Auteur : Mey & Hell
Titre : Détermination et Obstination (Détestable Attirance. Chapitre 3)
Pairing : HPDM
Rating : M (Ce chapitre contient un lemon, et autre joyeusetés.)
Note : Désolé, le chapitre a mit vraiment beaucoup de temps à venir. Peut-on remettre la faute sur les fêtes, les cours et, bien, une légère toute petite flemme ? Bref, un chapitre tout de même assez long (de 8600 mots. C'est beaucoup ?) selon mon point de vue. Même si Mey a pratiquement écrit plus de la moitié. 'Rhum'rhum, je suis pas douée, pour les trucs citronés alors… Bref. Bonne Lecture & Reviews, Please.
RAR: (désolé on avait oublié ...)
caro(as) : merci pour la review, longue fic en veux tu en voila.
Alien Amer : è.é c'est une fic sadique depuis le départ, vive le suspens ! en tout cas merci pour la review , voila le lemon...
Il était vingt-et-une heures et un léger bruit provenant de la porte de bois sombre, vint le tirer de ses pensées plus ou moins encrées dans de bonnes mœurs. Il constata que le Gryffondor était à l'heure… Une première. Il lança à la cantonade un « entrez », qui résonna un moment dans le silence lourd du cachot, au brun derrière la porte. Celle-ci s'ouvrit quelques secondes plus tard, révélant un bel éphèbe, au regard résigné et visiblement déçu de ne trouver personne d'autre que lui dans la pièce.
« -Qu'est que tu attends Potter ? Je n'ai pas que ça à faire moi. Je n'ai pas prévu de passer ma soirée à te regarder dans le blanc des yeux.
-Qu'est que tu veux faire alors ? »
Si tu savais, Harry… Bien sûr ce n'est pas ce qu'il lui dit, même s'il le pensait très fort, il lui répondit d'un ton serein agrémenté d'un sourire faussement innocent, qu'il avait prévu des potions au programme, comme leur professeur lui avait demandé, l'après-midi même. Enfin, Snape, n'avait pas vraiment donné une quelconque consigne à son filleul, d'une certaine façon parce qu'il s'en fichait de ce qui adviendrait de Potter, et surtout à cause du fait qu'il ne voulait surtout pas savoir ce qui allait ce passer cette nuit dans son cachot entre Draco et le Survivant. Ce n'était pas tellement à cause des « choses » en général, après tout lui aussi avait déjà couché avec quelques personnes dans cette pièce, mais aussi et surtout à cause de l'identité des deux protagonistes…
XxXxX
Harry avait relâché sa respiration –bien qu'il ne se souvenait pas l'avoir retenue- aux mots de son « professeur ». Mais son sourire innocent ne le trompait pas, il valait mieux que le brun reste sur ses gardes avec un peu de chance Snape passerait vérifier s'ils travaillaient bien… mais avec la chance qu'il avait eut jusqu'ici, ça ne risquait pas d'arriver. Il y avait aussi ce baiser troublant dans la salle de métamorphose –décidemment ils étaient abonnés aux salles de classe-, le rouge et or avait beaucoup de questions mais il se doutait que s'il en parlait, il ne donnerait pas cher de sa vertu. Le brun alla rejoindre Malfoy et, en maintenant tout de même une distance de sécurité, écouta ses instructions pour commencer à travailler.
XxXxX
Les deux adolescents se mirent donc au travail, sans qu'aucun geste, ni qu'aucunes paroles déplacées ne viennent troubler leurs travaux. Ce que le blond avait parfaitement planifié, arriva au bout d'une demi-heure, à savoir, le brun voyant que rien, ni personne, n'avait essayé d'attaquer sa vertu, qui malgré l'incident survenu quelque temps plus tôt, était toujours intact, enfin d'après Draco, baissa sa guarde.
La phase un de son plan était enclenchée. Et la seconde allait s'annoncer très amusante- bien que sûrement très frustrante, il ne se faisait pas d'illusion après tout.-, Harry était donc en train de couper des racines de mandragores, essayant d'en obtenir d'environ 1,23 centimètres –il devait faire attention, parce que si ces morceaux dépassait les 1,35 centimètres, il risquait d'y avoir une explosion telle qu'une partie des cachots risquait de ne plus pouvoir être utilisable avant un long moment.-, lorsque le blond se glissa sans un bruit dans son dos, son cœur commença à battre à tout rompre dans sa poitrine.
Draco voulait le garçon brun devant lui, il voulait goûter et toucher une fois encore à sa peau, et même si cela prenait du temps, il obtiendrait le corps d'Harry Potter. Une fois arrivé derrière l'Elu, le serpentard colla son torse au dos du Gryffondor et posa ses mains sur les siennes, et lui susurra doucement à l'oreille :
« -Ce n'est pas comme ça qu'il faut t'y prendre, tu en as pour des heures encore. Laisse-moi te montrer. »
XxXxX
Harry rougi en sentant le torse du serpentard contre son dos. Une douce chaleur se répandit à partir de l'endroit où se touchaient leur peau, et contrairement à se que son cerveau lui dictait, le brun ne trouva pas le contact désagréable.
Le Gryffondor sentait le souffle du blond contre son oreille et si Malfoy lui lâchait les mains à cet instant, Harry était sur que celles-ci trembleraient d'anticipation, et sûrement, peut-être encore inconsciemment de désir…
Le comportement de sa Némésis ne passa inaperçu auprès de Draco, et c'est avec un sourire lubrique qu'il se rapprocha un peu plus à sa « victime », seul l'épaisseur de tissu les séparait encore alors qu'il guidait les mains d'Harry sur le couteau.
Le brun ne pu s'empêcher de rougir de plus en plus alors qu'il sentit le buste du blond se presser contre lui. Ses joues légèrement roses jusqu'à présent devinrent rouges et sa respiration se fit erratique alors qu'il sentait la chaleur émanant de son « professeur » l'envelopper, malgré la couche de vêtement qui les séparait, dans la froideur et l'humidité des cachots. Une étincelle de lucidité lui traversa l'esprit et c'est dans un murmure qu'il répondit qu'il avait compris et essaya de se dégager de l'étreinte du serpentard.
Malheureusement –ou heureusement selon le point de vue- ce n'était pas du goût du blond qui resserra sa poigne sur sa main droite et passa possessivement son bras autour de la taille du gryffy.
Le cœur du Survivant accélérait de plus en plus alors que son sang pulsait vers son visage. Et quand il le sentit se diriger vers le bas, il s'arracha subitement à la prise de Malfoy et se dirigea rapidement vers le placard à ingrédient pour –soit disant- prendre les ailes de chauves souris qu'il avait oublié. S'éloignant ainsi du vert et argent pour tenter tant bien que mal de retrouver un rythme cardiaque et respiratoire normal, et de reprendre une couleur de peau normal.
