Bonjour à tous ! Me voici enfin pour le chapitre trois, désolée de l'attente ! :)

J'espère qu'il vous plaira. Il n'est pas super long, 4 pages, mais le suivant le sera déjà beaucoup plus ! :)

Bonne lecture !


"VIIIIIIIIITTTTEEEE !"

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- Lycée des châtaigners : salle de classe –

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Je courrais comme une folle, et finalement, j'arrivais puis m'asseyais à ma place toute en sueur d'avoir courue. J'entendis la sonnerie, juste quelques secondes plus tard, et soupirais de soulagement : j'étais à l'heure. J'essuyais mon front avec le revers de ma manche, toujours essoufflée.

"Et voilà ce que ça donne, pensais-je en soufflant bruyamment, quand je dors bien : je dois courir pour ne pas arriver en retard !"

Le professeur arriva, le regard ennuyé. Lui non plus n'avait visiblement pas l'envie de se trouver là. Il fit l'appel, et commença son cours d'une voix monotone.

J'essayais de suivre évidemment, mais mes yeux essayaient d'eux même de se fermer. Le cours était d'un ennui ! Un professeur pas motivé ne captera jamais l'attention de sa classe…

Je lançais un regard autour de moi... Plusieurs élèves baillaient bruyamment, un était même endormi ! Déjà ? Il devait être arrivé plus tôt que les autres… Je le regardais, envieuse, ayant envie aussi de grapiller une heure de sommeil, mais je me retins. Je continuais de regarder ma classe ; Seiji rêvassait, et Hiroto se balançait sur sa chaise en regardant le plafond. Voilà donc à quoi ressemble mon cours d'Histoire. On arrive, on s'assoit, le prof débite son discours comme si personne n'était là, et on dort. "Qu'est-ce que je m'ennuie ..."

"Tic tac Tic tac", le bruit de la montre d'un de mes camarades retentissait dans mon esprit complètement vide. L'heure passa lentement, très lentement...

[...]

La sonnerie retentit enfin, d'un "driiiing" strident, qui vous rappelle votre réveil. A se donner mal au crâne. "Enfin !" me dis-je avec délectation. Je bondis de ma chaise et rangea mes affaires avec enthousiasme. Tous les élèves se précipitèrent pour sortir de la salle, dans un formidable brouhaha. Je me dirigeais tout naturellement vers les Ships, qui étaient assis côte à côte.

- Bonjour les garçons ! leur lançais-je d'une voix joyeuse.

- ..'lut ! me répondit Hiroto en baillant

- Bonjour Kilari ! dit Seiji avec un grand sourire, tu as bien dormi ?

Seiji, l'illumination du matin !

- Comme une pierre ! Et toi ?

Une seconde se passa, avant que je ne me rende compte qu'il parlait du cours !

- Oui, j'ai assez bien dormi ahah ! répondit-il, riant de mon incompréhension, et sans doute de ma tête qui montrait que je venais de comprendre.

- Moi en tous cas, intervint Hiroto, j'ai récupéré un peu de sommeil pendant l'heure.

- Je te comprends, lui répondis-je, quel ennui ce cours ! A croire qu'on existe pas…

- C'est ça, il nous voit pas ce prof, constata Hiroto. Bon, on y va ? On va être à la bourre sinon.

Il se leva, et nous partîmes ensemble pour le cours, discutant de tout et de rien. La conversation se stoppa alors que nous arrivions devant la salle d'arts plastique.

- Voilà un cours que j'aime beaucoup plus ! m'exclamais-je joyeusement.

Je ne vis pas qu'Hiroto se moquer de moi quand nous passâmes la porte.

- Bienvenue à vous mes chers élèves ! commença notre prof', apparemment débordant de joie, aujourd'hui nous entamons un nouveau projet ! Je vais tout vous expliquer, et je suis sûr que vous y mettrez tous votre cœur mes lapinous en sucre !

- Moi je dis qu'il est gay, me glissa mon voisin, un certain Gaston.

- Tu, euh ,tu crois ? répondis-je, gênée.

Je n'avais absolument rien contre l'homosexualité, au contraire, mais je n'aimais pas comment mon voisin en parlait, comme si c'était une maladie.

- Un peu ! Regarde la tonne de gel qu'il met, et ses chemises toutes rose ! Et avec ses manières...

- Gastooon ! Ne parle pas pendant mon cours s'il te plaît, sinon je vais devoir te donner une petite punition !

- M'enfin m'sieur, je dis rien moi !

- D'accord d'accord ! aquiesça notre professeur.

