Titre : Amis par delà la mort
Raiting : M
Auteur : Bayla
Bêta correctrice :Archimède
Disclaimer :L'univers d'Harry Potter ne m'appartient pas, tout est à J.K Rowling ainsi que certaines références que je ferai sur certains films comme Twilight ou autres sont à leurs créateurs!
Particularité : Cette fiction comporte des passages difficiles comme viol, scène de violence. Mais elle parle également de relation hétérosexuelle mais aussi et surtout homosexuelle! Donc homophobes et âmes sensibles, vous savez ce qu'il vous attend.
Je vous souhaite une bonne lecture !
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Chapitre 4 : Confidences et Cohabitation
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Draco et Blaise frissonnèrent aux derniers mots. Pour le coup, ils ne savaient plus comment aborder le vampire qui leur faisait face. Ce fut Draco qui se risqua à parler.
– Donc si j'ai bien compris… Tu es… un mentor ? Fit-il d'une voix hésitante.
Harry sourit face à la crainte de Draco.
– Oui, confirma-t-il. Mais je ne vais pas vous manger parce que vous m'avez manqué de respect. Jusqu'à présent, ça n'a pas été le cas autrement je vous l'aurai dit. Ne vous inquiétez pas et puis vous êtes importants à mes yeux… Finit-il en regardant principalement Draco.
Ce dernier sentit une petite chaleur se propager sur ses joues à l'entente de ses mots, mais ne détourna pas le regard pour autant. Blaise quant à lui décida de faire comme s'il ne voyait pas ce qu'il se déroulait devant ses yeux et déclara :
– C'est bien beau tout ça, mais ça ne nous dit pas ce qu'il s'est passé ensuite !
Il ignora le regard orageux du vampire qui souffla d'exaspération face à celui fier du métis.
– Disons que pendant six mois, j'ai énormément appris. J'avais fait de tels progrès que Jay et Ulrich, mes deux mentors, avaient prévu que je pourrais bientôt revenir, ou tout du moins donner signe de vie.
– Tu avais prévu de revenir ? S'exclama Draco. Mais pourquoi…
Il laissa la fin de sa phrase en suspend, ne sachant pas comment s'exprimer.
– Eh bien un jour, en constatant l'avancée de mes progrès, Jay et Ulrich ont décidé de me faire une leçon à l'extérieur du domaine. Habituellement, on évitait de sortir ou on allait dans des endroits très peu fréquentés pour ne pas attirer l'attention. Seulement cette fois-là, ils voulaient changer. Dans le cadre de ma formation, ils souhaitaient voir comment je me débrouillais sur le terrain à l'espionnage et à la fuite. Ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est qu'en arrivant, la petite ville que nous avions choisie soit infestée de mangemorts. Et avant d'avoir eu l'idée de fuir, de comprendre que nous étions cernés et qu'il ne s'agissait pas d'habitants, ils m'avaient reconnu… révéla le brun.
Il se redressa légèrement et continua :
– J'ignore comment ils sont parvenus à réussir ce coup, mais si on a des vampires dans nos rangs, ils auront du fil à retordre avec ces sorciers. Ils ont réussi à créer une espèce d'écran invisible autour de nous, compact comme un mur, nous enfermant dans un carré assez petit aussi facilement que s'ils avaient lancé un filet sur nos têtes. Nous n'avions aucune possibilité de nous évader. Et comme certains d'entre eux faisaient partie du cercle fermé de Voldemort, ce dernier a rapidement appris que j'étais toujours en vie, alors il a ordonné à ses troupes de nous amener à lui. Il leur a envoyé une espèce portoloin qui est passé, je ne sais comment, à travers cette barrière invisible et sans même l'avoir touché, il nous a transportés dans cette cellule. Le Seigneur des Ténèbres s'est fait une joie de nous emprisonner dans les cachots les plus exposés au soleil.
Le regard triste d'Harry dissuada les deux garçons de lui poser des questions. Ils décidèrent d'un commun accord de lui laisser le temps de se ressaisir et de poursuivre quand il le souhaiterait, bien qu'ils voulaient connaître la suite.
Ce ne fut qu'au bout de quelques minutes qu'il reprit :
– Au moins, nous vivions dans la même cellule, de ce fait, ils ont pu continuer de m'enseigner le maximum de ce qu'il me manquait bien que nous étions très limités, mais aussi très mal nourris… Puis un jour, Jay et Ulrich ont été empoisonnés avec une des proies qu'on nous avait offertes… Juste avant de finir en poussière, ils m'ont fait don de leur maison et j'en suis maintenant le propriétaire… Pour plus de sécurité, personne ne sait où elle se trouve, elle était sous Fidelitas dont j'en suis le gardien désormais.
