Un Noël chez les Cullen
Disclaimer : Tout à SM sauf le thème !
Après tant de semaines d'absence, je suis de retour avec un nouveau chapitre. Je vous présente mes excuses, chers lecteurs, pour avoir autant tardé. J'avais des exams et donc je n'étais pas disponible. Maintenant que je suis en vacances, vous devriez avoir un chapitre tous les quinze jours sauf si je déborde de loisirs et que je n'ai pas le temps d'écrire !
En espérant que vous apprécierez, bonne lecture !
Chapitre 4 : Un stupide jeu de cartes à la Cullen
Bella's pov
La journée d'hier avait été riche en événements. Emmett s'était amusé à me faire peur. Alice, Jasper, Rosalie, Edward et moi nous étions vengés. Carlisle n'avait pas été très content. Finalement, j'avais terminé ma soirée dans les bras d'Edward, sur le canapé où je m'étais laissée emporter par Morphée. Je me levai ce matin confortablement installée entre mes couvertures, Edward à mes côtés. Edward… Ensuite, nous étions descendus pour le petit-déjeuner – enfin, mon petit-déjeuner – après une toilette matinale. Pendant la nuit, Rosalie et Emmett ainsi que Carlisle et Esme étaient partis chasser. Ils étaient revenus alors que j'entamais mon repas matinal. Puis Alice, Jasper et Edward partirent à leur tour se nourrir. Mon bien-aimé m'embrassa brièvement et me promit de revenir au plus vite. Je le regardai partir à contrecœur. Edward…
Deux heures passèrent très lentement avant le retour d'Edward, d'Alice et de Jasper. Deux heures que j'avais passées à lire ne trouvant aucune autre occupation. Carlisle avait travaillé dans son bureau toute la matinée, Esme était sortie car elle devait organiser une réception de Noël, et Rosalie et Emmett avaient mystérieusement disparu. En clair, je m'étais ennuyée si bien que lorsque je vis Edward, je lui sautai dessus. Je l'embrassai longuement profitant enfin de mon Edward. E plus, il m'avait ramené mon déjeuner. Une demi-heure plus tard, nous vîmes Rosalie et Emmett descendre les escaliers alors que nous regardions un film en compagnie de Jasper et Alice. Ils se joignirent à nous, mais au bout d'un moment, nous finîmes par nous ennuyer. Jasper proposa alors que nous jouâmes à un jeu.
- On peut faire un Monopoly ! s'exclama Emmett enthousiaste.
- Hors de question ! s'écrièrent Edward et Alice en même temps.
- Qu'est-ce qui leur arrive ? demandai-je surprise à Jasper.
- C'est toujours Rosalie qui gagne à ce jeu, me répondit-il amusé. Et malgré leur pouvoir, ils n'arrivent toujours à savoir comment elle fait pour gagner. Du coup, ils sont frustrés chaque fois qu'on joue au Monopoly.
- Menteur ? proposa Edward.
- A non Jasper triche à ce jeu ! protesta Emmett révolté.
- Jasper triche à tous les jeux ! appuya Rosalie en toisant le concerné. Je propose un poker. C'est le seul jeu où Jasper utilise ses talents naturels et ne triche pas !
- Ah non ! répliqua Jasper. Souviens-toi de ce qui s'est passé la dernière fois !
Tout le monde éclata de rire sauf moi. Je les regardai tous avant de me décider à les questionner :
- Que s'est-il passé la dernière fois ?
Ce fut mon prince vampire qui me répondit.
- On a fait une partie de strip poker. Rosalie et moi nous sommes retrouvés out au deuxième tour. Pour passer le temps, on faisait des pronostics sur le gagnant de la partie. A un moment, j'ai fait un commentaire sur Jasper, et Rosalie et moi nous sommes moqués de lui. Il était tellement vexé qu'il nous a jeté un défi. S'il gagnait, nous devions accomplir un gage. S'il perdait, il devait accomplir un gage. Ce qui est devenu d'autant plus amusant, c'est que Jasper s'est retrouvé face à Alice pour le dernier tour. Et là, il était forcé de perdre. C'était soit la fureur d'Alice la furie sa bien-aimée, soit le gage. Tu choisirais quoi toi ?
- Le gage, fis-je sans hésiter.
- Et son gage était de se promener nu devant Carlisle et Esme pendant une demi-heure ! rigola Edward. Autant dire qu'Esme était furieuse !