- Tu vois, reprit-il, il est trop facile à avoir en plus ! rit-il, content de lui.

- Je dois l'admettre, dis-je en observant ce professeur excentrique, qui se laissait si facilement convaincre.

- Je disais donc mes petits choux à la crème, que nous allions aborder les mangas ! Tout le monde connait ça ici ! Je vous recommande quand même Otomen, c'est un manga très romantique et...

- Monsieur,vous vous égarez ! le coupa mon camarade sans gêne.

- Ouiii désolé ! Donc vous devrez réaliser un portrait de personnage manga, suivant votre inspiration, et pour ne pas tricher, vous devrez tout faire en classe ! Sinon certains pourraient avoir la bonne idée de décalquer ! ... Bon, et bien, allez-y, commencez, je n'ai pas besoin d'en dire plus, les consignes sont claires ! Appelez-moi en cas de besoin !

Je sortis une feuille, pris mon crayon de bois, et je me mis à dessiner. L'inspiration me vint sans problème, et je fus ravie de m'exprimer artistiquement. Un bout de temps passa, et quand j'eus finit, j'appelais le prof':

- Monsieur ? Vous pouvez venir me dire et venir ce que vous pensez de mon dessin ?

- Mais bien sûr, j'arriiive ! me répondit-il de l'autre bout de la classe.

Il se mit à venir vers moi en sautillant. Décidément, il est un peu grave quand même...

Il me prit ma feuille, tout souriant. Lorsqu'il porta enfin le regard sur mon dessin, je vis son visage se décomposer. Peut-être était-il impressionné ?! me dis-je naïvement.

- C'est... c'est très jolie ma petite Kilari ! Et euuh, qu'est-ce que ... c'est au juste ?

- Mais c'est évident ! C'est Yuki Shiro surnommée Framboise du manga "Nom de code : 0406"!

- Aaaah ! Hum je vois...

- Monsieur, intervint Hiroto, pas besoin de vous évertuez avec cette cruche, tout ce qu'elle dessine se transforme en champignon !

- C'est pas un champignon! C'est Yuki Shiro !

- Laisse-moi en douter !

Allez, et c'est repartit pour la gue-guerre... C'était toujours ainsi ! 'Marre à la fin !

- Oh et puis, j'en ai marre de toi ! criais-je.

Je me levais brusquement, serrant les poings de rage. Hiroto parut surpris, mais j'étais trop en colère pour le remarquer. Je sortis en courant de la classe, les larmes me montant aux yeux, ce qui m'énerva d'autant plus.

- Kilari attends ! me lança Hiroto, la main tendu vers moi. Mais c'était trop tard, j'étais déjà sortie de la salle.

"J'en ai marre de lui, il ne fait que m'embêter! Et il a fallu que je tombe amoureuse d'un ... d'un rustre pareil ! Je n'en peux plus, de mon ventre qui se sert à sa vue, de mon cœur qui tambourine dans ma poitrine au seul fait de penser à lui, de cette envie de le voir à chaque instant, de passer chaque moment, même le plus petit, le plus infime en sa compagnie... Et lui, à me taquiner, ça va un moment, mais au final ça fait mal ! Parce que je vois qu'il ne me porte aucune attention, qu'il me prend pour une moins que rien... J'aimerais tellement que ça évolue, ou que ça s'arrête définitivement..".

Je regardais enfin autour de moi. Sans m'en rendre compte, j'avais couru et étais arrivée dans un parc. J'avais autant parcourue de distance ? Depuis combien de temps étais-je enfermée dans mes pensées ?

- Kilari ! cria une voix derrière moi.

"Oh non..."

Je me retournais et je le vis, lui, la cause de tous mes tourments. Il était en train de courir vers moi. Il m'avait donc suivit jusqu'ici ? Et pourquoi d'ailleurs ? Et à travers toutes ces questions, je ne pus m'empêcher de le trouver magnifique, les joues rougies, courant pour me rattraper, pour me rattraper moi…

Il s'arrêta devant moi, en essayant de reprendre son souffle.

- Pourquoi... tu... es... parti... comme ça ? me demanda-t-il du mieux qu'il put.

Je ne répondis rien, me contentant de le fixer. Il attendit quelques secondes, puis soupira.

- Eh, oh, je te parle tu sais ! Pourquoi t'es parti ? réitéra Hiroto.

- A cause de tes mots... lui dis-je enfin.

Le silence se fit. Le vent commençait à souffler de plus en plus fort, et des nuages gris envahirent le ciel.

- Tu t'es vexée pour ce que j'ai dit ?! s'étonna-t-il.

