Comment ça, déjà un autre chapitre? Celui est fluffy pour compenser l'autre. Et vous aller aimer, c'est plein d'edwin. Puis ça fait avancer l'histoire et je prend un peu d'avance. Comme ça, si je n'arrive pas à finir l'autre pour la semaine prochaine, vous en aurez eu deux. Enfin, lisez, j'ai hâte d'avoir votre opinion!
Chapitre 4 – Nouveau départ
Quand il l'avait mené sur la table d'opération, Edward n'était plus vraiment sûr de vouloir se lancer dans cette affaire. Il n'avait qu'un boxer sur le dos et une armée de chirurgien l'entourait. Winry vint se placer à sa droite, un sourire hésitant sur son visage pâle à cause des heures et des nuits blanches passées dans l'atelier à retravailler sur ses automails.
-Ed, tu es bien certain de vouloir tenter le coup maintenant? Les sujets de laboratoire n'ont pas survécu à l'opération et tu es encore dans un sal état…
-Winry, je suis plus gros qu'un rat de labo, je peux le faire.
-Très bien.
Il déglutit malgré lui en la voyant détourner le regard, et en sentant les premiers liens d'acier être installé. Il devait être attacher pour l'opération, car il pourrait se débattre malgré lui quand on fixerait ses nerfs aux circuits des automails. Il frémit comme on refermait une clips sur sa taille et une autre sur chacune de ses jambes. Une dernière fut placé au niveau de son épaule droite, juste avant la coupure et il fut saisi.
-C'est… c'est froid, remarqua-t-il.
Il avait la chair de poule.
-Ça va aller Edward, murmura Winry en lui prenant la main.
Il la serra dans la sienne avec un faible sourire. Il avait confiance en elle, mais la présence de tous ses étrangers qui travailleraient sur ce qui restait de son corps pour refaire de lui un homme à part entière le gênait. Leurs doigts s'entrelacèrent un court instant et leur regard restèrent accrochés alors que les scientifiques s'activaient autour d'eux.
-J'ai dit que je passerais au travers, ne t'inquiète pas, l'encouragea-t-il.
Malgré lui, il essaya de retenir sa main dans la sienne, y trouvant son seul réconfort. Mais les gens repoussèrent Winry alors que ses yeux se faisaient larmoyants et on plaqua un masque sur sa bouche pour qu'il s'endorme sous les effluves d'un gaz anesthésiant. Il n'aurait pas pu résister. Un instant, il n'entendit que le bruit de son souffle dans le masque, qui ralentissait. Il battit des paupières et sentit quelque chose sur son front. Les mèches blondes de son amie d'enfance lui chatouillèrent le nez et il comprit qu'elle lui embrassait le front, comme pour lui souhaiter bonne chance.
Ce qu'il aurait voulu qu'elle lui tienne la main à ce moment où il s'abandonnait à l'inconnu pour revenir changer, à moitié homme, moitié machine. Il était terrifié, mais il se détendit malgré lui. Il fit un cauchemar terrible, où sa mère et son frère l'appelait depuis la voiture familiale, avant que la tôle ne se mette à fondre sur eux, juste comme il venait pour embarquer lui aussi.
Il se réveilla, gelé de la tête au pied, mais il y avait quelque chose de doux sur son ventre et en bougeant il sentit le même chatouillement qui l'avait frôlé quand il s'était endormi. Winry s'était endormie sur sa table d'opération, la tête sur son ventre nu, ses cheveux doux éparpillés sur lui. Son souffle lui caressait le torse et il devina sa main dans la sienne. Dans la droite. Il referma lentement ses doigts de métal, envoyant les ordres qui ne se faisaient plus autrefois et constatant qu'il sentait à peine Winry avec cette main. Il n'avait aucun sens du touché, il ne percevait pas sa chaleur. En se redressant tant qu'il le pouvait malgré les sangles qui retenaient encore son épaule et sa jambe, il vit qu'il pouvait faire bouger ses orteils.
Il avait mal aux nerfs et une légère migraine, mais sinon, il se sentait bien. Ses membres réagissaient tous à ses ordres, contrairement à l'impression de membre fantôme qu'il avait eu autrefois. C'était réconfortant de se sentir en contrôle. Puis, il leva son bras gauche, curieux de toucher à son nouveau bras. La froideur du métal le surprit et lui rappela que cet automail n'avait rien d'humain. Malgré lui, il s'imagina toucher Winry avec cette main d'acier, lui caresser les cheveux, la joue. Il frémit en se demandant comment elle pouvait tenir cette main horrible, dépourvue de la moindre chaleur. Sa poitrine trembla comme il réalisait ce qu'il venait de devenir.
