Genre. Darkfic, aventure.

Personnages. Hermione Granger, Harry Potter, les membres de l'ordre du Phoenix. Et Fenrir Greyback. (Attention, présence d'OOC)

Disclaimer. Le monde et les personnages appartiennent à J.K Rowling. Toute ressemblance ou similitude avec des personnages ou des faits réels seront une pure coïncidence.

Note de l'auteur. Merci pour vos reviews ! Qui me font toujours très plaisirs !


CHAPITRE TROIS.

La bataille terminée, le Ministère tombé, tout restait à reconstruire, mais l'Ordre pouvait compter sur l'aide particulière des français et de nombreux résistants qui avaient appris pour la Seconde Bataille de Poudlard.

Les aurors français arrêtèrent tout les mangemorts, même Fenrir, Curtis et Dolohov, mais c'est le loup qui posa le plus de problème. Il hurlait qu'il avait aidé l'Ordre, qu'il n'était pas un mangemort, il fallut même cinq hommes pour le maîtriser. Hermione s'approcha de lui en l'entendant l'appeler et lui assura qu'elle s'occuperait de son cas, mais qu'il allait devoir suivre quand même les aurors, elle n'avait pas retiré son masque, pas encore, elle jouait encore la gentille fille, elle ne faisait que jouer un rôle. Il accepta difficilement. Les membres de l'Ordre pleurèrent à nouveau leurs morts, Hermione pleura la fin de la guerre, le cœur lourd. Aucun Weasley n'avait été blessé, ayant échappé au champ de bataille pour la plus part, Bill et Fleur se trouvant à la chaumière au coquillage pour accueillir les blessés, Georges et Charlie devaient se rendre au Ministère pour en reprendre le bâtiment afin d'affaiblir encore plus le camp adverse. Ces derniers transplannèrent au moment où Hermione s'apprêtait à rejoindre avec Kingsley et d'autres membres le Ministère.

« -Hermione ! S'exclama l'éleveur de Dragon.
-Vous n'avez rien ? Demanda Molly en sautant sur ses fils. »

Elle n'eut pas l'occasion de le vérifier pour Charlie car ce dernier embrassa la sorcière qui s'était immédiatement dirigé vers lui. La guerre avait détruit des relations, des personnes, mais elle en avait aussi rapproché de manière plutôt particulière. Charlie et Hermione partageaient une même hargne dans la chasse, le risque, lui pour les dragons, elle pour les mangemorts, mais ils s'étaient indéniablement rapprochés après la bataille de Poudlard, et encore plus après la disparition de Ron et Ginny. Charlie dormait peu, Hermione aussi, Harry la réveillant avec ses cauchemars ou tout simplement parce que le sommeil ne venait pas. C'est comme ça qu'ils étaient devenus proche sans que personne ne le voit vraiment.

Le ministère était tombée, les sorciers s'étaient réunis afin d'en savoir plus, la nouvelle s'était répandue vite, des sorciers hurlant dans sur le chemin de traverse que Voldemort était tombé, que Harry l'avait tué. Les murmures au fond du Chaudron Baveur était devenue des tintements de joie, les bières au beurre s'entrechoquant à tout va.

Hermione ne lâcha pas Charlie du reste de la journée. Ils rejoignirent le Ministère ensemble mais Kingsley les força à un moment à se séparer. Il fallait préparer la relève après la chute de Voldemort. Harry refusait de faire un discours, Hermione était donc la personne la plus à même à qui on demanderait d'en faire un, elle était la meilleure amie d'Harry et une héroïne de guerre après tout.

La jeune femme avait immédiatement été reçue dans la salle de cellule de crise du Ministère où tout le monde se trouvait, lorsque Kingsley Shacklebolt l'aperçu, il lui demanda si elle acceptait de s'adresser aux journalistes qui se trouvaient dans le hall du Ministère. La jeune femme regarda chaque personne qui se trouvait autour d'elle, en particulier Harry qui lui lança un sourire chaleureux. Elle pouvait le faire, mais en avait-elle envie.