- Si on faisait un huit américain ? dit soudainement Alice alors que tout le monde se remémorait la scène hilarante.
Les enfants de la famille Cullen se turent et tous se regardèrent. Effectivement, c'était la meilleure proposition de jeu. Personne ne pouvait tricher, pouvoir ou pas, parce qu'il fallait avant tout s'en remettre aux cartes. Pour gagner à ce jeu, la chance et l'ingéniosité étaient nécessaires. Je souris aux autres en signe d'approbation. Et tout le monde suivit la proposition d'Alice. Jasper brassa les cartes, les distribua et le jeu commença. Le premier qui atteindrait trois victoires remportait le jeu. Celui qui gagnerait aurait le droit de donner un gage aux autres joueurs. J'ignorais cette règle, mais connaissant les Cullen, j'aurais dû m'en douter. Il fallait toujours qu'ils trouvent quelque chose de farfelu. C'était leur façon de s'amuser.
Carlisle's pov
J'étais fier de mes enfants. Ils semblaient avoir saisi ce que je leur avais dit hier. Je n'aimais pas me mettre en colère contre eux, mais parfois, il fallait leur remonter les bretelles. En tout cas, ils étaient relativement calmes pour l'instant et ne se disputaient pas trop. Tout semblait bien parti. Toutefois, je demeurais un peu inquiet car ils étaient sur le point de jouer aux cartes et cela ne laissait présager rien de bon. Surtout avec nos règles. Je plaignais sincèrement les perdants. Mais bon, les règles étaient les règles. Du moment que ça ne déclenchait pas de nouvelles disputes.
Je me levai de mon bureau estimant que j'avais assez travaillé pour aujourd'hui. J'avais du temps à tuer avant de revoir ma belle Esme. J'avais hâte qu'elle rentre à la maison. J'allai dans ma chambre et prit une longue douche. J'enfilai un jean et une chemise que je laissai ouverte pour que mon torse prenne un peu l'air. Du confort et de la tranquillité. Enfin, je m'allongeai sur le lit, télécommande en main, prêt à regarder un bon film. J'adorais les films quel qu'en soit le genre. J'hésitai entre Sherlock Holmes avec Robert Downey Jr et Jude Law, et Avatar. Finalement, je me décidai pour le premier. J'allais démarrer le film lorsque je les entendis, une fois de plus.
- Pffff…et ça recommence ! soupirai-je agacé. C'était trop beau pour être vrai…
Je soupirai longuement. Cependant, je ne bougeai pas du lit préférant les ignorer. Un homme n'avait-il donc pas le droit de se reposer après de longues heures de travail ? me demandai-je exaspéré. C'était toujours lorsque je m'apprêtais à me faire plaisir que mes enfants se souvenaient de leur amour fraternel. A croire qu'ils le faisaient exprès. Parfois, je me disais qu'un peu de vacances loin d'eux avec ma douce Esme ne me ferait pas de mal. Pourtant, je ne me voyais pas vivre sans eux. Je n'ai connu le véritable bonheur qu'à partir du moment où j'ai rencontré Edward, Esme puis les autres. La vérité était que je ne pouvais me passer d'eux, même s'ils étaient la plupart du temps agaçants. Mes enfants adorés.
Bella's pov
- Ce n'est pas possible ! m'écriai-je abasourdie. Je suis sûre que tu as triché.
- Bella a raison ! approuva Jasper qui s'était levé d'un bond.
- Tu me traites de tricheuse mon chéri ? dit Alice sur un ton menaçant.
- Non je…je…
- Mais tu as gagné les trois parties d'un coup ! cria Emmett indigné. Il y a forcément un truc qui cloche !
- Je n'ai pas triché ! se défendit Alice avec maintenant un petit sourire machiavélique. Et puis de toutes les façons, c'est moi qui ai gagné et ça veut donc dire que vous aurez tous un gage !
- Objection ! Il y a eu tricherie ! répliquai-je outrée.
- Je n'ai pas triché ! Et les règles sont les règles !
L'enfer aux cheveux sombres se leva et prit la direction de sa chambre. Jasper la suivit, mais quelques secondes plus tard, on entendit un bruit de porte qui claqua. On vit alors Jasper réapparaître tout honteux de la situation. Nous étions en train de pouffer de rire. Il nous lança à tous un regard noir. Je devinai que tout le monde pensait aux mêmes choses que moi.
- Elle t'a claqué la porte au nez Jasper ! se moqua ouvertement Rosalie de son frère avec un sourire narquois sur les lèvres.
