Chapitre 4: Arrivé en 1976 et rentrée.

Des étoiles. Beaucoup d'étoiles tournaient au-dessus de sa tête et une voix au loin l'appelait. Il essaya de rejoindre la personne à qui appartenait cette voix mais dès qu'il avançait, la voix s'éloignait. Il se mit à courir vite, très vite et au moment où il arriva à l'endroit d'où provenait la voix, une lumière blanche l'aveugla et la voix se fit plus forte et plus nette.

- Harry! Harry! S'il te plait, reviens parmi nous!

Harry ouvrit difficilement les yeux, les cligna et les ouvrit entièrement.

- Harry! Te revoilà parmi nous! s'écria Squall. Tu m'as fais une de ces frayeurs.

- Content de te revoir mon ami mais s'il te plaît arrête de crier. J'ai un mal de crâne épouvantable.

- D'accord, désolé, s'excusa Squall.

Harry se releva difficilement. Il regarda autour de lui et constata qu'il était toujours dans la même pièce.

- Qu'est-ce qui c'est passé ? demanda Harry.

- Je ne sais pas mais tu aurais du m'écouter.

- Oui j'aurais dû mais je ne l'ai pas fait. Bon, rentrons à la tour car j'ai eu assez de mésaventure pour aujourd'hui.

- D'accord avec toi mon vieux.

Il se dirigea d'un pas mal assuré vers la tour de Gryffondor. Il arriva devant le portrait de la Grosse Dame.

- Le mot de passe...

- Patmol.

- Ce n'est pas le bon mot de passe.

- Comment ça, ce n'est pas le bon mot de passe ? fit Harry éberlué.

- Je vous dis que ce n'est pas le bon mot de passe ?

- Comment ça ? Hier encore c'était Patmol et aujourd'hui ce n'est plus ça.

- Hier je ne vous ai pas vu. En fait, je ne vous ai pas vu depuis l'arrêt des cours en juin.

- Vous avez bu ou quoi ? fit Harry qui commençait à s'énerver.

- Je ne vous permets pas James Potter ! hurla-t-elle.

- James ! Je m'appelle Harry et vous le savez très bien.

- Pas besoin de mentir James. Je vous ai reconnu.

- Squall, j'ai un mauvais pressentiment, dit Harry d'un ton inquiet.

- Je pense que c'est le même que moi. Allons voir Dumbledore, lui répondit Squall d'une voix d'où perçait l'inquiétude.

Ils se dirigèrent donc vers le bureau du directeur sous les hurlements de la Grosse Dame. Ils mirent dix minutes à y aller car Harry avait encore un peu de mal à reprendre toutes ses capacités après sa petite aventure. Ils arrivèrent enfin devant la gargouille mais comme pour la Grosse Dame, elle leur refusa l'accès au bureau. Harry essaya tous les mots de passe qui lui venait à l'esprit mais aucun ne fonctionna. Il essayait de trouver le bon mot de passe quand Dumbledore arriva.

- James ! Qu'est-ce que tu..., commença-t-il.

Mais il s'arrêta bien vite en voyant le diaphénix posé sur l'épaule du garçon. Il examina soigneusement l'adolescent et remarqua les yeux émeraude du garçon. A cette vue, le déclic se fit dans son esprit. Harry laissait le directeur se remettre de sa stupeur quand il remarqua que celui-ci l'examinait. Ces yeux se posèrent sur Squall et s'écarquillèrent de surprise ? Quand leur regard se croisèrent, Harry vit presque les mécanismes du cerveau du directeur se mettre en route et enfin trouver la bonne réponse.

- Tu es le fils de James Potter et de Lily Evans, n'est-ce pas ? demanda Dumbledore.

- Oui, c'est exact et je m'appelle Harry. Professeur, en quelle année sommes nous ? demanda Harry d'une petite voix.

- Nous sommes en 1976.

- C'est pas possible ! Je viens de reculer de 20 ans dans le passé. Qu'est-ce que je vais faire.

- Si tu commençais par me résumer ce qui t'es arrivé pour que tu te retrouves ici. Nous pourrons peut-être trouver une solution, suggéra Dumbledore?

- Oui, d'accord, répondit Harry d'une voix absente.

- Guimauve aux chocolats, dit Dumbledore en se tournant vers la gargouille.

Celle-ci se déplaça pour laisser passer les deux sorciers. Harry entra et fut stupéfait. C'était exactement le même bureau que vingt ans dans le futur. Dumbledore s'assit à son bureau et lui fit signe de s'asseoir. Fumseck vint se poser tout de suite sur l'épaule du garçon qui se mit à le caresser machinalement. Ce comportement étonna Dumbledore car, normalement, un phénix ne donne pas sa confiance facilement. Mais bon, ce garçon avait un diaphénix alors...

- Alors Harry, commença le directeur. Comment t'es tu retrouvé ici ? Car vu ton apparence, tu viens du futur, de plus, tu as un diaphénix, ce qui appui mes dires.

- Dans mon époque, je passais mes grandes vacances à Poudlard pour ma protection. Je me baladais dans les couloirs quand je vis une lueur étrange briller dans une salle vide. Je me suis approché et j'ai touché la statue qui émettais la lueur étrange et je me suis réveillé ici, expliqua Harry.

Le directeur ne broncha pas à l'écoute de ce récit car la magie était la chose la plus étrange qu'il n'aie jamais étudié. En regardant Harry de plus près, il remarqua quelque chose.

- Je vais te croire Harry car je fais confiance au jugement de Fumseck et de ton diaphénix. De plus, tu ressemble comme deux gouttes d'eau à ton père sauf les yeux que tu tiens de ta mère.

- Merci professeur.

- Par contre, je vais devoir modifier ton apparence car sinon, on te reconnaîtrait trop facilement.

- Je comprend, acquiesça Harry.

- Je dois aussi te faire promettre que tu n'interviendras en rien dans ce qui vas se passer dans cette époque.

- Mais... Je pourrais changer les choses, coupa Harry.

- Non Harry! répliqua sèchement Dumbledore. Tu ne fera et ne dira rien à personnes. Ais-je ta parole ?

- Mais...

- Ta parole Harry !

- Vous avez ma parole, dit Harry en baissant la tête.

Je comprend que tu veuilles changer les choses mais si tu les changes, tu changeras du même coup le futur et ainsi, ta venue dans ce monde. Et moi je te donne ma parole que je vais tout faire pour te ramener dans ton époque.

- Merci beaucoup.

- Je dois maintenant modifier ton apparence. Lève-toi s'il te plaît.

Harry se leva donc et se plaça au centre de la pièce où Dumbledore se plaça en face de lui.

- Ne bouge plus Harry.

