Voici le 4ème chapitre, j'espère qu'il vous plaira aussi !
Merci pour les reviews, même s'il y en a pas eu beaucoup ! Je me rends cpte en relisant que c'est un peu cliché parfois mais bon ! Ma prochaine fic est plus originale, enfin je l'espère ^^
Ah et j'ai oublié de dire « to les personnages appartiennent à JKR »
Bonne lecture…
Chapitre 4 : Lendemain difficile
Inspire. Expire. Inspire. Expire. Maintenant, descends l'escalier. Tu peux le faire Hermione, je le sais, descends ce fichu escalier. Une marche, deux, trois... enfin descendu, bien. Rejoins tes amis maintenant, tout en décontraction. Bien.
-Salut tout le monde ! Lançai-je d'un ton qui, j'espérais, était assez enjoué pour un lundi matin.
On me répondit mais le regarde Ginny m'arrêta. Elle semblait figée d'horreur.
-Hermione, il faut que je te parle, dans ta chambre, toute suite !
Elle rigolait ? Je venais de mettre 10 minutes à descendre et elle voulait que je remonte ?
Je n'eu pas d'autres choix que de la suivre, elle me prit le bras et me tira de force dans ma chambre où elle lança différent sort pour ne pas être entendre.
-Ginny, qu'est ce qui…
-Qu'as-tu fait ? Cria-t-elle.
Perplexe, je me regardais pour voir ce que j'avais pu faire de si dramatique.
-Ton cou ! Tu as un suçon.
-Quoi ! Couinais-je en fonçant dans le miroir pour voir qu'en effet un énorme suçon était sur mon cou, ainsi que d'autres petits, tout autour. Le salop !
Ginny me retourna violemment vers elle.
-Raconte ! Qui ?
Mortifiée, je me rassis sur le lit, la tête entre les mains, les larmes aux yeux.
-Je peux pas te le dire, j'ai trop honte, confiais-je.
Ginny ne parla pas quelques instants, ce qui m'étonna. Je relevais la tête pour voir un air drôlement sérieux sur son visage.
-C'est Malefoy ? Me demanda-t-elle.
Je gémis et remis la tête dans mes mains, retenant mes larmes. Elle s'assit à côté de moi, m'enlaçant l'épaule.
-C'est pas si grave, assura-t-elle.
-Pas si grave ? Répliquais-je en me levant, c'est pire que tout oui ! Je l'ai laissé m'embrasser et me… caresser, me faire un suçon – je vais le tuer ! On parle de Malefoy, Ginny, mon pire ennemi, le pire ennemi de mes deux meilleurs amis. Ce n'est plus une simple attirance, je parle d'un baiser ! C'est horrible. Imagine si quelqu'un l'apprend, si Harry l'apprend ? Il me tuera, il sera tellement déçu, et Ron, tu as pensé à Ron ? Et Dumbledore ? Moi, la fière sang-de-bourbe fricotant avec un mangemort ! Et McGonagall ? Et la famille de Malefoy, imagine une seconde ? C'est pire qu'horrible, je suis… horrible ! qu'est-ce que je vais faire ? Il faut que tu m'aides, je peux plus le voir. Tu comprends pas, dès qu'on se voit, qu'on est seul, c'est… mon dieu, comment je peux ressentir ça ? C'est pas normal ! Je… je… je…
-Hermione, calme-toi sinon je te gifle !
La phrase de Ginny me ramena sur terre et j'éclatais en sanglot dans ses bras.
-Hermione, écoute moi maintenant, ok ? (Je hochais la tête, essuyant mes larmes). Ce n'est pas grave. Ce n'était qu'un baiser, d'accord ? Qu'un ?
-Deux, en fait.
-Bon… deux. Ce n'est rien. Personne n'a besoin de le savoir. Je le dirais à personne, toi non plus. Et ce n'est pas Malefoy qui ira le dire à quelqu'un. Et ce n'est qu'une attirance, et ça passera. D'accord ? (Je hochais la tête.) Bon maintenant, raconte-moi !
-Ginny ! Grognais-je.
-allez ! Avec Harry, ça avance pas, aide-moi ! S'il te plait. Sinon je le dis à tout le monde.
-Tu le ferais pas mais ok je te raconte. Le premier, c'était à cause de Lavande, le soir où elle m'a énervé, j'ai passé mes nerfs sur Malefoy et je l'ai embrassé.
-Tu… ?
-Oui… je sais.
-C'était… comment ?
-Juste waouh, Ginny, waouh ! C'était… mon premier baiser. Et c'était super. J'avais des frissons partout, et dieu qu'il embrasse bien !
-Et hier ? Me demanda-t-elle alors que je me taisais.
-Et bien, on s'est retrouvé, par hasard, à la tour d'astronomie. On s'est provoqué comme d'habitude et là c'est venu de lui et…
-Et !
