Titre : What The Fuck ? Just Bad Luck
Pairing : Yamamoto TYL X Gokudera TYL (8059)
Rating : Là franchement, c'est du bon gros M …
Genres : UA ( univers alternatif ), romance, humour
Disclaimer : Personnages à Akira Amano-Sensei, histoire, mise en scène, tournures et situation d'un goût douteux ou autres... Ça en revanche, c'est de moi. Hélas.
Warning : Trop de situations à warninguer, aussi je préfère indiquer que l'ensemble de la fiction est sujet à warning. * rires *
Note : Bonjour,
01h30, je rentre, j'allume mon pc, je poste un petit chapitre car l'autre a vraiment une fin atroce, je suis au courant * rires * et je file au dodo ! Bonne lecture et merci encore pour vos gentilles reviews ^_^
Mes amitiés,
-x-x-
Eh ben merde, il m'aura quand même fallu une bonne minute pour que mes différents neurones daignent se reconnecter entre eux voir même établir de nouvelles connexions me permettant de réaliser pleinement ce que je venais d'entendre. Je suis plutôt vif d'esprit en général mais là... J'avoue que c'était un peu trop d'un coup. Et l'autre, vous imaginez bien, pendant ce temps a pas bougé d'un millimètre ; il est toujours prostré dans mon cou et a même commencé à faire courir sa langue contre ma peau. A croire qu'il en a rien a foutre que je viens de réchapper d'un crack neuronal. Enfoiré !
« J'aime ton corps. Il est fin et délicat, pour ne pas dire androgyne et terriblement sexy. C'est le corps parfait pour mettre n'importe quel objet en valeur. » / « je lui ai dit que je devais bosser – c'est pas tout a fait faux, tu me diras - alors qu'en fait, j'avais plutôt l'idée que toi et moi on passe la soirée au pieu. J'ai eu envie de toi toute la journée, me demande pas d'explications. »
Mais merde, ça fait trop d'un coup ! Qu'est-ce qu'il me trafique le Yamamoto ? D'habitude, il fait pas tant de chichis pour vouloir baiser, je vous assure. Bon, j'essaye de faire un rapide examen avant qu'il sente que mon entre-jambe est déjà plus que réceptive : Il ne sent pas l'alcool, à priori, il a encore un peu de gel dans les cheveux le cas échéant ça voudrait dire qu'il aurait merdé au taff' et qu'il aurait ébouriffé ses cheveux à outrance sous le coup de l'exaspération– je commence a le connaître, je vous dis -, un léger mouvement de cuisse m'indique qu'il est lui aussi au même stade que moi niveau hum dessous de la ceinture... Non vraiment, je vois pas ce qui cloche. C'est pas comme si c'était la première fois que lui ou moi annulons un truc avec nos copines pour rester sagement ici et s'envoyer en l'air. Ah ! Il commence à me mordiller la chair tandis que ses mains ont mystérieusement rejoints mes hanches, par dessous mon t-shirt... Ses mains chaudes contre ma peau me provoque un intense sentiment de bien-être ; ce gars il est passé pro dans l'art des caresses, sans déconner. Il sait parfaitement comment vous frôler, vous titiller, vous exciter pour vous faire vous sentir bien. Voilà, c'est ça le mot : bien. Quand je suis dans ses bras, je me sens bien et j'en prend un peu plus et horriblement conscience chaque jour. Je sais pas ce qu'il m'a fait mais si un jour j'étais amené à dire que je suis gay, je dirais que je suis gay avec Yamamoto sinon rien... Parce que ce mec franchement... Une petite minute ! Mais qu'est-ce que je raconte moi ? Non non non, je vais m'empresser de lui demander des explications ! Mince, il a bien failli m'avoir le salaud.
- Hey Yamamoto, tu peux quand même m'expliquer brièvement. Sale journée ?
Ma voix s'écrase plutôt dans un murmure contre ses cheveux mais je pense avoir quand même réussi à y caler une certaine forme d'injonction. Chose rare. Je me surprends un peu moi-même là, à dire vrai.