Il n'osa pas faire de mouvements brusques, de craintes de réveiller Winry, mais juste comme il se faisait cette réflexion, elle se redressa avant de sursauter et sa main se crispa dans la sienne. Il le vit plus qu'il ne le sentit.
-Ed, tu es réveillé? Tu te sens bien? J'ai cru que nous allions te perdre, tu as perdu tellement de sang…
-Ah bon?
-Excuses-moi, je ne veux pas t'inquiéter. Ah, je ne ferais pas une très bonne infirmière. Comment tu te sens?
-J'ai un peu froid. Pourquoi est-ce que je suis encore attaché?
-C'est moi qui l'a demandé, parce que tu ne dois pas t'agiter pour l'instant, tes nerfs pourraient ne pas le supporter. L'opération a duré 7 heures…
-Si longtemps que ça?
-C'était normal vu qu'on installait les deux automails en même temps, mais je ne le refairais pas et tu serais mieux de ne pas perdre d'autre morceau, tu m'entends. Tu es pâle comme un fantôme.
Elle lui caressa le visage, repoussant ses cheveux longs et il frissonna en se sentant minuscule et fragile tout d'un coup. Il aurait voulu pouvoir la toucher de la même manière et par réflexe, ce fut sa main droite qui se tendit vers elle, mais il stoppa aussitôt son geste. Il ne voulait pas se souvenir de cet automail en regardant Winry, il ne voulait pas qu'elle tremble à cause du froid que dégageait ses doigts, il ne voulait pas admettre qu'il ne pourrait jamais…
-Ed, qu'est-ce qu'il y a ?
-Hein? Ri… rien, j'ai juste…
Il rattrapa sa main comme elle semblait prêt à la retirer et ferma les yeux un moment. Il aurait voulu qu'elle le prenne dans ses bras, qu'elle l'embrasse, qu'elle la cajole et lui dise qu'il était comme avant, qu'il n'avait pas changé, qu'elle ne le trouvait pas repoussant, que ses automails ne l'effrayait pas. Mais elle rougit en réalisant ce qu'elle faisait et se dégagea brusquement, sans exaucer le moindre de ses souhaits.
-Ed, pardonnes-moi je… Il faut qu'on te fasse passer des tests pour être sûrs que tu n'as rien, il faut…
Edward se réveilla avec un grognement de mécontentement. La Winry de ses rêves était aussi fuyante que celle de la réalité. Mais selon ses plus récents courriels, cet état de chose allait changer. Elle arrivait avec le premier avion cet après-midi. Elle avait une semaine d'études, ou de congé et pouvait quitter l'université malgré la méchanceté de son directeur de programme, qui tenait mordicus à l'empêcher d'entretenir une vie sociale en-dehors de ses études.
-Et pour une fois, pas de Jeffrey à l'horizon, voulut-il s'encourager.
Mais en croisant son reflet dans le miroir de sa salle de bain, il songea que les choses pourraient être plus compliquées. Il n'avait jamais eu l'air aussi crevé. En ressortant de sa douche, il constata que ce n'était pas tellement mieux. Il avait l'air plus frais, mais pas plus enthousiaste. En secouant la tête, il se sécha rapidement, enfila les premiers vêtements propres qui lui tombèrent sous la main et sortit sans prendre la peine de mettre de gant. Il essayait d'adopter une nouvelle attitude envers ses automails. Ce n'était pas facile, mais maintenant, il pouvait se remercier d'avoir choisi ce genre de prothèse. Autrement, il serait mort face aux tirs de Tucker…
Il préféra oublier ce détail.
Il lui fallu un moment pour descendre dans le garage et encore plus de temps pour se décider à embarquer dans sa voiture. Il ne fit pas gronder le moteur, se contentant de la démarrer et partit à une vitesse modérée. Il savait que Winry serait contente de le voir arriver avec sa voiture. D'un, elle l'adorait, de deux, cela prouverait qu'il reprenait du poil de la bête. Et dans un sens, après deux semaines passés à réfléchir sur son avenir, il avait retrouvé la raison. Son écurie l'avait laissé tombé, mais rien ne l'empêchait de s'en trouver une autre…
Ce ne serait pas facile, mais sa vie ne l'avait jamais été. Il se gara dans le stationnement de l'aéroport, coupant la musique classique qu'il avait mis pour se calmer les nerfs. Il préférait que Winry ignore qu'il écoutait ça. Ce serait mauvais pour sa réputation et bien qu'elle soit presque ruinée, il y tenait encore…
En sortant de sa Lamborghini, il pu entendre un sifflement admirateur, qui s'adressait à la caisse et pas à lui, mais autrefois, il pensait presque à sa voiture avant lui, alors, il n'en prenait pas ombrage. Il jeta un œil à la femme qui observait l'engin avec envie.