XxXxX
Le blond regarda sa proie s'éloigner avec un regard amusé après avoir avisé les ailes de chauve-souris qui se trouvaient au coin de la table de travail. Draco décida de continuer son avancée et pousser le lion dans ses derniers retranchements et c'est d'une démarche de prédateur qu'il rejoignit le brun.
XxXxX
Harry avait reprit un peu son calme et essayait de se rappeler ce qu'il avait dit aller chercher … des ailes de chauve-souris… alors qu'il y en avait déjà sur la table, c'était lui-même qui avait été les chercher. Il tressaillit quand il sentit le souffle du serpentard dans sa nuque -il ne l'avait pas entendu approcher- et à son grand désespoir se remit à rougir. Les mains du blond passèrent de chaque coté de sa tête pour s'appuyer contre l'armoire et le brun de plus en plus gêné, s'enfuit d'un geste vif –et après un joli pas de danse- vers la table où l'eau de la potion était en train de bouillir lentement. Il ne vit donc pas le sourire malicieux qu'arborait le serpentard.
Une demi heure passa durant laquelle sous prétexte de l'aider, Harry virait de plus en plus rouge, une main de Draco s'attardant un peut trop, de brèves caresses ou encore un souffle sur la nuque qui montrait la proximité des lèvres du blond. Et au grand dam du Survivant, il réagissait de plus en plus, du petit frisson au tressaillement, du soupir au gémissement et suite à plusieurs caresses appuyées, son sang convergeant progressivement vers la partie sud de son corps. Dès que Draco était assez loin pour ne pas l'entendre il ne pouvait s'empêcher de grogner à propos des vicieux serpentards aux mains baladeuses.
Cependant trente minutes avant la fin de cette « retenue », le vert et argent voulait lui montrer comment bien mélanger la potion, plaquant son torse contre le dos du brun, maintenant sa main dans la sienne et glissant son autre bras autour de la taille d'Harry qui tremblait.
Ne pouvant se défaire de la prise du blond, le Gryffondor se laissa faire, et ses yeux s'embuèrent lorsque la main fine et blanche de son « professeur » vint lui caresser le ventre sous sa chemise –il avait laissé leur robe depuis longtemps, la chaleur se dégageant de la potion étant trop intense, il soupçonnait même le serpentard de l'avoir fait exprès-. La main gauche de sa Némésis remontait doucement sous son haut frôlant son nombril et migrant vers ses tétons dressés pendant que la droite remontait doucement le long du bras du survivant pour rejoindre sa consœur sur son torse.
Harry se laissait faire, incapable d'aligner deux pensées cohérentes sous les doigts experts et se laissant progressivement aller sur le torse, qu'il devinait musclé à travers la chemise légère qu'il sentait contre son dos. Il gémit doucement et d'une façon très érotique lorsque la langue de Draco vint lécher son oreille et descendit le long de sa nuque, la bouche du blond dévorant son cou pendant que les mains baladeuses descendait jusqu'à atteindre sa ceinture qui ne fit pas long feu. Le brun avait chaud, il brûlait littéralement de désir et ne faisait que s'enflammer plus sous le toucher du serpentard, il tourna lentement la tête pour voir le blond, les yeux toujours embués et respirant par à coup. Ledit blond, lui happa littéralement la bouche, mordillant sa lèvre inférieure et passant doucement sa langue sur le pourtour de celles-ci, en quémandant l'entrée, le Gryffondor lui céda bien volontiers et s'en suivit un combat acharné que le serpentard fini par gagner à son plus grand plaisir –et à celui d'Harry qui se sentait fondre tendit qu'une grande chaleur se diffusait dans son corps-.
XxXxX
Draco ne comptait pas s'arrêter là et commença à défaire la braguette du rouge et or, sentant son excitation et la frôlant arrachant des grognements au Survivant qui lui dévorait la bouche de plus bel. La main serpentarde caressait lentement la bosse qu'il pouvait sentir à travers le caleçon du Griffy alors qu'il plaquait furtivement son propre désir conte les hanches du brun, sa bouche descendant le long des épaules d'Harry qu'il dévêtait tout en le faisant tourner pour qu'ils se fassent face. Sa bouche alla taquiner les bouts de chair rose qui le narguaient pendant que d'une main il terminait de déboutonner la chemise du brun et que de l'autre il continuait ses caresses lascives sur la bosse désormais proéminente qui témoignait du désir de son vis-à-vis. Leurs gémissements rauques emplissaient entièrement la pièce.
XxXxX
Harry devenait fou, les mains de sa Némésis le plongeaient dans les limbes du plaisir et sa bouche lui faisait tourner la tête. Il ne pensait qu'à une chose, ses doigts sur sa peau, sa langue sur son torse et le désir du blond contre sa cuisse… Minute… le cerveau du survivant se remettait lentement en route, le reconnectant peu à peu à la réalité, il se mit à trembler convulsivement et son envie descendait progressivement. Ce qui ne passa pas inaperçu auprès du serpentard qui remonta à la hauteur de se yeux et qui après un baiser tendre et qu'une lueur d'inquiétude ai traversée ses yeux lui dit :
« Harry ? »
Le visage du rouge et or blanchit puis rougit de plus belle.
« Ça va ? Cette fois son inquiétude était vraiment perceptible dans sa voix
-Euh, je … »
Fixant les lèvres fines du blond, le brun fut pris d'angoisse quand il se rendit compte qu'il n'avait qu'une envie : les embrasser, il repoussa doucement le serpentard qui semblait de plus en plus perdu et s'enfuit courageusement de son étreinte, attrapant sa robe au passage, il avança à grand pas vers la porte.
XxXxX
Draco mit quelque temps à sortir de sa stupeur et rattrapa Harry juste avant qu'il ne franchisse la porte mais il relâcha aussitôt prise quand ses iris argentées rencontrèrent les deux jades remplies d'angoisse de son vis-à-vis ne sachant que dire il le laissa franchir la porte des cachots. Son cœur se serrant étrangement lorsque qu'il repensa au regard de sa Némésis, mais son impression fut vite chassée dans un coin, sa raison reprenant le dessus, se rendant compte de son échec. Mais ça n'allait pas finir comme ça.
XxXxX
Harry remontait des cachots en courant, se rhabillant pour être présentable quand il arriva devant la grosse dame et après avoir énoncé le mot de passe, passa en trombe dans la salle commune et s'enferma sans un mot derrière les rideaux entourant son lit.
Qu'avait-il fait ? Rien justement, il s'était même laissé faire et il avait aimé. Oh Merlin, et ce regard, cette voix pleine d'inquiétude et ce baiser tendre, tout était confus et le brun ne savait que penser.
C'est donc complètement perdu que le survivant se laissa lentement bercer par les bras de Morphée pour s'enfoncer au pays des songes.