Il commença à tracer des figures géométriques devant son visage et tout de suite, il sentit une immense chaleur dans tout son corps. Il avait tellement chaud que de grosses perles de sueur glissaient le long de sa colonne vertébrale. Tout d'un coup, la chaleur s'évapora. Dumbledore avait fini de faire ces drôles de gestes avec sa baguette. Harry remarqua qu'il voyait flou. Il porta les mains à son visage et abaissa lentement ses lunettes. Sa vision gagna en netteté.

- J'ai aussi soigné ta myopie. Tiens, lui dit Dumbledore en lui tendant un miroir qu'il venait de conjurer.

Harry prit le miroir et détailla le visage devant lui. Une brosse de couleur châtain, des yeux vert clair et un nez aquilin. Une mèche plus longue et plus rebelle que les autres cachait sa cicatrice.

- Merci professeur.

- De rien Harry. Mettons au point ta nouvelle identité. Il y a 15 ans, Voldemort a tué ta famille qui habitait aux États-Unis. Tu es l'unique survivant de l'attaque et tu t'appelles Harry Strife. Tu as fais tes études avec ton précepteur qui est mort en juin dernier et tu viens à Poudlard car Voldemort en a après toi.

- De toute façon, déjà à mon époque, il a tué mes parents et un de ses Mangemorts a tué mon parrain. De plus, il en a après moi donc le mensonge n'est pas si loin de la vérité.

- Dommage pour James et Lily. Deux brillants étudiants qui n'arrêtent pas de se battre.

- C'est ce qu'on m'a raconté, répondit en souriant.

- En parlant de tes parents, n'oublient pas que tu vas vivre en permanence avec eux jusqu'à ce que je trouve le moyen de te renvoyer dans ton époque.

- Je sais. Euh...professeur, pourriez-vous m'apprendre la légilimancie et l'occlumencie ? demanda Harry.

- Pourquoi veux-tu apprendre ses techniques de magie ? répondit Dumbledore avec un sourire énigmatique.

- C'est à dire que... Quand Voldemort a essayé de me tuer, il m'as transmis quelques-uns uns de ses pouvoirs, dont le Fourchelang. Quand il est très heureux ou très en colère, je ressens une forte douleur à travers ma cicatrice et je peux aussi voir certaines de ses actions.

- Je comprend mieux maintenant, déclara Dumbledore d'une voix profonde. Je vais donc t'aider. Nous commencerons avec l'occlumencie puis nous verrons le légilimancie. Donc, demain, dans mon bureau à 20 heures. Le mot de passe est "guimauve aux chocolats".

- Ok professeur, dit Harry en se levant. Avant de partir, je voulais vous prévenir que je comptais aller sur le Chemin de Traverse demain.

- Comment comptes-tu passer les portes ? interrogea le directeur en haussant un sourcil.

- En disant le mot de passe bien sûr !

- Tu as découvert ce secret aussi. Très bien mais ... Sais-tu transplaner ?

- Malheureusement non mais Squall, fit-il en montrant son diaphénix, peux m'y emmener. Je n'ai pas pu apprendre car à Poudlard on ne peut pas transplaner, dit-il en se souvenant le nombre de fois où Hermione le lui avait répété.

- Tu as raison mais en même temps, tu as tord.

- La magie du transplanage repose sur un système de "conduits". La plupart du temps, les gens utilisent ceux qu'ils connaissent donc si une barrière anti-transplanage est placée, elle agit comme un mur qu'on ne peut franchir. Mais si l'on passe par un autre "conduit", on arrivera à l'endroit voulu sans problème. Ce qui veut dire que l'on peut transplaner à Poudlard si l'on connaît les chemins à utiliser.

- Incroyable ! souffla Harry. Est-ce que beaucoup de personne connaisse cette technique ?

- Il n'existe que moi car, un jour où j'étais en mauvaise posture, j'ai réussi à transplaner dans mon bureau. Par quel tour de passe-passe avais-je réussi cela, je ne le savais pas. Je me suis donc penché sur le sujet et j'ai trouvé ce que je viens de t'expliquer.

- Pourriez-vous aussi m'apprendre ? demanda Harry avec excitation.

Si tu te montres digne de confiance, alors oui, je t'apprendrais.

- Merci monsieur, le remercia Harry en se dirigeant vers la sortie.

- Au fait Harry, je compte sur toi pour n'utiliser tes lames que pour te défendre et dans le cas échéant, je te prierais de ne pas trop abîmer tes adversaires.

- Oui monsieur, répondit Harry en sortant.

- Harry ! le stoppa Dumbledore au moment où il ouvrait la porte. Le mot de passe est "Schtroumfs".

Harry descendit rapidement l'escalier et se dépêcha de rejoindre la salle commune. Arrivé devant le portrait de la Grosse Dame, il s'excusa longuement pour s'être énervé car malgré sa nouvelle apparence, la Grosse Dame en avait déduit que c'était lui. Après lui avoir donné le mot de passe, il monta dans le dortoir et se vautra sur un lit.

- Dans quelle aventure me suis-je encore fourrée ? demanda Harry à Squall qui vint se poser sur la colonne du lit.

- Je ne sais pas mon vieux mais ce que je peux te dire, c'est que cette année va être éprouvante pour toi. Connaître tes parents, sympathiser avec eux et ne rien pouvoir leur dire va être une torture mais je serais là pour t'aider.

- Merci Squall. Par contre, j'espère que je saurais me retenir pour ne pas assassiner Peter Pettigrow quand je le verrais. Cette épreuve sera la pire de toute quoique, de ne rien pouvoir faire n'ont plus ne va pas être facile.

- Ne t'inquiète pas pour ça. Qui sait ce que nous réserve l'avenir.

- Ouais tu as raison. Je vais aller me coucher car je suis complètement épuisé. Ce voyage dans le temps m'a vidé.

- Je suis d'accord avec toi ? Je vais moi aussi dormir.

Harry posa son sac à côté de son lit, enleva toutes ses lames et, à peine eut-il posé la tête sur l'oreiller, qu'il s'endormit.

Quand il se réveilla le lendemain matin, il se sentait frais et dispo. Il réveilla Squall qui, dans un grognement digne d'un ours mal léché, se leva. Ils prirent le petit-déjeuner aux cuisines puis se dirigèrent lentement vers le parc de Poudlard. Une fois aux grilles, il donna le mot de passe et sortit hors de l'enceinte de Poudlard.

- Allons-y Squall !

Squall vint se poser sur son épaule et comme la dernière fois, une douce chaleur l'enveloppa et quelques instants après, il se retrouva dans l'arrière-boutique du Chaudron Baveur. Il sortit sa baguette et tapa trois fois sur une brique. Celle-ci se mit à bouger et une arche se forma pour laisser Harry entrer sur le Chemin de Traverse. Un soleil magnifique brillait dans le ciel bleu et une foule de gens arpentait l'immense allée pavée. Il avança rapidement vers Gringotts car il avait l'intention d'ouvrir un compte. En chemin, il ne manqua pas de regarder le balai du moment et de jeter un coup d'œil à ses caractéristiques. Avec 150km/h à pleine vitesse et le 0 à 100 km/h en dix secondes, le Nimbus 1700 n'avait aucune chance contre son balai. Il passa devant Fleury&Bott et devant la boutique de l'apothicaire. Il s'arrêta devant l'immense bâtiment d'un blanc aussi pur que la neige, qu'était la banque. Il marqua un temps d'arrêt devant l'imposante porte en argent et relut les mots gravés sur celle-ci.