Il fut intimidé en découvrant une silhouette toute en courbes et en finesse. La poitrine de son admiratrice débordait de sa petite robe noire et ses longs cheveux sombres cascadaient sur ses épaules nues. Elle lui adressa un sourire étrange, presque machiavélique. Il eut un frisson dans le dos en sentant ses yeux peser sur les doits mécaniques de sa main droite. Elle l'étudiait comme on étudiait du bétail, ou un moteur à plusieurs cylindres et malgré lui, Ed fut gêné.
-Edward Elric… Je devrais peut-être m'éloigner avant qu'un malheur ne se produise, se moqua-t-elle.
-Ouais, c'est ça…
Il fit cliqueter son démarreur à distance, le klaxon lâcha un bip et en jouant un peu avec ses clés pour frimer, il passa à côté de la femme. Si elle était jeune, il n'aurait pas pu le dire, mais en la regardant, il la trouvait… Agressive. Il entra dans l'aéroport et très vite, il eut la désagréable impression d'être suivi. Un coup d'œil par-dessus son épaule lui permit de constater que c'était cette fille. Elle avait des yeux bruns qui tiraient sur le rouge et ils ne cessaient de le fixer. Son regard lui sembla pesant et il accéléra un peu, sans pour autant se mettre à courir. En passant devant une vitrine remplie de miroir, il entraperçut son reflet. Sa chemise noire tombait nonchalamment sur ses jeans et ses cheveux longs laissés lousses sur ses épaules lui semblèrent un peu trop long. Il remarqua le pied en talon haut et la jupe noire de sa poursuivante et ragea en se sentant perdre un instant le contrôle de ses pensées.
-Ok, le vol 13, se murmura-t-il. Je ne vois pas pourquoi ça porterait malheur. Après tout, je suis pas dedans…
Il commençait à se laisser convaincre qu'il portait la poisse. Il se repéra rapidement et rejoignit l'aire de débarquement en constatant qu'il était pile à l'heure. Une pluie drue s'abattit sur Central, ralentissant les manœuvres d'atterrissage, mais Ed était serein. Il lui était arrivé tant de drame qu'il ne voyait pas comment un autre pourrait se produire. Il s'accouda aux baies vitrées pour regarder l'avion de Winry se poser. Il crut entendre quelqu'un se racler la gorge derrière lui et se retourna à demi.
C'était encore elle…
-Quoi?
-Tu es venu chercher quelqu'un sur le vol 13, comme moi? C'est fou comme le monde est petit quand même.
-Pff…
Il allait reporter son attention à la baie vitrée et l'avion quand une étincelle brilla sur le poignet de la femme. Il remarqua alors une insigne et la reconnut presque aussitôt. Elle avait un bracelet frappé du sceau des écuries Dante… Elle se pencha vers lui et il constata qu'elle avait un tatouage du même signe sur la poitrine. Il rougit malgré lui, essayant de se souvenir ce que signifiait ce symbole du lion et du serpent. C'était vague, mais il savait que ces écuries étaient parmi les meilleures du continent.
-Je suis venu chercher notre dernière recrue. Il a terminé son entraînement dans les montagnes de Briggs.
Ed fronça les sourcils. Pourquoi lui racontait-elle tout cela?
-Tu t'es fais saké par ton écurie, pas vrai?
-Y'a qu'à lire les potins, non?
-Ce n'est pas mon genre de lecture.
« Si elle sait lire », répliqua-t-il mentalement.
-Écoutes, pour l'instant, les grands maîtres des courses jugent que tu es en année sabbatique Elric, mais tu es une pointure en devenir. Les erreurs de jeunesse, on comprend ça chez Dante.
Malgré le fait que l'occasion soit trop belle, Ed avait comme un doute. Peut-être parce que ça semblait trop facile d'un coup?
-Je ne cherche pas d'écurie pour l'instant.
