Bonjour à toutes et à toutes ! De retour pour un nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira autant que les autres vous ont plu !

J'ai bien vu vos nombreuses reviews mais je n'ai pas eu encore le temps de répondre à toutes, je déménage en ce moment, c'est un peu compliqué de trouver du temps... Je m'y attelle ce week-end si tout va bien.

Vous pouvez bien sûr me laisser votre avis et/ou commentaire, je suis toujours preneur !

Bonne lecture,
- Zaxxe


Chapitre 4 : Absens haeres non erit

- L'absent n'héritera pas -

Quelques secondes après leur disparition des lieux du crimes, le gobelin Gornuk et le jeune Harry Potter se retrouvèrent dans le hall de la banque Gringott's, centre économique et financier du monde sorcier. Fort heureusement pour eux, il était encore très tôt : à cinq heures du matin même les gobelins dormaient encore un proverbe anglais bien connu disait bien « Qui veut faire fortune doit se lever avant l'aurore, et qui l'a faite peut dormir encore ». Et pour sûr, les gobelins entraient dans la catégorie de ceux qui avaient fait fortune. Pour preuve, les riches décorations qui ornaient le hall de la célèbre banque : entre les colonnes et murs de marbre clair, les tapis carmins finement lacés de fils d'or et d'argent faisaient face aux lustres dorés, réhaussés d'une multitude de pierres précieuses. Les comptoirs de bois sombre laqué, gravés des grandes scènes de l'histoire gobeline étaient surmontés de robustes plans de travail de bronze et de délicates balances de cuivres.

Mais Harry et son conseiller n'avaient pas le temps d'admirer la décoration. Ils se dirigèrent prestement vers le fond de la pièce, comportant d'immenses bibliothèques qui rassemblaient l'ensemble des registres de transaction, et qui encadraient une large porte à double battants. Ces portes menaient droit vers les bureaux des conseillers gobelins, ceux qui géraient des fortunes et des patrimoines de sorciers qui préféraient l'intimité des salles calfeutrées pour discuter. Le hall était pour les sorciers qui ne possédaient pas grand-chose la noblesse sorcière se devait d'être bien accueillie : même si les gobelins n'avaient pas réputation d'être les hôtes les plus aimables, ils respectaient les coutumes.

Ils arrivèrent finalement dans le bureau de Gornuk, et le gobelin désigna une pièce adjacente, munie d'une petite couchette :

- Monsieur Potter, vous devriez vous reposer, lui annonça-t-il. Sirius Black a été embrassé, mais il ne décèdera pas avant quelques heures maintenant. Je vous réveillerai dès que j'aurai des nouvelles, et nous finaliserons les documents rapidement. La nuit a été éprouvante, dormez un peu.

Harry acquiesça et s'allongea sur la petite banquette de velours rouge. Le gobelin se retira dans son bureau en éteignant la lumière, et il ferma la porte, laissant le garçon dans le noir complet.

Le dernier des Potter se sentait bien, il était libre. Ces trois mots ne cessaient de tourner dans sa tête. « Je. Suis. Libre. » Qu'il ait dû précipiter le destin des Dursley vers une mort rapide et – il l'espérait – douloureuse ne lui faisait ni chaud, ni froid. Enfin si, il était plutôt satisfait. Satisfait de lui-même, que « le Monstre » ait brisé ses chaînes, qu'il ait réussi à sortir du cercle vicieux de dévalorisation imposé par ses bourreaux, ils l'auraient détruit : il valait mieux que le porc, sa truie et leur porcelet. Il valait mieux qu'eux. Il valait mieux que ça.

Et Harry, malgré toutes les pensées qui tourbillonnaient dans son cerveau, s'enfonça peu à peu dans le sommeil, bercé par le sentiment d'une vengeance accomplie. Après tout, il n'avait pas dormi de la nuit, il méritait bien une petite pause.

Quatre heures plus tard, Gornuk se faufila prestement dans la petite pièce contenant son client le plus important, et le spectacle qui s'offrit à ses yeux le surprit : le jeune Harry Potter dormait, en souriant.

