Merci pour vos commentaires sur ma crainte de la copie, ça m'a rassurée et donné des idées pour la suite, je ne pense pas que cette histoire ressemblera à une autre ! Au cas où : toute similitude, s'il devait y en avoir une, avec la fic "They All fall Down" de Jadeookami est totalement fortuite.

Reviews, merci à :

Ennael : Normalement tes vœux seront exaucés !

Guikat : J'ai décidé de m'amuser un peu avec les deux histoires réelles, je vais essayer de vous étonner. Bon courage pour le concours, il est loin d'être facile mais vu que ça se passe très bien pour toi en bio, ça va le faire !

Misaki Hoshi : les sorciers savent déjà qu'Allen est orphelin (dernier chapitre des deux mondes), mais oui, ils vont en apprendre plus sur les exorcistes. Par contre ils ne savent rien du Noah pour le moment. J'aime le suspens à la fin des chapitres huhu.

morane : ta review était tellement gentille que j'ai eu envie de le dire, voilà.

Ainsi qu'à : Ano , Luuna, DarkBlood98, HimeNoAria, XoXonii et 3j4


Chapitre 4 : Malcolm C. Leverrier


La main de Lavi se figea sur la poignée. Il y eut un long moment de silence, l'atmosphère s'assombrit. Harry était presque sûr que le mot 'Voldemort" crié au beau milieu du Chaudron Baveur plein à craquer n'aurait pas eu un effet si différent.

- Comment ça ?

- Et bien… Tout à l'heure avec Komui l'homme de Central, Leverrier, voulait lui en parler et Komui n'avait pas l'air très à l'aise, et un peu plus tôt, un des gardes a dit quelque chose sur Allen, que ça n'était pas un gage de confiance de le connaître ou quelque chose comme ça, et aussi…

- Tout va bien avec Allen.

Lavi se tourna vers les trois sorciers, il dut s'apercevoir au froncement de sourcils d'Hermione que sa voix avait été un peu plus sèche qu'il ne l'avait voulu.

- Je veux dire, se reprit-il avec un air faussement dégagé, qu'il n'est pas anormal pour Central de convoquer Komui pour discuter d'un des exorcistes. Pour le reste je ne sais pas. Je dois y aller salut !

Et il sortit précipitamment de la pièce.

Harry, Ron et Hermione échangèrent un regard entendu : il se passait bien quelque chose avec leur ami, et personne n'avait l'intention de leur dire ce qui se passait. Ils allaient devoir le découvrir par eux même.


- Avez-vous faim Walker, peut-être pourrions-nous nous arrêter quelques instants pour trouver quelque chose à manger ?

- Non, merci mais ce n'est pas la peine, je mangerai à la Congrégation. Mais... Tout de même, il serait plus rapide de rentrer avec l'Arche…

Accoudé à un mince rebord sous la fenêtre du train, le regard perdu dans la contemplation du paysage qui défilait sous ses yeux, le jeune exorciste avait murmuré la dernière phrase pour lui-même. Aussi fut-il surpris de voir Link se tourner aussitôt vers lui l'air sérieux :

- Je vous rappelle que faire usage de l'Arche sans notre accord vous est strictement…

- …Interdit je sais, mais pourquoi ne me permets-tu pas de l'utiliser alors ?

- Le protocole en vigueur ne m'autorise pas à vous y autoriser.

- Ben tiens, le protocole, je m'en serais douté…

L'attention d'Allen se reporta sur les maisons qui passaient trop rapidement devant ses yeux pour que ceux-ci aient eu le temps d'en explorer tous les détails. Or depuis quelques temps, il avait justement pris l'habitude de s'attacher particulièrement aux détails pour éviter de songer à la tournure affreuse qu'avait prise la vue d'ensemble. En ce moment même, sachant qu'il retournait à la Congrégation, il aurait aimé se perdre dans l'architecture des bâtiments pour empêcher l'image de Leverrier de rejaillir dans sa mémoire toutes les deux minutes.

Frustré de ne pouvoir jouir de ce passe-temps salutaire, il émit un petit grognement de mécontentement.

Link, un sourcil levé, se raidit.