-Tu sais comment ça marche dans le business, vous ne cherchez pas, c'est nous qui vous trouvons. Ne te laisses pas le temps de rouiller, Elric, si tu veux avoir une chance.
D'un geste à la fois fluide et sexy, elle sortit une carte d'il ne savait où et la lui tendit.
-Appelles-nous quand le cœur t'en dira, mon chou. Dis que c'est Lust qui t'a référé.
Elle lui fit un clin d'œil avant de se détourner vers l'entrée où les passagers du vol débarquait. Un adolescent mince aux cheveux verts attachés en queue de cheval se trouvait dans la première ligne. Il avait un sourire en coin et un drôle d'accoutrement. Il faisait froid, pourtant, il portait des shorts et une simple camisole de cuir noire. Lust lui ouvrit les bras et ils échangèrent un baiser un peu trop passionné pour se faire en public.
« Je sais pas si je veux devenir une de ses recrues… »
Mais très vite, il oublia l'exubérant duo grâce au cri enthousiaste de son amie d'enfance.
-Edward! s'exclama Winry.
Elle souriait, d'un sourire qui n'avait rien de forcé pour une fois et il fut soulagé de la retrouver. Elle avait un manteau de cuir noir et cette jupe courte qu'elle ne pouvait s'empêcher de porter. Déjà exacerbé par les formes de Lust, Edward se laissa complètement charmé en voyant Winry marcher vers lui. Ses cheveux blonds touchèrent son menton comme elle le prenait dans ses bras et il ne se fit pas prier pour répondre à son étreinte, réconforté après le cauchemar qu'avait été sa vie sans elle. Ils restèrent un moment ainsi, dans les bras l'un de l'autre.
-Tu es venu en taxi?
-Tu crois que j'ai si peu de classe que ça? Ça a été le voyage?
-Super, j'étais en classe économique avec une bande de zarbis qui faisait n'importe quoi. Je peux pas croire que je vais me retaper ça à la fin de la semaine.
-Ne penses donc pas à ça. Viens, on va aller chercher tes bagages.
-Oui, mais vite hein, parce que j'ai hâte d'être rentré! Enfin, je vais être dans mon atelier avec mes outils.
Cette remarqua rappela à Edward qu'elle avait amené un set impressionnant d'outil et d'instrument pour son université. « Oh non, il va pas falloir que je porte deux tonnes d'équipements toujours… »
Un bras autour des épaules de son amie, le gauche, ils allèrent récupérer les valises de Winry, qui étaient moins nombreuses que son copain ne le craignait. Ils eurent un petit moment de malaise quand une employée les traita comme s'il formait un couple, mais ils firent semblant pour ne pas l'énerver et gagnèrent finalement le stationnement, se tenant un peu plus éloigné l'un de l'autre. Comme ils avaient toujours été ensemble, ils agissaient comme s'ils étaient plus intimes qu'ils ne l'étaient en réalité. Surtout depuis la mort d'Alphonse, ils avaient pris l'habitude de se coller davantage, ne serait-ce que pour se rappeler qu'ils étaient vivants tous les deux. Enfant, ils s'étaient embrassé, innocemment, juste pour voir, mais aujourd'hui, leur situation changeait. Leurs désirs et leurs rêves n'étaient plus les mêmes, mais ils étaient incapables de considérer leur amitié avec un avis plus adulte.
Ils avaient peur de tout perdre s'ils se risquaient dans une relation amoureuse et avec l'incident du bar, Ed ne pouvait pas trop en demander. Ils remplirent la valise de la voiture, il lui ouvrit sa portière avant d'aller prendre place derrière le volant. Une fois tout les deux plus isolés, ils se sentirent un peu plus détendus. C'était vrai que le fait qu'il vienne la chercher à l'aéroport pouvait porter à confusion et que ces derniers temps…
-Tu as l'air vraiment mieux que la dernière fois que je t'ai parlé au téléphone.
-Faut dire que cette semaine a été un peu mieux que la dernière.
-D'autres filles dans les bars?
-Non, pas de bar ni de fille, pas même une goutte de bière. J'ai recommencé à travailler sur le moteur « X ». Ça m'a fait du bien de me replonger dans quelque chose.
-Cette femme m'a vraiment gêné quand elle a dit comme on était bien assortie.
-Pourquoi? Elle n'avait pas raison?
-Non mais, si les gens s'imaginent des choses alors qu'il n'y a rien entre nous, c'est bizarre, tu ne trouves pas?