Le gobelin – même s'il n'avait finalement que très peu vu Harry – ne l'avait jamais, jamais vu sourire… Même quand il lui avait annoncé que la magie existait, qu'il était un sorcier, et bien d'autres nouvelles qui auraient dû le faire trépigner d'excitation. Mais Harry Potter n'était pas un enfant normal, c'était un enfant battu. Il en gardait encore des séquelles : il sursautait à chaque bruit inconnu, baissait les yeux face aux adultes ou à un quelconque représentant de l'autorité, et gardait perpétuellement un masque froid, triste, trop adulte.

Là, il rayonnait. Le sourire qu'il arborait rendait ses traits enfantins d'une beauté saisissante, malgré sa malnutrition évidente reflétée par ses traits creusés. Sa magie se dressait autour de lui comme un cocon protecteur, l'enveloppant d'une aura translucide qui le protégeait contre le froid, contre les autres, contre les coups. Ses cheveux dégageaient son front et sa fine cicatrice se distinguait plus que jamais. Gornuk n'osait pas réveiller le garçon, il ne voulait pas briser ce moment, cette quiétude qu'il avait ressentie en entrant, cette sérénité qui se répercutait jusqu'au fond de son âme et de sa magie.

Le gobelin comprit que le garçon était puissant, très puissant. L'aura et la magie qu'il ressentait ne pouvaient pas mentir. Il devrait absolument cacher cela à Dumbledore lorsqu'il sera à Poudlard. Et pour cela, il faudra qu'il soit bien formé. Gornuk se reprit, sortit de ses réflexions et, à contrecœur, réveilla le jeune Potter, brisant le calme qu'il dégageait.

- Monsieur Potter, murmura-t-il, vous devriez vous réveiller. Sirius Black vient de décéder de ses blessures. Nous avons beaucoup de travail à faire avant que Dumbledore n'apprenne la nouvelle.

Harry se redressa d'un coup, et – en silence toujours – suivit son conseiller dans le grand salon qui lui servait de bureau. Ils se mirent rapidement au travail.

Il fallait d'abord régler la question du tutorat d'Harry : Sirius Black, son tuteur actuel, venait donc de décéder, ne laissait aucune disposition concernant son rôle et le futur de son filleul. Ce dernier était donc libre de choisir un nouveau tuteur qui le superviserait jusqu'à sa majorité.

Harry signa donc son second contrat avec la banque Gringott's : le gobelin Gornuk devenait son tuteur légal, et ce jusqu'au 31 juillet 1993, et il le formerait tous les matins, pendant quatre heures, jusqu'à son entrée à Poudlard sur les sujets que voudrait l'enfant. Et ce, en échange de 1 % de sa fortune Potter, c'est-à-dire 130 000 Gallions. Ce qui, pour Harry, ne représentait qu'une goutte d'eau dans son océan de richesse, équivalait toutefois à une somme colossale pour n'importe qui d'autre.

Une fois signé par Harry et par Gornuk, le contrat se dupliqua magiquement et s'évapora : un exemplaire était désormais rangé dans le coffre administratif de la banque, le second dans la voûte Potter, parmi l'ensemble des contrats signés par la famille depuis ses origines.

Il était désormais temps pour le conseiller gobelin d'ouvrir officiellement le testament de Sirius Black, ce qui ne nécessitait, à la demande de Black, que la présence d'Harry James Potter.

Ceci est mon testament,

Je soussigné Lord Sirius Orion BLACK,
Chef de famille de la Noble et Ancienne Maison des BLACK,
Né le 3 novembre 1959 à Londres,

Lègue à mon filleul, Monsieur Harry James POTTER, né le 31 juillet 1980,
Domicilié au Cottage Potter, Godric's Hollow,
La totalité de mes biens, en pleine propriété.

Je tiens, par ces quelques mots, à m'exprimer une dernière fois. J'ai écrit ce testament dans le secret espoir qu'il ne serve jamais. Je le remplacerai dès que j'en aurai l'occasion, dès que la guerre et la menace qui pèse sur ma famille se seront éloignées.

Harry, si tu lis ces mots, c'est que nous avons été trahis. Si tu lis ces mots, et j'en ai le cœur brisé rien qu'à l'écrire, c'est que tes parents et moi sommes décédés. Si tu lis ces mots, c'est que tu vas grandir sans nous et cela m'est insupportable. Si tu lis ces mots, c'est que le Gardien du Secret de tes parents a trahis, nous a vendu à Voldemort. Le traître, c'est donc Peter Pettigrew, il était le Gardien. Nous pensions que c'était une bonne idée, je le pense toujours, je crois en lui. Mais si tu lis ces lignes, c'est que je me suis gravement trompé.