-Et re waouh. Mais ce crétin m'a fait un suçon !
-J'ai vu. Mais je crois que je suis la seule, allez viens que je te le camoufle pour qu'on aille déjeuner et en cours ensuite !
Quelques minutes plus tard, nous passions la porte de la grande salle pour prendre notre petit déjeuner. Je tournais le dos exprès à la table des Serpentard. J'étais furieuse et fatiguée. En plus des suçons, Ginny m'avait aidé à cacher mes cernes, en effet, je n'avais pas vraiment dormi cette nuit là et j'étais exténuée par ma crise de larmes.
-Ca va Hermione ? Me demanda Harry, inquiet.
-Oui, oui, juste fatigue, j'ai des insomnies.
-A cause de quoi ?
-Oh tu sais, la guerre, Voldemort, tout ça, rien de bien grave, ironisais-je.
Il me lança un sourire compatissant et je m'en voulais de lui mentir pour ça car je ne pensais plus à ça depuis le début de l'année, totalement concentré sur le crétin. Je devenais totalement égoïste. Honte quand tu nous tiens ! Heureusement, les vacances de Noël approchaient, j'allais pouvoir partir loin de Poudlard et de Malefoy pendant deux semaines. Ayant une heure de libre avec Harry, nous nous retrouvâmes pour aller chez Hagrid et à faire une promenade dans le parc. Ron ne nous accompagna pas, occupé à ses devoirs de préfets.
-Comment tu as compris que tu étais attirée par Ginny ? Demandais-je soudain.
-Quoi ? Je… non… tu… bredouilla Harry avant de s'arrêter et de me lancer un sourire timide.
-Harry, tu es mon meilleur ami, je te connais par cœur. J'ai bien vu que ça avait changé.
-Ouais, j'arrive pas à comprendre. Et puis il y a Ron…
-Je crois pas qu'il t'en voudrait, tu sais. Tu es son meilleur ami.
-Mui… et toi ? (Je lui lançais un regard étonna, mais il ne se laissa pas démonter). Je viens de comprendre ton comportement, à peu près le même que le mien. Qui c'est ?
-Pas Ron, dis-je, et je vis son sourire se faner. J'aurais aimé mais… définitivement non. Il est juste mon ami.
-Il espère plus, tu sais. Il ne me le dit pas mais…
-Je sais, répliquais-je en fermant les yeux. C'est quelqu'un que je n'aime pas, et ce n'est pas comme toi avec Ginny, moi il n'y a QUE de l'attirance, repris-je en le regardant dans les yeux. Et je le supporte pas. Je comprends pas pourquoi je suis attirée par lui en plus.
-Tu veux pas me le dire ?
-J'ai… j'ai peur que tu m'en veuilles, avouais-je.
Je le vis froncer les sourcils, cherchant de qui j'aurais pu m'enticher.
-Du moment que c'est pas Mal… Ok, je me tais, c'est lui ? Soupira-t-il. Je comprends pas.
-Je comprends pas non plus, je suis tellement désolée Harry, fis-je, les larmes aux yeux. Je le déteste tellement, et…
-C'est bon, Hermione…
Son ton un peu sec me fit sursauter. Il le vit et se rapprocha de moi pour me serrer dans les bras.
-Mione, tu es comme ma sœur, tu es ma meilleure amie, et ce n'est qu'une attirance. Toutes les filles disent qu'il est… beau, finit-il en grimaçant. Ca ne devrait pas m'étonner.
-Oui mais… je m'en veux tellement.
-Tu devrais pas, accepte-le et passe à autre chose, ok ?
-Oui… tu en es où avec Dumbledore ? Demandais-je après avoir lancé les sorts d'assourdissement et de protection.
-On cherche, les hoxcruxes. C'est passionnant de revivre la vie de Voldemort. Comprendre ce qu'il a fait, c'est écœurant aussi. Mais je me sens tellement découragé parfois, tu sais. Il y a tellement en jeu, tellement.
-On y arrivera, Harry, et tu sais pourquoi ? Parce qu'on aura toujours cet espoir et cette envie de vaincre. Rien ne pourra nous en empêcher. Rien.
Nous remontâmes au château en parlant. Ca m'avait fait du bien d'en parler avec lui et miracle, il ne m'en voulait pas. Il ne devait certainement pas comprendre – je ne comprenais même pas moi-même, mais il restait toujours juste et loyal. Dieu que je l'aimais, je ferais tout pour Harry.
-Regarde ça, le bal de fin d'années, au retour des vacances.
-Génial. Tu devrais inviter qui tu sais.
-Voldemort ? Vraiment ? Plaisanta-t-il.
Nous rigolions mais c'était un peu amer. Avec qui allais-je aller au bal ? A part si j n'y allais pas. Je ne pouvais rentrer que le lendemain de chez mes parents. Cela m'éviterait une soirée d'ennui à porter une robe dans laquelle je serais mal à l'aise.