Entre ici étranger si tel est ton désir

Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,

Car celui qui veux prendre et ne veux pas gagner,

De sa cupidité, le prix devra payer.

Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,

D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,

Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,

Le juste châtiment de ta folle hardiesse.

Et cette fois encore, il ne pu réprimer le frisson qui lui traversa la colonne vertébrale. Il alla vers un gobelin et lui demanda où est-ce qu'il pourrait ouvrir un compte. Le gobelin le regarda et lui fit signe de le suivre. Il le conduisit dans un petit bureau où il lui fit signe de s'asseoir.

- Bien monsieur...? demanda le gobelin.

- Strife, répondit Harry.

- M. Strife, de combien disposez-vous ?

- Je possède vingt millions de gallions que j'aimerais déposer.

- Autant ? glapit le gobelin dont les yeux s'ouvrirent en grand.

- Oui, répondit Harry en se retenant de rire pour ne pas vexer le gobelin.

- Et bien monsieur, laissez moi remplir quelques formulaires. Voici, veuillez signer ici, s'il vous plaît. Merci ! Votre compte est maintenant ouvert. Veuillez me remettre votre argent pour que l'on puisse le mettre dans votre coffre. Je vous remercie monsieur pour la confiance que vous mettez dans cette banque.

- C'est tout naturel, voyons ! lui répondit Harry.

Une fois sortit de la banque, il alla à la boutique "Portetous". Il voulait s'acheter, si ça existait, un sac à dos avec les mêmes propriétés que la malle de Maugrey. Il entra dans la boutique et fut stupéfait du nombre incroyable de sacs, de malles, de valises et de sacs à mains. Il s'approcha du vendeur qui lui demanda s'il pouvait l'aider.

- J'ai un ami qui a une malle avec sept compartiments et je me demandais s'il existait la même chose mais pour un sac à dos.

- C'est un objet rare que vous voulez, dites moi, mais j'ai précisément l'objet qu'il vous faut.

Le vendeur se rendit dans l'arrière-boutique et revint dix minutes plus tard avec dans ses mains un sac à dos tout à fait ordinaire.

- Voici la rareté, clama le vendeur.

- Puis-je le voir ? demanda Harry.

- Bien sûr ! Allez-y ! dit-il en le lui tendant.

Harry le prit délicatement et l'examina. Le sac comportait six fermetures éclairs et des bretelles réglables. Il le mit sur son dos et, avant qu'il ne puisse le régler, il s'auto-ajusta à la bonne taille.

- Ce sac dispose de tous les sortilèges utiles. Allégement de poids, réduction des objets et même camouflage. Le seul problème, c'est le prix.

- Combien pour cette merveille ? demanda Harry en souriant.

- Cent mille gallions.

- Je l'achète, dit Harry.

- Vraiment ! Et bien il est à vous, dit le vendeur en lui serrant la main.

Harry le mit sur son dos puisqu'il n'avait pas prit le sien car, avec son déguisement et son changement d'époque, il ne craignait rien. Au pire, il avait ses lames pour calmer quelques Mangemorts. Il voulait aller dans l'Allée des Embrumes mais avec son nouveau physique, il se ferait rapidement aborder.

Il décida d'aller chez Mme Guipure pour acheter une cape de combat. Il entra dans la boutique et une jolie jeune fille arriva.

- Bonjour monsieur, lança-t-elle d'un ton joyeux.

- Bonjour mademoiselle, répondit Harry poliment. Je voudrais m'acheter votre meilleure cape de combat.

- Désolé mais c'est impossible. On ne peut en vendre qu'aux aurors.

- Je double le prix d'achat.

- Non, c'est non !

- Je triple la somme et en plus, je vous achète une robe de soirée.

- Dans ce cas, je pense que nous pouvons nous arranger.

- Merci mademoiselle.

Il essaya plusieurs robes de soirées et arrêta son choix sur une magnifique robe de couleur verte émeraude. pendant ce temps, la vendeuse était allée chercher la cape de combat dans la section réservée aux vêtements de combat.

- Voila monsieur. Cela vous fera quatre cent mille gallions pour les deux.

- Les voici, dit Harry en sortant l'argent.

- Merci et au revoir.

En partant, il laissa mille gallions de pourboire à la serveuse qui n'en crut pas ses yeux. Une fois dehors, il rangea sa robe de soirée dans son sac et mit sa cape de combat sur le dos. Il tira la capuche sur sa tête et la descendit jusqu'à ses yeux puis il se dirigea d'un pas lent dans l'Allée des Embrumes.

Il passa chez un apothicaire pour acheter quelques ingrédients pas tous très légaux. En flânant dans l'Allée, Harry remarqua une échoppe de taille moyenne avec un grand sabre sur la pancarte. Intrigué, Harry y pénétra et se retrouva dans la caverne d'Ali Baba.

Dans toute la pièce, des étagères s'étalaient avec des couteaux de toutes tailles, des katanas, des masses, des sabres et de nombreux livres. Dans le fond, un petit homme regarda entrer le client et ses yeux brillèrent d'excitation quand il reconnu la tenue que portait l'homme. Cet homme portait une tenue de combat et, en plus de la cape et de sa baguette, le vendeur vit quatre lames magnifiques. Il sentait que cet homme était puissant et que quoi qu'il arrive, il lui achèterait au moins une arme. Il s'avança donc vers l'inconnu.

- Bonjour cher monsieur, fit-il gaiement.

- Bonjour à vous aussi, répondit Harry.

- Cherchez-vous quelque chose de précis ?

- En fait, je suis entrer pour regarder mais qui sait, d'ici à ce que je sorte, il y aura peut être quelque chose qui m'aura tapé dans l'œil.

- Très bien. Alors je vais vous laisser admirer ces chefs d'œuvres.

Le vendeur repartit en pensant qu'il avait mal jugé l'inconnu. Harry regarda les différents rayonnages. Tous les livres parlaient des combats à l'épée, au sabre et autres, que ce soit du côté moldu ou sorcier. Il regarda aussi les différentes armes et en passant devant une étagère remplie d'armes pour l'entraînement, une idée complètement farfelue s'imposa à lui. Il pourrait apprendre à se battre à Ron, Hermione, Ginny, Neville et Luna. Avec leur entraînement, ils pourraient décimer pas mal de mangemorts. En dix minutes, il avait prit sa décision mais avant, il devait être sûr des intentions du vendeur avant de lui acheter quoique ce soit. Le vendeur était entrain de lire un magasine quand l'homme se rapprocha de lui.

