Chapitre 4
Hé voilà, le chapitre 4 ! Rapide non ? Bon, j'espère ne pas avoir fait trop de fautes d'orthographe, mais si jamais, j'implore votre indulgence :)
sinon, ce chapitre ce passe à la fin du tome 3, lorsque Clary et Jace se revoient, après la fin de la guerre. j'aimerai encore une fois remercier tous ceux qui m'ont laissé des rewievs, vraiment, ça me touche à un point ... vous pouvez même pas imaginer ! Continuez comme ça. Vous êtes juste parfait !
Bon, je vous laisse à votre lecture, en espérant que ce chapitre va vous plaire. Pleins de Bisouxxx !
Assis sur les marches, seul, Jace était pensif. Il tenait dans ses mains une boîte en argent forgés, qu'il pressait contre sa poitrine, tel un enfant blessé. Il ne l'avait reçu que quelques heures auparavant mais il avait déjà épluché tout son contenu, connaissait chaque lettre et chaque mot. Et il se sentait creux lorsqu'il y pensait. Ce coffret lui appartenait peut-être mais ne pouvait combler le vide à l'intérieur de lui.
Dans un soupir, il posa la boîte sur ses genoux et fixa un oiseau qui passait au loin, sûrement des vautours qui attendaient de pouvoir passer au festin qui les attiraient après le massacre.
Tout à coup, il sentit une présence près de lui et leva les yeux sur une jeune fille en robe argentée. Surpris, il comprit qu'il s'agissait de Clary, en habit de soirée et mal-à-l'aise sous son regard. Elle avait lâché ses cheveux et ils tombaient en cascade rousse de boucles le long de son dos, paré d'un décolleté généreux. Elle était belle, et Jace sentit un sentiment étrange l'envahir lentement : la joie de la revoir, vivante, l'excitation après les nouvelles qu'ils avaient appris ensemble sur son père biologique et la peur, la peur qu'elle s'en aille après ces révélations, qu'elle s'enfuie loin de lui, qu'elle le laisse à terre, poignardé d'une telle façon que rien ne pourrait jamais le guérir.
- Clary ?
- Qui veux-tu que ce soit ?
Il la regarda sans la voir, les yeux remplis des souvenirs de la bataille, de la vérité…
- J'ai failli ne pas te reconnaitre
- C'est la robe, répondit-elle en passant ses petites mains dans le tissu aux reflets argentés, se tortillant sous le regard de Jace.
- D'habitude, je suis beaucoup moins apprêtée.
- Tu es toujours belle, protesta-t-il, se souvenant de la première fois où il l'avait vu dans cette boîte. Sur le moment, il n'avait pas remarqué sa beauté, mais en y repensant dans son lit, une fois la nuit tombée, il en avait été ébloui. C'était un fait, elle était belle. Elle ne le remarquait pas et cela le rendait triste. Mais là, tu as l'air … distant, continua-t-il, comme si je ne pouvais pas te toucher.
Clary se posa légèrement à ses côtés et tendit une main hésitante, craignant peut-être qu'il ne la repousse, chose dont il aurait été bien incapable.
- Tu peux me toucher si tu veux.
Doucement, comme s'il avait pu la blesser, il prit sa main et la posa contre sa joue. La main de Clary était froide, mais il semblait se réchauffer à son contact. Puis il la repoussa doucement. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais il avait peur qu'elle le prenne pour un fou et s'enfuie à toutes jambes, ce qui bien sûre était complétement improbable la connaissant. Mais rien dans son esprit n'était cohérant depuis quelques semaines….
Clary le regarda en frissonnant, et pour une fois, il ne put comprendre à quoi elle pensait.
- Qu'est-ce qu'il y là-dedans ? S'enquit-elle, comme pour changer de sujet.
Jace remarqua qu'il serrait toujours la boîte dans sa main, à s'en faire mal. Il desserra son emprise.
- Je suis venu te voir chez Amatis aujourd'hui. Tu n'étais pas là alors on a discuté. Elle m'a remis cette boîte, elle appartenait à mon père.