« -Pourrais-je l'écrire moi-même ? Demanda la sorcière.
-Bien entendu, annonça Kingsley. Mais j'aimerais le lire avant que tu ne le lise devant des journalistes du monde entier.
-Alors c'est d'accord. »

Alors que Charlie rejoignait l'équipe qui mettait en place le nouveau gouvernement, Hermione travailla un discours dans son coin. Chaque personne présente dans la pièce semblait si abattue et si heureuse à la fois que s'en était presque perturbant, abattue d'avoir tant perdu pour pouvoir gagner et heureux d'être enfin libre. Enfin, chacun pouvait faire ce qu'il souhaitait, enfin ils pourraient sortir, se montrer, vivre et ne plus avoir à se cacher.

Au bout de deux heures d'intenses réflexions, Hermione termina enfin son discours et le tendit à Kingsley. Ce dernier lut les lignes en quelques minutes et félicita Hermione pour son excellent travail avant de l'envoyer faire face aux journalistes.

Hermione s'avança, laissant son meilleur ami et ses autres amis derrière elle pour faire face aux vautours qu'étaient les journalistes sorciers.

« - Mesdames et Messieurs, Sorciers et sorcières. Aujourd'hui est un jour nouveau pour la communauté sorcière. Enfin nous sortons d'une ère sombre et sans avenir. Enfin nous retrouvons notre liberté.
Mes amis, aujourd'hui est une victoire. Que cette date reste encrée dans les mémoire non pas comme le jour où Harry Potter a tué Voldemort mais comme le jour où notre communauté s'est relevé plus forte et plus puissante, prête à affronter ceux qui la mettait en péril.
Il est vrai que des mangemorts sont encore en liberté mais ce soir nous pourrons tous nous endormir avec une pensée bien particulière pour demain : ''Demain sera un jour meilleur''.
Mes pensées vont à ceux qui ont tant sacrifiés pour que ce jour béni est lieu, à ceux qui ont tant perdu afin d'être ici aujourd'hui, à ceux qui étaient à nos côtés. Je ne peux que remercier toutes ces personnes, en leur rendant hommage, sans elles, sans vous, jamais cette victoire n'aurait eu lieu.
Le Ministère de la Magie enfin repris, un gouvernement provisoire vient d'être mis en place en vue de nouvelles nominations.
Merci de votre écoute. »

Les flashs crépitèrent, les questions se bousculèrent mais Hermione n'y fit guère attention, elle était fatiguée, tout était terminée, elle pourrait enfin dormir, vraiment dormir. Mais elle ne rentra que quelques heures plus tard au square. Un Square Grimmaurd vide, chacun était rentré chez soi, du moins, c'est ce qu'avait cru Hermione en passant la cheminée, mais en arrivant dans la cuisine, elle retrouva une chaleur qui avait disparue depuis quelques années, une chaleur de bonheur, familiale, une chaleur moins vivante qu'avant mais pourtant bien là. Molly avait cuisiné, elle avait quitté le Ministère juste après le discours d'Hermione et la jeune femme regardait sa mère adoptive cuisiner une tarte à la citrouille. Le plat préféré des garçons Weasley. Les rires et les discussions allaient bon train entre les personnes qui se trouvaient assises à la table, la jeune femme s'installa à côté de son petit ami et regarda Harry sortir un peu de sa bulle, il parlait toujours peu mais il discutait avec Georges. Que ça faisait du bien.

Les jours passèrent, Hermione et les autres ne sortirent que très peu, ils profitaient de la délicieuse liberté qu'ils venaient de gagnés et préféraient rester entre eux pour se remettre des émotions des derniers jours. Mais les procès commenceraient bientôt, les interviews, le Ministère feraient appel à eux, ils ne doutaient pas de ça.
Georges travaillait sur la réouverture du magasin, Charlie s'était renseigné sur l'élevage de dragon qu'il avait quitté précipitamment, Hermione et Harry s'étaient renseigné sur leur ASPIC, ou plutôt, Hermione l'avait fait pour eux.

