Voila le quatrième chapitre, que certains attendent avec impatience...(Certains seulement ? j'ai eu de moins en moins de rewiews :'( ... Bon, j'arrète de faire mon enfant gâtée, et je vous envoie quand même la suite...) Ce chapitre à été particulièrement amusant à écrire, même si j'avais un peu honte XD. Vous serez peut-être choqués...(je dis ça pour la forme, parce qu'en fait je pense pas XD) Bonne lecture quand même !
Chapitre 4 : Une crème de combat et ses conséquences. (Edward)
C'est ainsi que je me retrouvais assis à une table du wagon restaurant, face à Hugues. Une paire d'énormes coupes de glace couverte de chantilly nous séparait, mais cela ne nous empêchait pas de discuter avec animation. Après avoir vidé mon sac et trouvé en Maes le réconfort qui me manquait, nos sujets de conversation devenaient plus légers.
- Tout ça pour dire, Edward, que tu n'as pas à hésiter si tu as besoin de parler…Je suis là en cas de problème.
- Ouais, bien sûr, répondis-je la bouche pleine. Mais vous voyez, je me sens beaucoup mieux maintenant que je me suis défoulé.
- Je n'en doute pas, mais…si je peux te donner un conseil, soit plus doux avec le Colonel.
- Je ne vois pas pourquoi je ferais ça, répondis-je avec un regain de colère. Je peux pas le saquer.
- Allons, arrête de te comporter comme ça Edo-kun…Ca en devient presque caricatural ! Pour que tu réagisses avec tant de colère c'est que tu caches quelque chose ; Roy est la seule personne que tu sembles ne pas supporter parmi nous.
- Parce qu'il est insupportable, revoyais-je avant d'avaler une nouvelle cuillérée de glace à la fraise
- Allez, Edo-kuuuun, avoue…supplia Hugues d'un ton taquin, la bouche en cul de poule.
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler, me défendis-je avec une once d'inquiétude.
Le regard que me lança Hugues commençait à me faire carrément peur. Mais de quoi il parle ? Triturant nerveusement ma cuillère, je lui jetais un regard par en dessous auquel il répondit par un sourire machiavélique. D'accord, pensais-je. Tu veux la guerre ? Tu vas l'avoir !
- Alors, prêt à avouer ? dit-il avec une lueur de triomphe quand je relevais la tête. Quelle est ta réponse ?
- La voila !fis-je avec un sourire sadique.
Splatch ! Une cuillérée de chantilly catapultée par mes soins atterrit au même moment sur le nez de Hugues, puis glissa le long de celui-ci avant de chuter dans sa propre coupelle. Il regarda sa glace d'un air sombre, puis releva les yeux vers moi.
- Tu veux jouer à ça ?
Je reçu à mon tour une cuillérée sur le front. La glace vanille coula de chaque côté de mon nez, épargnant de peu mes yeux. Je n'attendis pas pour contre-attaquer, et avant peu la moitié de nos coupelles fut convertie en projectiles. J'en avais reçu un peu partout, et en entendant les cris choqués de quelques dames non loin, nous devions eêtre dans un drôle d'état. Mais je m'en fichais, j'étais mort de rire, et je me lançais corps et âme dans la mêlée, sentant un peu de crème glacée couler dans mon cou et rendre mes vêtements poisseux et collants sans pour autant donner envie de m'arrêter. Seul une coulure de vanille dans l'oeil parvint à refroidir mon ardeur belliqueuse. Je suppliais Hugues d'arréter tout en frottant mon oeil humide, mais je sentais les projectiles continuer à s'écraser contre moi, faisant remonter ma colère. C'est ainsi que je finis par empoigner ma coupelle et la reverser sur la tête du major, alors que mes yeux étaient toujours brouillés de larmes. Nous nous sommes figés une seconde dans cette posture surréaliste, moi, debout sur ma chaise, et lui, avec un reste de glace chocolat-vanille-fraise avec plein de chantilly dégoulinant dans la nuque et les oreilles. Je crus que le combat était fini. C'est alors que Hugues eut un sourire sadique.