Depuis le dernier interrogatoire avec son maître, et depuis que l'inspecteur avait appris comme tout le monde ce qui le reliait au Noah, dès qu'il faisait un geste ou un bruit suspect il avait droit à cette réaction ainsi qu'à la question qui allait avec.

- Que se passe-t-il ?

- Rien.

- Comment vous sentez-vous depuis la fin de la mission ?

- Comme d'habitude.

- C'est-à-dire ?

- Très surveillé.

Ignorant la raillerie Link poursuivit :

- Avez-vous l'impression d'avoir des blancs, ou d'oublier ce que vous avez-fait depuis la fin de la mission ?

- Non.

- Voyez-vous des choses que vous ne voyiez pas avant depuis…

- …La fin de la mission, non. Link, on pourrait arrêter je vais très bien, et tu m'as déjà posé les mêmes questions ce matin.

- Mais… C'est le protocole.

Allen soupira.

- Je sais… J'ai sommeil, je vais me reposer un peu.

- Bien, je vous réveille à notre arrivée.

- C'est ça…

Il ferma les yeux.


- Voilà c'est ici.

Komui fit un sourire rassurant aux trois sorciers qui le suivaient. Puis il prit un air plus sérieux.

- J'ai dit à Leverrier que vous veniez du monde des sorciers et que nous vous connaissions, il va vous poser des questions, répondez-y sans y mettre trop de détails c'est compris ?

Harry, Ron et Hermione acquiescèrent en silence. Même s'il faisait tout pour le cacher, il était évident que le Grand Intendant était assez nerveux. Celui-ci avança une main vers la porte, avant de se raviser et d'ajouter une dernière chose :

- Ah et… Si vous pouvez, éviter de mentionner le fait que vous avez été assez proches d'Allen…

- Pourquoi ? demanda Harry

- Croyez-moi, c'est mieux pour tout le monde alors s'il vous plait… Faites-moi confiance.

Le Survivant ne demandait que ça, lui faire confiance, mais il commençait à être passablement énervé par tant de mystères au sujet d'Allen. Avait-il tué quelqu'un pour que tout le monde se mette dans un tel état dès que son nom était prononcé ?

Komui les fit entrer dans une pièce assez petite, munie d'un bureau démesurément allongé qui ne laissait peu de place, qu'à quelques chaises disposées tout autour.

Un homme les regardait tour à tour entrer, sans un mot. Il était plutôt grand et mince, brun et à l'allure sévère. Si sa bouche se tordit en un semblant de sourire à l'apparition des sorciers, ses yeux froids étaient plissés comme pour mieux découvrir ce qu'on voulait leur cacher.

- Je suis Malcolm Leverrier, ravi de faire votre connaissance, dit-il les bras résolument croisés derrière son dos, aussi droit qu'un i.

- Voici Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley, indiqua Komui d'une voix posée

- Asseyez-vous, il y a trois chaises là, voilà. Bien…

Leverrier les dévisagea sans un mot, avant d'entamer son discours :

- Lorsque monsieur Lee m'a annoncé votre venue, je dois avouer que j'ai été pour le moins… surpris. La dernière fois que nos mondes sont entrés en contact, je n'ai pour ainsi dire pas été mis au courant, et encore une fois, l'histoire se répète. Je déteste ce genre d'histoire où on me met devant le fait accompli.

L'échine d'Hermione fut parcourue d'un frisson. Il était évident que l'homme qui se tenait devant eux voulait absolument tout contrôler. Ils allaient devoir faire attention à leurs paroles…

Voyez-vous, j'ai une responsabilité vis-à-vis de l'Ordre, et cette responsabilité est de protéger cette institution contre les ennemis qui pourraient venir de l'extérieur, mais aussi de l'intérieur. Monsieur Lee m'ayant assuré que vous n'étiez pas un danger, j'ai décidé de lui faire confiance, mais si jamais je perçois le moindre geste suspect…

Il leur lança un regard lourd de sous-entendus. Ron déglutit, mal à l'aise.

L'envoyé de Central afficha à nouveau ce même sourire dénué de toute chaleur :

- Mais nous n'avons rien à craindre de vous n'est-ce pas ?