XxXxXxXxXxXxXxX
Après ce qui s'était passé la veille Harry était très perturbé. Il avait bien sentit les regards brûlants et avides que lui avait lancé son « professeur particulier » toute la matinée mais il n'osait pas rencontrer ces yeux pleins de désir.
Pourtant quand il entra dans la grande salle pour déjeuner, il fallait bien l'avouer il avait été soulagé mais aussi déçu que le blond ne soit pas présent. Et son regard déviait vers la table des serpentards sans qu'il ne s'en rende compte. Le blond arriva plus de dix minute plus tard, et le Gryffondor ne put empêcher un soupir de passer ses lèvres –était-ce de déception … ou de soulagement ?-.
Ron lui parlait mais il n'écoutait que d'une oreille distraite, le serpentard avait toute son attention, et bizarrement celui-ci ne lui lança pas un regard. Rassuré Harry se re-concentra sur le monologue de Ron et le repas se déroula sans souci.
Enfin ça c'était jusqu'à ce qu'Hermione lâche subitement sa cuillère en devenant toute rouge. Peut être que le rouquin lui faisait du pied sous la table et que ça l'avait surprise. Mais les soupirs d'extase, les bruits de couverts tombant sur le bois, et les filles pivoines se multiplièrent. Qu'est-ce qu'il pouvait bien se passer ?
Le brun suivit le regard de son amie et ne tomba sur nul autre que son meilleur ennemi, Draco Sexy Malfoy qui était en train de déguster son dessert. Et quel dessert, qui a eu une telle idée hein ? Des fraises recouvertes de chantilly avec du chocolat fondu, ils n'auraient pas pus trouver un dessert moins « érotique », nan mais quelle idée, des fraises croquantes, de la crème fouettée onctueuse et du chocolat dégoulinant et délicieux -vu l'expression du serpentard-.
Le blond ne mangeait pas les fraises il les savourait … Il prenait lentement une fraise rouge, la recouvrait de chantilly et enfin la nappait d'une dose considérable de chocolat. Mais ce n'était pas ça qui avait fait piquer un fard à toutes les filles de la salle –et a certains garçons- c'était la façon dont il mangeait cette fraise recouverte de chantilly. Draco avait les yeux à demi fermés, et tenait dans ses doigts le fruit défendu, il suçotait lentement et follement sensuellement le chocolat, puis le bout de chair rose qui lui servait de langue sortait de sa bouche et léchait à grandes lapées la chantilly restante pour enfin diriger la pauvre petite fraise vers ses lèvres pulpeuse et rougie par le jus des fruits précédents pour sucer le bout rouge –comme s'il restait encore quelque chose après le léchage intensif- et enfin croquait doucement mais férocement le petits fruit rouge qui n'avait rien demandé.
Bien sûr le serpentard avait fait tout cela en plongeant ses iris argentées dans celles émeraudes d'Harry qui avait senti au fur et à mesure du spectacle son sang descendre vers une certaine partie de son anatomie et le peu qui ne s'y trouvait pas encore avait migré vers ses joues. Par Merlin !
XxXxX
Draco était très fier de lui, à la table des gryffondors sa victime imitait parfaitement le poisson rouge mais malheureusement –pour Harry- ce n'était pas fini. Sa Némésis n'avait pas une fois croisé son regard de toute la matinée et un Malfoy ne pouvait être ignoré sans conséquence, le blond avait donc cherché comment préparer sa vengeance et quel ne fut pas son plaisir lorsqu'il avait découvert que le dessert de ce jour là était des fraises. Il avait donc commencé son manège et le brun n'en avait pas perdu une seule bouchée (NdM : désolé c'était trop tentant xD). Sa proie se tortillait discrètement sur son banc pendant que le serpentard savourait une autre fraise et malgré la distance Draco pouvait parfaitement voir le désir qui brûlait la verdure de ses yeux et cela l'enchantait. C'était l'heure du coup de grâce, le vert et argent recouvra entièrement son objet de persuasion de chocolat (NdM : pas d'idée déplacée je parle de la fraise) et quand il finit de déguster le fruit ses doigts en étaient, comme par hasard, recouvert, ignorant la serviette qui se trouvait à coté de son assiette il commença à lécher ses phalanges, les yeux rivés dans ceux de son fantasme sur pattes. Sa langue s'enroulait sensuellement autour de son pouce, dénichant chaque goutte de chocolat, puis il goba son index faisant de rapide va-et-vient, puis ses autres doigts subirent le même sort.
XxXxXxXxXxXxXxX
Harry à sa table avait une trique d'enfer, il ne pouvait lâcher les yeux de Draco et sa bouche, « nettoyant » ses doigts, quand il se re-concentra sur le regard de sa Némésis le brun y vit quelque chose d'encore plus troublant, pour ne pas dire excitant, il pouvait vraiment lire « si tu étais resté hier ce serait autre chose qui aurait subit le même sort ».
S'en fut trop et le rouge et or se précipita hors de la salle, bénissant les grandes robes de sorcier larges pour cacher des réactions compromettantes, et maudissant le préparateur des repas pour avoir mit des fraises, de la crème fouettée et du chocolat fondu en dessert. Il venait de sortir de la salle quand il entendit des gloussements, plusieurs filles était tombées dans les pommes (NdM : et non pas dans leur bol de fraises XD), surtout des Poufsouffles –exaspérant-, d'autre était rouge tomate –minable-, d'autre encore s'étaient jetés sur leur petit ami pour qu'ils assouvissent leur désir –pitoyable- et enfin une foule de groupie en furie avait pris d'assaut la table des serpentards-lamentable-. Et la principale source de toute cette agitation souriait… Vous vous rendez compte il souriait à ces greluches qui étaient en train de lui faire du charme !
Harry sentit une bouffée de colère l'envahir, c'était qui ces dindes qui entourait SON serpentard, c'était LUI qu'il avait voulu chauffer pas elles, c'était SES yeux que le blondinet fixait, et c'était à LUI que le blond lançait un regard aguicheur et victorieux en ce moment … Minute … Draco articulait lentement deux syllabes avec un regard faussement innocent et interrogateur … « Ja-loux » … Foutu Serpentard !
Et ledit serpentard afficha un immense sourire quand il vit le rouge et or partir en courant.
Le brun frappa violemment le premier mur qui lui tomba sous la main –le poing en l'occurrence- et se dirigea vers son dortoir, ce petit excès de violence avait eu le mérite d'apaiser un peu sa colère et son érection douloureuse mais il allait quand même devoir passer par la case douche froide avant de retourner en cours.