Une larme coula le long de la joue du vampire qui la regarda tomber au sol sans vraiment la voir. Draco lui reprit la main que ce dernier avait récupérée pendant son récit, et il la serra pour lui montrer son soutien comme lui l'avait fait pendant sa crise juste avant.
– Voldemort les a fait mourir devant moi pour me faire sentir coupable et pour m'affaiblir. Il pense que ma formation est inachevée, mais j'apprends très vite… Gare à lui quand je sortirai d'ici ! Gronda le vampire, furieux.
Son brusque accès de colère provoqua un mouvement de recul de la part de Draco et Blaise, qui ne s'étaient pas attendus à ce revirement de situation.
– Je suis désolé, je n'ai pas voulu vous faire peur… S'excusa Harry qui remarqua immédiatement leurs réactions.
– Ce n'est rien. Mais si tu pouvais éviter de recommencer… Murmura Blaise. Je crois que l'on a eu assez d'émotions fortes comme ça pour le moment.
Harry acquiesça pour lui montrer qu'il avait compris. Blaise choisit ce moment pour se lever et commença à marcher dans sa cellule, se dégourdissant les jambes. Harry en profita pour se tourner vers Draco, qui n'avait pas lâché sa main.
– Tu sais… Je… J'ai beaucoup pensé à toi depuis que je suis parti, commença Harry en triturant la main de Draco. Je m'en suis même voulu d'avoir été si borné par les années passées, on aurait pu apprendre à se connaître bien plus tôt… Enfin… J'ai eu le temps de repenser à tout ce qu'il s'est déroulé à Grimmauld… Le rapprochement entre Ginny et Blaise, Ron, qui l'acceptait difficilement… Mais aussi les moments que l'on a passés ensemble quand nos meilleurs amis se disputaient et qu'on se contentait de les regarder…
Harry sourit face à ces souvenirs. Il leva le regard vers Draco qu'il avait évité jusque-là et vit que les yeux de ce dernier brillaient.
Seuls quelques autres de confiance et lui, dès son arrivée dans l'ordre à la fin de sa scolarité avaient été mis au courant de l'identité de leurs espions, de ce fait quand ces derniers (autre que Severus qui était depuis longtemps reconnu comme tel par l'ordre) se pointaient au Square, seuls ceux qui étaient dans la confidence s'y trouvaient, craignant avoir des traîtres dans leur groupe et ne voulant pas mettre la vie de Draco et Blaise en danger plus qu'elle ne l'était. Par ailleurs, il s'agissait là de l'une des conditions pour qu'ils acceptent le rôle au lieu de fuir dans un autre pays et, un événement en entraînant un autre, tout ce petit groupe s'était rapproché et avait même fini par se parler civilement et sans se forcer, tout simplement par envie de tourner la page et plus tard, par plaisir.
– La vérité, c'est que tu m'as beaucoup manqué, avoua Harry en baissant un peu la voix et en s'accotant aux barreaux pour que seul le principal concerné l'entende, les deux autres vampires trop occupés à se disputer sur un énième sujet.
– Toi également…
Harry se redressa légèrement en entendant la voix de Draco. Il ne s'était pas vraiment attendu à une réponse aussi rapidement. Son souffle se bloqua quand il pensa comprendre ce que le blond insinuait. Alors il l'encouragea à continuer d'une légère pression de la main.
– J'ai souvent pensé à toi moi aussi, et aux discussions qu'on avait parfois au QG lorsqu'on pouvait y être en même temps… notamment suite à l'histoire entre Blaise et Ginny… On peut dire que c'est à ce moment qu'on a fait la paix… Je crois.
Le ton de Draco était hésitant sur la fin, mais en voyant Harry lui sourire tendrement, il poursuivit, plus sûr de lui :
– Surtout quand il m'était impossible de dormir… Je me souviens de toutes les nuits que l'on a passées ensemble à parler sur tout et n'importe quoi… Ça me manque tout ça !
– À moi aussi, confia Harry.