Harry se demanda s'ils étaient réellement supposés répondre à cette question, ou si ce n'était qu'une tentative de plus pour les intimider. Visiblement la deuxième option était la bonne, car Leverrier poursuivit immédiatement après :

- On me dit que vous pouvez faire de la magie, qu'est-ce que ça veut dire exactement, quelles sont les possibilités ?

Les possibilités ? On aurait dit qu'il était déjà en train d'échafauder une multitude de plans pour l'avenir de son monde à présent que le mot « magie » se concrétisait devant lui.

Voyant qu'il attendait une réponse, Hermione prit la parole :

- Et bien… La magie a une utilité dans notre monde, et certes de nombreuses possibilités, mais… Dans notre monde seulement.

- Que voulez-vous dire ?

- Elle n'a aucun effet sur les exorcistes, ni sur les akumas, nous avions essayé d'en combattre un en cinquième année, et les sortilèges sont inefficaces contre eux.

Leverrier se tourna immédiatement vers Komui :

- Vous confirmez ?

- Oui, je confirme. Les sorciers ont dû faire appel à nous pour soigner les deux exorcistes qui avaient été envoyés, par exemple.

- Je vois…

Il se tourna à nouveau vers les sorciers, toute trace d'amabilité ayant déserté son visage à présent qu'il savait que les trois adolescents lui seraient complètement inutiles.

- Quel est le but de votre visite déjà ? demanda-t-il d'un ton sec

- Vous prévenir que Voldemort s'apprête à utiliser les akumas pour… commença Harry

- Ah oui ! Concernant cette rumeur de votre monde, bien qu'elle soit divertissante, elle est totalement fausse car impossible. Les akumas ne peuvent pas être « utilisés » par n'importe qui.

- Mais, intervint Komui, ne devrions-nous pas au moins y prêter attention ?

- Nous y avons prêté attention, et nous avons décidé que c'était suffisant.

J'y ai prêté attention et j'ai décidé que c'était suffisant aurait été une phrase plus exacte, songea Ron. Le rouquin ne souhaitait plus qu'une chose : quitter ce bureau au plus vite pour s'éloigner de cet homme antipathique et un brin mégalomane.

- Je me dois d'insister, cette rumeur me semble sérieuse, que se passera-t-il si le Comte s'allie avec le sorcier ?

- Pourquoi ferait-il une telle chose ?

- Pour gagner un pouvoir encore plus grand qui permettrait de nous vaincre ?

- C'est absurde !

- Pourtant…

- Ça suffit, il est futile de discuter de probabilités minimes basées sur de simples rumeurs. Pas de fait pas d'action.

Komui abandonna, sachant que son supérieur ne reviendrait pas sur la question. Avouer qu'il existait un autre pouvoir destructeur, et que le Comte pouvait mettre la main dessus, il ne pouvait pas le faire, il ne voulait pas l'entendre.

- Maintenant que tout a été mis au clair, reprit Leverrier, je me dois de vous demander : quand prévoyez-vous de repartir ?

Le Grand Intendant, resté à côté de la porte soupira. Comme d'habitude, Malcolm Leverrier était loin d'y aller en douceur. Lors de cette conversation il avait dans un premier temps évalué le danger que représentaient les trois adolescents, vérifié s'il pouvait tirer profit de la situation, et maintenant qu'il n'en voyait aucun, décidé que cette arrivée d'un autre monde était plus nuisible et inutile qu'autre chose.

- Monsieur, ces jeunes gens ne sont pas dérangeants, je m'engage à les prendre en charge le temps qu'il leur faudra pour se reposer et retourner chez eux dans de bonnes conditions.

Leverrier haussa un sourcil, peu satisfait de cette intervention intempestive.

- De toute manière nous ne resterons pas plus de quelques jours, fit Harry, si le temps passe plus lentement ici que dans notre monde, autant ne pas trop s'attarder ici.

La porte du bureau s'ouvrit soudain, et un petit homme rougeaud et échevelé fit son apparition :

- Monsieur, comme vous l'avez demandé je viens vous prévenir !