- Monsieur, avec une boutique comme la vôtre, pourquoi ne pas vous installer sur le Chemin de Traverse, commença Harry.

- Hélas, je n'ai pas assez d'argent pour me payer une boutique sur le Chemin de Traverse, dit le vendeur en baissant les yeux.

- Vous savez que la chance peut tourner ?

- Je n'y crois plus à la chance, moi.

- Et bien c'est dommage car la chance va peut-être tourner pour vous.

- Comment ça ? demanda le vendeur en se levant aussi excité qu'une puce.

- Si vous avez la chose que je veux, la chance tournera.

- Et que cherchez-vous ? demanda le vendeur en priant pour avoir l'objet que voulez cet inconnu.

- Je cherche un katana très spécial et très rare. Par contre, je ne sais pas à quoi il ressemble. Avez-vous une telle sorte de katana ?

- Je pense que j'ai même mieux que ça, lui répondit le vendeur en se levant. Veuillez me suivre s'il vous plaît.

Harry suivit le vendeur dans l'arrière-boutique où était conservé dans une vitrine, le plus beau katana qu'il n'est jamais vu. D'une longueur d'environs quatre vingt centimètres, la lame était parcourue par des irisations rouge sang. Le manche en ivoire strié de bande de cuivre devait prodiguer d'excellents résultats. Une tête de phénix était gravée de telle sorte que la lame semblait sortir par sa bouche. C'était un phénix rouge à bec d'or et des yeux d'un noir d'encre.

- Magnifique, dit Harry dans un souffle.

- N'est-ce pas ? C'est la seule arme que Merlin n'est jamais fabriquée. Seul son héritier pourra la prendre et l'utiliser.

Au mot héritier, Harry sut que ce katana était pour lui. Il était l'héritier de Merlin de Numenor donc ce katana lui revenait de plein droit.

- Puis-je essayer de le prendre ? demanda Harry en se tournant vers le propriétaire.

- Allez-y. Si vous arrivez à le prendre, je vous l'offre.

Le vendeur enleva la vitre et Harry avança doucement la main vers le manche et enroula ses doigts lentement autour avant de les refermer. Il enleva doucement le katana de son présentoir sous les yeux ébahit du vendeur. Harry plaça le katana de telle sorte qu'il puisse tester son équilibre. Rien à dire. Merlin avait crée l'arme parfaite. Il fendit l'air de son sabre plusieurs fois avant de se tourner vers le vendeur qui avait la bouche grande ouverte et les yeux exorbités.

- Je pense que ce katana m'appartient, dit Harry en souriant. Avez-vous le fourreau qui va avec ?

- Euh...Euh...Oui, excusez moi un instant. Le vendeur lui ramena un superbe fourreau en lapis-lazuli incrusté de rubis.

- Voici votre bien monsieur et très enchanté de connaître l'héritier de Merlin.

- Merci, mais tout l'honneur est pour moi car vous m'avez permis de prendre possession de mon héritage. Rien que pour ça, je vais vous acheter du matériel, répondit Harry en lui faisant un sourire.

- C'est vrai ! demanda le vendeur incrédule.

- Bien sûr !

Il se dirigea vers la section réservée aux sabres d'entraînement. Il acheta six bokkens. Ce sont des sabres d'entraînement en bois rouge sombre et pesant 750g chacun. Ces sabres lui serviraient à apprendre les mouvements de base à son équipe. Il acheta ensuite six Iaïtos qui, eux, sont des sabres d'entraînement à lame en acier au carbone. Ils permettraient l'entraînement au combat sans se blesser et quand son équipe serait prête, il leur donnerait les six Shrasaya mu sori à lame à gorge tranchante en acier dur pour les féliciter. Il acheta ces dix-huit sabres avec les fourreaux pour douze d'entre eux. Il acheta aussi une centaine de livres ainsi qu'un Aiguchi à lame en acier dur feuilleté. A la vue de tous ces achats, le vendeur faillit sauter de joie. Il allait enfin pouvoir acheter une boutique sur le Chemin de Traverse.

- Deux millions de gallions s'il vous plaît, dit le vendeur pendant qu'Harry rangeait son nouveau matériel dans son sac.

- Les voici, dit Harry en lui tendant l'argent. Avant que je ne parte, puis-je vous poser une question ?

- Évidement ! Avec ce que vous venez de m'acheter, je ne peux rien vous refuser.

- Avez-vous déjà vendu d'autres objets ?

- Et bien...J'ai déjà vendu des bijoux et des pierres précieuses, mais pourquoi cette question ?

- C'est à dire que j'avais dans l'idée de vous proposer un marché.

- Quel sorte de marché ?

- J'aimerais vous proposer de devenir partenaires.

- Et que dois-je faire ?

- Vous devez juste reprendre la vente de bijoux et de pierres précieuses et de continuer de vendre vos armes.

- Et qu'est-ce que vous, vous apportez ?

- Moi, je vous finance et je ne prend que 5% des revenus et si jamais ça se passe mal, je vous rembourse intégralement.

- Je pense que vous êtes honnête et j'accepte donc avec joie. Veuillez signer ce contrat de partenariat. Merci, nous voila donc associés monsieur Strife.

- Oui, la prochaine fois que nous nous verrons, ce sera sur le Chemin de Traverse.

- Oui exactement. Dès demain, je déménage d'ici.

- Envoyez moi un message dès que vous êtes installé. Voila pour votre première commande, dit Harry en lui tendant deux millions de gallions en plus. N'hésitez pas à embaucher des employés si l'affaire se développe. Demandez à un gobelin du nom de Grispec si ça l'intéresse de travailler en collaboration avec nous. Dites lui qu'il pourra travailler avec les meilleurs matériaux.

- Je vais essayer mais je ne vous garantit rien car les gobelins n'apprécient pas les sorciers. Et avant de partir, voici un sort pour graver le nom des propriétaires des sabres et jeter aussi un sort de désillusionnement très puissant sur votre katana.

- Oui merci, monsieur.

Harry passa son katana sur le dos et murmura une incantation qui rendit le katana complètement invisible aux yeux du vendeur puis passa son sac sur ses épaules et sortit de la boutique. En sortant de l'échoppe, il pu voir de nombreuses personnes en train de le fixer directement. Il s'examina et pu voir ce qui n'allait pas. Il avait oublié de jeter un sort de désillusion sur son Aiguchi. Il murmura vite fait l'incantation qu'il avait apprise dans un livre de Godric Griffondor et son couteaux disparut aux yeux des passants interloqués. Il se dépêcha de revenir sur le Chemin de Traverse et enleva sa capuche en faisant attention à ce que personne ne le voit. Il remarqua une pendule sur un magasin et vit qu'il était déjà seize heures. Il avait loupé le déjeuner et décida qu'il ne louperait pas le goûter. Il acheta cinq sundaes à Florian Fotarôme qu'il mangea rapidement. Il finit ses achats pour la nouvelle année scolaire et appela Squall qui était partit chasser pendant que Harry se baladait.