XxXxXxXxXxXxXxX
La journée passa très rapidement et l'heure de la deuxième retenue arriva au galop, Harry la redoutait encore plus que la première qu'allait-il se passer, il brûlait de désir pour sa Némésis et même plus, sa jalousie maladive le prouvait. Depuis l'épisode du déjeuner le blond ne s'embêtait plus pour lui montrer qu'il était désiré, une fille à chaque bras, lançant des œillades qui en faisait glousser d'autres… Pour une fois Harry comprenait les sentiments de Parkinson qui elle lançait des regards assassins aux groupies qui avaient prises d'assaut le prince des serpentards.
Il restait une heure avant la retenue et le Survivant tournait en rond dans son dortoir, ses compagnons savait pertinemment que c'était à cause de son futur « cours » avec Malfoy, mais pas pour les raisons qu'ils semblaient penser. Le brun avait réfléchit tout l'après-midi et en était arrivé à cette conclusion : la vengeance est un plat qui se mange froid et œil pour œil dent pour dent. Le rouge et or avait donc décidé de jouer le jeu du serpentard mais ce serait lui qui aurait les rênes. Il s'était résigné vu sa réaction du déjeuner, il ne résisterait pas à Malfoy s'il devait rester deux heures avec et surtout si celui-ci se montrait aussi « entreprenant » que la dernière fois. Harry avait donc décidé de séduire le serpentard, après tout il était sexy et séduisant, et sentait bien le sentiment qui grandissait en lui depuis le baiser de la salle de métamorphose, il voulait se rendre compte s'il ne s'était pas trompé, autant tuer le mal dans l'œuf. Le Gryffondor avait donc pour l'occasion enfilé des vêtements qui mettaient son corps en valeur -vestige d'une tentative d'Hermione de le relooker, il ne les avait jamais portés- et mit les lentilles qu'il s'était acheté pour le quidditch. Après une ultime tentative pour dompter sa crinière, il lança un regard appréciateur au miroir et c'est d'un pas décidé et laissant sur son passage ses compagnons de chambre les mâchoires à terre qu'il se dirigea vers sa retenue. Mais il déchanta bien vite, plus il s'enfonçait dans les profondeurs du château plus la peur l'envahissait, il était anxieux, stressé et la seule pensée qui tournait en boucle dans sa tête était : comment va-t-il réagir ?
XxXxX
Il était plus que prêt maintenant, cette fois serait la bonne, avant le petit-déjeuner du lendemain, il aurait eu le brun. Il avait tout calculé, négligeant même ses cours de la journée, pour ressasser encore et encore les étapes qu'il devrait suivre. Les Gryffondors étaient prévisibles, ce n'était pas compliqué de savoir comment ils allaient réagir ou ce qu'ils allaient dire, surtout pour lui qui avait plus côtoyé de personne de cette maison – insulté et rabaissé à n'importe quelle occasion crée des liens- que tous les compatriotes de la sienne. Et personnellement, il se vantait de connaître le balafré aussi bien que ses amis –bon, OK, peut-être pas Granger et Weasley, mais au moins Finnigan et Thomas-. Il connaissait ses points faibles, ses peurs et à force d'observation, il en était venu à remarquer toutes ces petites choses qui font une vie, ce qu'il prenait au petit-déjeuner, les plats qu'il aimait, les personnes qu'il aimait et celles qu'il détestait –qui était de moindre quantité par rapport à la première catégorie-, il tenait d'ailleurs une place de choix dans celle-ci, et tenait à la garder. Bref, Potter devait arriver dans une quinzaine de minutes et tout était parfait, de sa tenue à ses cheveux. La seule chose qui le dérangeait, c'était son état d'esprit. En effet, il était anxieux, il voulait que le moment où il serait devant Harry arrive plus vite ou au contraire qu'il n'arrive pas avant un long moment, mais que cette foutue horloge ne le laisse pas dans cet état. Il ne devrait pas être comme ça, après tout son plan pour attirer le brun dans son lit allait bientôt payer, il devrait être satisfait de lui-même, heureux de savoir dans quel état, qui selon lui était sûrement très proche du sien, Potter était en ce moment. Mais la seule foutu chose à laquelle il était capable de penser était que dans à peine dix minutes il serait devant lui et dans une heure, voire deux maximum, il serait en train de baiser contre un mur ou dans le lit qu'il y avait dans l'arrière salle – question de synchronisation, à savoir, à quel moment ils ne seraient plus capable d'avancer plus loin avant de se jeter l'un sur l'autre et de ne plus se lâcher- et il était nerveux, pourtant il avait eu un nombre incroyable d'amants, masculins comme féminins, et jamais il ne s'était retrouvé dans cet état. Et plus important encore, il ne savait pas pourquoi.
C'est donc dans cet état d'esprit plutôt troublé, qu'il vint ouvrir la porte après que quelqu'un ait cogné à celle-ci, il recomposa son masque « made-in-Malfoy », et toute pensée confuse quitta son esprit, alors qu'il posait son regard dans celui de son ancien ennemi. Merlin, qu'il voulait cet homme. En effet, celui-ci était, magnifique. Ses yeux ressemblaient plus que jamais à deux émeraudes en fusion, et ses vêtements moulait son corps comme une seconde peau, et rien qu'à sa vue, Draco se sentit bander. Ce qui allait fortement contrarier ses plans. Parce que pour les réaliser il avait besoin de penser avec sa tête et pas avec son « deuxième cerveau ». Il laissa donc entrer le brun, son masque d'impassibilité toujours en place, il ne lui montrerait pas à quel point il avait été ébranlé en le voyant.
« -Malfoy ? »
Respire, Dray, respire. Contrôle ta voix. Ne gémis pas, inspire à fond et répond normalement.
« -…Potter ? »
Bien finalement son cas n'était peut-être pas aussi désespéré qu'il le croyait, enfin pour le moment, parce qu'il n'arriverait pas à effleurer et caresser Harry comme la dernière fois, il lui sauterait dessus directement, et cela pouvait lui retirer le brun de façon définitive.
Il devrait y aller plus subtilement cette fois ….
XxXxXxXxXxXxXxX
Une heure passa, sans que rien de plus intéressant que les bulles qui commençaient à se former sous le chaudron en ébullition derrière lequel étaient placés les deux protagonistes. Et bizarrement, Harry commençait à désespérer. Il ne s'était strictement R-I-E-N passer ! Pourtant il avait fait des efforts, il s'était préparé pendant un long moment, et maintenant le blond ne réagissait même pas. Peut-être s'était-il trouver quelqu'un d'autre ? Et que sa passade « Je-veux-me-taper-le-survivant » lui était passée… Il ne voulait pas que le blond ne veuille plus de lui, pas après que lui commence lentement à apprécier ce qu'il faisait ensemble. Ses regards, ses baisers tendres ou passionnés, les caresses sur sa peau, il ne voulait pas perdre cela…
Mais si le serpentard se détournait de lui, qu'est-ce qu'il pouvait y faire ? Il n'allait tout de même pas lui sauter dessus, et le laisser lui faire l'amour jusqu'à ce qu'il décide de rester n'est-ce pas ? Non, il ne voulait pas une relation basée sur le sexe, même si celui-ci occupait une grande place dans cette relation. Ils devaient pouvoir avoir des discussions sans que l'un d'entre eux eu envie de tuer l'autre –Et Merlin sait, que cela arrivait encore bien trop souvent- mais il y avait tout de même des signes qui lui montraient que le blond ne se fichait pas totalement de lui, sa voix remplie d'inquiétude et leur quelques baisers tendres… Et puis même si le serpentard ne l'aimait pas, il voulait tout de même retrouver les sensations qu'il avait ressenti la veille… Il le voulait vraiment beaucoup.