Clary le regarda dans les yeux, perplexe. Elle réfléchissait, puis d'un coup, ses yeux s'éclairèrent et elle comprit :
- Bien sûr ! Amatis a été mariée à Stephen Herondale.
- J'ai épluché son contenu, lu les lettres, le journal intime, je pensais que ça m'aiderait à me sentir plus proche de lui. Je m'étais persuadé qu'au détour d'une page, j'aurais une illumination et que je pourrais me dire : « Oui, c'est bien mon père. » Mais je ne ressens rien. Ce ne sont que des mots. N'importe qui aurait pu écrire ça.
Clary le regarda et il sentit sa propre peine se refléter dans ses yeux.
- Jace… Chuchota-t-elle.
Mais il ne pouvait plus s'arrêter. C'était comme si elle avait ouvert une brèche dans son cœur et que toute sa douleur s'en écoulait sans pouvoir s'arrêter.
- Et ce n'est pas tout. Je n'ai même plus de nom. Je ne suis pas Jonathan Christopher…. C'était quelqu'un d'autre. Et pourtant, je m'y suis habitué.
- Qui a trouvé le surnom de Jace ? C'est toi ?
Il secoua la tête et repensa à tout. À toute sa vie qui s'était enfuie.
- Non. Valentin m'a toujours appelé Jonathan. Et c'est le nom qu'on m'a donné à mon arrivée à l'institut. Je n'étais pas censé savoir que je me prénommais Jonathan Christopher… Je l'ai appris par accident, en feuilletant le journal de mon père. Sauf que ce n'était pas à moi qu'il faisait allusion. Ce n'était même pas mes progrès qu'il répertoriait. C'était ceux de Séb…. De Jonathan. Quand j'ai révélé mon deuxième prénom à Maryse, elle a cru que sa mémoire lui jouait des tours et que Jonathan Christopher était bien le nom du fils de Michael Wayland. Dix ans s'étaient écoulés, après tout. C'est à cette époque qu'elle a commencé à m'appeler Jace à croire qu'elle avait besoin de me trouver un nom qui aille avec ma nouvelle vie. Je l'ai tout de suite adopté. Je n'ai jamais aimé « Jonathan » de toute façon. Maintenant je me demande si elle n'avait pas deviné la vérité. Elle aura préféré se voiler la face. Elle m'aimait… et elle refusait de le croire.
Putain, ce que ça faisait mal de s'imaginer ça. De comprendre tant de chose sur sa propre vie, qu'on avait compris d'une façon tellement différente.
- C'est pour ça qu'elle a piqué une colère noire en apprenant que tu étais le fils de Valentin. Elle s'est dit qu'elle aurait dû s'en douter, voire que d'une certaine manière, elle le savait déjà. Mais quand on aime quelqu'un, on n'a pas envie de croire ce genre de chose. Et tu sais quoi, Jace ? En fin de compte, elle ne s'était pas trompée sur ton identité. Tu as un prénom. Ce prénom, c'est Jace. Ce n'est pas Valentin qui te l'a donné, c'est Maryse. La seule chose qui compte, c'est qu'il te vienne de quelqu'un qui t'aime.
- Jace quoi ? Jace Herondale ?
- Oh, je t'en prie. Tu es Jace Lightwood. Tu le sais bien.
Jace la regarda et sentit son cœur se réchauffer. Elle avait raison, il n'était pas complétement seul. Il avait une famille. Et elle en faisait partie !
- Tu es peut-être différent de ce que tu croyais, reprit-elle. Mais on ne peut pas changer radicalement en une nuit. Ce n'est pas parce que tu as découvert que Stephen Herondale était ton père biologique que tu dois l'aimer automatiquement. Rien ne t'y oblige. Valentin n'était pas ton père, mais ça n'a rien à voir avec les liens du sang. Il n'était pas ton père parce qu'il ne s'est jamais comporté comme tel. Il n'a pas pris soin de toi. Ce sont les Lightwood qui s'en sont chargés. Ils sont ta famille, au même titre que maman et Luke pour moi.
Elle le regardait d'une façon qui le faisait frémir. Puis, elle secoua la tête et redevint timide.