Plusieurs jours plus tard, Harry était allongée dans un des canapés du Square quand il vit Hermione débarquer en panique, elle semblait en retard, courant presque pour terminer de s'habiller. Lorsqu'elle vit son meilleur ami, la jeune femme sembla surprise et heureuse, elle pourrait avoir l'avis de quelqu'un comme ça.

« -Ah, te voilà, s'exclama-t-elle. Tu trouves que ma tenue est approprié pour un procès ?
-Un procès ?
-Oui, celui de Fenrir est dans une heure. Je veux y témoigner. »

Hermione avait tenue après la guerre à réhabiliter Fenrir, il était le seul mangemort qu'elle avait décidé d'aider, sans que les autres ne comprennent vraiment pourquoi. Il était le dernier de ses prisonniers, il était celui qui lui avait tenu tête, résister pendant longtemps, il n'avait pas parlé immédiatement, et Harry pensait que c'est ça qui lui avait plu chez lui. Il était comme elle dans un sens, comme elle, il s'était tut, il était resté fidèle à son camps, mais il n'avait tenu aussi longtemps qu'elle.

La jeune femme portait une robe stricte qui mettait tout de même en valeur ses formes et qui lui donnait des airs de femme d'affaire qui firent sourire Harry, qu'elle avait changer depuis qu'ils étaient libre. Libre et presque heureux. La lumière qui brillait au fond de ses yeux s'était rallumée. Grâce à Charlie en partie. Mais elle n'était pas aussi intense qu'avant, la perte de Ron et Ginny et les batailles avaient eu raison d'elle au plus grand désespoir du Survivant.

« -Il faudra que tu passes au Terrier demain, annonça Hermione en se regardant dans le miroir, Molly m'a envoyé un hiboux.
-Pour quoi ?
-Parce qu'elle s'inquiète pour son fils, qu'elle n'a pas vu depuis dimanche et qui est sujet à de terribles rumeurs colportées par la Gazette. Que tu n'a pas lu apparemment. »

Harry grimaça. La fin de la guerre et la victoire avait son prix, il était un héros, mais ça ne lui plaisait pas du tout. L'élu s'était caché, se mettant loin des médias, de la population sorcière, de ce qui pourrait être douloureux.

Hermione lui sourit et après lui avoir déposé un léger baiser sur la joue, le laissa seul, dans sa grande maison. Il ne s'y sentait pas seul, pas depuis quelques jours, il s'était renfermé, il avait retrouvé ce dont il avait besoin, la pierre qu'il avait trouvé dans l'herbe lors de la bataille : la pierre de résurrection, qu'il avait perdu pendant la bataille de Poudlard quelques années auparavant.

Une fois au tribunal, Hermione ne mit pas longtemps à se rendre jusqu'à l'étage de la justice magique où aurait lieu le procès. Elle y croisa de nombreux journalistes qui cherchaient à savoir ce qui arriverait derrière les portes closes du tribunal. La jeune femme les ignora tout simplement préférant rester calme et ne pas s'afficher avant le procès, elle entra donc rapidement dans la salle pour retrouver l'avocat de Fenrir qui se trouvait un peu plus loin révisant ses notes. Le prisonnier n'arriva que quelques minutes plus tard, une fois que tout le monde fut en place et Hermione s'installa d'abord dans le public, où du moins parmi les personnes « invités » à participer au procès. Kingsley, Minerva ainsi que Charlie étaient présent, ils arrivèrent quelques minutes après Hermione et s'installèrent à ses côtés. Fenrir se présenta à la cour, il semblait abattu et fatigué, Hermione en eu un pincement au cœur. Après que le Magenmagot ai donné les chefs d'accusation contre le loup garou, ils demandèrent aux témoins, ou plutôt au seul témoin de se présenter à la barre.

Hermione s'avança et s'installa, ayant du mal à poser son regard sur l'accusé. Elle regarda les membres du Magenmagot tout en se présentant et répondit aux questions qu'on lui posait sans flancher.