- Alors ta journée Harry ? demanda Squall de sa voix mélodieuse.

- Excellente ! J'ai fais quelques achats et j'ai passé un accord de partenariat.

- Et qu'a tu acheté ?

- Des katanas, une robe de soirée, ma cape et un nouveau sac à dos.

- Encore des lames ! s'exclama le diaphénix. Si ça continue comme ça, tu vas pouvoir ouvrir une armurerie.

- Ne t'inquiète pas pour ça.

- Si tu le dis. Au fait, pourrais-tu m'acheter un perchoir ?

- Bien sûr ! Mais comment vas-tu choisir celui que tu veux ?

- Il suffit que tu pratiques la métamorphose sur moi.

- N'est-ce pas dangereux ?

- Ne te fais pas de soucis et dépêches toi.

Harry métamorphosa Squall en la réplique exacte de Hedwige puis il se rendit à l'animalerie. A son entrée, il entendit un rugissement formidable venant du fond de la boutique. Il alla prudemment vers l'origine de ce bruit et trouva la vendeuse en train de se protéger d'un magnifique tigre du Bengale. Quand Harry pénétra dans son rayon d'action, le tigre se tourna vers lui pour pousser un puissant rugissement quand ses yeux se posèrent sur Squall. Harry abaissa lentement sa main vers son porte-baguette mais Squall le coupa net.

- Ne bouge surtout pas, ordonna-t-il. Quoique fasse ce tigre, par pitié, ne bouge pas !

- D'accord, je te fais confiance, dit Harry pas très rassuré tandis que le tigre s'avançait vers lui.

Soudain, tout se passa très vite. Le tigre bondit sur Harry pendant que Squall s'envolait et que la vendeuse hurlait d'épouvante. La seconde d'après, Harry se trouvait par terre en train de se faire lécher le visage par un chat au pelage de tigre. Harry se releva lentement en portant le chat dans ses bras et réveilla la vendeuse qui était tombée dans les vapes. Quand elle se réveilla, elle fut surprise de trouver Harry encore vivant.

- Vous avez de la chance qu'elle vous ais accordé sa confiance.

- Elle ?

- Ben oui, c'est une femelle ani-tigre. Elle peut changer de forme: soit en chat, soit en tigre. Maintenant qu'elle vous a adopté, elle n'obéira qu'à vous.

- Et bien je l'appelle Kendra.

- Très bon choix.

- Merci. A l'origine, je suis venu acheter un perchoir pour ma chouette.

- Et que voulez-vous ?

- Je ne sais pas, elle va choisir.

Squall fit le tour des perchoirs et se posa sur un perchoir en or avec un réceptacle en dessous comme celui de Fumseck dans le bureau de Dumbledore.

- Je vais vous achetez celui-ci.

- Mais c'est un perchoir pour phénix ! C'est plus cher qu'un perchoir pour chouette.

- Le prix n'est pas un problème donc, je prend celui-ci.

- A vos ordres.

La vendeuse alla lui chercher le perchoir qu'il paya et sortit en lui donnant un pourboire pour l'achat de Kendra. Il se dirigea vers le passage du Chaudron Baveur et repartit à Poudlard avec sa nouvelle protégée.

Une fois au château; Harry expliqua les règles en vigueur à Poudlard en espérant qu'elle le comprenne. Une fois les explications finies, il alla manger un morceau aux cuisines et alla prendre une douche très chaude. Après sa douche, il se mit en position du lotus pour méditer. Il sortit de sa transe à 19h50 et se dépêcha de se rendre au bureau du directeur. Il donna le mot de passe à la gargouille qui le laissa passer et frappa à la porte du bureau.

- Entrez !

Harry poussa la porte et entra dans le bureau de Dumbledore sous les yeux inquisiteurs des portraits des anciens directeurs de Poudlard. Albus Dumbledore était assis à son bureau, les mains jointes sous le menton. Il portait une robe pourpre et dans ses yeux brillaient quelque chose qu'Harry ne pu déceler.

- Alors Harry, comment c'est passé ta première journée en 1976 ?

- Très bien. J'ai fait l'acquisition de nouveaux objets et je me suis aussi fait un nouveau compagnon que j'ai ramené au château si vous ne voyez aucun inconvénient.

- Et qui est ton nouveau compagnon.

- Elle s'appelle Kendra et c'est une femelle ani-tigre.

- Tiens donc ! Tu collectionnes les animaux rares dis-moi, lui dit Dumbledore en souriant.

- On dirait, répondit Harry en lui rendant son sourire.

- As-tu commencé l'apprentissage de l'occlumencie ?

- Pas vraiment. En fait, mon professeur me haïssait et la seule chose qu'il ne m'ait jamais , c'est de vider mon esprit sans m'expliquer comment faire.

- Je vois. Viens par-là.

Dumbledore fit apparaître deux fauteuils et s'assit sur l'un d'eux. Harry s'assit en face du directeur.

- Ferme les yeux et concentre toi sur ma voix.

Harry ferma les yeux et quelques instants après, il sentit les paumes du directeur se poser sur ces tempes. Il frissonna à ce contact et se raidit.

- Détend toi Harry ! Si tu reste aussi raide qu'un bout de bois, comment espère tu être assez calme pour atteindre le vide ?

- Je suis désolé professeur.

Il relâcha doucement ses muscles jusqu'à être complètement avachit sur son siège.

- Maintenant Harry, concentre toi sur ma voix. Pas sur ce que je vais te dire mais seulement sur le son de ma voix.

Dumbledore commença à lui raconter des histoires pour enfants, des anecdotes sur ses parents et de sa passion pour les bonbons. Au fur et à mesure du récit, Harry sentit toutes ses pensées s'éloigner et un immense vide les remplacer. Dumbledore su à l'instant même que Harry avait réussit.

- A partir de maintenant, si tu veux me parler, pense à ce que tu veux me dire et je l'entendrais. Je viens te rejoindre.

Après ces paroles, Harry sentit une présence à ses côtés et rencontra Dumbledore. Le directeur regarda autour de lui et fut impressionné par la qualité du vide l'entourant.

- Tu as un vide étonnement pur Harry.

- Merci professeur.

- Maintenant Harry, tu vas faire apparaître le lieu où tu te sens le plus en sécurité.

Harry pensa tout de suite à Poudlard avec ses tours, ses créneaux, son parc et sa forêt. Poudlard avec son stade de quidditch et ses salles de cours. Poudlard avec la Chambre des Secrets et les appartements des Fondateurs. A peine eut-il pensé à tout cela, que le Poudlard de ses pensées se matérialisa devant lui. Le Poudlard devant lui était criant de vérité.