- Pardon, poursuivît-elle. Je suis là à te faire la leçon alors que tu étais peut-être venu ici pour trouver un peu de tranquillité.
- Tu as raison, admit-il, regardant ses mains.
Il la sentit se tendre à côté de lui et retirer la main qu'elle avait posée sur la sienne, au-dessus de son genou, sans même s'en rendre compte.
- Très bien, je te laisse.
Elle se leva d'un bond et faillit tomber à la renverse en se prenant les pieds dans sa robe. Jace l'observa une seconde sans rien faire, ébahi par sa réaction, puis comprit dans un éclair de lucidité. Il s'était mal exprimé et elle pensait qu'elle le dérangeait. Sans attendre plus longtemps, il bondit et lançant sa boîte à terre pour la rattraper.
- Clary !
Elle s'arrêta mais ne se retourna pas, de telle façon qu'il ne pouvait pas voir son visage. Il ne pouvait que se l'imaginer, fermé et dur, tandis qu'elle cachait la douleur qui la submergeait.
- Clary, attend ! Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je n'ai pas envie d'être seul. Tu as raison au sujet de Valentin et des Lightwood…
Il arrêta de parler tandis qu'elle se retournait vers lui. Sur son visage, il pouvait encore voir les stigmates des horreurs qu'elle avait vécus pendant des semaines, par sa faute, et cela la rendait encore plus belle. Une petite brise ramenait ses boucles sur son visage. Elle semblait à la fois si forte et si fragile. Tout ce qu'elle avait enduré pesait sur ses épaules. Il aurait tellement voulu la soulager de tous ces maux. Lui savait comment gérer ces émotions, il avait l'habitude, son cœur s'était déjà tellement de fois brisé qu'il connaissait toutes les manières pour protéger ce qui restait intact. Mais elle… Elle n'aurait jamais dû subir cela.
- Tu sais, murmura-t-elle en le capturant du regard, Aline prétend que je ne t'intéresse peut-être plus, maintenant que ce n'est plus interdit et qu'on peut être ensemble si tu le souhaites.
Elle frissonna et Jace aurait voulu aller la prendre dans ses bras pour la réchauffer mais le ton qu'elle avait employé le clouait sur place.
- C'est vrai, tu n'es plus intéressé ?
- Intéressé ? Comme si tu étais un livre ou une pièce de théâtre ?
Comme d'habitude, il utilisait le sarcasme pour s'exprimer quand il n'y parvenait pas sincèrement. Mais là, il devait l'être, sincère, face à Clary. Il lui devait bien ça !
- Tu sais, je n'ai jamais vraiment cru que tu étais ma sœur. Ça me minait, mais je refusais d'y croire. Je n'ai jamais eu de sentiments fraternels pour toi. En revanche, j'ai toujours eu l'impression que tu faisais partie de moi. (En remarquant l'air perplexe de Clary, il grogna) Je m'exprime mal ! Je détestais l'idée que tu sois ma sœur, je détestais me sentir coupable. Mais…
- Mais quoi, souffla Clary qui semblait à bout de force.
- Je voyais la joie mauvaise qu'en retirait Valentin. Il s'en est servi contre nous. Et pour ça, plus encore que le reste, je l'ai détesté. En même temps, j'avais besoin d'une raison de le haïr. Par moments, je ne savais plus si je devais ou non le suivre. J'ai dû faire un choix difficile… plus difficile que je ne veux l'admettre.
- Un jour, l'interrompit Clary, tu m'as dit qu'on avait toujours le choix. Au final, tu as choisi l'autre camp, et c'est tout ce qui compte.
Jace respira un grand coup.
- Je sais. Je dis seulement que, si j'ai bien choisi, c'est en partie grâce à toi. Je ne peux pas me passer de toi, Clary. Et je ne le veux pas.
Voilà, c'était dit. Il fit un pas dans sa direction, les yeux fixés dans les siens.