« -Miss Granger, vous venez témoigner en faveur de l'accusé ici présent, Monsieur Fenrir Greyback, c'est cela ?
-Oui en effet.
-Qu'avez-vous à dire pour sa défense ?
-Monsieur Greyback a dans son dossier des éléments qui ne plaide pas en sa générosité, mais alors que la bataille finale contre Voldemort s'annonçait proche, Fenrir Greyback a rejoint les rangs de l'Ordre du Phénix afin de protéger Harry Potter et la liberté de chaque membre de la communauté sorcière. Il m'a aussi sauvé la vie alors que Bellatrix Lestrange s'apprêtait à me tuer de sang froid, et il m'a aussi servi d'informateur avant la dernière bataille.
-Pouvez-vous nous expliquer comment l'accusé a rejoins l'Ordre ?
-Après l'avoir... capturé, j'ai effacé et modifier ses souvenirs, j'ai ensuite axé cette modification afin que Fenrir croit qu'il avait toujours été un agent sous couverture pour le compte de l'Ordre, espionnant Voldemort, tout comme Severus Rogue l'avait fait pendant des années. »

Ce qu'Hermione venait d'annoncer avait lancé un froid sur la salle. Elle venait d'avoir utiliser sa magie de manière presque illégale, changer, effacer les souvenirs de quelqu'un n'était pas anodin. Mais la guerre avait ses conséquences, ses actes qu'on ne pouvait pas jugé. Hermione savait que le fait d'avoir modifier les souvenirs de Fenrir lui vaudrait quelques légers ennuis, Kingsley l'avait prévenue, mais cela ne la dérangeait pas, elle assumait totalement ses actes.

Le témoignage de la jeune femme fit tout de même pencher la balance pour la libération de Fenrir, mais ce serait sa plaidoirie qui lui permettrait d'être libre ou non. Le loup-garou s'avança un peu pour présenter ce qu'il avait à dire. Hermione sentit à ce moment là son cœur se serrer. Elle ne s'en voulait pas pour ce qu'elle avait fait, elle savait que c'était ce qu'il fallait faire pour gagner et réussir, mais elle regrettait tout d'abord que Fenrir apprenne ce qu'elle lui avait fait de cette manière, et qu'il vive ça alors qu'il s'était tout de même racheté.

Une fois que la plaidoirie fut terminée, le Magenmagot se réunit pour délibérer et l'attente fut particulièrement longue. Après avoir donné le verdict et vérifier que tout se passerai bien, il fut décidé que Fenrir, suite à la modification de ses souvenirs, devrait faire ses preuves mais qu'il pourrait être libre rapidement. Le loup garou lança un regard à Hermione et même un sourire, enfin ce serait terminé pour lui aussi.

Une fois sortie, Hermione évita les journalistes avec Charlie. Les deux jeunes sorciers se tenaient la main, bien que leur couple ne soit pas officiel, ils ne voulaient pas se cacher et chacun de leurs gestes étant épié, les rumeurs couraient déjà depuis un moment. La foule de journaliste tenta de poser des questions, de bloquer le couple, d'avoir des réponses et c'est une bousculade particulièrement violente qui leur offrit leur réponse. Alors que les Aurors éloignaient la foule après qu'Hermione ait chuté, Charlie tenta de remettre à sa place le journaliste qui venait de pousser la sorcière.

« -Vous pourriez faire un peu plus attention et avoir un peu plus de respect, s'exclama le dresseur de Dragon.
-Vous faîtes libérer un meurtrier et nous devrions vous respectez ? Comment voulez-vous qu'on le fasse si après que nous retrouvions notre liberté, on nous remette dans une ère de terreur ? S'écria le journaliste furieux. »

Cette remarque figea tout le monde. Sauf Hermione. La jeune femme se mit à rire doucement avant de s'approcher du journaliste, ses confrères aux aguets prêt à noter chaque information importante qui pourrait faire la Une de la prochaine édition. Hermione savait qu'elle devait choisir ses mots avec justesse et de manière pointilleuse, toute mauvaise combinaison de mots pourrait être mal interprété.