Un sacré pressentiment me hurle d'écrire cela, bien que j'aie foi en Peter : il nous aime trop pour nous trahir. Mais si tu lis ces lignes, c'est qu'il est le pire traître qui soit et qu'il ne mérite que de mourir. Alors je te donne des informations qui pourraient être utiles. Peter, est un Animagus non-déclaré, sa forme est le rat. Ton père est un cerf, je suis – enfin j'était – un chien noir. Nous avons appris cela pour aider notre ami Rémus, qui est loup-garou, lorsque nous étions à Poudlard. Nous étions les Maraudeurs, et en plus d'avoir explosé le compteur de retenues et vider le sablier de Gryffondor, nous avions fait une carte de Poudlard qui pourrait t'être utile, fouille le bureau de Rusard lorsque tu seras à Poudlard (et s'il y est toujours ce vieux schnock). C'est un parchemin vierge qui s'anime grâce à un mot de passe : « Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises. »

Désormais, tu es le chef de la Noble et Ancienne Famille Black, en plus de celle des Potter. Il faut que tu effectues un rituel de sang avec un échantillon du mien, donné volontairement, afin que tu sois légitime.

Je t'en prie, redore le blason de notre famille. Elle a été bafouée par tous mes ancêtres, mes parents ma cousine Bellatrix en sont des parfaits exemples d'ignominie.

Je te demanderai enfin de faire quelques petites choses : fais, je te prie, une donation d'un million de Gallions à Rémus John Lupin, notre ami, notre frère. Il est loup-garou, je ne peux pas le mettre dans le testament ou le ministère saisirait tout. Fais la même chose pour ma cousine déshéritée préférée, Androméda Tonks. Elle est la seule qui, dans cette famille de timbrés, a fait ce qu'elle avait à faire. Réintègre la dans la famille, si elle est d'accord.

Bien, je crois que je n'oublie rien. Ah, si. Harry, même si la tragédie nous a frappé si tu lis ces lignes, je t'en supplie, vis heureux. Eloigne toi de tout ça. J'espère que tu auras pu grandir sereinement et dans la joie.

Je t'aime mon filleul.
Ton parrain, oncle de cœur et bien plus,
Siri

Fait le mardi 20 octobre 1981 à la Banque Gringott's, Chemin de Traverse, Londres,
En 2 exemplaires,
Remis aux gobelins Gardok et Gornuk.

Sirius O. Black.

Harry était confus. Perdu. Déboussolé.

Il venait de faire assassiner la seule personne qui l'aimait sincèrement, qui aurait pu l'aimer comme un père aime son fils. Il venait de tuer sa seule famille qui lui restait. Et il venait d'apprendre beaucoup de choses.

Mais peu à peu, il reprenait pourtant ses esprits. Ce n'était pas sa faute, personne ne pouvait savoir.

Et puis, après six ans passés à Azkaban, d'après ce que Gornuk lui avait dit des conditions de détention et des détraqueurs, Sirius Black n'aurait jamais été comme avant. Il n'aurait été qu'un fantôme de lui-même. Et, de toute façon, il était bien trop tard pour se morfondre. La seule famille qu'Harry pourrait avoir, c'est celle qu'il se créerait, qu'il fonderait. Pas des gens qu'il n'avait que peu connu et dont il ne se souvenait pas, des gens qui – certes l'aimaient – mais qui n'avaient rien fait pour le sortir de sa condition. Rien fait pour lui pendant ces six années.

Il y avait bien plus important que le sort de quelques obscurs personnages dont Harry n'avait cure. Il venait d'hériter de deux des plus anciennes et riches familles sorcières du Royaume-Uni… et même du monde ! La fortune de la Noble et Ancienne famille des Black était estimée à vingt-et-un millions de Gallions, quatre propriétés en Angleterre, et de nombreuses actions dans diverses entreprises sorcières. Et tout cela, cumulé à l'héritage Potter : environ treize millions de Gallions, sept propriétés en Angleterre, une aux Etats-Unis et des parts dans une multitude d'entreprises sorcières et moldues.