- Je… je m'étais mis à attendre avec impatience les fois ou je pourrais te parler, c'était tellement… une bouffée de fraicheur dans cette enfer. Pendant un instant j'arrivais à mettre de coté que c'était la guerre…
Un silence s'installa entre les deux garçons qui ne se lâchèrent pas les mains. Ce ne fut que quand Blaise revint qu'ils se séparèrent avec douceur. Puis Harry se leva et leur dit :
– Je crois que je ne vous ai jamais remercié tous les deux pour tout ce que vous avez fait.
Face à leurs mines interrogatrices, il ajouta :
– Votre rôle d'espion. Même si vous êtes les meilleurs amis, vous aviez sûrement des secrets, ça a dû être difficile de parler votre enrôlement forcé, de vous faire confiance sur le terrain en dépit de la façon dont vous aviez été élevés et des gens qui vous entouraient. Savoir qui était réellement contre le lord était quasi impossible ou presque, et parvenir à faire confiance à quelqu'un dans ces conditions... Cela a dû vous demander beaucoup de courage et bien des sacrifices…
Draco et Blaise baissèrent la tête face à ces mots.
– Sachez que j'en suis vraiment désolé. Mais votre bravoure et votre changement de position montrent qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que tout est possible dans la vie. Il suffit simplement d'y croire et le vouloir… Vous avez été des espions très efficaces.
– Merci ! Répondit Blaise, touché de ses paroles, parlant aussi pour le blond.
Soudain, Draco bâilla, ce qui attira l'attention du vampire.
– Allez dormir. Vous en avez besoin. Nous reparlons de ce qu'il adviendra plus tard.
– Quoi, mais…
– Pas de mais Blaise, dormez !
Le vampire se détourna alors d'eux et, d'un geste de la main, les barreaux se voilèrent d'un léger rideau mauve transparent. On ne pouvait seulement distinguer des ombres à travers celui-ci.
Les garçons capitulèrent donc et se rendirent dans le coin opposé où se trouvait une couche en paille assez grande pour deux dont ils auraient juré qu'elle n'y était pas quand ils étaient entrés plus tôt dans la soirée en compagnie de Snape. Ils s'allongèrent côte à côte et se serrèrent l'un contre l'autre afin de capter un peu de chaleur. C'est alors qu'une couverture en laine les recouvrit. Levant les yeux en direction des autres occupants des cahots, ils comprirent qu'Harry veillait sur eux.
Le sommeil se fit désirer une bonne partie de la nuit, tant la soirée avait été riche en évènements et révélations. Ajouté à cela la mort de Pansy, la nuit fut rude pour les deux jeunes hommes.
Harry, qui les observait du coin de l'œil, les vit se retourner plusieurs fois. Constatant que cela semblait vouloir durer, il s'approcha pour leur parler, levant le voile qu'il avait fait apparaître sur les barreaux.
– J'aurais quelque chose à vous proposer qui pourrait peut-être vous aider à dormir.
– Qui est ? Demanda Blaise en se redressant.
– J'aimerais essayer de vous hypnotiser, c'est une des facultés de vampire. Cependant, je n'ai jamais fait ça, j'ignore si je peux réussir, mais je peux essayer si vous le souhaitez.
– Moi, j'aimerais bien, ça a été une dure journée, je n'ai pas envie de passer une nuit blanche, surtout avec ce qui risque de nous attendre les prochains jours, dit Draco, qui venait de s'asseoir à son tour.
– Et moi faire des cauchemars, ajouta Blaise, en pensant toujours à Pansy.
– Très bien alors détendez-vous et regardez-moi, déclara Harry…
HP/DM
11 Octobre 2004
La journée était déjà bien avancée lorsque Draco et Blaise se réveillèrent. En se redressant afin d'émerger complètement de son sommeil, Draco remarqua que le voile avait été levé.
– Bonjour !
La voix d'Harry s'était élevée avec une infinie douceur qui fit sourire Draco.
– Salut, lui retourna le blond en se mettant debout pour se dégourdir un peu.
– Comment vous vous sentez ? Demanda Hermione en essayant de paraître polie et qui comme les deux autres rasait les murs pour rester au maximum dans les rares espaces ombragées de la cellule.
– Comme deux personnes qui viennent d'assister à un viol en direct, qui sont prisonniers dans un cachot humide, froid et très inconfortable et qui sont peu nourris également ! Trancha Blaise de mauvaise humeur, énumérant leur journée d'hier.
Sa phrase eut le don de refroidir l'ambiance déjà glaciale des cachots. Hermione baissa le regard et s'excusa une fois de plus. Ron, quant à lui, se faisait tout petit dans son coin, ne voulant pas en rajouter, conscient qu'il était en partie dans le tort.