« -Monsieur...
-Darcy, déglutit l'homme particulièrement surprit de la froideur d'Hermione.
-Monsieur Darcy, l'ère de terreur que vous craignez n'arriverais que si Fenrir Greyback n'était pas apte à retrouver sa liberté. Or il me semble que si le Magenmagot décide que cet homme peut être libre et qu'il a les mêmes droit que vous c'est qu'il est alors digne d'être affranchi et qu'il y a des raisons pour que cela ai lieu. Si vous considérez cette décision comme quelque chose de dangereux pour la communauté sorcière, alors je vous invite vivement à vous en référer au Ministère qui se fera une joie, j'en suis persuadée, de vous expliquer son choix. Mais en attendant, vous devriez veiller à faire attention la prochaine fois, je ne pense pas que vous apprécieriez de vous faire bousculer alors que vous sortez d'une audience particulièrement éprouvante. Sur ce, bonne journée. »

La foule se fendit en deux lorsqu'elle s'avança et pas un mot ne fut prononcé avant que la sorcière et son petit ami n'ait atteint l'ascenseur. Les journalistes n'en revenait pas. Charlie non plus d'ailleurs et les Aurors qui les accompagnaient encore moins.

L'édition de la Gazette le lendemain rapporta l'accident qui s'était produit dans le hall du Ministère entre Hermione et le journaliste français, mais la jeune femme fut satisfaite de voir comment ses propos n'avaient pas été déformé et que le journaliste qui avait rédigé l'article avait même défendu son point de vue, m'étant bien en avant le fait que si Hermione Granger défendait Fenrir Greyback, c'était qu'il était sûrement apte à sortir de prison et à être réhabiliter dans la communauté. Harry lut aussi l'article et félicita son amie, il était fier d'elle, tout le monde l'était.

Charlie, Harry et Hermione arrivèrent au Terrier quelques minutes après Georges, Molly les accueillit avec un grand sourire et les invita immédiatement à se mettre à table. Les repas au Terrier. Ça n'avait pas eu lieu depuis des années, ça n'avait plu la même intensité, mais ça mettait toujours du baume au cœur et ça rassurait, ça faisait du bien. Les Weasleys n'étaient plus autant, n'étaient plus aussi heureux, la perte de quelqu'un, ça grise toujours un peu le paysage, mais aujourd'hui, tout allait bien, et ils savaient que tout irait mieux.

« -Je suis inquiète pour Harry, il ne sort plus du tout, annonça Molly à Hermione. »

Les deux femmes discutaient dans la cuisine. Hermione regarda sa mère adoptive avec compassion, Molly avait les avait adopté bien avant la perte de Ron et Ginny mais depuis, le Survivant et la née-moldu étaient devenu des membres encore plus important de la famille. Pas pour les remplacer au non, mais c'était comme ça, les sièges vides avaient été comblés, ils savaient que c'était ce qu'auraient voulu leurs amis, alors ils l'avaient fait, pour les honorer, et chaque jour avoir un peu d'eux au fond de leur cœur.

Les deux femmes discutèrent un peu d'Harry, de comment elles allaient. Hermione aussi s'inquiétait pour Harry. Molly regarda Hermione et vit à quel point la guerre l'avait ravagé à ce moment là. Tout avait été si violent et si dur pour ses enfants, plongés au centre de la guerre sans qu'ils ne le veuille vraiment. Les deux femmes terminèrent de préparer le repas tranquillement avant que Charlie ne les rejoigne pour leur demander de les rejoindre au salon. Tout le monde était là maintenant, Bill et Fleur, Percy, Charlie, Harry et Hermione, avec leur parent, adoptif ou non. Lorsqu'Hermione entra dans la pièce, Charlie attrapa sa main et la fit s'avancer au centre de la pièce, face à tout le monde avant de poser un genou à terre.