- Elle prépare son coup, dit un Edward soucieux qui n'avait pas pris la parole lors de notre débat sur la tricherie d'Alice. Elle bloque mes pensées bien qu'elle éprouve quelques difficultés à se contenir. J'arrive à en percevoir des bribes. Mais rien qui dévoile son plan nous concernant.
- Edward ?
- Oui mon amour ?
- J'ai peur, dis-je avec sincérité d'une voix tremblante.
C'était la pure vérité. J'avais peur d'Alice. Peur de ce qu'elle mijotait. Tout ce qui touchait Alice me faisait peur. Elle était imprévisible et capable du pire. Et si même Jasper ne pouvait arrêter sa folie, nous étions tous perdus. C'était pourquoi je redoutais tant ce qu'elle préparait. Edward me prit dans ses bras et me serra contre lui avant de me rassurer en me disant que tout irait bien et que nous allions en ressortir vivant. Personnellement, je n'étais pas du tout convaincue et je demeurais sceptique. Mon prince vampire jeta un regard interrogateur à son frère blond.
- Je peux sentir son excitation, dit Jasper d'un ton sérieux.
- Dans ce cas, préparons-nous au pire, conclut Rosalie avec un tel calme que cela me fit froid dans le dos.
Cela faisait plusieurs heures que l'enfer aux cheveux sombres était absente. Sa voiture n'était plus dans l'immense garage des Cullen. On s'était dans un premier temps posé des questions, mais au bout de quelques minutes d'interrogations, on en était convenu qu'elle était partie faire du shopping – n'ayant pas encore eu sa dose quotidienne – et qu'elle en profitait pour peaufiner son plan. Et quand elle rentra, il était déjà vingt-deux heures. Elle arriva dans le salon tout sourire alors qu'Edward me jouait un sublime morceau de piano qu'il avait créé. Alice était vraiment excitée et je craignis le pire. Edward continua cependant de jouer au piano passant d'une mélodie joyeuse et douce à une mélodie lente et violente inspirant la peur. Alice le foudroya du regard et mon vampire préféré se mit à sourire. Elle invita tout le monde à la rejoindre dans sa chambre hormis Carlisle et Esme. Cette dernière était rentrée un peu plus tôt dans la soirée. Elle avait passé un peu de temps à discuter avec nous de notre journée avant de rejoindre Carlisle dans leur chambre. Depuis, on ne les avait plus vus. Le fait que l'enfer aux cheveux sombres nous ait tous convoqués dans son antre signifiait que nous allions enfin savoir ce qu'elle avait mijoté toute l'après-midi.
Nous nous étions tous installés dans la chambre d'Alice et Jasper attendant que l'enfer aux cheveux sombres nous dévoile notre gage. Rosalie et Emmett étaient sur un canapé à deux places, Jasper était assis en tailleur sur le lit, Edward était assis dans un fauteuil avec moi sur ses cuisses bien calée entre ses bras. A part les petits couinements d'excitation d'Alice, un silence de plomb régnait dans la pièce. Soudain, on la vit se pencher pour ouvrir ses sacs en provenance d'un magasin qui s'appelait Georgina's (nda : je ne sais pas du tout si ce magasin existe quelque part sur terre). Je sentis Edward tressaillir si bien que je levai les yeux vers son visage. Il grimaçait d'horreur. Il avait dû lire les pensées d'Alice. Je m'apprêtais à l'interroger sur ce qu'il avait vu lorsque sa sœur dévoila le contenu de ses sacs. Quand je les vis, je pensai que tout le monde avait deviné. Elle n'allait tout de même pas nous faire ça ! J'étais tellement horrifiée que je m'évanouis.
Je revins à moi-même quelques minutes plus tard. Ma première vision fut un Edward paniqué. Que s'était-il passé ? Je me remémorai la scène petit à petit. Non, non ! Elle ne pouvait pas nous faire ça. C'était horrible. Je poussai un hurlement d'horreur lorsque je revis l'image de ces choses dans ma tête. J'étais affolée. Je sentis l'étreinte d'Edward se resserrer autour de moi me chuchotant de me calmer. Je ne regardai rien ni personne à part le vide. Puis j'entendis mon prince dire :
- C'est bon Carlisle, rien de grave.
Je supposai qu'il avait dû répondre à une interrogation silencieuse. Il me berça comme un bébé pour que je puisse me calmer. Au bout de quelques minutes, je réussis à retrouver un peu de moi-même. Je regardai Alice avec l'air le plus méchant que je puisse prendre, puis je prononçai quelques mots à son intention :
- C'est hors de question !