C'était colossal. Il était l'un des personnages les plus riches du monde sorcier – et même du monde moldu s'il on changeait ses Gallions. Lui qui, la veille, était encore sous la coupe de son oncle et de sa tante, battu et humilié, il faisait désormais partie de l'élite. Plus personne ne lèverait la main sur lui sans en subir les conséquences. Il se sentait bien, il se sentait puissant, il se sentait libre. Désormais il l'était. Vraiment.

- Monsieur Potter, nous devrions procéder au rituel maintenant, annonça le gobelin.

Il sortit alors une fiole de verre d'une enveloppe, un fiole emplie d'un liquide rouge vermillon – le sang de Sirius Orion Black, son parrain – et se leva. Harry suivit le gobelin dans le dédale qu'était Gringott's et rabattit sa capuche : on ne devait en aucun cas le reconnaître, et la banque fourmillait de clients et de conseillers. Ils grimpèrent dans un wagonnet de libre et dévalèrent les rails jusque dans les entrailles de la banque, passant sous la célèbre Cascade des Voleurs.

Le wagonnet s'arrêta au milieu d'une large voûte circulaire, creusée à même la roche. Harry et son conseiller se dirigèrent alors vers une large porte ornée de délicates pièces de fer forgé, dessinant des arabesques magnifiques : Gornuk posa sa main sur le bois et, reconnaissant son aura, elle disparut, laissant place à une pièce immense.

La grotte qui se présentait devant eux était un endroit hautement symbolique pour tout les gobelins : c'est ici qu'ils s'étaient, pour la première fois, installés définitivement. Car les gobelins formaient certes un peuple aussi vieux que la Magie elle-même, mais ils avaient toujours été des nomades. Et dans cette cavité naturelle, ils s'étaient sédentarisés pour une bonne raison : deux lignes telluriques se croisaient, et la magie circulait et s'écoulait dans la pièce en des flux constants. Cet endroit était l'un des trésors les plus précieux du peuple gobelin, là où ils réalisaient les rituels magiques les plus efficaces.

- Monsieur Potter, bienvenue dans la grotte de Magia. Peu d'humains ont eu l'honneur d'y pénétrer, lui dit Gornuk avec un clin d'œil.

La grotte était lumineuse, éclairée par des orbes de magie pure qui lévitaient doucement à quelques mètres de hauteur. Elle formait un dôme empli de végétation, des herbes et des lianes grimpaient sur les rochers, et au milieu de l'espace dégagé se trouvait un lac d'un bleu magnifique. Les cristaux qui étaient éparpillés dans toute la cavité faisaient rayonner la magie et apaisaient les âmes tourmentées. C'était un lieu féérique, sacré, baigné et béni par la Magie.

Au centre du lac, un îlot de marbre pur se dégageait des flots tranquilles. Le gobelin et son protégé – qui était bouche bée – se dirigèrent alors vers cet endroit, empruntant une petite barque cachée dans les roseaux.

- C'est… c'est ici n'est-ce pas ? demanda Harry à son conseiller. Je le sens, en moi.

- Effectivement Monsieur Potter, sur cet îlot se croisent deux puissantes lignes telluriques. Je dois vous prélever un peu de sang d'abord, lui indiqua-t-il en lui saisissant le bras gauche au niveau du poignet.

Le gobelin, à l'aide d'une petite dague de sacrement forgée par l'un des ses lointains ancêtres, ouvrit doucement mais sûrement une petite entaille dans l'avant-bras d'Harry qui retint un petit cri de surprise. Il recueillit une large fiole de son sang puis referma magiquement la plaie d'un simple mouvement de main. Puis il reprit doucement la parole :

- Prenez place exactement sur l'intersection formée par les deux flux je vous prie.

Le gobelin n'avait besoin d'indiquer à Harry où exactement il devait se placer, le garçon le savait instinctivement grâce à sa magie. Et effectivement, il sut. Toute sa magie vibrait en lui, et ce n'était d'ailleurs absolument pas désagréable, elle résonnait avec le lieu. Et lorsqu'il s'assit en tailleur sur le point où les lignes se croisaient, il se sentit incroyablement serein.