« -La guerre m'a fait prendre conscience que tu étais une femme formidable et que la vie est bien trop courte pour tout remettre à demain. Alors je voudrais savoir, Hermione Jean Granger, accepterais-tu de m'épouser, pour le meilleur et pour le pire ? »

Hermione regarda Charlie pendant quelques instants, les larmes aux yeux, réalisant ce qu'il se passait avant de hocher la tête et de répondre cette réplique que tout le monde attendait « Oui ». Tout le monde applaudit les futurs mariés avant de se mettre à table.

A la fin du repas, Harry retrouva Hermione dans le jardin des Weasleys. Il ne dit pas un mot, laissant sa meilleure amie s'exprimer, comme à chaque fois. La sorcière l'observa quelques instants avant de se décider à lui parler. Elle avait le cœur lourd, il se serrait à chaque fois qu'elle tentait de prononcer un mot, mais il fallait qu'elle s'explique avec Harry, c'était important pour elle.

« -Tu sais, je t'entends parler le soir, dans ta chambre, murmura la jeune femme.
-Mione...
-Qu'est-ce qu'il se passe Harry ? Depuis la bataille finale, tu as mis un gouffre entre le monde extérieur et toi. Même moi, sanglota la jeune femme. »

Le jeune homme mit ses mains dans ses poches et regarda d'un air désolé sa meilleure amie, puis il sortit une petite pierre noire de sa poche et la tendit à la jeune femme qui observa ce que lui tendit Harry avec stupéfaction. La pierre de résurrection. La pierre qu'Harry avait perdu lors de la première Bataille de Poudlard. C'était donc ça. Harry s'était renfermé pour profiter de ceux qui lui manquaient, Hermione sentit son cœur se serrer encore plus lorsque le Survivant posa la pierre dans sa main. Alors que la jeune femme regardait la pierre, un murmure la força à se retourner. Elle se retrouva alors face à ses amis, si cher et disparu si tôt.

« -Non, sanglota la jeune femme. Non... C'est trop dur, pleura Hermione. »

Face à elle se trouvaient Ron, Ginny et ses parents. Les larmes ne s'arrêtaient pas de couler et Hermione sentait son cœur se serrer et battre à mille à l'heure. Elle n'arrivait pas à lâcher la pierre mais cette vision était tellement douloureuse, elle en tomba même à genoux, ceux-ci ne la portant plus et Harry s'accroupit pour la prendre dans ses bras. Personne dans la maison Weasley ne se doutait de ce qu'il se passait dehors. Ron et Ginny regardaient leur amie d'un air désolée alors que les parents d'Hermione lui souriaient, ils étaient fier de leur fille. Ron fut le premier à tenter de parler.

« -Tu as fait de ton mieux Hermione, ne pleure pas. On est tous fiers de ce que tu as fait.
-Pourquoi ? J'aurais pu faire tellement mieux, pleura la jeune femme.
-Comme quoi ? Si c'est arrivé, c'est que ça devait arrivé ma chérie, expliqua Jean Granger. Et regardes-toi aujourd'hui. Une femme, heureuse et épanouie.
-Et qui va se marier avec un homme qui l'aime, ajouta Ginny.
-C'est tellement dur sans vous, je m'en veux vraiment... Vous n'auriez pas du mourir ! Sanglota Hermione.
-Mais nous ne t'avons jamais quitté. On est à tes côtés à chaque instant ma chérie, chuchota la mère de la jeune femme. Ne pleure pas, nous ne voulons pas de larmes, vis pour nous, sois heureuse. Rends nous encore plus fiers de toi.
-On sera toujours là Mione, annonça Ron. Tout près de ton cœur. »

Encore tremblante, Hermione lâcha la pierre et se laissa tomber contre Harry. Cette discussion lui avait fait tellement de bien et de mal en même temps, c'était si douloureux, ils lui manquaient tant. Elle avait cru que ses parents avaient déménagés. Avant que Arthur et Kingsley ne lui apprennent, quelques mois avant le bataille finale, qu'ils avaient étés retrouvés mort, quelques semaines plus tôt. Ils étaient mort par sa faute, comme Ron, comme Ginny. Parce qu'elle n'avait pas bien fait son travail.

