Les Temps Changent…
Chapitre 4 : Colonel Julian de l'US Air Force, enchantée roi de Fanélia
Résumé : Que se passerait-il si Hitomi retournait sur Gaïa avec onze ans de plus, le grade de colonel dans l'armée de l'air américaine et son escadron spécial des forces anti-terroristes ? Si le futur peut enviable sur Terre qu'en est-il de Gaïa et des sentiments d'autrefois ?
Note de l'auteur : Le narrateur est (toujours) Hitomi.
Bonne lecture à tous !
-Mon colonel, on a une communication avec Starfly, me dit O'Connor, coupant par la même occasion les remerciement de "sa Majesté".
J'acquiesçai et appuyai sur mon communicateur pour bien le caller dans mon oreille.
-Starfly, ici Phénix (le nom de mon vaisseau), au rapport lieutenant Thethy !
-Phénix, ici Starfly au rapport, nous avons un vaisseau inconnu en visuel.
-Starfly, a-t-il un étendard ?
-Nous ne voyons rien… Quels sont les ordres ?
-Ne faites rien Starfly, attendez…
-C'est impossible ! Mon colonel, ils… Aaaaahhhhh !
La voix du premier sergent Hasnard me parvint avec une telle force que je fus forcée de retirer mon oreillette. Une explosion accompagna le cri du sous-officier.
-Mon colonel ! Ici Karvanoy… euh pardon, Némésis. Ces salops viennent de descendre Thethy et Hasnard ! euh pardon…
-C'est bon Némésis, j'ai compris. Ordre de tirer à vue. Ne vous faites pas avoir ; descendez moi ce vaisseau de façon à ce qu'on puisse interroger ses occupants si possible.
-Et si c'est pas possible ?
-Tant pis !
J'étais hors de moi. Cela explique en partie le fait que j'ai dit « tant pis » là où j'aurais du dire « faites en sorte que ce soit possible ». Cela explique aussi les cafouillages de Karvanoy à la radio…
Je m'apprêtai à faire demi-tour lorsque une main me saisi le bras.
-Que vas-tu faire ? me demanda Cid.
-Je…
-Tes officiers vont s'occuper de ce vaisseau, continua-t-il. Les rois de Gaïa veulent te voir…
-Deux de mes hommes viennent de mourir et tu veux que j'aille lécher les bottes d'hommes qui se croient supérieurs aux autres sous prétexte qu'ils ont le titre de roi !
-Dites le si je vous dérange, me dit une voix dans le dos.
Peut-être que si j'avais été moins secouée je me serais calmée en entendant cette voix… Peut-être même que je l'aurais reconnue malgré la différence avec celle que j'avais connue. Mais j'étais folle de rage et je ne réfléchissais plus vraiment, aussi me retournai-je et lançai-je un « Vous me dérangez ! » assassin à la personne qui se tenait là.
Il fut surpris de cette réaction, d'autant plus que si mes yeux avaient été des mitraillettes il se serait retrouvé transformé en passoire.
-Mon époux ! bailla cette très chère reine.
Qu'elle faiseuse de cinéma celle-là !
-Van, fit Cid.
Oups ! La gaffe ! Ma colère redescendit d'un coup quand je réalisai ce que je venais de faire. Cid me regardait en souriant et O'Connor me fixait avec une admiration non dissimulée.
-Phénix, ici Némésis au rapport, fit la voix de Karvanoy dans mon oreille.
Je bénis intérieurement son intervention.
-Ici Phénix, je vous écoute Némésis.
-Cible abattue, demande autorisation de récupérer les rescapés pour interrogatoire.
-Demande acceptée Némésis.
-Reçu.
-Karvanoy ?
-Mon colonel ?
-Ce sont des prisonniers de guerre, ne l'oubliez pas ! Je ne tolèrerai aucuns débordements ! Ai-je été assez claire ?