Un regard vers Draco, lui apprit que celui-ci était plongé dans ses pensées, apparemment insouciant à sa présence ici. Bien, comme l'autre ne voulait pas réagir, il allait prendre son courage de Gryffondor à deux mains, et attaquer lui-même son vis-à-vis.
XxXxX
Draco était perdu dans ses pensées, remplies de : « Bon qu'est ce que je fais maintenant ? Je ne vais pas rester là, planté comme un idiot sans rien dire. » Ou de « Est-ce que je peux l'embrasser et le coucher sur ce bureau maintenant ? », lorsque des lèvres douces et chaudes vinrent se placer au coin de sa bouche, en un timide baiser. Il se retourna, les yeux écarquillés vers le brun aux joues rougies à quelques centimètres de lui –Depuis quand était-il aussi près de lui ?-, deux mains fines vinrent s'accrocher à sa nuque, tandis que Harry lui soufflait doucement à l'oreille :
« -J'ai envie de toi, Draco. »
XxXxX
Devant le manque de réaction du blond, Harry se sentit rougir encore plus –si c'était possible- et tant qu'à oser autant tenter le tout pour le tout. Il se rapprocha encore une fois du serpentard, hésita un instant à quelque millimètre des lèvres douces puis plongeant son regard dans l'acier en fusion. Puis en soufflant sur ces sucreries fruitées, rapprocha ses lèvres, l'embrassant timidement, maladroitement.
XxXxX
Draco ne reprit ses esprits que quand il sentit une langue humide et chaude passer sur ses lèvres, il vit alors le Gryffondor, plus rouge que rouge, les yeux à moitié clos, ses fins sourcils légèrement froncés et le corps tremblant ; cette vision le fit fondre et il répondit –enfin- ardemment au baiser maladroit de son vis-à-vis qui se détendit, sûrement soulagé.
XxXxX
Soulagé, il n'y avait pas de meilleur adjectif, Harry avait eu tellement peur quand le vert et argent ne répondait pas à son baiser, angoisse inutile, le blond lui dévorait carrément la bouche, sa langue passait sur les lèvres du brun, il suçait doucement l'inférieure, mordillait la supérieure. Le gyffy se laissait faire, sa langue jouant avec celle de son vis-à-vis, lui faisant subir le même traitement qu'il recevait lui-même, il sentait son courage « gryffondoresque » revenir et il se fit plus demandeur, agrippant d'une main la nuque du blond alors que la deuxième caressait doucement puis langoureusement son dos.
XxXxX
Draco passa ses bras autour des hanches fines de son futur amant, serrant son corps chaud contre le sien sans rompre ce somptueux baiser qui l'emmenait au paradis.
En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, les deux adolescents se retrouvèrent sans robe ; et leurs mains découvraient le corps qui leur faisait face alors qu'ils s'embrassaient fougueusement jusqu'à ce que le manque d'air les oblige à se séparer. Essoufflés, haletant, la respiration irrégulière et le cœur prêt à sortir de leur poitrine, ils s'offraient l'un à l'autre, découvrant leur partenaire, mémorisant son corps de leurs mains, de leurs lèvres, de leurs langues.
Harry se retrouva, on ne sait comment, allongé sur une des tables de la pièce, torse nu, la braguette ouverte, les joues rougies, une légère pellicule de sueur sur son corps frissonnant et une splendide érection était visible à travers son boxer alors que Draco à moitié allongé sur lui, la chemise ouverte le regardait les yeux pleins de désirs, il se pourlécha les babines et dévora ce corps offert. Embrassant doucement le brun qui lui répondit ardemment, et déposa une ribambelle de baisers sur sa mâchoire mordillant son oreille, léchant la peau tendre du cou pour descendre sucer la clavicule où il laissa un suçon.
Le serpentard continua sa descente, mordillant les bouts de chair rose dressés arrachant un gémissement délicieux au Gryffondor, qui ne fit que rendre plus douloureuse son érection toujours prisonnière de son pantalon. Il se retint cependant et continua de parcourir de sa langue le corps se tortillant et gémissant sous lui, sa bouche faisant le tour de son nombril, goûtant ses hanches, pendant que ses mains parcourait toujours la peau douce. Quand il arriva au niveau de la verge du brun, il passa un coup de langue rapide à travers le tissu, et un grognement de plaisir résonna dans la pièce.
Ne pouvant se retenir le blond fit disparaitre le pantalon et le boxer décidemment trop gênant et après avoir demandé silencieusement l'approbation à un Harry rougissant, il commença à parcourir le sexe de son amant sur toute sa longueur, mordillant parfois, enroulant sa langue chaude autour de la verge gonflée.
Le brun voyait des étoiles, ce que lui faisait le blond était délicieux mais il en voulait plus, ses mains agrippèrent les mèches dorées et sa tête se balançait de droite à gauche en réclamant dans un murmure presque incompréhensible « encore », « plus ». Un cri qu'il ne savait même pas avoir poussé retentit dans le cachot quand la bouche chaude du serpentard l'engloba, et il se mordit violemment la lèvre quand celui-ci commença des va-et-vient de plus en plus rapide.
Les yeux embués de désir, Draco ne pensait qu'à donner du plaisir à son partenaire, essayant d'oublier sa propre érection qui le faisait effroyablement souffrir, il ne voulait pas le brusquer, il voulait l'emmener au septième ciel, il savait que Harry était vierge, il ne comprenait pas pourquoi mais il ne voulait pas le blesser, il voulait que le souvenir de sa première fois soit magique.
Le plaisir montait et le brun se sentait effleurer la jouissance il prononça un « Draco, je … » d'une voix rauque alors qu'il se libérait avec un cri dans la bouche de son amant, qui avala sa semence sans broncher et remonta à son niveau en lui faisant un simple sourire. Harry sourit en retour et embrassa tendrement son vis-à-vis. Il rompit le baiser quand il sentit l'érection du blond contre sa cuisse et après un moment de réflexion, il mordilla sensuellement le lobe du serpentard et le retourna sur la table, échangeant leur place. Devant le regard surpris et interrogateur de Draco, Harry murmura contre sa bouche un « Laisse moi te rendre la pareille » tout en appuyant ses dires, en caressant l'érection qu'il pouvait sentir à travers le pantalon, arrachant un gémissement des plus excitant au blond qu'il étouffa aussitôt avec un bouleversant baiser. Puis il refit au serpentard les mêmes délicieuses tortures qu'il lui avait fait subir, parcourant son corps de sa bouche et de ses mains, titillant ses zones érogènes.