– Blaise, je sais que c'est dur, mais il va falloir que tu passes au-dessus de ça pour l'instant ! Nous ne pouvons rien faire de plus que ce que nous avons déjà fait ! Gronda la voix d'Harry, faisant sursauter Blaise qui lui jeta un regard noir contrairement à Draco.
– Tu ne peux pas me demander de faire comme si de rien n'était Potter ! Cracha le métis. Pansy est morte. Je ne peux pas passer à travers quand bien même elle n'était pas du même côté que nous et puis elle était une camarade de classe ! Je peux avancer oui, mais pas oublier.
Voyant qu'une dispute se profiler, Draco intervint rapidement.
– STOP ! Hurla-t-il. On est dans une situation très délicate, tous. Ce n'est pas le moment de se prendre la tête. Alors Potter laisse nous gérer la situation présente à notre manière !
Le ton de Draco était sans réplique. Mais face au regard que le vampire lui lança, il se rappela brusquement d'un détail de la veille : Harry était un mentor. Il baisse donc les yeux en signe d'excuse, ne voulant pas énerver encore plus le vampire que nécessaire.
Cependant, Harry était plus triste de la froideur de son ami à son égard qu'en colère bien qu'il montrait ce dernier sentiment. Il faut dire que son humeur irritable était aussi accentuée par le peu d'ombre qu'il y avait dans la pièce, l'obligeant à se coller contre ses deux amis. Sa frustration était d'autant plus grande que le soleil leur enlevait toutes les bienfaisances ou presque du sang ingéré puisqu'ils devaient luter pour rester dans un coin sombre. Même s'ils n'étaient pas touchés par les rayons, la pièce en était baignée.
– C'est bon pour cette fois, souffla le vampire brun.
HP/DM
Recevoir une proie chacun n'était pas aisé pour les vampires, mais ils réussissaient à en avoir grâce à l'aide de Severus qui continuait également à faire son travail d'espion en les tenant informer de ce qu'il se passait dans le manoir où ils étaient retenus prisonniers : position des mangemorts, rondes de ces derniers… En résumé, tout ce qui pourrait leur être utile pour sortir de leur prison.
Mais même cela leur était insuffisant à cause du soleil qui les affectait. En effet, Voldemort avait pris soin de les faire enfermer dans les cachots les plus ensoleillés qu'il possédait pour les affaiblir, mais aussi les dissuader de toutes tentatives d'évasion. Par conséquent, ils n'étaient pas dans les meilleures conditions pour qu'un humain puisse les nourrir assez en une seule fois par jour.
Le lendemain soir de la dispute entre les garçons, les choses changèrent. En effet, cette nuit-là fut la première où les vampires décidèrent de se nourrir sur les Serpentard, car les proies que Severus réussissait à leur apporter étaient loin de leur suffire et le temps pressait. Seulement, ils doutaient de leur capacité à se maîtriser et durent mettre au point une façon de garder en vie les deux hommes tout en emmagasinant des forces pour leur évasion.
Les vampires se tenaient droits face à Draco et Blaise, qui se trouvaient de l'autre côté des barreaux qui servaient de séparation aux deux cellules. Les visages d'Harry et Hermione donnèrent des sueurs froides aux garçons qui redoutaient la suite des événements, bien qu'y ayant été avertis que cela risquerait probablement d'arriver.
– Bien, et si on en venait directement au fait ? Proposa Blaise d'une voix nerveuse.
Harry et Hermione se regardèrent puis le Survivant hocha la tête.
– Oui, ça vaut mieux, ça nous épargnera une situation encore plus désagréable, dit calmement Harry. Comme vous l'aurez sans doute remarqué, Ron va devoir se nourrir sur nos victimes et avec Hermione nous serons obligés de réduire notre repas de moitié…
– Mais cela ne sera pas suffisant donc nous allons devoir nous nourrir également sur vous, conclut Hermione d'une voix neutre. Seulement…
– Nous allons devoir prendre certaines mesures, fit Harry. En réalité, nous ne sommes pas sûrs de nos capacités à nous contrôler. C'est uniquement pour votre sécurité !