- Je suis d'accord avec Bella, appuya Edward aussi froidement que moi.
- Vous n'avez pas votre mot à dire ! répliqua Alice avec un air machiavélique que je détestais. Vous savez ce qui se passera si vous ne faites pas le gage !
- Non pas moi ! Qu'est-ce qui se passera si on ne respecte pas le gage ?
Ils m'ignorèrent. Tout le monde grogna sauf, moi – et Alice, bien sûr. Je regardai Edward, il avait l'air furieux. Ses lèvres remuaient si vite que je ne compris rien à ce qu'il murmurait. Encore un truc de vampire. Puis il dit une chose que je n'avais jamais encore entendue de sa bouche. Ça choqua ses frères et sœurs également, d'ailleurs.
- Et merde ! Putain !
- Eddie se lâche ! s'écria Emmett tout excité par l'excès de langage de son frère.
- Pitié Edward, calme-toi, siffla Jasper qui semblait énervé lui aussi – bizarre venant de lui.
Nous posâmes tous nos yeux sur lui. Il avait du mal à se contenir. Puis une lueur me frappa de plein fouet. Le comportement d'Edward affectait Jasper. Le pauvre. Je décidai d'intervenir pour le soulager.
- Calme-toi, Edward ! fis-je avec autorité.
- Belliswan porte la culotte ! crut bon de s'exclamer Emmett.
Néanmoins, Edward se calma comprenant la situation de Jasper. Ça ne devait vraiment pas être facile pour lui. Ressentir plusieurs émotions, toutes plus différentes les unes que les autres, devait constituer une véritable torture. Edward s'excusa auprès de lui. Edward…
Une fois que la pièce redevint silencieuse, Alice nous expliqua le gage.
- Vous avez chacun une tenue que j'ai choisi avec amour, chantonna-t-elle toute contente. On va faire un défilé de mode devant Carlisle et Esme ce soir !
- Dans ça ! m'exclamai-je en rougissant.
- Oui ! Je serai la présentatrice et vous les mannequins !
Nous nous regardâmes ahuris pendant qu'Alice sautillait comme une folle. Je n'arrivais pas croire ce que je venais d'entendre. Cette fille – enfin ce vampire – était vraiment ignoble. Quand elle nous donna à chacun notre tenue, je failli m'évanouir une nouvelle fois. Edward dut le sentir puisqu'il avait posé sa main sur mon dos lorsque j'avais jeté un coup d'œil sur ce qu'Alice venait de me donner. Je me vengerais, foi d'Isabelle Swan ! L'enfer aux cheveux sombres nous pressa d'aller nous habiller et de l'attendre quand on aurait fini. Je soupirai et m'en alla dans l'immense dressing d'Alice avec Rosalie, laissant la chambre aux garçons.
- Quelle galère ! lâchai-je avec un goût amer dans la bouche.
Carlisle's pov
Alice était rentrée à la maison, et apparemment, son gage ne semblait pas plaire aux autres et surtout à Bella. La pauvre s'était évanouie. Heureusement, Edward nous avait confirmé qu'elle allait bien. Je me demandais ce qu'Alice mijotait pour humilier ses frères et ses sœurs. Non. Tout compte fait, je ne voulais pas le savoir. Ma tendre femme était rentrée et à mes côtés, et le mieux était de continuer à profiter de sa présence. Peu importait ce que faisaient les enfants, les pots cassés seraient pour plus tard. Et puis de toutes les façons, si c'était Alice qui donnait le gage, Esme et moi serions tôt ou tard obliger d'intervenir. Je préférais que ce soit tard.
Je me retournai vers mon Esme, elle semblait penser à la même chose que moi. Lorsqu'elle sentit mon regard sur son magnifique visage digne de l'œuvre d'art la plus chère et la plus belle du monde, ses yeux d'un brun chaleureux se plantèrent dans les miens. J'étais une fois de plus envoûté. Je me penchai pour l'embrasser langoureusement. Elle m'attira contre elle et mordilla légèrement mon oreille gauche. Hmmm…
- De quoi as-tu envie ? chuchota-t-elle sensuellement.
J'étais sous le charme. Je réfléchis un instant puis je lui donnai ma réponse.
- Un massage, dis-je lentement, un massage au dos.
- Très bien, dit-elle en souriant. Tourne-toi.