- Y'a rien a expliquer, j'ai pensé toute cette fichue journée à vouloir te faire jouir
- Sans déconner, tu me ferais limite peur là
Il arrête alors sa douce torture pour relever son visage et ancrer ses yeux mordoré et pétillant de désir dans les miens. Autant vous dire que je sais pas bien ce qu'il a mais il l'a... Son expression est juste le plus gigantesque appel au sexe que j'ai jamais vu, ouah. J'en viens à me demander sincèrement ce que je fous moi à vouloir quémander des explications à deux ronds alors que môsieur est juste super excité et que je risque largement d'apprécier la suite. Je dois être débile sur les bords, je vous jure. C'est les nanas qui demandent ce genre de trucs avant voir même pendant l'acte et je suis pas une nana, merde ! Ses yeux me fixent toujours avec étrangeté si bien que je me demande comment je parviens à lui tenir tête et de manière plus ou moins sérieuse. Il enlève la cigarette du coin de mes lèvres et la laisse tomber dans l'évier derrière nous puis fixe de manière criminelle le bas de mon visage. Putain. Putain. Putain. C'est comme la première fois ; nos regards s'ancrent sans retour possible et on sait dès lors quelle sera la finalité de cet échange et aussi son intensité.
- Je me fais peur aussi, qu'il dit en rapprochant dangereusement son visage.
Mais merde, c'est quoi l'arnaque là ? Il va pas m'embrasser ? Il peut pas m'embrasser, on a même pas encore commencé les joyeusetés ! Le pire c'est que je l'ai jamais vu aussi sérieux qu'à ce moment, c'est carrément déroutant et j'ai la franche impression que plus bas, mon érection est a un stade jamais atteint auparavant. C'est douloureux et carrément exaltant à la fois. Il s'est rapproché de mon visage mais de sorte à ce que nos nez se frôlent simplement... Putain le salaud, je suis sûr qu'il sait que j'en ai super envie de ce baiser maintenant. Le baiser d'avant-acte, je crois rêver sérieusement. C'est la première fois que ça nous arriverai, je vous jure. Hey vous là-bas dans le fond, reposez ces jumelles ou repartez dans votre cahutte dans la forêt pour observer la nidification du grand cormoran ! On est pas dans un documentaire animalier ici... Quoi que j'ai la nette impression qu'on ressemble à un fauve et sa proie quand même. Yamamoto me dévore du regard de manière si intense et suggestive que j'en viendrais presque à me comparer à une entrecôte. J'ai l'impression qu'il veut me dévorer ; il a envie de moi comme c'est pas permis et ça tombe bien, j'ai envie de lui comme c'est pas permis. Place au spectacle.
Je craque. J'en peu carrément plus. Je l'attrape par la cravate et écrase mes lèvres sur les siennes avec brusquerie. Nos lèvres s'entre-ouvrent prestement comme pour répondre à un besoin urgent et nos langues se trouvent immédiatement, s'entortillant et se mêlant avec la frivolité dont est sujet cet échange de dingue. Sans blague, là de suite je peux vous assurer que je répond plus de moi et à priori Yamamoto est dans le même état ; ses mains initialement occupées à caresser mes hanches descendent rapidement pour venir se loger dans le creux de mon jean qui semble hurler à l'agonie, je vous jure, je l'entendrais presque. D'ailleurs le bouton saute et sans attendre outre mesure, le beau gosse passe une main sous l'élastique de mon boxer puis prend mon sexe au bord de la rupture en main. Ah putain... Ce corps, cette main, ces lèvres... Rigolez pas mais à ce moment je me suis forcé à penser à ma matinée merdique dans le rayon maudit pour pas jouir instantanément alors que l'autre a pas encore commencé à me masturber ; ça aurait été la loose, quand même. Non il se contente juste de me caresser de manière décousue, appréciant probablement mon état d'excitation ou plutôt le fait de me foutre dans un état pareil. Je suis sûr qu'il jubile le petit salaud. C'est un truc que j'ai appris au fur et à mesure de ma cohabitation avec lui ça, le fait qu'il aime savoir qu'il fait un effet de dingue aux gens, je veux dire qu'il doit avoir un égo encore plus démesuré que ce qu'il veut bien montrer... Quoi que, je sais pas comment ça se passe quand il s'envoie sa copine mais avec moi, j'ai la franche impression ou plutôt la certitude qu'il aime savoir qu'il me fait de l'effet. Vous me direz, c'est gratifiant en quelque sorte, flatteur aussi peut-être et puis ça prouve qu'il recherche pas son propre plaisir. Même pendant le sexe, Yamamoto c'est pas un égoïste. Je me demande combien de personnes il a pu faire jouir avant moi ? Sérieusement, c'est un truc que j'me suis toujours demandé ça et auquel j'ai pas voulu greffer de réponse ; ça me faisait chier rien que d'y penser et pourtant je le faisais, j'y pensais je veux dire. Vous voyez le paradoxe ? Je peux pas m'empêcher de faire, de dire ou de penser à des trucs qui vont me foutent mal, c'est un peu ma marque de fabrique et entre nous j'dois être vachement tapé quand même. Quand je vous disais que ma tête c'était un joyeux bordel, c'était pas des conneries hein.
