La neige tombait rudement dehors, elle paralysait toute cette merveilleuse et immense ville paradisiaque de New York. Kurt ne pouvait donc pas se rendre à la NYADA pour impressionner ces deux sales pestes jalouses de ses performances dignes d'une DIVA ! Il décida de faire quelque chose dont il avait toujours rêvé de faire, qui le rendait harmonieux rien qu'à l'idée de l'accomplir. Santana croisa son regard et devina immédiatement ce qu'il avait en tête et fit tout pour l'en empêcher car elle avait peur pour sa vie ! Mais ça n'empêcha en rien ce jeune homme épanoui, fier d'être ce qui l'était de parvenir à ses fins… Il se dirigea vers la fenêtre pour insérer la cassette-vidéo du film Moulin Rouge dans la télévision vintage située près de celle-ci. Il déclara : « On adore les prostituées qui dansent », mais ce n'est pas vraiment la raison pour laquelle il a une envie soudaine de le regarder près de sa « famille ». Tout allait bien jusqu'au moment où un duo musical domina la scène… Blaine apparu contre toute attente et commença a chanté une chanson qui n'était pas inconnue aux oreilles de Kurt. Immédiatement, tous ces inoubliables et mirifiques souvenirs du temps où il pouvait prétendre aimer revinrent à la surface. C'est alors que sa sensibilité prit le dessus sur son égo surdimensionné et il commençait à faire sortir ces notes inégalables de son timbre de voix. Il était bien là, chantait à tour de rôle avec son irremplaçable élu de son cœur, qui s'était évidemment mis sur son trente et un avec cette chemise et son costume soyeux, orné de paillettes et de strass qui ne pouvaient tout simplement pas laisser Kurt indifférent. Leurs cordes vocales s'accordaient merveilleusement bien et c'était l'une des performances les plus romantiques de toute l'histoire de Broadway ! Mais tout à une fin, comme cet instant pourvu d'émotions. Voici comment ils finirent la mélodie: « Come with me, I will love you »… Ils se retrouvèrent collés l'un contre l'autre, ils se serraient intensément pour mieux sentir la chaleur que l'autre avait à dégagé de son enveloppe corporelle charnel. Ils pouvaient rester des heures ainsi, s'enlaçant indéfiniment sous ce porche doré, incroyablement décoré par ces flocons de neige argentés qui ne cessaient de s'étendre sur cette plateforme semblable à celle d'un mariage…. Pour ce moment magique, Kurt serait prêt à tout donner pour revivre ne serait-ce qu'une dernière fois cet instant échangeable pour rien au monde mais il savait que ce n'était qu'un rêve qu'il ne pourrait plus réaliser désormais car la distance entre les deux amoureux éperdus avait tout ravagé sur son passage : il ne leur restait plus rien, rien si ce n'est le fait d'espérer qu'un jour peut-être, ils pourraient ré explorer ce monde à deux, contre tous ceux qui s'y opposeraient. L'espoir, oui l'espoir était tout ce qui leur restait ! Le visage de Kurt se noyait entre des larmes qui cette fois s'étaient transformées en tristesse profonde dont seul Blaine pouvait en changer la forme. Kurt avait cru avoir oublié pour quelle raison il continuait de rester fort, pour quelle raison il avait la force de se lever chaque jour et pour quelle raison encore il avait réussi à réaliser son rêve le plus fou : celui de s'exclamer haut et fort, plus haut encore que l'Empire State Building : « I will love you unconditionnaly » à l'homme de sa vie…