- En voyant le château comme ça, j'en déduis que tu connais Poudlard aussi bien que ton père, fit Dumbledore en riant.

- Oui et même mieux que lui. Poudlard a été le premier endroit où j'ai été traité comme un être humain et non comme un monstre.

- Je vois, fit gravement Dumbledore. Revenons à nos moutons. Il faut que tu mettes en place les protections.

- Comment ça ?

- Si tu veux protéger tes pensées, il te faut une bonne protection.

- Comment fait-on pour créer ces barrières ?

- Il faut que tu les pensent très fort.

Harry réfléchit plusieurs minutes et ne trouvant rien, il demanda.

- Professeur, quelles sont les matières les plus solides ?

- La pierre la plus dure est le diamant et le métal le plus solide est le tungstène.

- Peut-on fusionner ces deux matières ?

- Je ne sais pas. Essaye !

Harry imagina d'abord une barrière en diamant puis une barrière en tungstène juste au-dessus. Il remarqua que le directeur devenait de plus en plus flou. Il fit entrer en contact les deux matières et les fusionna lentement pour qu'elles ne perdent pas leurs propriétés. La fusion des deux donna une merveilleuse barrière argentée qui brillait de mille feux. Dumbledore était quasiment transparent.

- Pourquoi êtes-vous comme ça professeur ? s'inquiéta Harry.

- Mon état prouve que tes protections fonctionnent très bien. Heureusement que je suis un excellent légilimen sinon; j'aurais été expulsé de ta tête. On se retrouve dans quelques instants quand tu auras repris contact avec la réalité, dit Dumbledore avant de quitter la tête de Harry.

Dumbledore regarda Harry en train d'essayer de reprendre pieds avec la réalité et réfléchit à ce qui venait de se passer. Le vide de Harry était d'une pureté inimaginable tel qu'il n'en avait jamais vu auparavant. La matérialisation de Poudlard était, elle aussi, toute aussi exceptionnelle. On se serait vraiment cru devant le château. Et les barrières. Il avait du utiliser toute sa volonté pour pouvoir se maintenir dans la tête du garçon. Il avait réussit à créer des barrières très puissantes en fusionnant les deux matières les plus solides au monde. Et tout ça en pas longtemps. Tous ceux à qui il avait apprit l'occlumencie avaient du apprendre pendant une semaine avant de créer des barrières de faibles protections. Mais ce gamin, en plus d'avoir fait tout ça en même pas deux heures, avait presque réussit à le faire sortir de sa tête. Ce garçon sera un maître en occlumencie et en légilimancie. Au même moment, Harry ouvrit les yeux.

- Comment te sens-tu Harry ?

- Complètement épuisé.

- C'est normal. De plus, tu es le premier élève qui ait fabriqué des barrières aussi puissantes en si peu de temps alors laisse moi te féliciter.

- Merci professeur.

- Ce que tu vas devoir faire Maintenant, c'est classer tes souvenirs et tes connaissances à différents endroits.

- Comment dois-je procéder ?

- Tu dois rejoindre ton Poudlard, te rendre à l'endroit où tu veux classer tes souvenirs et y penser très fort. Est-ce que tu as tout compris ?

- Je pense que oui.

- Et bien, je te souhaite bonne nuit. Je te ferais parvenir l'heure et le jour à auquel on se reverra.

- Bonne nuit professeur, fit Harry en sortant du bureau directorial.

Il se rendit à la salle commune et s'écroula sur le canapé. Il appela Wyrne pour qu'il lui apporte un repas. Wyrne était l'elfe qui lui avait donné à manger le matin-même. Après son repas, il prit une bonne douche et se coucha.

Le lendemain matin, Harry se réveilla complètement reposé. Il prit son petit-déjeuner et mit une tenue de sport. Il descendit dans le parc et regarda sa montre. 8h. Il commença à trottiner autour du lac. A 10h, il s'arrêta et s'écroula par terre. Il avait peut-être changé d'apparence mais il était toujours aussi peu musclé. Il avait décidé que tous les matins, il irait courir pour augmenter son endurance. Il alla à la Salle sur Demande pour continuer son entraînement. Une gigantesque salle de gymnastique s'étalait devant lui. Il se mit sur le praticable (sol) et fit quelques assouplissement avant de commencer la muscu. Il commença par une série de 2 fois 10 tractions puis une série de 2 fois 10 abdominaux suivit de 2 fois 15 pompes. A la fin de ces 3 séries, il refit des assouplissement pour enlever les courbatures qui lui parcouraient les muscles. Après une pause d'un quart d'heure, il recommença ses exercices. Après avoir fini, il alla prendre une douche et remonta dans la tour des Griffondors pour déjeuner. Après avoir mangé, Harry se rendit à la Salle sur Demande pour s'entraîner. Une immense salle d'entraînement avait pris la place de la salle de gym. Il commença par le tir à l'arc. Je tire toujours aussi bien, pensa-t-il. Il passa ensuite au maniement du sabre de Merlin qu'il portait dans le dos. Pendant une heure, il passa en revue tout son arsenal de coups et de feintes. Il passa ensuite au maniement de ses couteaux. Quand il eut fini, il rentra à la tour et se mit à lire des livres jusqu'au repas du soir. Après le repas, il fit le vide dans sa tête et retrouva son Poudlard avec ses barrières argentées. Il alla directement dans la Chambre des Secrets pour y classer ses souvenirs sur Voldemort. Il passa ensuite au stade de quidditch où il mit ses plus beaux souvenirs. Pendant deux heures, il classa ses souvenirs; il passerait aux connaissances plus tard.

Il venait de revenir dans le monde réel quand Squall revint de la chasse. Il était de-nouveau en diaphénix.

- Salut Harry ! lança-t-il.

- Hey Squall. Comment vas-tu ? Il était partit le jour d'avant quand Harry était rentré du Chemin de Traverse.

- Je vais bien. Je dirais même plus, je vais très bien.

- Comment as-tu fais pour te transformer ?

- Je ne sais pas. Je trouvais que je volais trop lentement et d'un coup, je suis redevenu moi-même.

- Concentre toi sur ta forme de chouette s'il te plaît.

Squall ferma les yeux et se retransforma en la copie conforme d'Hedwige.

- Bravo Squall ! Tu as réussi.

- Je vois ça.

- Pendant l'année scolaire, il vaudrait mieux que tu n'apparaisses que sous cette forme car déjà qu'un phénix est rare alors un diaphénix, je t'explique même pas les ragots.

- Ce serait bon pour mon image de star, non ?

- Non, je ne crois pas car si quelqu'un apprenait ton existence, notre couverture serait fichu et l'on pourrait changer le face du monde.

- Je comprend. Alors ton occlumencie ?