Il se débarrassa rapidement des vêtements gênants, laissant son amant dans le plus simple appareil, et avec hésitation commença à parcourir de sa langue son désir brulant, embrassant le gland rougit pour finir par le prendre en bouche, suçant, léchant, faisant des va-et-vient sur la verge dressée, le blond la tête en arrière et le dos arqué accompagnait ses mouvements de coups de hanches, ses mains serrant la tête de Harry, en gémissant de plus en plus fort.
Il se libéra dans la bouche de son amant qui remonta pour lui faire face, un léger filet de sperme s'échappant du coin de sa bouche, il l'en débarrassa d'un coup de langue tout en lui murmurant qu'il n'était pas obligé mais le brun décidé, avala le liquide blanchâtre en affichant un sourire hésitant.
Draco se redressa entraînant Harry, chercha sa baguette d'une main tout en embrassant le brun et jeta un sort faisant apparaître un matelas par terre, il y allongea son amant et recouvrit son corps de baisers. D'un murmure il lubrifia ses doigts et tout en retournant embrasser le Gryffondor il inséra un doigt en lui, celui-ci se crispa sous l'intrusion mais se détendit peu à peu sous les baisers et les caresses du serpentard.
Harry se mordit violemment la lèvre pour ne pas crier et ferma les yeux lorsqu'un deuxième doigt rejoignit le premier. Draco lui glissait des mots doux à l'oreille, embrassait ses paupières closes pour le rassurer, quand enfin le brun fut détendu il commença des mouvements de va-et-vient avec ses doigts accompagnés de mouvement de poignet énergique sur la verge de son amant, qui gémissait doucement, ses mains serrant les épaule blanches du blond.
Quand le serpentard toucha enfin la prostate du Griffy celui-ci eu un hoquet de surprise et un cri de pur plaisir soufflant un « Recommence » les yeux brouillés de plaisir. Le vert et argent tout en continuant de s'occuper de son amant ajouta un troisième doigt que le brun ne sentit presque pas, un simple éclair de douleur traversa son regard alors qu'il retournait dans les limbes du plaisir.
Draco n'en pouvait plus et il retira ses doigts, plongeant son regard dans celui de Harry qui la gorge serrée hocha la tête, et il s'enfonça en lui. Le brun enfonça ses ongles dans la chair tendre du dos du blond qui attendait qu'il s'habitue à sa présence, tremblant de désir retenu. Le rouge et or l'embrassa doucement puis de plus en plus violemment alors que le serpentard faisait des aller et venues en lui, le possédant, le dominant et Harry adorait ça. Leurs gémissements, leurs hurlements de plaisir remplissaient la pièce. Il ne faisait plus qu'un et c'est au même moment qu'ils se libérèrent en hurlant le nom de leur amant.
Draco se retira doucement et s'allongea à côté d'Harry qui vint se blottir contre lui. Le blond l'entoura possessivement de ses bras et ils restèrent ainsi quelques minutes, reprenant une respiration régulière et un rythme cardiaque normal tout en savourant la chaleur de l'autre. Puis le serpentard s'éloigna un peu, passant sa main dans les cheveux de jais puis sur la joue du Gryffondor pour finir par frôler ses lèvres du bout des doigts, se noyant dans le regard vert qui le fixait … avec tendresse et … une pointe d'amour.
Ce n'était pas possible comment Harry pouvait-il l'aimer, il ne rêvait pas, c'était bien de l'amour qu'il lisait dans ce regard d'émeraude, les yeux du brun avait toujours été les fenêtres de son âme, on pouvait tout lire dans ses iris. Et Draco prit peur, lui que ressentait-il au juste ? Il avait eu son corps et son âme lors de leur ébat, mais il voulait plus … et c'était ce plus qui lui faisait peur, alors il fit ce que son père lui avait apprit, il repassa son masque d'impassibilité. Celui-ci faillit se fendre quand il croisa le regard tendre de son amant et son sourire rayonnant mais il se reprit bien vite et plongea son regard sans émotion dans les deux mers vertes qui se troublaient. Puis d'une voix glaciale il lui dit :
« Je ne pensais pas que ça serai si facile de t'avoir dans mon lit »
Le cœur d'Harry se brisa quand il entendit ses mots, son regard s'assombrit et ignorant la souffrance qui lui lacérait la poitrine, il se leva, grimaçant sous la douleur qu'il ressentait puis lança un regard furieux, haineux, dégouté et qu'il voulait dénué de toute la tristesse et la souffrance qu'il ressentait, au serpentard, prit ses vêtements, se rhabilla et se dirigea vers la sortie. Juste avant de franchir la porte, la main sur la poignée il dit d'une voix brisée « Adieu, Malfoy » puis s'enfuit des cachots, les larmes lui brouillant la vue. Il couru dans les couloirs, trébuchant sur les aspérités du sol, les gouttes d'eau salées dévalant ses joues jusqu'à son arrivée devant le tableau de sa salle commune. Il essuya ses larmes d'un geste rageur, mit son masque d'indifférence et pénétra dans la salle.
Dès qu'il fut arrivé Ron l'assaillit de questions sur le déroulement de sa retenue, ne remarquant pas l'état de son ami, le brun ne pu répondre que par un « Plus tard ». Le rouquin allait répliquer quand Hermione lui attrapa le poignet et le serra fortement, plongeant ses yeux dans le regard d'Harry qui sentait les larmes prêtent à couler de nouveau.
Elle lui sourit gentiment et le brun lui fit un sourire de remerciement, et monta dans son dortoir, lançant un sort d'intimité et de silence sur son lit aux rideaux tirés. Il le savait pourtant qu'il n'aurait pas du laisser son cœur être volé par le serpentard mais pendant leurs moments passés ensemble, et surtout cette nuit, le blond l'avait traité avec tendresse, patience et attention, et Harry s'était laissé aller à lui faire confiance. Il n'aurait pas dû…Il laissa toute sa peine éclater pas seulement celle dû au blond mais aussi celle qu'il refoulait depuis toujours, les larmes qu'il n'avait jamais laissé couler. Il ne s'endormit que bien plus tard, lorsque que ses larmes se furent taries et qu'il ne restait qu'une trace rouge sur les joues du Survivant, prouvant leur existence.