Draco et Blaise s'échangèrent un regard inquiet, mais acquiescèrent tout de même, sachant pertinemment qu'ils ne pouvaient échapper à cette situation. Ils n'avaient qu'une crainte…
– Alors voilà comment nous allons procéder : nous allons nous nourrir au niveau de votre poignet, c'est le seul endroit que nous pouvons atteindre avec ses barreaux. Nous devons reprendre des forces rapidement et les garder pour pouvoir fuir. Blaise, je veux que tu te tiennes près de Draco et que tu m'avertisses si jamais tu estimes que je prends trop de sang à Draco. Hermione, toi, tu te places à côté de moi, si les appels de Blaise ne fonctionnent pas, tu devras m'arrêter, tu devras m'arracher de son poignet par tous les moyens... Ce qui risque de faire un peu mal, expliqua Harry.
– Et moi ? S'emporta soudainement Ron. Je ne prends aucune force ?
– Comme nous utiliserons cette méthode avec les victimes que nous recevrons Hermione et moi, mentionna Harry en se tournant vers Ron. Ils resteront en vie pour toi et de ce fait tu auras plus de sang, nous ne pouvons pas nous mettre à deux sur Draco ou Blaise et tu es incapable de te contrôler, je ne prendrais pas le risque que tu les tues !
Ron se détourna, furieux, mais comprenant l'ampleur de la situation. Blaise et Draco sentirent un poids se dégager de leurs épaules et acceptèrent d'aider les vampires, mais non sans crainte.
– Bien, nous allons commencer, dit Harry avec détermination. Malgré l'assurance de sa voix, il était terrifié à l'idée de perdre le contrôle et de vider Draco de son sang. Il ne se le pardonnerait jamais si une telle chose se produisait.
Il ferma les yeux quelques secondes afin de se calmer et faire le vide dans son esprit. Une fois qu'il se sentit plus calme, il s'avança vers les barreaux et s'accroupit afin de permettre à Draco de se positionner le plus confortablement possible de l'autre côté. Ce dernier s'installa face au vampire et eut un mouvement d'hésitation que le brun perçut.
– Tu peux choisir, je m'en moque, souffla-t-il.
Le blond acquiesça et lui tendit alors son bras gauche, après avoir relevé sa manche où se trouvait la marque des Ténèbres. Son bras était déjà souillé.
Autant qu'il soit utilisé pour une bonne cause pour rétablir un semblant d'équilibre, pensa le jeune homme.
Harry le prit délicatement dans ses mains, s'attardant un peu sur la marque, l'effleurant tendrement. Il était un peu triste de ce que le blond avait dû subir tout en constatant la tension et le malaise de son geste sur Draco qui se retenait de retirer son bras pour cacher cette marque. Ne perdant plus de temps, Harry porta lentement le poignet à ses lèvres. Draco put voir les canines du vampire s'allonger et devenir très pointues. Il frissonna d'effroi et ne put s'empêcher de déglutir. Il sentit alors une petite pression sur son épaule, en se retournant légèrement, il vit Blaise qui, d'un signe léger signe de la tête, lui signifia qu'il veillait sur lui. Il lui fit un petit sourire que le métis lui rendit. Il reporta ensuite son attention sur le vampire au moment où ce dernier posait ses lèvres sur son poignet.
– Hermione… tu surveilles, ok ?
– Oui, ne t'en fais pas.
La jeune femme s'était placée à ses côtés et avait posé ses mains sur ses épaules par précaution. Elle hocha la tête pour lui indiquer qu'elle était prête, alors il regarda Draco une dernière fois avant de plonger ses crocs dans la chair du poignet.
Les sensations que le blond ressentit ne furent pas du tout celles auxquelles il s'attendait.
Au début, une douce chaleur s'empara de lui. Les bruits de succion lui parvenaient, mais ça ne le dérangeait pas. Il se sentait bien, heureux. Un petit gémissement s'échappa de ses lèvres sans même qu'il ne s'en rende compte. Mais cela ne dura pas. Très vite, une douleur sans nom se propagea dans son bras. Il avait l'impression que quelqu'un s'amusait à le rouer de coups, à le tordre dans tous les sens. Il commença à gémir de douleur et à gesticuler doucement.
Mais au fur et à mesure, la douleur se mouvait dans son corps, devenant de plus en plus forte. Il avait l'impression qu'on le brûlait de l'intérieur. Il hurla de douleur et tenta de dégager son bras de l'emprise du vampire, mais il ne put que constater que la prise de ce dernier était devenue plus ferme. Il releva les yeux, paniqué, sur Harry, et se crispa en voyant que ce dernier avait les yeux rouges sang et qu'il buvait goulûment sans penser à rendre cela moins douloureux, chose qu'il s'évertuait à faire habituellement lorsqu'il se nourrissait.
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À SUIVRE…