- Tu n'aurais jamais du faire ça, Edward, murmura-t-il en extirpant d'on ne sait-où une bombe de crème chantilly.
Il me laissa tout juste le temps de fermer mes yeux avant qu'il m'asperge le visage et les vêtements. Je la sentis glisser dans mon cou, contre ma poitrine, dans les manches et oreilles, partout, sans arriver à me protéger et à m'indigner à grands cris. Sentant une faille dans son attaque, j'attrapais son poignet d'une main tout en m'essuyant les yeux de l'autre et retournais l'arme contre son agresseur, le tout à l'aveuglette à cause des tonnes de chantilly que j'avais dans les yeux. C'est pourquoi je ne compris pas comment Hugues pouvait m'avoir empoigné de derrière et soulevé malgré mes protestations et mes multiples coups de pieds dans le vide. J'atterris lourdement sur le sol, dans un endroit ou le brouhaha était comme étouffé. Après avoir tenté de le débarasser des résidus de chantilly que j'avais dans les yeux, ils souvrirent à grand-pleine, les cils collés par la crème, et je me retrouvais face à ce qui se révéla être un bout de mur une fois que ma vision se fut à peu près rétablie Je me suis retoruné, retrouvant Hugues affalé contre le mur.
- Il s'est passé quoi, là ? Balbutiais-je, confus.
- Disons que nous avons été remerciés par les vigiles, répondit-il en se relevant avec une grimace douloureuse. Dire qu'on commençait tout juste à s'amuser...
Il secoua la bombe vide avec un air tellement déçu que je ne pus m'empécher d'éclater de rire.
- C'est pas grave, fis-je en souriant. Je crois qu'on est déjà assez sales comme ça.
En dépit du fait que je dégoulinais de crème sucrée et poisseuse, et que mes vêtements humides collaient à ma peau comme une gigantesque limage, j'étais submergé par une sensation de joie et de bien-être telle que je n'en avais pas connu depuis longtemps.
- Je crois qu'on peu dire que tu es « revenu à de meilleurs sentiments », n'est-ce pas ?
- Et comment ! Approuvais-je en hochant la tête avec enthousiasme, mes cheveux se balançant lourdement comme du carton pâte.
Hawkeye leva les yeux vers nous tandis que la porte s'ouvrit avec son claquement caractéristique. Une ombre de surprise voilà un instant ses yeux noisette, bien vite remplacé par un imperceptible sourire.
- Non, ce n'est même pas la peine d'entrer, fit-elle avec une voix presque douce. Je ne veux pas vous revoir dans ce compartiment tant que vous ressemblerez avec des golems en yaourt.
Hugues et moi avons haussé les épaules, peu étonnés de sa réaction objectivement compréhensive. Les autres nous jetaient des regards qui allaient du plus profond mépris, (je vous laisse deviner qui) à l'émerveillement craintif, en passant par un ou deux fous-rires dissimulés.
- Bon, bon...à plus tard alors, fit Hugues avec un clin d'oeil, laissant le compartiment muet comme une carpe.
Une fois la porte refermée, nous avons tous deux éclaté de rire dans le couloir. La tête des autres était tellemeeent...En même temps, il fallait avouer qu'il y avait de quoi. Nous étions couverts d'auréoles blanchâtres et nos chevelures ressemblaient à des plats de spagetti gélifiés. Finalement, se serait pas si mal de se laver. D'un commun accord, nous nous sommes dirigés vers les toilettes avec un air bon enfant.