- Comment ? fit Leverrier d'un ton bourru, j'avais justement demandé à ce qu'on ne me dérange pas !

- Mais… Je… Je pensais que vous vouliez être au courant…

- Au courant ? Mais de quoi me parlez-vous ?

- Allen Walker est rentré de mission !


- Bonsoir Jerry !

Le cuisinier se retourna avec un grand sourire :

- Allen ! Mon a-do-ra-ble petit ange ! Depuis quand es-tu rentré ?

L'exorciste sentit son cœur se réchauffer un peu, Jerry faisait partie des rares personnes à l'Ordre qui se comportait d'une façon chaleureuse avec lui, voire qui lui parlait encore tout court.

- Je viens tout juste de revenir, et je meurs de faim !

- Exactement ce que je voulais entendre, qu'est-ce que je te prépare ?

- Fais-moi juste un assortiment de ce que tu veux, tout me va.

- Ça marche ! Et…

Jerry s'approcha du comptoir et se mit à chuchoter :

- Il n'est pas là, l'autre chien de garde ?

- Je vous ai entendu et je prendrai une assiette de spaghetti bolognaise si ça ne vous dérange pas, fit Link qui prenait des notes dans un petit carnet gris, adossé un peu plus loin au rebord du comptoir

- Jerry fit une mou mécontente tandis qu'Allen lui souriait l'air désolé.

- Devrais-je y verser un peu d'arsenic ? murmura le cuisinier entre ses dents en empoignant une des casseroles

Allen réprima un rire avant d'aller s'installer à une des tables, ignorant les regards soupçonneux que lui jetaient la plupart des scientifiques et traqueurs également attablés.

Il entamait sa troisième assiette avec appétit quand une ombre vint soudain s'étendre sur la table.

Allen aurait pu reconnaître cette ombre entre mille.

- Alors, comment s'est déroulée la mission Walker ?

Le jeune exorciste ne prit même pas la peine de poser sa fourchette, gardant les yeux résolument baissés sur son poulet au curry il répondit d'une voix aussi froide que celle de son interlocuteur :

- Je n'ai tué personne si c'est ce que vous êtes en train de me demander.

- Je vous ai posé une question.

Allen aurait pu jurer que Leverrier attendait avec impatience le moment où on lui annoncerait que non, cette mission ne s'était pas passée comment on aurait pu s'y attendre, que soudain des stigmates rouge sang s'étaient creusés sur le front de l'exorciste, et qu'il avait perdu la tête et tout détruit sur son passage.

- Bien, je suppose.

- Vous supposez ?

Allen planta ses yeux dans ceux de Leverrier :

- Suis-je encore autorisé à avoir une opinion ?

Et aussitôt après il se leva, passa devant l'odieux personnage sans un regard et se dirigea vers la sortie, tandis que Link esquissait un geste pour le retenir de la cafétéria.

- Nous n'avons pas fini Walker ! tonna Leverrier, faisant sursauter une bonne douzaine de traqueurs qui tendaient l'oreille depuis le début de la conversation, où croyez-vous aller ?

- Je suis fatigué je vais dans ma chambre, mais vous pouvez parler à Link il a pris des notes, à vrai dire… Je crois même qu'il a fini un carnet.

- Vous ne pouvez pas…

Mais l'exorciste avait déjà quitté la salle.


Une fois sorti, Allen laissa échapper un soupir de contentement. Enfin il était débarrassé des deux sbires infernaux.

Il n'avait rien contre Link quand ils étaient tous les deux en mission, il leur arrivait parfois même de bien s'entendre. En revanche dès qu'on se rapprochait de la Congrégation ou pire, de Leverrier, l'inspecteur se transformait en automate, en fou du protocole, posant une question toutes les trois secondes et à la longue c'était assez pesant. L'exorciste n'aurait même pas été étonné de le voir un jour lui agripper la manche pour lui prendre son pouls et sa tension artérielle.

Le jeune homme arriva à sa chambre, entra et s'affala de tout son long sur le lit. Levant légèrement les yeux, il aperçut un bout de papier plié en deux sur l'unique table un peu bancale et très largement poussiéreuse qui trônait dans un coin de la pièce.