La solution me vint le soir même. Après avoir travaillé deux longues heures à la bibliothèque sur mon devoir d'arithmancie, j'allais diner à la grande salle. Seul Seamus était à table et je me joignis à lui.
-Où sont les autres ?
-Entrainement de quiddicth, répondit-il, l'air morne.
-Ca va pas Seamus ? Demandais-je, inquiète de le voir si triste.
-C'est Melinda.
-Ah.
-Je pensais lui demander de venir au bal avec moi.
-Quoi ? Criais-je, puis plus bas : après ce qu'elle t'a fait ? Seamus, voyons !
-Je sais, mais je pense encore à elle, qu'est-ce que je pourrais faire d'autres et puis… Cho m'a dit qu'elle serait surement d'accord.
Je le regardais, peiné. Il avait l'air vraiment amoureux mais Melinda ne le méritait pas. Si elle était à sa place, elle ferait tout pour la rendre jalouse et pour lui signifier qu'elle ne comptait pas pour lui. Un éclair blond me fit tourner la tête. Malefoy et sa clique entraient pour manger.
-J'ai une idée Seamus, fis-je en me rapprochant de lui le plus possible par-dessus la table. Je comprends que tu veuilles la récupérer mais si elle le veut… tu veux pas la faire marcher un peu ?
-Comment ça ?
-Viens au bal avec moi. Je sais, je suis peut-être pas la mieux choisie mais ça la fera réfléchir de pas te faire souffrir à nouveau.
-Et toi ? Demanda-t-il après quelques instants de réflexion, visiblement séduit par l'idée.
-Moi, ça me permet d'énerver quelqu'un. Et de t'aider. Elle ne te mérite pas, qu'elle voie ce que tu vaux avant.
-Marché conclut… mais gardons-le secret, d'accord ?
-D'accord ! Promis-je, le sourire aux lèvres.
-Cool… je reviens.
Il se leva de table, et je le fixais, confuse, espérant avoir eu une bonne idée mais au moins je m'amuserais avec Seamus. Celui-ci revint de mon côté de la table, avec un pichet d'eau à la main, il s'assit, me sourit et m'embrassa. Je fermais les yeux, surprise mais attentive, répondant à son baiser et… rien. Aucune sensation, aucune émotion. Rien à voir avec… Je me reculais, souriant. Lui aussi. Plus de bruit dans la grande salle déjà peu rempli. Je sentis mes joues s'enflammer et je me tournais vers mon assiette en lançant à Seamus.
-Au moins, tout le monde est au courant.
-c'est mieux comme ça. Melinda est verte et... merde… Ron.
Je relevais la tête pour voir Ron, à l'entrée de la grande salle, figé, horrifié. En voyant mon regard, il fit demi-tour et s'en alla.
-Tu peux lui dire la vérité si tu veux, me proposa Seamus.
-Je vais m'en occuper, merci Seamus.
Je posais une main sur son épaule et le laissait, récoltant des regards d''incompréhensons de la part de Ginny et de Harry. Je retrouvais Ron dans la salle commune, boudeur, pire, triste.
-Ron… je veux pas te faire de la peine.
-Avec Seamus ? fit-il dégouté et je fermais les yeux.
-Seamus ou un autre, quel importance ? Ce n'est pas sérieux, il aime Melinda.
-Alors pourquoi ? (J'haussais les épaules). Me faire comprendre que je ne te plais pas ?
-Ron, tu es mon meilleur ami, je t'aime, tu le sais, et… j'aurais aimé qu'il y ait plus, je l'ai cru mais c'était plus de la pression de notre entourage et je suis persuadé que pour toi aussi. Au final, on est mieux amis, j'en suis sûr.
Il haussa les épaules et se leva, me laissant seule. Je me maudis mais je savais qu'il fallait bien passer par cette conversation. Je montais également me coucher, un peu à contre cœur. Je n'arrivais plus à dormir correctement, entre la guerre et Malefoy… et maintenant la culpabilité d'avoir fait du mal à mon meilleur ami.
Le lendemain, je me réveillais les yeux bouffis. J'avais passé une nuit affreuse à rêver de Malefoy, Ron et Voldemort… rêve semi-érotique qui s'était fini par la mort. Plaisant.
En descendant, je restais stupéfait par le spectacle qui s'offrait à moi. Ron et Lavande étaient collés l'un à l'autre, fusionnant carrément dans un baiser… Je croisais le regard amusé d'Harry et je sortis avec lui.
-Bon, c'est une bonne nouvelle, fis-je, je crois.
Deuxième spectacle. Drago et, semble-t-il, Daphne Greengrass, eux aussi fusionnés l'un à l'autre. Bing. Ca, ça fait mal. Je détournais le regard et rentrais, le cœur lourd.
Review pliiz !