Je suis entré en premier, enlevant avec peine ma veste et la posant sur le couvercle des toilettes. Je manquais perdre l'équilibre et me rattrapais à la poignée. Ce lieu, en plus d'être bruyant, était exigu et d'une propreté douteuse. Je passais sur les graffitis gravés sur le miroir. Je songeais au laisser aller de la compagnie de chemin de fer quand une sensation horriblement désagréable se fit sentir au niveau de mon épaule droite. Alors que je tentais d'enlever compètement mon T-shirt, la douleur ne fit que s'accentuer. Je me retrouvais donc torse nu, les bras levés coincés dans mon T-shirt noir, me déplaçant à l'aveuglette. Je finis par tomber assis, essayant désespérément d'enlever ce débardeur de malheur. En vain. Le moindre de mes gestes accentuait ma douleur. Il a bien fallu se résoudre à déverrouiller la cabine pour demander l'aide de Hugues.
Celui-ci entra sans cérémonie et m'aida à me dégager de l'ourlet qui s'était glissé dans une fente au niveau de l'articulation de mon automail et qui frottait contre mes connections nerveuses au moindre mouvement, me faisant un mal de chien. Une fois cela fait, je me dégageais enfin la tête avec un soupir de soulagement.
- Merci, Hugues, fis-je en rougissant, honteux de m'être rendu ridicule.
- Maes Hugues, toujours à la rescousse ! Répondit-il avec enthousiasme.
Finalement, comme nous étions pressés de retourner avec les autres, Hugues est resté et nous nous sommes déshabillés en même temps, rinçant nos vêtements au fur et à mesure que nous les enlevions. Une fois essorés, ils finissaient empilés sur le couvercle de la cuvette. Hugues s'étant pris un bouton de chemise dans les cheveux, ce fut à moi de l'aider, ce que je fis en dissimulant ma gène. Heureusement, les dégats n'avaient pas atteint nos sous-vêtements, auquel cas je n'aurais pas eu l'air malin. En fait, j'aurais carrément été géné. Déjà que là, en étant tous les deux torse nu dans une pièce aussi exiguë... Je mis de côté ces arrières pensées qui n'avaient pas lieu d'être et me savonnais vigoureusement le bras et le visage avec le savon desséché qui trainait là. Mais pour mes cheveux, même après les avoir rincés, ils ressemblaient à une pelote régurgitée par une chouette qu'autre chose. J'étais passagement découragé, d'autant plus que Hugues était mort de rire de voir ma chevelure se plier à toutes ses fantaisies, y compris la crète. Excédé, je me retournais pour lui donner un coup de poing, mais je perdis l'équilibre en faisant volte-face et tombais lourdement sur les fesses. Je sentis une douleur m'irradier le bas du dos. Je jetais un regard noir à Hugues qui riait une fois encore de mon air dépité. Mais comme il était humain, et donc doué de compassion, il me tendis ensuite la main pour m'aider à me relever. Je l'attrappai à contrecoeur et m'apprétai à me hisser au moment précis où un nouveau chaos fit perdre l'équilibre à Hugues qui me tomba brutalement dessous, me faisant pousser un long cri de douleur, puisque je venais de retomber sur la partie la plus sensible de ma petite personne. Pour couronner le tout, j'entendis alors la porte claquer. Clignant des yeux, je jetais un regard inquiet à Hugues dont le visage était terriblement près. La situation me mettait plus que mal à l'aise, pour le coup, j'étais carrément mort de honte. Hugues, qui devait s'en douter, se releva vivement. Il jeta un oeil à la porte avec de se tourner vers moi, se grattant le crâne d'un air gèné.
- Je crois qu'on avait oublié de verouiller...bredouilla-t-il avec le petit sourire qu'on ces personnes qui s'aperçoient qu'elles ont fait une grosse bourde et qui ne savent pas si elles doivent en rire ou en pleurer.
J'essayais d'imaginer ce qu'avait pu penser la personne qui venait d'entrouvrir la porte. A cette perspective, je ne pus que rougir irrépressiblement, ce que Hugues ne vit pas, étant en train de se rincer la tête. J'essayais de chasser de mon esprit l'aspect équivoque et gènant de notre situation quand Hugues me jeta mon débardeur noir encore humide au visage.
- Rhabille-toi, Edo-kun. On se tire.
Je hochais là tête en signe. Il valait mieux. Il me semblait qu'on avait là heurté la bienséance de quelques personnes.