Je retirai ma chemise déjà ouverte. Ensuite je me mis sur le ventre et ma douce et tendre femme s'assit à califourchon sur mes fesses. Elle commença le massage. Ces gestes étaient doux, sensuels, précis. J'appréciai chaque seconde de ce moment. J'étais comme sur un nuage quelque part perdu au septième ciel. C'était intense, magique et je n'échangerais ce pur instant de bonheur pour rien au monde. C'était toujours intéressant de savoir que malgré les années, cette complicité entre Esme et moi persistait. Au contraire, elle ne faisait que croître et chaque instant que je passais en compagnie de ma femme était un moment privilégié et cher à mon cœur.
Malheureusement, ce fut de courte durée puisque le mauvais sort me rattrapa. Alice venait d'entrer sans frapper comme une furie dans notre chambre. Elle avait l'air joyeuse et sautillait dans tous les sens. Finalement, elle courut à notre lit et s'y jeta sans se soucier du moment qu'Esme et moi étions en train de passer. J'avais toujours élevé les enfants dans la liberté d'expression qu'elle soit oratoire ou corporelle, mais il y avait quand même des limites. C'était ma chambre. Et je profitais de ma femme. Et nous étions en pleine séance intime. Qu'avais-je fait pour mériter ça ?
- Tu nous as adoptés papa ! entendis-je Edward crier.
Je soupirai d'exaspération et d'agacement. Je ne pouvais plus compter le nombre de fois que je l'avais déjà fait depuis ces trois derniers jours. Il n'y avait pas à dire, je préférais quand les enfants étaient à l'école. J'avais plus de répit et de temps de tranquillité avec ma femme.
- Hé ! s'exclama Edward d'indignation.
- Sors de ma tête ou tu le regretteras Edward ! le prévins-je.
Je me concentrai sur ce qui se passait dans mon lit et qui ne me plaisait guère. Alice nous regardait en souriant. Je décidai de ne pas m'énerver et de garder mon sang froid.
- Sage décision papa ! cria une nouvelle fois Edward.
Je lui envoyai une image de moi en train d'embrasser le nombril d'Esme. Il s'exclama de dégoût. Je souris. Victoire.
- Si tu ne veux pas plus, sors de ma tête !
- D'accord !
- Quand à toi Alice, que veux-tu ? fis-je en me maîtrisant le mieux possible.
- Je vous ai organisé une surprise, et j'aimerais que vous descendiez au salon et que vous vous installiez sur le canapé.
- Ce sera tout ?
- Pas d'humour noir papa, même si tu es un peu contrarié ! Aller, on se bouge !
Esme et moi nous levâmes, nous habillâmes et descendîmes au rez-de-chaussée selon les vœux d'Alice. Arrivés dans le salon, nous découvrîmes qu'une estrade avait été aménagée juste à l'entrée du couloir où se trouvaient les escaliers menant à la chambre des enfants. Alice avait également aménagé des rideaux nous empêchant de voir le couloir depuis le salon. J'avais deviné ce qu'elle mijotait. Il s'agissait d'un défilé, un défilé de mode. Je rigolai d'avance. Je regardai Esme qui elle aussi riait et nous nous installâmes sur le canapé que je tournai pour faire face à l'estrade. Puis nous attendîmes. Dix minutes plus tard, notre chère fille réapparut sur l'estrade émergeant des rideaux. Elle s'était changée arborant une tenue rouge et blanche. Ma douce Esme et moi échangeâmes un regard. Et Alice prit la parole.
- Bienvenue chers invités au défilé de mode spécial Noël organisé par moi, Alice Marie Cullen ! dit-elle. Le thème de la soirée : ʺ la lingerie du père Noël ʺ ! Installez-vous confortablement car mes mannequins vont vous emporter dans un autre monde ! Sans plus attendre, je vous présente Rosalie au bord des plages du Groenland ! Souris Rosalie !
Ma fille blonde s'avança avec la démarche d'un top model. Rosalie fit un sourire forcé. Elle avait des lunettes de soleil blanches aux yeux et des tongues de velours rouges dont les lanières avaient les bordures intérieures en broussaille blanche cotonneuse.
- Voici le trikini en velours rouge avec des bordures blanches assorti aux tongues, présenta Alice dans son rôle. Le maillot comprend une pièce au niveau de la poitrine rattachée au cou par des bretelles partant du centre de la pièce. Un triangle de tissu rattache la pièce du haut et celle du bas. Et nous avons un dos totalement nu jusqu'à la partie supérieure du fessier, ajouta-elle alors que Rosalie passait les rideaux.