Harry ferma les yeux, et le rituel débuta. Le gobelin commença par donner une fiole de potion d'Héritage, à laquelle il venait d'ajouter le sang de Sirius Black, au jeune garçon, puis il se mit à tracer un pentagramme parfait sur la roche claire tout autour d'Harry, grâce à un bâton clair qui suintait – littéralement – de magie ancienne. D'un mot en Gobelbabil, la langue des Gobelins, le tracé qu'il venait d'effectuer s'illumina et lorsque la lumière se dissipa, la roche était creusée d'un sillon qui épousait parfaitement les formes du pentagramme.

Le petit être répandit alors la totalité du sang du garçon qu'il avait recueilli dans le sillon, et il indiqua au garçon de boire la potion. Et ils laissèrent la magie faire, alors que le pentagramme et le garçon s'illuminaient pendant quelques minutes d'un éclat doré. Lorsque la lumière s'éteignit, le pentagramme avait complètement disparu, il ne restait plus aucune trace du sang qu'il avait versé. Et Harry Potter n'était plus là.

A sa place se tenait Harry Potter-Black, Lord des Nobles et Anciennes Familles Black et Potter. Il avait bien changé physiquement, grâce à la potion d'Héritage et au rituel, mais surtout par le sang des Black qui coulait maintenant dans ses veines, et qui avait modifié l'ensemble de son génome. Ainsi, il avait légèrement grandi et ses traits s'étaient affinés : son visage s'était légèrement allongé et ses pommettes étaient plus saillantes, un trait que partageaient les Black et qui leur donnait un allure des plus nobles. Il avait perdu ses cheveux raides et en bataille hérités de James pour une chevelure lisse et légèrement ondulée, qui était plus longue qu'auparavant, lui arrivant aux épaules – il devrait probablement les attacher en catogan. Toutefois, il avait gardé les yeux de sa mère et ressemblait toujours énormément à son père. Il avait simplement gagné en grâce, et lorsqu'il se vit dans le miroir présenté par le gobelin, il en était ravi. Les années de maltraitance par les Dursley n'avaient pas été effacées – il était encore maigre et émacié – mais s'étaient atténuées grâce au rituel et au renforcement magique qui en découlait.

Satisfait par ces changements, Harry fit signe au gobelin et ils remontèrent jusqu'à son bureau. Ils étaient encore loin d'avoir fini avec toutes les démarches et formalités administratives.

Quelques heures plus tard, alors qu'ils venaient enfin de signer tous les papiers nécessaires, Gornuk ouvrit un tiroir de son bureau et en sortit deux bagues magnifiquement ouvragées : la première chevalière était faite d'or pur, sertie de petits rubis resplendissants entourant le blason et la devise des Potter, Vincit qui se vincit, ce qui signifiait « Il est vainqueur celui qui se domine ». La seconde était faite d'argent gobelin et était cerclée d'onyx éclatants, qui encadraient la devise Black Toujours pur.

- Lord Potter-Black, voici vos chevalières. Celle des Potter doit être placée à l'auriculaire droit, celle des Black à l'auriculaire gauche. Voyez comme elles s'adaptent à vos doigts, ajouta-t-il en présentant les deux merveilles à Harry.

Et en effet, les bagues se rétrécirent magiquement, et Harry ressentit une vague de pouvoir l'envahir, signe que les bagues l'acceptaient et le reconnaissaient comme propriétaire légitime.

- Ces bagues servent de sceaux pour votre usage spécifique. En tant que tuteur, je devrais aussi porter, désormais et ce jusque vos treize ans, deux bagues « tutrices », c'est-à-dire qu'elles représentent vos blasons et vos noms, mais elles n'ont qu'un rôle officiel de représentation. Toutefois je ne les garderai jamais aux doigts, au cas où je rencontrerais Dumbledore par hasard, bien évidemment, lui dit-il avec un léger sourire.

Harry était on ne peut plus heureux de la tournure des évènements. Enfin libéré du carcan administratif, Gornuk lui proposa d'aller visiter quelques propriétés proches, afin qu'il choisisse où il résiderait ce soir et les prochains jours.

- Commençons par Grimmauld Place ! choisit Harry dans la liste donnée par le gobelin.


Voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu !

On se dit donc à vendredi prochain pour le suivant, avec la découverte de Grimmauld Place !

N'hésitez pas à laisser une review :)

Bonne semaine,
-Zaxxe