- J'ai toujours pensé que l'amour rendait bête et faible. Aimer c'est détruire, tu te souviens ? Je croyais que pour être un bon guerrier, il fallait se moquer de tout. J'ai pris des risques insensés. Je crois que j'ai donné des complexes à Alec sur ses talents de combattant, tout ça parce que lui tenait à la vie. Et puis je t'ai rencontrée. Tu étais un terrestre. Tu ne savais pas te battre. Tu n'avais jamais reçu d'entraînement. J'ai vu à quel point tu aimais ta mère et Simon tu serais allée en enfer pour les sauver. Tu t'es précipitée dans cet hôtel infesté de vampires. Je connais des Chasseurs d'Ombres qui, même avec dix ans d'expériences, ne s'y seraient pas risqués. L'amour ne te rendait pas faible, il te donnait de la force. Alors, j'ai compris que le faible, c'était moi.
- Non, protesta Clary avec véhémence, tu n'es pas faible.
- Plus maintenant, répondit-il en chuchotant.
Jace fit un pas de plus vers elle. L'espace entre eux diminuait radicalement et ils étaient suffisamment proches pour se toucher.
- Si Valentin n'arrivait pas à croire que j'avais tué Jonathan, c'est parce que j'étais le faible et qu'il était mieux entrainé. En toute logique, c'est lui qui aurait dû me tuer. Il a bien failli, d'ailleurs. Mais j'ai pensé à toi. Je t'ai vu de mes yeux comme si tu te tenais devant moi, et j'ai compris que je voulais vivre, plus que jamais, ne serait-ce que pour revoir ton visage une dernière fois.
Pendant qu'il parlait, il s'était encore rapproché, de tel façon que leur visage se touchaient presque. Jace pouvait voir chacune des particules de son visage, chacune des taches de rousseurs qui parsemaient sa face. Elle était si belle…
- Et maintenant je te regarde, poursuivit-il, et tu me demandes si je veux encore de toi ? Comme si je pouvais cesser de t'aimer ! Je n'ai jamais osé distribuer des marques d'affection autour de moi… je l'ai un peu fait avec les Lightwood, Alec, Isabelle, mais il m'a fallu des années. Et pourtant, dès que je t'ai vue, Clary, je t'ai appartenu corps et âme. C'est toujours le cas, si tu veux de moi.
Il observa, le cœur battant, la jeune fille qui tentait de reprendre son souffle, ébahie par les propos qu'il venait de tenir. Puis, sans crier gare, et le saisit par le devant de sa chemise blanche et l'attira à elle en un baiser passionné.
De toute les fois où ils avaient échangés des baisers, celui-ci était le plus passionné, tout en étant le plus doux. Ce besoin vital de la sentir contre lui faisait perdre la tête à Jace. Elle était partout et rien n'aurait pu les séparer en ce moment.
Au bout d'un moment, il s'obligea à s'éloigner de ses lèvres envoûtantes, pour l'observer. Il prit son visage dans ses mains et plongea dans l'abymes de ses prunelles.
- Voilà, lança-t-il avec une lueur malicieuse dans ses yeux. Ce n'était pas si mal même si ce n'est plus interdit, non ?
- J'ai connu pire, répliqua-t-elle en riant, se lovant contre son torse.
Il reprit le visage de la jeune fille dans ses mains et pencha sa tête vers la sienne, de sorte qu'elle sente son souffle lui caresser le visage lorsqu'il parla :
- Tu sais, murmura-t-il, si c'est le manque d'interdit qui t'inquiète, tu peux me fixer des limites. Me refuser des trucs.
- Comme quoi, par exemple ?
Il se mit à sourire à pleine dents et, en lui volant une nouvelle fois ses lèvres, il l'emporta dans un tourbillon de sentiments magiques, tout en lui murmurant une dernière fois :
- Comme ça.
Voilà, alors, verdict ? Comme je sais que certains d'entre vous ont trouvé le chapitre précédent trop court, celui-là est un peu plus long. J'espère vraiment qu'il vous aura plu. Bon, je vais vous laisser, j'ai un chapitre à écrire. A tout bientôt !
P.S. J'ai décidé de me lancer dans une vraie histoire ! Dîtes moi ce que vous en pensez, ou si vous avez des idées. allez, Arriverderci