« HmmmmM »
ça y est Mister Univers a changé de rythme, ses doigts agiles coulissent avec rapidité le long de mon sexe tendu. Il sait trop bien y faire et ça a le don de me surprendre encore, non mais franchement quoi. Quand je vous disais que c'était pas un égoïste, c'était fondé ; là par exemple, il est le seul en action et moi je reste aussi immobile qu'une statue alors que nos langues continuent sagement à prendre du bons temps. Elles aussi, les rares fois où elles se retrouvent, j'ai l'impression qu'elles ont presque une volonté propre. Bref. J'ai décidé cependant d'agir et surtout pour éviter que je jouisse seul comme un con parce que … Ben parce que Yamamoto m'a beaucoup trop fait jouir seul comme un con ! Il est temps que je commence à montrer à môsieur que moi aussi je peux donner du plaisir autrement qu'avec mon cul. Et là je m'excuse sommairement pour mes propos un poil cru mais c'est l'entière vérité, hélas. En somme, j'ai décidé de me bouger le cul justement et je peux d'ores et déjà assurer qu'il va apprécier. Il a intérêt d'apprécier ou je le bute pour avoir ébranlé ma virilité, je dois encore avoir des bâtons de dynamite que j'ai chipé une fois sur un chantier de démolition. Longue histoire mais j'hésiterais pas à m'en servir ! Foi de Smoking Bomb Hayato ! Rigolez pas mais je me suis donné ce surnom après avoir volé les explosifs justement parce que je trouvais ça plutôt classe couplé au fait que je fume aussi pas mal … Donner des surnoms aux gens c'est un truc que j'aime bien aussi. Je sais pas expliquer mais ça me donner l'impression d'avoir un certain contrôle sur autrui, vous voyez un peu ? Là en l'occurrence un contrôle sur moi-même et Dieu m'en est témoin, j'en ai besoin. Bon, c'est débile sur les bords, j'admets. Bref. J'appose moi aussi ma main sur la bosse déformant le pantalon du beau gosse et commence à déboutonner le tout. Et là cet imbécile de commercial me sort un truc à la stricte limite du « language of beau gosse authorized during the sex » et qui me fait complètement perdre les pédales :
- Fais-moi jouir aussi, Hayato
Okay alors là, c'est définitif, on va passer au pieu et éviter aux voisins de pouvoir nous reluquer à travers la fenêtre. Oui parce qu'on est toujours près de la fenêtre de la cuisine au cas où vous auriez malencontreusement oublié. Je retire ma main et le choppe une nouvelle fois par sa cravate – c'est super pratique ces machins là, au fait – et l'emmène fissa en direction de ma chambre. Il se laisse religieusement faire, un immense sourire imbécile s'étendant sur tout son visage, pfeuh. Il est beau, ça me gave. Je le pousse sur le lit allègrement défait et grimpe sur lui, à califourchon. Autant dire que là je me sens limite puissant, j'ai le contrôle mes friends !
J'pourrais vous dire que la suite n'est que philosophie mais honnêtement j'me prendrais un procès par les mecs concernés. Parce que NON c'était pas philosophie, non. C'était bestial, sauvage, animal et plein d'autres trucs tout aussi charmants. Si par contre ça c'était plutôt le bon côté du truc, je vous raconte pas la mega loose de l'après-coït. Remarquez je bénis je sais pas qui au dessus de nos têtes là pour pas avoir amené la mega loose pendant... Bon, on venait de terminer plus ou moins et là paf, on sonne à la porte. J'allais balancer une connerie du genre « Toc toc qui es-là ? C'est le plombier ! » tellement j'étais encore euphorique mais une voix familière m'a de suite fait fermer ma gueule.