-Winry… Il y a quelque chose entre nous.
-Ed?
Il n'avait pas encore démarré le moteur, hésitant à partir alors qu'ils discutaient tranquillement pour la première fois. Et comme elle se retournait vers lui, il comprit qu'elle jouait au même jeu que lui. Elle le testait pour s'assurer de la vérité vraie. Elle ne voulait plus être blessée. Elle ne voulait pas le revoir sur les couvertures des revues en train de peloter les filles des bars. Elle ne voulait pas qu'il s'occupe d'une autre fille qu'elle.
-Jusqu'à maintenant, on se parlait tout le temps au téléphone et ça m'énervait…
-Moi aussi, fit-elle. Mais tout à l'heure, ce que tu as voulu dire… Ce qu'il y a entre nous, c'est…
-C'est ça, répondit-il en l'attirant contre lui.
Il l'embrassa sans prévenir, la prenant par surprise, mais elle s'abandonna presque aussitôt après s'être raidie dans ses bras. Ed avait espéré avoir cette occasion trop longtemps et il repoussa les limites de son amie, lui arrachant un gémissement étouffé. Il essaya de calmer ses pulsions, de réprimer son élan, de ne pas la toucher avec son automail. Ses cheveux étaient doux sous ses doigts. Sa bouche s'ouvrait sur la sienne, invitante et elle s'invita chez lui, répondant avec fougue à son baiser, se mettant carrément à genou sur lui pour mieux l'embrasser. Ils étaient à l'étroit, mais ils se cramponnaient si bien l'un à l'autre qu'ils ne voyaient pas de raison de s'en plaindre.
Ils se séparèrent à bout de souffle, Winry lui tenant la tête, Edward cherchant ses mots.
-Je…
-Je t'aime, Ed, dit-elle. Mais ce n'est pas juste. Tu as toutes les filles que tu croises à tes pieds.
-Ce n'est pas vrai. La plupart du temps, elles doivent d'abord se saouler pour en arriver là. Puis… Il n'y a que toi qui a jamais compté.
-C'est vrai Ed?
-Bien sûr que c'est vrai.
-Alors tu veux qu'on soit ensemble?
-Oui.
Elle colla son front contre le sien, louchant presque pour le regarder droit dans les yeux. Il frissonna en sentant ses lèvres frôler les siennes comme elle demandait :
-Edward, tu m'aimes? Tu m'aimes vraiment moi?
-Oui, Winry, je t'aime.
-Dis-le encore.
-Je t'aime Winry.
Elle l'embrassa de nouveau, avec plus de passion encore et cette fois la lutte gagna leurs mains qui s'égarèrent sur l'autre, avant qu'ils ne se ressaississent.
-Tu sais, la première fois que tu m'as embrassé, ça ne comptait pas.
-Pourquoi?
-Je ne t'avais pas dit que je t'aimais moi aussi.
Ed se demandait s'il ne rêvait pas. C'était un peu facile… Mais il était heureux. Il se sentait coupable, mais si heureux… Il repartait à neuf maintenant. Et il ferait tout pour être à la hauteur cette fois.
à s.u.i.v.r.e
Yeah, de la joie, de l'amour, de la vie, de l'espoir! Voyez, une meilleure note que le dernier chapitre. Alors oui, ils finissent vite ensemble, mais j'ai déjà fait une fic où leur fallait plus de 300 pages pour finir par s'embrasser, se dire qu'ils s'aiment, alors imaginer la progression du reste. Puis sérieusement, les amis qui sont si proches qu'il passe pour un couple mais qui n'en sont pas un parce qu'ils refusent d'admettre qu'ils s'aiment davantage –genre la gêne, l'impression que l'autre ne l'aime pas, la peur de perdre un ami cher- c'est beau, mais je l'ai déjà utilisé, alors le drame sera autre part. Puis, c'est pas parce que maintenant tout va bien que ça va demeurer tout beau. La vie de couple, c'est quelque chose, et cé pas tout le temps rose.
Sinon, ben, je voudrais une review pour chaque chapitre, même si j'en ai mis deux dans la même journée. Siouplait! C'était pour vous raccrocher, parce que je voulais pas vous perdre avec la déprime intense d'Edward… Bon il est tard, faut que j'aille me coucher moi… minuit moins 20, ah seigneur…
Envy et Lust ont fait un passage éclair, mais maintenant, vous savez de quoi il retourne un peu plus. La suite, le plus tôt possible. Si j'ai mes reviews!