Je m'étais montrée sèche dans ma réplique mais je voulais que mes hommes comprennent que nous ne devions en aucuns cas nous livrer à une petite vengeance, même si la perte de nos amis été douloureuse.
-Très claire mon colonel, n'ayez crainte… Némésis, terminé.
La communication se coupa. Je me tournai vers mon second :
-O'Connor, prévenez Betess, qu'elle surveille l'interrogatoire.
-A vos ordres.
Cid me lança à ce moment un regard dont la signification me laissa septique. Il semblait tendu tout à coup. Je me retournai pour me trouver nez à nez avec Allen. Je n'eus aucun mal à la reconnaître, il n'avait pas changé… Mis à part ses vêtements… A côté de lui se tenait une femme qui me faisait penser à la princesse Marlène mais je réalisai vite qu'il s'agissait en fait de Mirana !
-Colonel, major, je vous présente ma tante Mirana et son mari Allen, ils sont les souverains du royaume d'Astria, déclara Cid avec froideur.
Je saluai le couple royal avec un garde à vous académique. O'Connor en fit de même. Pourtant mon attention était sur Cid. Pourquoi réagissait-il ainsi ?
-Alors je suis le fils d'Allen Schézar… murmura soudain une voix brisée.
Je regardai autour de moi. Je me trouvais à Godazim. Cid avait dans les mains un journal, sans doute le journal intime de sa mère… Des larmes coulaient sur ses joues d'enfant…
Une vision ! Elle devait dater de la fin de la guerre contre Zaïbacher d'après l'âge apparent du jeune duc.
Ce dernier jeta le journal à travers la pièce. De la tristesse il en était venu à la colère.
-POURQUOI !
La douleur de cet enfant me traversa tout à coup. Il se sentait trahi… indigne d'être ce qu'il était…
J'eus envie de crier pour évacuer cette douleur mais elle s'estompa soudain.
J'étais de nouveau dans la réalité… Je ne tressaillis même pas, personne ne pu voir que je venais d'être absente pendant quelques secondes.
La tension dans cette salle était à couper au couteau. Je jetai un coup d'œil discret à Van qui ne semblait pas savoir comment détendre l'atmosphère… L'intervention de quelqu'un d'extérieur s'imposée.
Bon d'accort, je l'admets, dans le genre personne extérieure, je n'étais pas géniale mais bon, il n'y a que Cid et O'Connor qui le savaient alors… Et puis il s'agissait de faire une diversion, et ça je savais le faire !
-Je ne me suis pas présentée, je suis le lieutenant-colonel Julian de l'US Air Force, et voici le major O'Connor.
-Enchantée colonel, fit Mirana, visiblement ravie de pouvoir engager une conversation qui pourrait permettre de détendre l'atmosphère. Je me suis laissée dire que vous commandiez les drôles de vaisseaux qui nous ont sauvés…
-Nous appelons ça des avions de chasse, votre altesse, intervint O'Connor.
-Des avions de chasse… Et quelles sont ses armes explosives ? demanda la reine de Fanélia.
-Des missiles, fis-je.
-Nous avons des missiles US Walleye, des US Maverick, des US…
-O'Connor, laissez tomber le déballage, dis-je avec un sourire. Ils n'y connaissent rien !
-Euh… oui, mon colonel. On ne leur dit pas qu'on a des têtes nucléaires modifiées ?
-Major !
-Seriez-vous en train de dire que nous sommes incultes colonel ! intervint la femme de Van.
-Non majesté mais savez vous ce qu'est un missile ?
-Je…
-Non, nous ne le savons pas, coupa Allen, mais vous allez nous le dire.