- Hayato, tu es là ?
Ma copine à moi. I-pin, serveuse en bas de la rue et donc a de nettes propensions à venir sonner parfois. Et là je me suis dit que j'étais un gigantesque blaireau ; elle avait du essayer de me contacter aujourd'hui et moi j'avais même pas regardé mon portable de la journée. Non mais vraiment, un jour on va se faire goaler comme des cons, je vous jure. Je me suis donc levé, j'ai foutu une serviette autour de mes hanches et j'ai été me foutre la tête sous l'évier pour faire genre je sortais de la douche. Plus bidon comme truc, tu meurs. Et je suis allé ouvrir en disant à Yamamoto d'aller voir ailleurs si j'y étais, dans sa propre chambre par exemple et surtout de se rhabiller.
- Salut, je t'en prie entre, que je lui ai dit après avoir ouvert. J'imagine qu'après lui avoir foutu un vent pareil je pouvais difficilement lui refuser d'entrer.
Elle semblait soulagé de me voir de la sorte. I-pin c'est le genre de fille qui s'inquiète facilement. Rien qu'à la voir à son boulot quand la commande est trop longue à arriver ou qu'elle met trop de temps à la servir. C'est un peu une boule de nerf à sa façon. Elle s'est approchée et m'a volé un baiser.
- Tu as dû essayer de m'appeler, j'suis désolé, j'ai complètement zappé mon phone et je suis parti directement à la douche en rentrant, j'ai dis en culpabilisant un peu comme d'habitude de devoir monter un flanc pareil.
- Je commence à te connaître, Hayato.
Elle sourit. Je lui rends un sourire un peu moins rayonnant que le sien mais un sourire quand même.
- Ça te dit d'aller manger ensemble quelque part ?
J'dois avouer qu'elle est mignonne quand elle demande un truc connaissant ma très forte propension à pas me pointer dans des trucs où y'a beaucoup de monde. En ce sens, mon taff' c'est une sorte de thérapie, ' voyez. Bref. Néanmoins, je peux pas refuser, j'y arrive pas... d'autant plus après ce qui vient de se passer derrière son dos encore une fois. C'est toujours horrible ce genre de situations, ça la fout mal.
- Oui, bien sûr.
Bien sûr, c'est le moment que choisit Yamamoto pour se pointer. Il est rhabillé, frais comme un gardon limite et jamais on penserait qu'il vient de s'envoyer en l'air. Indétectable, ce type.
- Tiens salut I-pin, il dit en lui adressant un de ses sourires colgate.
- Bonjour, Yamamoto-kun.
Et là, la loose a pris un tout autre niveau, passant d'un cran au dessus et me foutant encore plus dans la mouise. Vous me direz Yamamoto aussi était dans la mouise pour le coup.
- Je demandais justement à Hayato s'il voulait venir manger un morceau. Tu veux venir ? Je suis sûre que Haru-chan sera contente.
Et l'autre, vous savez ce qu'il a répondu, cet enfoiré ? A croire qu'il aime ça être dans la mouise ! Ce qui n'est pas mon cas, merde !
- C'est chouette comme idée, j'ai justement fini mon taff' et j'allais appeler Haru pour lui dire que j'étais libre finalement
Putain et moi qui faisait des pieds et des mains pour éviter ce genre de situations merdiques, le beau gosse nous y a plongé tous les deux la tête la première ! Il me le paiera le salaud, je vous jure.
Bref, en attendant de constater le carnage évident – parce que ce sera un carnage, c'est évident -, je vous laisse méditer là dessus parce que moi j'ai rendu l'âme ou jeté l'éponge, ça va aussi : « Bordel, est-ce que Yamamoto cherche à nous faire sombrer tous les deux ou alors il aime vraiment vivre dangereusement, ce con ? »
J'ai vraiment besoin de m'en griller une là. A bientôt.