- J'ai reçu les félicitations de Dumbledore pour avoir réussit beaucoup plus rapidement que les autres à protéger mon esprit.

- Et bien voyons voir ça. Rendez-vous dans quelques secondes dans ta tête. A tout de suite.

Harry fit le vide dans son esprit et vit apparaître Poudlard puis Squall quelques instants après.

- Pas mal les protections mais si ça ne te dérange pas, je vais ajouter ma petite touche personnelle.

- Au contraire ! Plus je suis en sécurité et mieux je serais dans ma tête.

- Bien dit !

Squall s'envola et fit le tour de la barrière de protection de plus en plus vite jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un tourbillon rouge, bleu et or tournant lentement autour de la barrière. Squall vint se poser sur son épaule et fit jouer sa voix mélodieuse pour faire bouger le tourbillon de couleur à une vitesse ahurissante.

- si quelqu'un essaye de pénétrer ton esprit, commença Squall, il sera alors expulsé de ta tête par ce courant de magie pur.

- Merci Squall.

Ils revinrent tous deux vers le monde réel et allèrent se coucher. Quelques instants après s'être blottis sous les draps, il sentit un poids se mettre dans le creux de son coude.

- Bonne nuit Kendra.

Un doux ronronnement lui répondit.

Toute la semaine se passa comme le lundi. Entre entraînements, lectures, et triage de souvenirs et de connaissances, Harry n'eut pas un moment à lui. Le lundi matin, Harry se réveilla avec un nœud à l'estomac. C'est aujourd'hui qu'il rencontrerait ses parents. Il prit un petit-déjeuner léger et, quand il voulut sortir, Kendra lui sauta sur les genoux en miaulant.

- Tu veux venir courir avec moi ?

Kendra lui répondit par un nouveau miaulement. Harry l'a prit dans ses bras et sortit dans le parc Une fois dehors, Kendra reprit sa taille normale et poussa un puissant et formidable rugissement qui fit s'envoler les oiseaux qui étaient perchés sur les arbres à la lisière de la Forêt Interdite.

- Cela fait du bien n'est-ce pas Kendra ! fit Harry en lui caressant les côtes.

Un nouveau rugissement lui répondit. Harry se mit à courir suivit de Kendra qui s'amusait à lui couper la route. Vers midi, il eut la surprise de voir apparaître Fumseck avec un parchemin à la patte.

Retrouve moi à la Grande Salle

Albus

Il se dirigea vers la Grande Salle et qu'elle ne fut pas sa surprise d'y découvrir Dumbledore en compagnie de tous les professeurs.

- Ah ! Harry ! Comment vas-tu ?

- Bien professeur.

- Je t'ais fais venir pour te présenter tes professeurs. Voici le professeur Vander Wolf qui sera ton professeur de Défense Contre les Forces du Mal (DCFM). Melle Nébuleuse, ton professeur de divination, le professeur Chourave, directrice de la maison Poufsouffle et professeur de Botanique. Le professeur Flitwick, directeur des Serdaigles et professeur de sortilèges, le professeur McGonagall, directrice de Griffondor et professeur de métamorphose. Le professeur Binns avec qui tu étudieras l'Histoire de la Magie. M. Vings, professeur d'études des moldus, Mme Weirs, professeur d'arithmancie, Melle Cassiopée, ton professeur d'astronomie. Le professeur Crooks, directeur de la maison Serpentard et professeur de potions et M. Brûlopot,; ton professeur de soins aux créatures magiques.

- Enchanté.

- Nous de-même, répondirent les professeurs.

- Bien, maintenant que les présentations sont faites, tu peux retourner à tes occupations. Par contre, sois dans le bureau du professeur McGonagall à 18h précise.

- D'accord professeur. Je vous reverrais au dîner, dit Harry en sortant de la Grande Salle.

Une fois dans la salle commune, il se mit assis en tailleur et se mit en méditation. Sa méditation fut interrompue par Kendra qui se coucha sur ses jambes. Il se remit en en méditation jusqu'à 17h55 où il descendit dans le bureau du professeur McGonagall.

- Pile à l'heure M. Strife. C'est très bien. Suivez moi.

Harry la suivit jusqu'au hall où il ils attendirent que les premières années arrivent. Ils arrivèrent 10 minutes plus tard en ouvrant de grands yeux. Harry sourit en voyant leur tête ébahit en se souvenant de sa propre tête quand il était arrivé il y a 6 ans.

- Monsieur Strife, mettez-vous dans la colonne s'il vous plaît.

Harry se plaça à la fin de la colonne. Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent et le brouhaha se fit entendre. Il entendit une petite fille qui disait qu'elle avait peur de ne pas être à la hauteur. Il s'approcha d'elle et lui dit de ne pas s'inquiéter et que tout irait bien. Elle le regarda et lui fit un grand sourire en hochant la tête. McGonagall entra suivit de la colonne de petites têtes. Harry, en fin de rangée, regardait la Grande Salle ou, plutôt, cherchait quelqu'un dans l'immense salle. Soudain, son regard se figea sur 4 personnes. James, Sirius, Remus et Peter étaient assis et parlaient comme des pipelettes. En regardant toujours la table des rouges et or, ses yeux rencontrèrent deux émeraudes qui brillaient. Il était quasiment arrivé à la fin des tables quand il aperçut une seconde tête rousse. Arrivé enfin au bout de l'allée, il s'arrêta et attendit la chanson du choixpeau magique qui ne se fit pas attendre.

Dans l'époque mystérieuse des temps abandonnés,

La roue tourne selon des ères différées,

Pour le plaisir des hommes errants.

Tant dans le passé, tant dans le présent,

Pour ce satisfaire des jouissances que peux nous donner la connaissance.

Pour poser des questions,

Qui resterons ou non sans réponses.

Je me dois maintenant de vous répartir entre les 4 maisons

Puisque l'on m'a confié cette mission.

Comme le hardi Griffondor

Voyager dans le passé pour travailler votre courage

Et pour rester fort à travers les âges.

Chez la bonne Poufsouffle

Visiter l'espace temps pour aider

Et influencer le cours du temps.

Pour harmoniser ce monde de sorciers

Et celui des moldus innocents.

Comme cette chère Rowena Serdaigle,

Revenir dans le passé pour s'inspirer

Du savoir universel, afin d'éviter une calamité exceptionnelle.

Ou chez ce rusé Serpendard

Remonter le temps pour malicieusement influencer le passé

Pour que le futur vous soit gré,

Avec beaucoup de tact,

Prenez le temps de penser à vos actes.

Quand il eut terminé sa chanson, plus personne ne disait un mot. Même les Maraudeurs s'étaient tu. Harry commença à applaudir suivit de Dumbledore et de toute la salle.

- Quand je vous appellerai, vous viendrez mettre le chapeau sur votre tête et vous vous assiérez sur le tabouret. Skigli, Romain !