J'avais envie de rire mais je me retins par solidarité à mes autres enfants. Ce ne fut pas le cas d'Esme qui pouffait déjà de rire à la sortie de Rosalie. Je pris sa main dans la mienne et en caressai le dessus avec mon pouce. Elle se laissa faire, se rapprochant un peu plus de moi.
- Maintenant, je vous présente Jasper le chic ! annonça Alice excitée.
Pendant qu'Alice nous faisait une description, je détaillai ce que mon fils portait. Il avait un cycliste de père Noël avec des bretelles. Un charmant nœud papillon autour de son cou, un bonnet de Noël sur la tête et des Vans en velours rouge aux pieds – j'adorais les chaussures de cette marque, j'en avais une collection. Jasper joua parfaitement le jeu. Il fit le tour du podium s'arrêtant devant nous et prenant la pose avant de repartir vers les rideaux. Alice annonça une autre venue :
- Voici le couple le plus sexy de pôle nord ! J'ai nommé Edward et Bella !
Ils émergèrent de derrière les rideaux, Edward tenant Bella dans ses bras. Arrivés au bout de l'estrade, il la déposa délicatement tout en gardant un bras autour de sa hanche. Bella semblait gênée et Edward ne souriait pas.
« Aller Edward, fais un joli petit sourire, tu fais un défilé après tout ! » m'exclamai-je intérieurement.
Pour réponse, il grogna et me jeta un regard noir. Je ne pouvais plus me retenir. J'éclatai de rire et Esme ne tarda pas à me suivre. Ma presque fille vira au rouge en un quart de seconde. Je ris de plus belle ne pouvant m'en empêcher. Lorsqu'elle Alice commença à décrire les tenues, Esme et moi fûmes plus euphoriques que jamais. On ne tenait plus en place.
- Notre model féminin porte un magnifique et sexy ensemble lingerie Noël avec tanga, de longues chaussettes montant aux genoux de la même matière que toutes les pièces que vous avez vu, dit Alice pendant qu'Edward fait tourner sa bien-aimée. Quant au model masculin, il porte un mignon, mais néanmoins sexy, boxer rouge aux bordures blanches. Sa jolie cravate blanche contraste avec ses bottes rouges de père Noël.
« Bien joué fiston, je te félicite pour ta performance ! » le narguai-je.
Les deux tourtereaux partirent sous nos fous rires incontrôlables. Et Alice reprit.
- Enfin, Emmett le tire-au-flanc ! s'exclama Alice en brandissant le bras.
Emmett s'avança, lui aussi, jouant le jeu. Il arborait un long peignoir du même tissu que les autres. Quand il arriva devant nous, il l'ouvrit laissant découvrir un corps nu avec pour seul vêtement un slip serré en accord avec son peignoir. Je ne pensais pas qu'on pouvait rire plus qu'on ne l'avait fait lors du passage d'Edward et de Bella. Il nous était impossible de nous arrêter. Emmett partit et Alice rappela tout le monde pour un grand tour. Ma douce femme et moi applaudîmes toujours hilares de la situation. Tous nous lancèrent des regards meurtriers. Puis Esme eut la bonne idée de se lever et d'aller chercher à vitesse vampirique un appareil photo pour immortaliser le moment. Les enfants rouspétèrent au début mais nous prîmes ensuite une magnifique photo de famille.
La journée s'acheva sur cette note joyeuse. Tout le monde se sépara et chaque couple partit dans son coin. Demain c'était le réveillon. Le temps de mettre à exécution le plan de Bella.
Rar
Flo des bois : Merci pour tes sympathiques reviews et encouragements. Ça fait plaisir !
Alaiena : Je suis ravie que tu trouves mon histoire drôle.
Love-jalice-twilight : Merci. Il faut savoir remettre Emmett à sa place de temps en temps !
Lapiaf8 : Je suis tout à fait d'accord avec toi ! Et merci pour le compliment.
Oliveronica cullen massen : De rien !
Aliecullen4ever : Je suis contente que la blague t'ait plu. Et il faut bien que Carlisle s'énerve parfois. Après tout, c'est un père !
Ça vous a plus ? J'ai hâte d'avoir vos commentaires ! Vous m'avez tellement manqué ! Si voous saviez… Bref ! Laissez-moi une review, ça me fera plaisir !
Bye !