Harry la berça pendant un petit moment avant qu'elle ne s'endorme et qu'il ne la porte pour la ramener à l'intérieur. Personne ne demanda ce qu'il s'était passé, ils n'en eurent pas le temps. Harry déposa Hermione sur le canapé puis posa la petite pierre noir sur la table avant de ressortir. C'est Bill qui vint lui demander s'il allait bien. Harry ne lui lança qu'un sourire avant de murmurer qu'il ne savait pas. La fin de la guerre, la liberté, il ne la ressentait pas, tout ce qu'il ressentait, c'était une culpabilité qui lui rongeait le cœur et l'âme, comme si celle-ci s'était divisé et se séparai petit à petit de son corps. C'était douloureux. Mais il n'en parlait pas.

Lorsque Hermione se réveilla, elle était dans son lit au Square, Charlie se changeait tranquillement. Elle s'étira lentement et regarda son fiancé avec un petit sourire avant de lui demander depuis combien de temps ils étaient là. Elle avait dormi presque cinq heures, un sommeil réparateur qui lui avait comme guérit l'esprit, le cœur et le corps. Elle se sentait bien.

« -Tu as reçu un hiboux du Ministère, annonça Charlie, ils libèrent Fenrir dans deux jours, il lui faudra un logement et ils vont lui donner un job pour ses heures de travaux d'intérêt général.
-D'accord. Harry est rentrer avec nous ?
-Non, il est parti à Godric's Hollow. Il avait besoin d'être seul. Il m'a dit qu'il serait rentré pour le dîner normalement et qu'on mangera tout les trois. »

L'éleveur de Dragon s'allongea à côté de la jeune femme et la regarda avant qu'elle ne se colle à lui. Ils discutèrent tranquillement pendant une bonne heure avant de se décider à sortir, c'était dimanche mais ils avaient envie de sortir. Le couple partit donc se promener, profitant du temps dans un des parcs moldu de Londres où on ne les reconnaîtrait pas. La victoire avait aussi ses bons côtés, maintenant, ils étaient recherchés par les journalistes sorciers à chacune de leur sortie, ce qui devenait quelque peu fatiguant, même après la Bataille, ils continuaient à être traquer par des vautours.

Hermione passa les jours suivant à s'occuper de la réinsertion de Fenrir et de son nouvel appartement. Elle alla le chercher au Ministère après sa sortie d'Azkaban, ils évitèrent la foule et les journalistes pour cette journée d'ailleurs et lorsqu'enfin ils arrivèrent au logement du loup-garou, ce dernier remercia la jeune femme de l'aide qu'elle lui avait apporté de manière assez particulière. Il se souvenait. Ses souvenirs lui revenaient peu à peu, et ce n'était pas vraiment prévu.

Fenrir plaqua Hermione contre le mur, menaçant, plein de rage et regarda Hermione, elle était surprise, mais pas effrayé. Elle avait vécu bien pire après tout, et même si cela faisait parti de son passé, ça avait marqué son présent et son futur pour toujours.

« -Je me souviens presque de chaque instant que j'ai passé dans la cave de votre planque... Et je me souviens en particulier d'une promesse que je t'ai faite, gronda le loup. »

Hermione sourit. Prévisible. S'il s'en était souvenu et qu'il se comportait ainsi c'est qu'il comptait sûrement se venger. Mais elle ne se démonta pas. Elle était Hermione Granger après tout.