- Oui.

- Mais... je te taquinais voyons ! C'était pas censé être méchant !

- Hiroto, les taquineries ça va un moment, on arrive à s'y habituer, mais un jour, ça fait plus mal qu'un autre… lui expliquais-je quelque peu.

Il semblait sincèrement surpris. Alors, il ne faisait vraiment pas ça dans le but de me blesser ? C'était à chaque fois de la "rigolade" ?

- Je... je ne pensais pas te faire du mal. Excuse-moi s'il te plaît.

Il me regarda dans les yeux, avec un regard presque suppliant. C'est bizarre de le dire, on ne le dirait pas, mais Hiroto est plus fragile qu'il veut le faire penser. Il a besoin aussi de ses amis, et il ne voulait pas me vexer au final...

-Excuses acceptées, dis-je en lui souriant.

Il ne dit rien, mais un sourire éblouissant apparut sur son visage, montrant parfaitement ce qu'il ressentait, et ça, ça veut beaucoup plus en dire dans ces moments-là.

- On retourne au lycée ? proposa-t-il.

- Oui... répondis-je doucement.

On repartit vers le lycée, mais calmement cette fois, sans courir ni se presser. Sur le chemin, il me fit rire. C'est dans ce genre de moment que je le préfère, Hiroto, quand il voit que ça ne va pas, et qu'il essaye de vous remonter le moral. Il fera tout pour, et indéniablement, son obstination marche et vous souriez. Il est vraiment gentil au fond, il faut juste creuser un peu ! D'ailleurs, je me demande pourquoi je me suis autant énervée pour une si petite chose maintenant, ça me paraît ridicule…

[...]

- Bon, ce n'est pas grave mes lapinous, mais tâchez de ne plus recommencer... D'accord ? nous réprimanda gentiment notre prof'.

- Oui monsieur, c'est promis ! répondîmes-nous en cœur.

- Bien, allez-vous asseoir, et continuez votre dessin. Et au fait Kilari, j'arrive pour t'aider, attends-moi.

En fait, il a beau être bizarre ce prof, au final, je l'aime bien...

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- Monde du spectacle –

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- Kilari, commença le photographe, je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais le ciel s'est très vite chargé de nuages, et il s'est mis à pleuvoir. On a donc exceptionnellement décidé de faire une séance photo sous la pluie ! Ce sera très original ! Qu'en dis-tu ?

- Je suis tout à fait d'accord ! Ça surprendra plus d'un fan !

- Très bien, tu passes direct' au maquillage, waterproof évidemment, et puis on te donnera ta tenue ! Allez hop, dépêche-toi !

- D'accord, j'y vais de ce pas !

Je me dirigeais vers les stylistes, et je fus maquillée, coiffée et habillée en un rien de temps !

Tout avait était installé dehors, et j'étais prête pour la séance.

- Bien, alors tu vas prendre ce parapluie, intervint un des stylistes.

Il me le tendit et je le pris, il était d'un beau rouge.

- On va prendre quelques photos avec, puis fais semblant de le faire tomber, et laisse toi entraîner ! Danse, chante, joue dans et avec l'eau, fais tout ce que tu veux ! Tu as carte blanche !

- D'accord !

Je commençais par marcher normalement, puis je fis rouler mon parapluie, je sautais dans une flaque et le fis tomber. Je tendis les bras et laissa la pluie inonder mon visage. Je m'amusais comme une folle, et je pensais que c'était une des meilleures séances que j'ai faite… A la fin, je remerciais toute l'équipe, et je rentrais me sécher dans ma loge.

- Atchaa !

J'éternuais violemment. C'est ça de rester sous la pluie.

[...]

A la fin de tout ce travail, madame Kumoi me déposa chez moi. Je rentrais, et j'éternuais violemment une fois de plus.

- Et bien ma Chérie, fait attention à ne pas tomber malade ! s'exclama mon père en arrivant dans le hall d'entrée.

- Ne t'en fais pas papa, le rassurais-je, tout va bien.

- Si tu le dis... mais fait attention quand même. En attendant, je vais te faire de la soupe à la citrouille ! Je sais que tu en raffole !

- Merci papa ! le remerciais-je.

Je mangeais rapidement, puis j'allais me coucher. J'étais épuisée. Je m'endormis dès que ma tête toucha l'oreiller.


Et voici pour le chapitre 3 ! Alors, ça vous plaît toujours ?

Donnez-moi vos impressions !

Le chapitre 4 est écrit, mais il faut que je corrige le tout...

A la prochaine !