XxXxXxXxXxXxXxX
Il était cinq heures du matin, et Draco venait de sortir de son lit, il n'avait pas dormi de la nuit, ruminant encore le dernier épisode de sa nuit avec Harry. Et s'il était resté encore ne serais-ce que quelques minutes de plus, couché sans rien faire d'autre à part penser et fixer le plafond blanc, il allait irrémédiablement devenir cinglé, enfin plus qu'il ne l'était déjà en tout cas. Avec du recul, il ne savait même pas vraiment pourquoi il avait dit ça. Il s'était juste senti terriblement bien avec le brun dans ses bras, et il aurait aimé rester comme ça pour toujours, mais, et bien, il ne tenait pas, et ne devait pas, virer dans le sentimentalisme à trois mornilles. Et avec cette phrase, il lui avait fait croire que pour lui ce n'était qu'une simple partie de sexe, et rien d'autre. Et pourtant, même s'il avait du mal à l'admettre, ce n'était pas le cas. Et à cause de sa connerie, il avait terriblement blessé Harry. Et encore une fois, cela était uniquement de sa faute. Et encore une fois, il se retrouvait seul, hanté par le regard colérique et triste de celui qu'il croyait, peut-être, aimer.
Mais foi de Malfoy, ça n'allait pas durer. Ils avaient enfin couché ensemble et le balafré n'allait pas pouvoir tenir longtemps loin de son corps de dieu grec, même après ce qu'il lui avait dit. Enfin, ça c'était ce dont il essayait, inutilement, de se convaincre. Inutilement, parce que, et bien, une saleté de petite voix vicieuse, qui étrangement ressemblait énormément à celle de son parrain, ne cessait de le titiller à propos du foutu sentiment mal placé que possèdent les Gryffondors : l'obstination.
Mais même sans ça, il arriverait à l'avoir encore une fois, même s'il n'était plus tellement sûr qu'il ne le voulait que pour son corps… Bref il ne se préoccuperait pas de cela pour le moment, ou il pouvait, une nouvelle fois, dire bonjour à son désormais célèbre ami, le mal de tête, qui ne voulait pas arrêter de lui donner l'envie de se claquer la tête contre le mur pour que foutu bourdonnement cesse enfin (NdH : Expérience personnelle.) , qui depuis le début de cette histoire venait le retrouver fréquemment.
Il alla prendre une douche, s'habilla, se coiffa et tout autre choses qu'il devait effectuer avant de sortir de sa chambre, et avisant l'heure – six heures et quart- se décida d'aller déjeuner. Même s'il n'y aurait personne, et d'une certaine façon c'était ce qui l'arrangeait le plus : il n'aurait pas à se coltiner Pansy, ni ses deux gardes du corps, payés par son père pour lui rapporter ses faits et gestes. Il n'aurait pas la patience suffisante pour s'empêcher de leur jeter un sort.
XxXxX
Harry avait très mal dormi, durant les quelques heures où il avait put trouver le sommeil ; la veille il avait pleuré toutes les larmes qu'il avait retenu depuis des années, celles qu'il n'avait jamais osé verser et celles qu'il s'était promis de ne jamais laisser couler et ça lui avait fait du bien.
A part ça, il était réveillé depuis l'aurore et ne faisait que penser à ce qu'il s'était passé la veille.
Pourtant il n'avait pas rêvé, il était sûr d'avoir vu une lueur d'amour dans le regard d'acier. Peut-être que le blond ne pensait pas ce qu'il avait dit, ou qu'il n'avait pas compris… Mais c'est son regard froid qui l'avait déstabilisé, le même regard qu'il avait avant, ne reflétant aucune émotion et le ton qu'il avait employé.
Le survivant se repassait en boucle les événements de la veille pour trouver où cela avait bien put partir de travers. Et soudain cela lui revint. Il revit ce regard emplit d'angoisse juste avant qu'il ne devienne impassible. C'était sûrement pour ça qu'il avait agit ainsi, lâche ! Les serpentard étaient tous des lâches.
Une immense colère envahit le rouge et or et il se retourna sous ses couvertures, ressentant une légère douleur au niveau de l'anus, il se recroquevilla, « Sal serpentard, vil, et lâche ». Harry resta un certain temps à ruminer en silence quand il jeta un coup d'œil à son réveil il vit qu'il était cinq heures du matin. De toute façon il n'arriverait plus à se rendormir, il se leva, alla prendre une douche. Et poussa un soupir quand il vit ses yeux rouges et cernés dans la glace avant d'aller s'habiller, il n'osait même pas regarder le suçon qu'il avait sur la clavicule. T'en qu'à faire, autant aller prendre son petit déjeuner à six heures, il serait seul et il n'y aurait pas de risque de croiser Dra… Malfoy.
Arrivé dans la grande salle, il vit qu'effectivement il était seul, aucun professeur n'était encore arrivé ; Il s'assit donc à la table des gryffondors et un petit déjeuner apparu devant lui –au moins les elfes de maison travaillaient tôt- et commença à dévorer ses croissants d'un geste rageur. Il tressaillit quand il entendit, un peu plus tard, des pas se diriger vers la porte de la salle. Il sortit sa carte des maraudeurs, qu'il avait pris pour pouvoir éviter un certain serpentard, et manqua de s'étrangler quand il vit que ce n'était autre que Malfoy qui se trouvait à l'entrée de la grande salle, plus de moyen de s'échapper. Après quelques secondes de réflexion, il décida qu'il l'ignorerait, loin des yeux loin du cœur, même s'il le serpentard le possédait déjà. Il passa donc le reste du petit-déjeuner en l'ignorant superbement, ne jetant même pas un regard vers lui jusqu'à ce que ses amis le rejoignent et qu'il quitte la table, pour aller se préparer pour les cours de ce samedi matin -heureusement il n'avait pas cours l'après midi.
XxXxX
Il ne pouvait pas y croire, premièrement, pour la première fois depuis il ne savait combien de temps, Harry Potter, le garçon réputé pour être toujours en retard partout, était au petit déjeuner aux environs de six heures et seul qui plus est. Avec des cernes incroyables qui lui donnait l'air…et bien il ne savait pas de quoi il avait l'air, mais il n'avait pas l'air très reposé, canon, sexy, en pleine forme ? En clair, il avait l'air d'un gars qui n'avait pas dormi depuis une bonne semaine. Draco lui, avait ses propres remèdes, contre d'éventuelles cernes disgracieuses qui pourraient transformer son visage magnifique en « Potter-ce-matin-au-petit-déjeuner ». Ce qui l'arrangeait particulièrement. Ensuite, ce crétin, cet ignoble personnage, lui avait fait l'affront de l'ignorer, lui ! Pas une seule fois, il n'avait réussi à capter son regard, pas une seule fois il n'avait senti son regard lui brûler la nuque, et par Merlin, cela était très désorientant, et pour une raison inconnue, et ce à sa plus grande honte, il avait eu envie de pleurer. Parce que, finalement, peut-être qu'il ne réussirait pas à être avec Harry. Il était découragé. Et il ne savait plus quoi faire.