Un petit garçon brun s'avança timidement vers le chapeau et le mit sur sa tête.

- Serdaigle ! cria le choixpeau après un moment de silence.

une foule d'acclamation s'éleva de la table des Serdaigle pendant que Romain allait s'asseoir.

- Ledoyen, John !

Un garçon à l'allure sévère et fière s'avança. A peine eut-il posé le chapeau que:

- Serpentard !

Le garçon alla s'asseoir parmi les membres de la maison vert et argent.

- Lombard, Marion !

La jeune fille qu'Harry avait rassuré plus tôt dans la soirée se tourna vers lui. Il lui fit un grand sourire et elle s'avança vers le chapeau. Après quelques secondes de silence, le chapeau cri:

- Griffondor !

Marion se leva, fit un clin d'œil à Harry et alla s'asseoir à la table des lions.

Quand tout le monde fut répartit, Dumbledore se leva et réclama le silence.

- Bien. Il reste encore un élève à répartir. Ses parents ont été tué par Voldemort il y a 15 ans. Depuis, il a été élevé et instruit par son parrain et précepteur qui est décédé en juin dernier, tué par des Mangemorts. Il vient donc faire sa sixième année d'études à Poudlard pour sa protection. Je vous demanderez donc de ne pas lui poser de questions sur son ancienne vie.

Un grand silence se fit après les déclarations de Dumbledore et tous les visages se tournèrent vers lui. Habitué à ça, il ne se démonta pas et attendit.

- Strife, Harry !

Il s'avança lentement et mit le choixpeau sur sa tête.

- Ah ! Ah ! Le voyageur temporel. Je pense que dans le futur je ne me suis pas trompé alors...

Griffondor !

- Merci.

- Mais de rien.

Un tonnerre d'applaudissement salua son admission à la table des lions. Il vit Marion applaudire de toutes ses forces et il se dirigea vers elle.

- Tu as vu, il ne fallait pas s'inquiéter.

- Oui, tu avais raison. Dis, si je me perds, tu pourras m'aider ?

- Bien sûr !

Il se tu en voyant Dumbledore se lever.

- Bienvenue à tous ! Aux plus vieux comme aux plus jeunes. Je tiens à vous énoncer quelques points du règlement. La Forêt Interdite est comme son nom l'indique, interdite à TOUS les élèves, dit-il en regardant les Maraudeurs. L'utilisation de la magie en dehors des salles de classe est interdite. La liste des objets interdits est affichée sur la porte du bureau de notre concierge M. Rusard. Après ces quelques recommandations, bon appétit ! lança-t-il.

Et les assiettes se remplirent de mets délicieux. Il allait attaquer quand il entendit quelqu'un l'appeler.

- Eh ! Strife ! Viens manger avec nous !

Cette voix ressemblant à un aboiement. Il se retourna et vit Sirius lui faire de grands signes.

- J'arrive !

Il se tourna vers Marion.

- A plus tard miss, lui dit-il en lui ébouriffant les cheveux.

Il se dirigea vers les Maraudeurs qui lui firent une place.

- Moi, c'est Sirius Black, commença Sirius en lui serrant la main.

- Moi, James Potter.

- Moi, c'est Remus Lupin.

- Et moi, c'est Peter Pettigrow, dit Peter en lui tendant la main qu'Harry ne serra qu'une fraction de seconde.

- Nous sommes les Maraudeurs, bande de farceurs spécialisés dans la blague aux Serpentard.

- Bien dit Patmol.

- Merci Lunard.

- Nos autres condisciples sont: Ludo Verpey, Luciano Crevoisier, Bashtian Sioutteur, Emilie Thomas, Elayne Weasley et le club des princesses des Glaces avec à sa tête Lily Evans suivit de Elena Witch et de Carolina Links.

- Très drôle Potter ! claqua une voix féminine.

James n'avait pas fait attention et Lily s'était glissée derrière lui.

- Ah Lily jolie, commença James en se ratatinant sur le banc.

CLAC ! Lily venait d'administrer une claque magistrale à James.

Ne recommence pas Potter ! J'en ais marre de tes âneries, dit Lily avec hargne puis elle continua sur un ton plus doux en se tournant vers Harry qui avait les yeux grands ouverts. Ne te fais pas de soucis Harry, je ne suis pas toujours comme ça. Tout d'abord, bienvenue à Griffondor. Je suis la préfète ainsi que Potter derrière moi. Fais attention avec qui tu traînes Harry. Tu es assis avec la pire bande d'adolescents que je connaisse. Si tu as des problèmes, viens me voir.

- D'... D'accord, fit Harry complètement abasourdit.

Lily repartit vers ses amies et la conversation reprit.

- Quelle baffe ! s'exclama Sirius.

- La ferme Patmol.

- Elle est toujours comme ça ? demanda Harry en se tournant vers Remus.

- Avec James ? Oui, tout le temps, lui répondit-il.

- C'est pas drôle Lunard, marmonna James en se massant la joue.

- Si c'est drôle, reprit Peter en se goinfrant de poulet.

La fin de la soirée se passa dans la bonne humeur générale. A la fin du repas, Dumbledore se leva et ordonna le silence.

- Avant de nous quitter, je voulais vous prévenir qu'un bal de Noël. Alors messieurs, n'attendaient pas la dernière minutes pour vous trouver une partenaire. Bonne nuit !

Tous les élèves se dirigèrent vers leur salle commune et montèrent se coucher. Quand Sirius ouvrit la porte du dortoir, il hurla de peur en voyant quelque chose sauter sur lui.

- Kendra ! cria Harry.

L'ani-tigre lui sauta dans les bras et se mit à ronronner.

- Il est à toi ce chat ? demanda Remus.

- Oui, c'est une femelle et elle s'appelle Kendra.

- Très jolie, fit James en la caressant. On dirait un tigre miniature.

- C'est un peu ça, dit Harry en riant.

Après ce petit intermède, ils se mirent en pyjama et se couchèrent. Avant de s'endormir, Harry jeta un sortilège de silence autour de son lit et demanda à Kendra de ne pas attaquer Peter. Il lui jeta aussi son sortilège de localisation modifié. Comme ça, si elle trouvait un passage secret, il serait inscrit sur la carte. Au moment où il s'endormait, Squall le réveilla par télépathie.

- Alors Harry, cette rencontre avec tes parents ?

- Merveilleuse. Ma mère est une vraie furie quand elle voit mon père et mon père est un vrai empoté quand il s'agit de ma mère.

- Tu t'y attendais n'est-ce pas ?

- Oui, un peu mais je vais attendre un petit peu avant de me prononcer.

- Alors bonne nuit Harry.

- Bonne nuit Squall.

Avant de s'endormir, il programma sa montre pour qu'elle le réveil à 5h30 pour sa course autour du lac puis il plongea dans les bras de Morphée.