Trouverait-il la force de se relever pour aller voir ce qu'on lui voulait ? Un énième interrogatoire ? Un entretien psychologique visant à lui faire accepter qu'il cohabitait dans son propre corps avec un possible psychopathe ?

Peut-être qu'il n'aurait pas besoin de se lever, il suffisait d'étendre une main, encore, encore un peu et…

Non.

Le bras retomba mollement sur le lit, la tête resta enfoncée dans l'oreiller.

Allen songea un instant à activer son Innocence pour se servir des griffes du Clown, épingler le mot et le ramener vers lui.

C'était une idée stupide.

Il voyait déjà toute une armada de Crow venir vers lui l'air menaçant, laissant place à un Leverrier furieux « pourquoi avez-vous activé votre innocence Walker, qui vous en a donné l'autorisation ? Ai-je signé le papier vous en donnant le droit ?»

Résigné, le maudit bascula sur le côté avec un grognement pour se saisir de la mystérieuse note.

Celle-ci avait visiblement été griffonnée à la hâte, mais on reconnaissait le mode d'écriture anarchique de Komui. En plein milieu était écrit « Allen, bon retour parmi nous, surprise pour toi dans mon bureau ». Puis dans les divers coins et espaces : « pas dans bureau en fait », « on te recontactera », « plus tard mais chut », « Lenaleeee », « ah non », « le plus vite possible », « viens quand même ».

Impossible de savoir ce qui avait été écrit en dernier.

Visiblement il allait falloir se déplacer. Encore. Autant profiter de l'absence de Link.

La porte grinça une nouvelle fois quand il sortit. Le couloir était désert comme à son arrivée, mais une des portes des nombreuses chambres était à présent entrouverte.

Ce qui était étrange, c'est que ladite chambre était normalement inhabitée. Ce couloir étant réservé aux exorcistes, Allen se demanda un instant s'il était possible que de nouveaux exorcistes aient été recrutés et que personne ne l'ait mis au courant. Etant donné que tout le monde le voyait comme une menace, cette explication était hélas tout à fait plausible.

A quelques mètres seulement de l'interstice, il hésita à frapper et entrer pour assouvir sa curiosité. Des chuchotements émanaient de la pièce, ne sachant pas s'il devait déranger les personnes qui discutaient, il demeura sur le pas de la porte et saisit malgré lui des bribes de conversation :

- Ce type est plus que louche si vous voulez mon avis, fit une voix masculine

- Louche ? Je dirais carrément dangereux !

- Il est clair qu'il voulait se servir de nous…

Les voix semblaient étrangement familières à l'exorciste, sans qu'il puisse précisément identifier où il les avait déjà entendues.

- Bon et pour Allen ? Vous pensez qu'il lui voulait quoi ?

Décidemment, il était le sujet de toutes les il n'avait plus tellement envie de découvrir qui se cachait derrière cette porte.

- Je n'en sais rien, mais il faut qu'on découvre ce qui s'est passé, ils sont tous… Qu'est-ce que tu fais ?

- Je vais voir s'il est dans les parages, il pourra sûrement nous expliquer ça lui-même.

- Es-tu folle ? Komui nous a dit de ne surtout pas montrer à Leverrier que…

- Il n'est peut-être plus avec Leverrier, je ferai attention.

Zut.

Avant qu'il ait pu esquisser un geste, Allen vit une main dépasser de la porte. Trop tard pour éviter la confrontation. Il ne lui restait plus qu'à prétendre qu'il passait juste dans les parages.

Il passa à toute allure devant la chambre, la tête à moitié baissée dans une vaine tentative de ne pas être reconnu.

La personne derrière lui poussa un cri de surprise :

- Mais…

Curieusement, cela le fit s'arrêter net. Il avait reconnu le son de cette voix à présent qu'il l'entendait haute et claire.

Sauf que c'était impossible ?

- Allen ?

L'exorciste fit lentement volte-face, et croisa sans trop y croire le regard surpris d'Hermione Granger.


Prochain chapitre : on va tenter fin mars ?