C'est dans cet état d'esprit qu'il continua sa journée, du moins jusqu'au cours de métamorphose… Parce que finalement il avait peut-être eu une idée.
XxXxX
Le couvre-feu était passé depuis une vingtaine de minutes, et Draco Malfoy se trouvait présentement dans un des couloirs de Poudlard, les sens aux aguets, prêt à chaque coin de couloir à tomber sur, au pire Rusard ou McGonagall au mieux sur son professeur de potions. Il était arrivé à l'étage où se trouvait ce qu'il voulait : La réserve de la bibliothèque.
Il pénétra dans la pièce et se glissa furtivement jusqu'à la porte fermée d'un sortilège, et lança un Alohomora assez puissant pour réussir à ouvrir la porte, puis chercha la section des invocations. Il laissa sa main glisser doucement sur la reliure des ouvrages, se délectant intérieurement de se retrouver parmi tous ces livres de magie plus ou moins noirs.
Après quelques minutes, il trouva enfin ce qu'il voulait : « Les invocations sous toutes ses formes. ». Il ressorti rapidement de la salle, peu désireux de se faire prendre dans cette partie de la bibliothèque. Il risquait le renvoi pour, premièrement se balader dans l'école après le couvre-feu –même s'il était préfet- et surtout pour se trouver ici sans autorisation et avoir pris, entre tous, CE livre interdit depuis 1934. Mais après tout, cela en valait la peine, grâce au contenu du livre il allait peut-être pouvoir reconquérir le brun. Et cela valait bien plus qu'un renvoi. Beaucoup, beaucoup plus.
Il était presque arrivé dans les cachots, lorsqu'il entendit quelqu'un se diriger vers lui. Paniqué, il se cacha rapidement derrière une colonne de pierre, et plongé dans l'obscurité, il vit le principal objet de ses pensées, les yeux dans le vague, marchant doucement, marmonnant des paroles incompréhensibles depuis l'endroit où il était. Il n'allait pas se montrer à lui, cela n'arrangerait pas ses problèmes. Potter n'avait sûrement plus confiance en lui à présent, enfin s'il lui avait fait confiance un jour.
Et alors qu'Harry s'avançait dans le prochain couloir, il l'entendit distinctement prononcer un « Sal Serpentard » qui lui amena un sourire amusé aux lèvres. Il reprit sa marche vers sa chambre, en laissant planer dans le silence du château de dernières paroles murmurées : « Et encore, tu n'a rien vu, Harry… ».
XxXxX
La journée avait été épuisante pour le Gryffondor, il s'était endormi en cours, mais que voulez vous faire quand vous n'avez eu que deux heures de sommeil, hein ? Il avait été frustré toute la journée, non pas triste, mais frustré ! Et il n'avait pas pu supporter les questions de ses camarades de dortoir le soir venu, déjà qu'il avait été épuisé par l'entrainement. Il avait donc prit la poudre d'escampette et était parti se promener dans le château malgré que le couvre-feu soit dépassé –après tout il connaissait le château dans ses moindres recoins et connaissait les rondes des diverses personnes qu'il ne valait mieux pas rencontrer après ledit couvre-feu –et pour certaines même avant-, histoire de mettre ses idées au clair et de réfléchir à la situation. Et ses pas l'avait mené dans les cachots, là où tout s'était passé, il ne pu s'empêcher de pousser des jurons durant tout le chemin pour ressortir des sous-sols consistant en des « Sal Serpentard », « Fouine lâche » et autres joyeusetés. Il avait finalement regagné son lit, ses compagnons dormant déjà et s'endormit comme une masse.
XxXxX
Arrivé dans sa chambre personnelle, Draco déposa le livre sur son lit, et partit prendre une douche. Lorsqu'il eut terminé, il se mit au lit, prit l'ouvrage et commença à rechercher l'incantation dont il avait besoin.
Ce ne fut que trois heures plus tard, qu'il découvrit enfin, un minuscule paragraphe sur le sortilège, mais qui contenait néanmoins tout ce dont il avait besoin, il y plaça un marque-page. Et essaya de dormir, en pensant que c'était le surlendemain que tout allait se jouer.
XxXxX
Lorsque le blond s'éveilla le lendemain matin, ce fut aux sons des coups contre sa porte d'entrée et de la voix criarde de Pansy qui lui hurlait qu'il allait arriver en retard pour la sortie à Près-au-lard. Mais comme il n'avait pas prévu de s'y rendre aujourd'hui pour pouvoir accomplir le rituel, il lui répondit seulement de partir sans lui parce qu'il ne se sentait pas bien.
A son grand étonnement, la jeune fille n'insista pas et se rendit dans la salle commune des Serpentard pour annoncer la nouvelle de leur leader malade.
Il voulut se rendormir encore un peu, mais l'anticipation qu'il ressentait face au programme de sa journée le garda obstinément éveillé. Il se leva donc, puis se prépara.
Enfin prêt, il inspira profondément puis commença les préparations.
Une demi-heure plus tard, alors que les premières étapes étaient terminées, à savoir tracer un cercle d'incantation sur le sol et allumer quelques bougies blanches et noires, il prononça des paroles compliquées en grec ancien. Il sentit un souffle d'air froid balayer la pièce, et les bougies s'éteignirent une à une. La pièce se retrouvait dans le noir complet. Mais étrangement rien ne se passa, malgré cela le blond ne bougea pas, les bougies s'étaient éteintes alors quelque chose allait se passer… Enfin il l'espérait.
Draco commençait à désespérer quand une boule de lumière commença à se former à l'intérieur du cercle, devenant de plus en plus grosse l'éblouissant. Puis elle explosa en millier d'étoiles scintillantes, irradiant la pièce de sa lumière... Et sur le sol apparu ce qui allait aider le serpentard à récupérer Harry. Avec son aide il allait regagner sa confiance.
So vous en avez pensé quoi ? bien ? Pas bien ? Frustrant ?
Et le lemon ? Vous savez que j'ai pris des risques pour l'écrire ? À croire qu'on voulait pas que je le fasse, c'est vrai ça fait 5 ans que je ne suis pas tomber dans les escaliers et c'est la minute après laquelle j'ai commencé le lemon que je me casse la figure pour aller chercher mon tit frère, c'est un comble ça ! passons...
On va pas donner de date précise pour le prochain chap. mais il sortira pas d'inquiétude , le FTYCDC aussi, je l'écrirai aussi avant la fin du mois et j'ai un chtit OS tout mignon en tête et une futur fic.
J'espère que ça vous a plus. Reviews ?
PS: Bon vu que y a moins de un pourcent de revieweur, reprenons notre bon vieux chantage : si on a pas au moins 10 reviews en plus vous n'aurez pas la suite, c'est clair ?
Sadiquement vôtre Mey & Hell