-Ce sont des projectiles aériens autopropulsés, guidés durant leur vol vers une cible par contrôle à distance ou grâce à des équipements embarqués. Il existe différents types et tailles de missiles, allant des gros missiles balistiques stratégiques porteurs de têtes nucléaires aux petites roquettes portables, manipulables par des fantassins. Bien que la plupart soient des engins militaires transportant des charges explosives, certains d'entre eux peuvent embarquer des instruments scientifiques pour recueillir des informations sur l'atmosphère terrestre ou au-delà. Les missiles autoguidés sont composés de trois systèmes distincts : la propulsion, les dispositifs de guidage et de pilotage, et la tête militaire ou la charge utile. La propulsion est généralement assurée par des moteurs-fusées autonomes ou des moteurs à réaction aérobies ; il peut également s'agir de turbines, ou de charges de lancement externes au missile, intégrées dans la rampe ou le tube de lancement. La nature du système de guidage dépend du type de missile et de la nature de la cible. Les systèmes à guidage inertiel dirigent le vol par rapport à une cible précise ; d'autres dispositifs utilisent plusieurs capteurs actifs pour guider le missile vers un objectif en mouvement. Les charges utiles sont généralement des têtes militaires adaptées à des missions précises, allant de la perforation d'un blindage à la destruction de zones urbaines entières.
De nos jours, les missiles guidés sont regroupés en catégories selon les situations respectives du lanceur et de la cible : on trouve ainsi des missiles sol-sol, sol-air, air-sol et air-air. Le terme « sol » peut aussi bien désigner une position « à la surface » ou « sous la surface », de la mer ou du sol. Les missiles peuvent aussi être regroupés selon leur domaine d'intervention. Les missiles tactiques sont utilisés par les forces militaires qui combattent sur ou au-dessus du champ de bataille et portent des charges à explosif conventionnel ou des charges nucléaires ; les missiles de soutien sont employés à l'arrière de la zone de combat principale ; enfin, les missiles stratégiques sont conçus pour la guerre intercontinentale, ont une portée de plusieurs milliers de kilomètres et sont caractérisés par l'emploi de charges militaires toujours nucléaires. Les missiles peuvent aussi être distingués selon leurs caractéristiques de vol : les missiles aérodynamiques sont maintenus en vol par l'action de la pression de l'air sur leurs ailes et leur fuselage, tout comme des avions pilotés classiques ; les missiles balistiques dépendent uniquement de leur source de propulsion, en général un moteur de fusée, pour se maintenir dans l'air. Les missiles aérodynamiques suivent normalement une trajectoire tendue (rectiligne) jusqu'à leur cible, les missiles balistiques étant en général des armes sol-sol qui adoptent des trajectoires courbes (« en cloche »), contrairement aux projectiles d'artillerie.
Je vis O'Connor. Il avait envie d'éclater de rire. J'avais moi-même du mal à garder mon sérieux devant la mine déconfite de la reine qui n'avait rien suivi du tout. Il fallait dire que j'avais dit beaucoup de chose qui n'étaient pas indispensable mais ça m'avait beaucoup amusée de lui clouer le bec. Le seul problème était que les autres ne semblait pas avoir suivi non plus… Tant pis !
En tout cas j'avais détendu l'atmosphère, donc j'étais arrivée à mes fins. Un homme entra et nous invita à rejoindre une autre pièce. Je m'avançai. Van passa à coté de moi me frôlant et je crus l'entendre murmurer :
-Mes félicitations colonel, très belle diversion…
Je me figeai quelques instants. Mais déjà Cid m'entraînait à sa suite sans que j'aie pu savoir si j'avais rêvée ces paroles.
La réunion avec les rois fut interminable. Je n'avais qu'une envie c'était d'aller voir ailleurs si j'y étais ! De plus je me voyais contrainte de donner régulièrement de coup à Jonathan qui persistait à s'endormir. Cela semblait beaucoup amuser Van qui se trouvait face à moi et qui pouffait de rire lorsque mon second se redressait et prenait un air intéressé par la conversation. Moi, j'écoutai même si entendre ces hommes me donnait envie de dormir. Soudain un mot bourdonna à mes oreilles.
-Excusez moi, intervins-je. Mais qu'est-ce que l'arme ultime ?
A suivre
Encore et toujours :REVIEWS !
Kiss
Eterna