« -Et alors ? Tu va faire quoi ? Me tuer ? Me mordre ? Je t'offre une nouvelle vie et tout ce que tu veux faire, c'est te venger ?
-C'est dans mes plans, murmura-t-il.
-Alors fais-le. Mais avant, je te jures qu'un jour tu regretteras, d'abord, de ne pas avoir pris cette chance, cette vie meilleure, et ensuite, d'avoir tout foutu en l'air pour quelque chose qui n'existe plus. Voldemort est détruit, les autres mangemorts vont passer le reste de leurs jours à Azkaban, si tu veux y retourner, fait comme tu le souhaite. C'est toi qui décide. J'ai fait des choses, à toi et aux autres que je n'aurais jamais fait si je ne m'y étais pas sentie obligé, j'aurais pu juste te rendre aussi virulent qu'un légume pourri, mais j'ai décidé de t'utiliser le meilleur de toi. Je t'ai offert une autre vie.
-UNE VIE QUE JE N'AI PAS VECU !
-ET ALORS ? Je suis désolée de t'avoir menti et utiliser si c'est ça que tu veux entendre. Mais profites de ça pour prendre un nouveau départ bordel !
-Et comment ?
-Avec ce nouveau travail, ce logement, cette remise à zéro que le Ministère t'offre ! »

Hermione avait appris à jouer avec les mots autant qu'avec ses poings et sa baguette. Elle savait allier politique et stratégie. Elle était à la fois guerrière et politicienne et sans ça, elle ne se retrouverais sûrement pas à un Fenrir en proie au doute, hésitant sur ce qu'il devait faire, lâchant peu à peu la jeune femme qui s'éloigna doucement de lui avant de reprendre la discussion qu'ils avaient quelques instants plus tôt.

« -Écoute, réfléchis à ce que je viens de te dire. Tout ce dont tu m'avais parlé se trouve ici, si tu as besoin, envoie moi un hiboux. Je te laisse avec Connor et Ian. Bonne soirée. »

Et la jeune femme laissa le loup avec les deux Aurors chargés de le surveiller dans ses premiers jours de réadaptation.

Hermione rentra immédiatement au Square et se posa quelques instants, Harry n'était pas là, tout comme Charlie, mais elle entendit du bruit au sous-sol où se trouvait la cuisine ce qui l'inquiéta un peu. Baguette à la main, silencieusement, la jeune femme descendit rapidement les escaliers pour trouver un Georges Weasley fouinant dans les placard. Encore à moitié installé au dessus de la boutique et chez ses parents, le jeune homme repassait de temps en temps pour voir les trois habitants qui lui manquaient tout de même. Hermione souffla de soulagement avant de signaler sa présence. Hermione prit son frère d'adoption et ami dans ses bras en lui demandant ce qu'il venait faire là. Comme si Georges avait une raison de venir la voir. Enfin, oui. Comme presque à chaque fois.

Les deux sorciers discutèrent tranquillement pendant plusieurs heures. De la fin de la guerre. De ce qu'ils feraient maintenant et de leurs plans d'avenirs. Georges reprenait le magasin Weasleys, Farces pour sorciers facétieux, seul pour le moment, mais il ne pensait pas le rester, c'était trop dur déjà de vivre sans Fred, alors en plus sans aucun soutien, c'était encore plus difficile. Hermione quant à elle, hésitait, Kingsley Shacklebolt lui avait offert un poste au Minstère mais elle ne se voyait pas avoir un poste à responsabilités, elle ne voulait plus prendre de vraies décisions, elle voulait se poser, peut-être que plus tard, elle serait prête pour ce genre de poste, mais pour l'instant, du haut de ces vingt et un an, la jeune femme voulait prendre son temps. La guerre le lui en avait pris bien assez comme ça.

Hermione mettrait du temps à s'en remettre. Harry encore plus. Quant à la famille Weasleys, elle pensait ses blessures, doucement, comme toute la communauté sorcière.


« Je ne sais pas qui a dit que seuls les morts voient la fin de la guerre. J'ai vu la fin de la guerre. Mais la question c'est de savoir si je pourrais à nouveau vivre. » Brothers.

Je crois que cette citation s'adapte parfaitement à cette histoire et encore plus à ce chapitre alors voilà, je vous la donne !

Laissez une petite review !

Le souaffle est dans votre camp !

Bisous.

Goxha