en le masturbant.
Après de longues secondes, je me sentais gauche, il me coupa de toutes tribulations d'esprit en m'ordonnant une nouvelle fois :
-Avec ta bouche Isabella.
Je n'étais pas vraiment surprise de sa demande, je me doutais bien que c'était cela qu'il voulait tester chez moi.
Je respirai un grand coup, avant de m'avancer vers sa hampe et de la gober, je pris en premier son gland. J'étais curieuse de savoir le goût que cela pouvait avoir.
Instinctivement, je jouais avec ma langue la faisant tourner autour de son bout, l'insérant dans la petite fente.
Je l'entendis soupirer fortement avant de s'enfoncer un peu plus dans le siège m'obligeant à me repositionner pour pouvoir bien le prendre en bouche.
Sa respiration se fit plus hachée me mettant en confiance. Je relâchais son extrémité pour le lécher sur toute sa longueur avant de le reprendre et d'essayer d'en absorber un maximum dans ma cavité buccale.
Alors que je l'avais enfourné au plus profond, je refermais mes lèvres tout en creusant mes joues et doucement je reculais ma tête.
-Putain, se mit-il à gémir.
Je prenais encore un peu plus de confiance, la caresse était bizarre, pas vraiment plaisante, ni vraiment désagréable. Je décidais d'accélérer les mouvements, j'appliquais une main à la base de son sexe que je n'arrivais pas à engloutir et je commençais de lents va-et-vient.
-Oh oui comme ça, il posa à son tour ses paumes sur ma tête pour me donner un rythme plus soutenu.
Je me concentrais un maximum ne voulant pas perdre le rythme et m'étouffer avec son engin au fond de ma gorge. J'avais plus l'impression d'être dans l'apprentissage d'une technique et de méthode que dans un acte sexuel. Je tentais de faire des liens entre sa respiration, ses gémissements et mes gestes.
Je m'activais du mieux que je pouvais, je sentais ses doigts se serrer dans mes cheveux, puis il vient à la rencontre de ma cavité par des coups de hanche.
Il haletait complètement, je tentais un regard vers lui, un peu rassurée de ma performance.
Alors que je croisais ses prunelles bleu foncé fixées sur moi en train de le prendre en bouche, je l'entendis pousser un long râle, sa tête partie en arrière pendant qu'il se répandait en longues giclées au fond de ma gorge.
Ne sachant pas trop quoi faire j'avalais. J'aurais bien tout recraché par terre, mais pas sûre que ce soit admis dans cette luxueuse limousine. Le goût était bizarre, plus que désagréable. Je tentais de reculer mon visage, il avait toujours ses doigts dans mes cheveux.
Il me fit un petit sourire lorsqu'il me relâcha.
Je me rassis à côté de lui alors qu'il se réajustait.
Une fois fait, il se tourna me tendant de nouveau la main pour que je lui donne les feuilles.
-Je pensais que ça aurait été suffisamment explicite dans le contrat, mais visiblement non, je ne partage jamais ce qui m'appartient, dit-il en me le prenant et le rangea dans son attaché-case.
Je me trouvais alors un peu conne face à cette révélation, je ne répondis pas, je m'étais mise toute seule dans cette situation, j'en avais juste la confirmation. Le positif c'est qu'au moins je serais que son joujou à lui et pour mon bien, il ne m'avait pas encore trop touché ce qui me convenait plutôt bien au final.
Nous fîmes le reste du trajet en silence.
Nous nous arrêtâmes quelques minutes après, je fus surprise de voir que nous étions devant un salon de beauté.
-J'ai pris rendez-vous pour toi, m'informa-t-il. J'ai déjà donné mes instructions. Vas-y, pendant ce temps, j'irai déposer chez notaire le contrat, me dit-il dans un sourire qui se voulait sûrement rassurant.
Avant que je ne referme la porte, il ajouta :
-Je viens te chercher dans deux heures.
Je hochai la tête et claquai la portière avant de rentrer dans le salon de beauté.
Je me présentai et la réaction de l'hôtesse me surprit.
-Mais bien sûr Mademoiselle Swan, vous avez un compagnon très attentionné et qui sait ce qu'il veut. Malheureusement, il ne nous laisse que peu de temps.
Là je commençais à paniquer.
Qu'avait-il prévu, j'hésitais à poser la question, je n'en eus pas le loisir.
-Suivez-moi, je vous prie.
Nous marchâmes quelques secondes en silence avant qu'elle ouvre une porte et me dise.
-Si vous voulez bien enfiler uniquement ce peignoir, je reviens dans quelques minutes.
Et elle disparut, je me mis nue sous le vêtement, j'avais à peine terminé qu'elle pénétra de nouveau dans la pièce avec une autre fille.
Elle me fit allonger sur une table.
-Qu'allez-vous me faire ? Ne puis-je m'empêcher de questionner.
-Une épilation intégrale : jambes, aisselles et maillot, me répondirent-elles en cœur.
C'est sur le dos que je passais la demi-heure la plus douloureuse physiquement de ma vie. Je n'avais pas de répit, elle se dépêchait de m'enlever tous mes poils s'excusant à chaque fois disant que le timing était serré.
Elle voulut entreprendre de me masser après pour me détendre, mais je refusais, pas besoin qu'elle ne me touche plus que nécessaire, les dernières minutes ayant déjà été un calvaire pour moi. Elle me proposa en échange de relaxer dans un bain ce que j'acceptais.
Elle vient me chercher trop rapidement et me conduisit dans une autre pièce, un salon de coiffure.
Une fois mes cheveux lavés, je fus installée devant un miroir.
La coiffeuse m'apprit que Monsieur voulait juste qu'un rafraîchissement de la coupe et qu'il voulait que je garde ma longueur et ma couleur.
J'en fus soulagée, j'avais peur de ne plus me ressembler.
Pendant qu'elle travaillait sur mes cheveux, une autre personne me fit une manucure et une autre une pédicure.
Jamais je n'avais eu autant de monde qui s'occupait de moi.
Alors qu'il ne restait plus que 30 minutes avant qu'il ne revienne me chercher, elles m'emmenèrent dans la première pièce pour que je m'habille. Il y avait une robe noire très élégante qui m'attendait. Elle était sexy sans être vulgaire et je lui en étais vraiment reconnaissante, je n'aurais pas apprécié ressembler aux pintades qui s'étaient pendues à son cou au club.
Une autre fille finit par me maquiller très légèrement et mettre mes cheveux en place. Une fois prête, elles me donnèrent une trousse avec les indispensables en terme de crème, mascara et autres accessoires très féminins.
Celle qui me sembla la responsable revient vers moi et me dit :
-C'est l'heure.
Je me dirigeais vers l'entrée, heureuse de pouvoir quitter cet enfer, je pus voir que la limousine était garée devant la porte, alors qu'elle me l'ouvrait, elle me chantonna :
-A dans 3 semaines mademoiselle Swan.
